Actus Ciné

Cycle Sexualités & Cinéma CST - Conversation avec Mathilde Muyard (Ciné 1985)
Publié le 15/01/2026

Mis en place par la CST (Commission supérieure technique du cinéma et du son), le cycle Sexualités & Cinéma évoque le renouvellement enclenché depuis quelques années des représentations des sexualités au cinéma et dans les séries.

Comment se met en œuvre ce nouveau regard porté sur les acteur·ice·s ?
Quels projets artistiques et comment sont-ils mis en mouvement ?

L'invitée de la septième conversation est Mathilde Muyard (Promotion Ciné 1985), cheffe monteuse.

 

Jeudi 22 janvier 2026 à 19h30

Violette & Co
52, rue Jean-Pierre Timbaud
Paris 11e


Antoine Amen (Ciné 2023) remporte le Best Writer’s Award par Goldfinch Entertainment
Publié le 04/12/2025

Le 16 novembre, lors du prestigieux festival A Shaded View on Fashion Film, Antoine Amen (promotion Cinéma 2023) s’est vu décerner le Goldfinch Entertainment Prize for Best Film Writer, prix organisé et remis par Goldfinch Entertainment, société de production britannique de tout premier plan, couronnée par l’Oscar du meilleur court-métrage en 2023 et également primée aux BAFTA.

Cette distinction honore l’excellence du scénario de son projet de court-métrage de fiction Being Ophelia, désormais en développement avec Goldfinch Entertainment à Londres. Cette récompense constitue une reconnaissance rare et remarquable pour un jeune diplômé.

Bravo à Antoine et tous nos voeux de réussite dans le développement de son projet !

Site professionnel d'Antoine Amen

Site du festival

Voir la vidéo de la remise des prix


Antoine Héberlé (Ciné 1985) parle de son travail sur le film "STUPS"
Publié le 13/10/2025

Comme spectateur, j’accompagne le travail d’Alice Odiot et de JeanRobert Viallet depuis quelque temps. Tous deux sont lauréats du prix Albert Londres, lui en 2010 pour La mise à mort du travail, et elle en 2012 pour Zambie, à qui profite le cuivre? Ils font partie des cinéastes qui comptent dans le documentaire.

A Marseille, où le microcosme du cinéma est bien plus restreint qu’à Paris, les rencontres sont plus faciles et conviviales lors des avant-premières. Nous nous étions donc déjà rencontrés quand ils m’ont contacté pour le tournage de STUPS qui remonte déjà à plus de deux ans.

Le film s’attache à comprendre, à travers le travaille de l’institution judiciaire, les rouages du narco-trafic qui gangrène la cité et prospère sur les inégalités. Pour la première fois en France (hors tournage d’archives pour des procès exceptionnels ou historiques comme celui de Klaus Barbie), une caméra était autorisée à pénétrer l’enceinte d’un tribunal. Les conditions requises par le parquet de Marseille étaient d’obtenir l’assentiment de chacun des protagonistes de cet impressionnant décorum.

Après pas mal d’approches, Alice et Jean-Robert ont réussi à convaincre deux juges de nous ouvrir les portes des comparutions immédiates et du tribunal judiciaire pour enfants. Encore fallait-il convaincre les procureurs, les assesseurs, les greffiers et les policiers en faction - qui changeaient d’un jour sur l’autre... Bonjour l’équation.

Mais surtout, ils nous fallait l’accord des prévenus. La plupart du temps c’était un refus ou sinon ça se décidait au dernier moment, quelques minutes avant l’audience. Nous étions donc prêts à tourner toute une journée, voire tard dans la soirée, ou pas du tout. En ce qui concerne les avocats, jamais aucun refus, trop heureux que leur prestation puisse être vue et entendue au-delà de l’enceinte sacralisée de la salle d’audience.

Le dispositif était assez simple avec deux caméras croisées. Je tournais avec une Arri Amira équipée d’un zoom Fujinon 19-90 mm qui correspondait parfaitement aux dimensions de la salle d’audience. Je déplaçais seul cet ensemble sur son bazooka à roulettes.

Jean-Robert filmait avec son Alpha 7 S II et se déplaçait davantage. Si un accord était conclu, il filmait les prévenus dans les geôles juste avant leur entrée en salle d’audience, et ensuite depuis le box. Des déplacements très discrets étaient tolérés pendant les audiences, ce qui nous permettait d’assurer des axes multiples, sur la cour, le ou la procureur-re, les avocats et les prévenus.

