Bonjour à tous,
En mai, l’Ecole supérieur d’arts de Rueil-Malmaison m’a
accueilli en résidence dans son atelier de post-production
Synapse. J’ai bien travaillé et c’est avec plaisir que je
vous annonce la création môndiale de :
Le
Chant des Sirènes
installation
vidéo en quadriphonie
Soirée
Synapse –
Ecole
supérieure d’arts de Rueil-Malmaison
< Lundi 29 mai 2006 à 18h >
Programme de résidence Synapse
Ecole supérieur d’arts de Rueil-Malmaison
3, rue du Prince Eugène
92500 Rueil-Malmaison
01 55 47 14 85
Sylvie Paz, Stéphane Pichard
Projet réalisé avec le soutien de la DRAC
Midi-Pyrénées.
Étrangement, lorsque je visite Barcelone, je suis
transporté dans l’ambiance d’une série
américaine, à New York. L’architecture, les
véhicules, la langue ou les habitants ne peuvent en rien
êtres responsables de cet enchantement…
Avec attention, j’observe la ville, mais rien n’explique ma fascination
lorsque soudain, émergent de l’agitation de la
cité, le chant d’une sirène envahie les
façades.
Le charme est là. Une sirène de police, de
pompier ou d’ambulance, je ne sais, mais celle que l’on entend de
manière récurrente dans tous les
téléfilms américains.
Les sirènes de New York et de Barcelone seraient donc
cousines ? …
Une ville se reconnaît
les yeux fermés.
Le son des sirènes des véhicules de police, de
pompier ou d’ambulance est remarquable de ce point de vue.
Spécifiquement « dessiné »,
précisément réglementé et
défini, il fait signe et s’entend
malgré la cohue. Son « design » est la signature
d’un pays, de ses cités. Son appartenance
à la ville est parfaite, à tel point
qu’il est indispensable pour fabriquer le décor
urbain d’un film. Nous savons le reconnaître,
éventuellement réagir à son appel,
parfois il nous agresse, souvent nous ne
l’écoutons plus.
Le
chant des Sirènes porte
une écoute attentive aux alertes de la ville.
Par la confrontation des sirènes de Barcelone, Graz et
Toulouse, il construit le paysage sonore d’une
cité cosmopolite hypothétique où les
ambulances espagnoles sonnent à
« l’américaine » …
Considérations techniques : le montage du film s’est fait
à l’oreille, avec l’intention première d’une
création sonore. Images et sons du tournage restent
synchronisés. Ainsi, les coupes, enchaînements,
boucles, fondus et superpositions du montage audio se retrouvent de
fait sur la piste image et nous donnent à voir cette ville
chimérique.
Très prochainement à Toulouse …….
Portez-vous bien et à bientôt
arno