En lumière, les interventions dans la salle d’audience étaient très restreintes. Impossible d’installer quoique ce soit sur pied ou suspendu. Je me suis donc surtout attelé à modeler ce qui existait, c’est à dire éteindre ou calmer des plafonniers, réorienter la lumière avec de petits réflecteurs de carton-plumes encollés de Roscoflex.

Au laboratoire Polyson, Kevin Stragliati et moi-même avons construit des LUTs pour aligner les deux caméras qui tournaient sur des codecs totalement différents mais finalement pas si difficile à faire converger dans cette situation de lumière assez uniforme.

Tournage en équipe très réduite donc - pas d’assistant camera ni machiniste ou électro, mais seulement l’aide précieuse de Sofiane Bouchentouf qui a été notre électro-machino-assistant etc… tout du long. Avec également l’aide précieuse de Michael Curet, l’assistant d’Alice qui a brassé pas mal d’équipement avec nous dans les couloirs du palais.

[Voir le synopsis, les crédits, les spécifications techniques et les sélections en festival sous la bande-annonce]


Documentaire, 2025, France, 86 minutes, couleur

Synopsis. Une grande porte en métal qui coulisse pour laisser entrer les fourgons de la Police. Des hommes en sortent, avec leurs histoires. Des murs, des geôles, des escaliers en pierre, des salles d'audience, des coulisses, des larmes, des cris, des regards. Le tribunal de Marseille est débordé par les affaires de stupéfiants. Ceux qui sont jugés là sont les gérants d’une économie du chaos. Ce sont aussi les petits travailleurs du shit, des enfants qui ont grandi seuls. En contrebas, le port, au loin, les quartiers périphériques, la ville bouillante, remplie de ses blessures. De ses beautés aussi.

Ecriture et réalisation : Alice Odiot, Jean-Robert Viallet

Image : Antoine Héberlé et Jean-Robert Viallet

Son: Jean-Michel Tresallet

Montage : Catherine Catella

Musique originale : Marek Hunhap

Production : Bruno Nahon, Unité

Distribution : JHR Films

Sortie en salle : 01/10/2025

Diffusion TV : ARTE France


Caméras:
   - Arri Amira en ProRes 4444XQ - 3,2 K + Zoom Fujinon 19-90 mm + 3
focales fixes Zeiss Standard T:2,1 ( 24 - 32- 40 mm) chez Panavision Marseille

   - Sony Alpha 7 S II en XAVC -S 4K Slog3 + 2 zooms Sigma Art 24-70
mm et 70-200 mm

Bazooka KGS de La Bouée

Post-production chez Polyson

Etalonneur : Kevin Stragliati


Sélections en festival


David Chambille (Ciné2005) primé au Manaki Brothers pour "Nouvelle Vague"
Publié le 03/10/2025

Lors de la cérémonie de clôture de la 46e édition du Festival International Manaki Brothers (ICFF), qui s'est tenu à Bitola (République de Macédoine du Nord) du 20 au 26 septembre 2025, le directeur de la photographie David Chambille (Ciné 2005) s'est vu remettre la Caméra 300 d'or pour le film Nouvelle Vague, réalisé par Richard Linklater.

Le jury était présidé par le directeur de la photographie Denis Lenoir, AFC, ASC, ASK, et composé du directeur de Cineuropa Valerio Caruso, de la directrice de la photographie Astrid Heubrandtner, AAC, de l’autrice et scénariste Asja Krsmanovic et du réalisateur et scénariste Mitko Panov.

« Je suis heureux de recevoir ce prix car il est décerné par un festival formidable et par des directeurs de la photographie », a déclaré David Chambille, soulignant que la patience et l'énergie sont les qualités les plus importantes. « Vous devez croire en vous-même et en votre vision. »

Par ailleurs, une Master Class intitulée "Évolution des outils de tournage depuis la Nouvelle Vague française" était animée par Jean-Marie Dreujou, Denis Lenoir et Pascale Marin (Ciné 1999).

Voir sur le site de l'AFC un entretien vidéo de David Chambille parlant de son travail sur Nouvelle Vague [cliquer sur le lien]

A noter enfin que cinq autres anciens/anciennes élèves de Louis-Lumière ont oeuvré sur le film de Richard Linklater (voir ci-dessous)


NOUVELLE VAGUE

Avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin

Réalisation : Richard Linklater
Directeur de la photographie : David Chambille (Ciné 2005)
Décors : Katia Wyszkop
Costumes : Pascaline Chavanne
Son : Jean Minondo (Son 1977)
Montage : Catherine Schwartz

Production : ARP
Distribution : ARP Sélection

Équipe
1er assistante opératrice : Camille Clément (Ciné 2010)
2e assistante opératrice : Emmanuelle Alaitru

3e assistant opérateur : Victor Riou (Ciné 2021)

Cheffe électricienne : Sophie Lelou
Chef machiniste : François Comparo
Étalonnage : Yov Moor

Mixage : Christophe Vingtrinier (Son 1997)

Assistant son : Barttolo Labescau (Son 2021)

Moyens techniques
Matériel caméra : TSF Caméra (Arricam LT et Arri 2C, Sony Venice, Cooke S2/S3, série Kowa)
Pellicules 35mm : Ilford HP5, Kodak 5222
VFX : CGEV
Laboratoires argentiques : TransPerfect Media, Kafard Films
Postproduction : M141


Conférence sur l'IMAX le 24 octobre 2025 à la Cinémathèque Française
Publié le 24/09/2025

Maximilien de Poitevin (Cinéma 2024) donnera une conférence sur l'IMAX 70mm le vendredi 24 octobre 2025 à 17h00 à la Cinémathèque Française (salle Georges Franju).

Diplômé de la promotion Cinéma 2024 , Maximilien de Poitevin s’est penché sur l’esthétique contemporaine du format IMAX 15/65 mm dans son mémoire de recherche intitulé IMAX, Étalon-Or ?. Il est aussi metteur en scène (son dernier court métrage : Les Deux Règnes, 2024), et son prochain projet explorera les enjeux du format 65 mm.

Informations et billeterie sur le site de la Cinémathèque Française (cliquer sur ce lien)

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À l’Exposition Universelle de 1967, à Montréal, ingénieurs et cinéastes se rencontrent (dont Graeme Ferguson, M. Roman Kroitor, Stephen Low…), mus par le rêve (déjà ancien) d’une « Image Maximum » : ce sera l’IMAX !
L’IMAX est un format très généreux qui fait rêver les réalisateurs et le public : prise de vues sur un négatif horizontal 65 mm de 15 perforations, copie sur un positif horizontal 70 mm à 15 perforations, projection sur un écran de 22 m (et 16 m de hauteur)… Cette prouesse est née de deux brevets déterminants : celui du projecteur à boucle déroulante et celui de la caméra argentique 65 mm/15-perfs.
L’innovation que représente l’IMAX, jalonnée par des progrès et des ruptures majeures, a été concrétisée par des artisans de l’ombre (Jan Jacobsen, Martin et Barbara Mueller), des techniciens et ingénieurs (David Keighley, Jean-René Failliot…), des cinéastes passionnés (Gerald Calderon, Jean-Jacques Annaud, Greg McGillivray…), qui ont exploré sans cesse des horizons inédits afin de repousser les frontières de l’image. Jusqu’à même anticiper, en pionniers, le tournant numérique de l’industrie cinématographique !
De nos jours, cette formidable aventure continue de s’écrire grâce à une nouvelle génération de cinéastes, dont Christopher Nolan représente la figure de proue. De The Dark Knight (2008) au récent Sinners (Coogler, 2025), l’IMAX répond toujours à d’ambitieuses aspirations esthétiques.

 

Photo d'illustration : Ryan Coogler dirigeant ses acteurs sur le plateau de Sinners (2025)

Crédits : Eli Ade / Warner Bros. / Everett Collection


Hommage à Éléonore Faucher, Ciné 1993, à la Cinémathèque française
Publié le 30/01/2024

Chaque trimestre, la Fondation Gan met à l'honneur un ou une cinéaste ayant bénéficié de son soutien. Le 5 février, la Cinémathèque française, dont la Fondation est l'un des mécènes, a rendu hommage à la réalisatrice Éléonore Faucher en projetant son film Brodeuses. Ancienne élève de Louis-Lumière, promotion Ciné 1993, la cinéaste disparue en août 2023 fut lauréate de la Fondation Gan en 2004.

Brodeuses, son premier long métrage, narre la rencontre entre une adolescente enceinte et une brodeuse pour grands couturiers qui lui transmet sa passion. Un film délicat et subtil qui, à travers le geste, rend hommage à la puissance de la transmission entre générations. Le film a remporté le Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes en 2004.

Projection à la Cinémathèque française le lundi 5 février 2024 à 19h, salle Lotte Eisner. La séance a été présentée par Ariane Ascaride, Lola Naymark, Anaïs Delpias-Faucher, Antonin Delpias-Faucher et Anne Villacèque.

 

Plus d'infos sur le site de la Cinémathèque

 

Brodeuses (2003)

Production : Sombrero Films
Directeur de la photographie : Pierre Cottereau (Ciné 1994)
Chef opérateur du son : François Guillaume
Décorateur : Philippe Van Herwijnen
Monteuse : Joële Van Effenterre
 

 


"Where Ravens Fly" de Charly Lehuédé sélectionné à Camerimage
Publié le 13/11/2023

Charly Lehuédé (Ciné, 2022) a réalisé dans le cadre de son mémoire de fin d'études un film intitulé Where Ravens Fly

Celui-ci est sélectionné au Festival CAMERIMAGE (Pologne), dans la section Panorama.

Charly et Guillaume Pradel (Ciné, 2022), directeur de la photographie, vont présenter le film à cette occasion.

Tout le programme de l'édition 2023 sur le site du festival

Pour lire l'article consacré au tournage du film sur le site de l'AFC, cliquer ici

Et pour consulter le mémoire de fin d’étude de Charly Lehuédé : La mise en scène des animaux au service des mythes dans le cinéma de fiction.

 


"TROUBLE" et "FILLE DU VENT", deux films à voir en mars
Publié le 12/03/2020

Mathias Eyer (cinéma, 2016), chef opérateur de deux films projetés en mars, "Fille du vent" et "Trouble".

Nous sommes heureux de vous signaler la prochaine projection de ces deux films dont l'image est signée par Mathias Eyer, ancien élève de la promotion Ciné 2016.

"Fille du Vent", premier long-métrage de Malec Démiaro a été projeté pendant quelques semaines au Saint-André des Arts. Il y sera de nouveau projeté le 17 Mars à 20h30.

Produit par 5BandesProd, Fille du vent traite de la prostitution étudiante. Le tournage s'est déroulé en janvier-février 2018, entre Paris et Amiens et dans des conditions particulièrement rock n'roll, semble-t-il.

 

L'évènement Facebook

La page Allociné du film


"Trouble", premier long de Catherine Diran est projeté en session découverte au Saint-André des Arts du 4 au 16 Mars.

Trouble est un film sur l'épilepsie, tourné majoritairement à Valence, en Espagne.

 

L'évènement Facebook

La page Allociné du film


Pierre Lhomme (Ciné 1953) nous a quittés
Publié le 11/07/2019

Nous avons appris avec une profonde tristesse le décès du directeur de la photographie Pierre Lhomme, AFC, ancien de l'Ecole (Ciné 1953), survenu le 4 juillet 2019 à l'âge de 89 ans.

Au-delà de la carrière cinématographique qu'on lui connaît, Pierre avait beaucoup œuvré, aux côtés d'autres professionnels tels que Jean-Jacques Annaud, pour que l'Ecole Louis-Lumière, qui avait encore le satut de lycée technique, passe à celui d'Ecole nationale supérieure.

au Ciné-club de l'Ecole Un Américain et Le Combat dans l'île, deux films d'Alain Cavalier. Il fut interviewé par les étudiants à Cannes, en 2012, à propos de la restauration du Sauvage, de Jean-Paul Rappeneau, et aussi de son travail sur les scènes de nuit.


Entretiens avec d'Anciens Ciné à Cannes 2016
Publié le 04/06/2016
Par ordre inversement chronologique de montée des marches
- Stéphane Fontaine, AFC, (Ciné 1985), parle de son travail sur Elle , de Paul Verhoeven
- Jonathan Ricquebourg (Ciné 2013) parle de son travail sur La Mort de Louis~XIV , d’Albert Serra
- Jean-Louis Vialard, AFC (Ciné 1986), parle de son travail sur Voir du pays , de Delphine et Muriel Coulin
- Diane Baratier, AFC (Ciné 1990), parle du travail de restauration de Dragées au poivre , de Jacques Baratier
- David Chambille (Ciné 2005) parle de son travail sur La Forêt de Quinconces , de Grégoire Leprince-Ringuet
- Philippe Rousselot, AFC, ASC (Ciné 1966), parle de son travail sur The Nice Guys , de Shane Black
- Guillaume Deffontaines, AFC (Ciné 1992), parle de son travail sur Ma Loute , de Bruno Dumont
- Claire Mathon, AFC (Ciné 1998), parle de son travail sur Rester vertical , d’Alain Guiraudie. - Tous les entretiens publiés par l'AFC à Cannes 2016.

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