• Gérard Ferron (Photo 54) nous a quittés

    Gérard Ferron, ancien élève de la promotion Photo 1954, nous a quittés il y a quelques mois. Nous adressons toute notre sympathie à ses trois enfants et publions ici l'hommage de sa fille Hélène.

    "Nous vous informons avec tristesse du décès de notre papa, Gérard Ferron, ancien de Louis-Lumière, survenu le 21 octobre 2022.

    Papa a été assistant photo chez Vogue vers 1955, travaillant pour Henry Clarke, grand photographe américain de l'époque. Il y a rencontré Coco Chanel (!)

    Ensuite, il a été photographe pour les Monuments Historiques et a notamment parcouru avec ses appareils photos (argentique, évidemment) la France et ses cathédrales.

    Plus tard, il est devenu photographe au Palais de la Découverte où il a rencontré en 1968 une maquettiste du nom de Michelle Girard, notre maman.

    Devenu père de famille, il a travaillé pour Agfa-Gevaert à Rueil Malmaison sur les procédés de radios médicales.

    Dès tout petit, il nous a pris en photo et nous a initiés à la photographie, sensibilisés au cadrage et aux lignes.

    Mon père était assez taciturne mais très sensible et très cultivé." Hélène Ferron

     

    Michelle et Gérard Ferron en 1968 Gérard Ferron (promo Photo 54)

  • Yves Rodallec ou l’art du cadre – Hommage à un ami

    Le 14 août 2022 s'est éteint Yves Rodallec (promo Ciné55), très grand cadreur de cinéma et témoin privilégié d'une certaine époque des tournages, inséparable de Maurice Fellous et du cinéma de Georges Lautner, notamment des mythiques "Tontons Flingueurs".

    Rodallec a mis sa sensibilité, sa maîtrise technique et son art de la tête-manivelle au service de nombreux autres réalisateurs français comme Bertrand Blier, Jean-Louis Bertucelli ou Claude Pinoteau, mais aussi de grands cinéastes étrangers comme Andrejz Zulawski, Robert Wise, Sydney Pollack, Luigi Comencini ou Joseph Losey.

    Losey l'avait marqué et il aimait souvent en parler avec son ami "Ago", alias Yves Agostini, très grand cadreur également ayant oeuvré dans les mêmes années. Les deux hommes s'étaient rencontrés en 1967 sur le tournage de "Fleur d'Oseille", de Lautner. Voici l'hommage qu'Ago a rendu à son ami "Roda" à l'occasion de son dernier voyage :

    Mon cher Roda… (« professeur » comme t’appelait la profession)

    Te voilà arrivé à t’endormir définitivement, comme tu me l’avais écrit dans une de tes dernières lettres (échéance et déchéance). Donc… Repose en paix…

    On se connait depuis si longtemps, ton humour, notre carrière en parallèle… notre identique façon de penser sur notre métier, sur tous ces gens de cette profession que l’on aimait et aussi que l’on n’aimait pas… Mais toi, c’est une carrière exceptionnelle que tu as eue… quand on fait le compte de tous ces metteurs en scène de grande classe avec qui tu as eu la chance de travailler… ça veut dire aussi que tu étais à la hauteur pour travailler avec eux… la technicité… La vision… La confiance partagée… la connivence… etc… Mais aussi et c’est l’atout des grands professionnels (de la profession comme disait l’autre que l’on n’aimait pas vraiment), comme toi de défendre le métier… du cadreur évidemment, mais aussi du métier en général dans lequel il faut s’engager pour défendre la qualité pied à pied…  Plan après plan !!!!

    Dans nos déjeuners nous nous remémorions les instants magnifiques et aussi critiques dans les relations que nous avions eu… mais à chaque fois on se disait que nous avons eu une chance inouïe d’appartenir à une époque où notre cinéma était au top !!!!! Des années 60 aux années 90… ça en fait des films… On se disait même (parce qu’on est méchants) qu’on est bien à la retraite pour ne plus être dans le cinéma d’aujourd’hui tellement il a changé…

    Ben tu vois… ça me fait un grand vide ta disparition… émotionnel évidemment… et c’est un grand pan de mémoire du cinéma qui disparait… heureusement que tu m’as envoyé les écris que tu as fait.

    Et il y a aussi l’affection que tu avais avec moi… tu disais souvent que j’étais ton frère… ça m’a fait énormément plaisir quand tu l’as écrit la première fois et pour moi aussi c’était partagé… Donc, j’ai perdu un frère de cœur et de qualité…

    Voilà mon Roda… j’aurais pu dire encore beaucoup de choses… mais bon… je garderai tous ces bons moments passés ensemble dans ma petite tête… Toute mon affection à ta famille et grosses bises à Sue qui a été d’un grand courage jusqu’au dernier moment… J’aurais toujours le son de ta voix dans mes oreilles.

    Et maintenant, tu vas faire ton dernier travelling… je sais… c’est pas drôle… mais ça aurait pu te faire marrer…

    Yves Ago

    Lire l'article du Figaro consacré à Yves Rodallec

     

    Yves Rodallec descendit la tyrolienne à côté de Belmondo dans Flic ou voyou pour pouvoir filmer le comédien-cascadeur en gros plan

  • Jean-Marie Lavalou (Ciné 68) nous a quittés

    C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès de Jean-Marie Lavalou (Ciné 1968) – coinventeur avec Alain Masseron de la Louma –, survenu des suites d'une brutale et fulgurante maladie le vendredi 15 juillet 2022, à l'âge de 76 ans.

     

    Nicolas Pollacchi, directeur général de Loumasystems et HD Systems, et Adam Samuelson, associé de Loumasystems et directeur général de Louma~UK, en ont fait part ainsi…

    Né dans une famille bien connue de fabricants de camemberts en Normandie, le parcours de Jean-Marie changeait à jamais quand il rencontra son partenaire-inventeur Alain Masseron. Ensemble ils créèrent des mouvements de caméra encore jamais vus en faisant un film à l’intérieur d’un sous-marin.
    L’histoire de la Louma est bien documentée et ce fut Jean-Marie qui réunit les nombreux ingénieurs talentueux qui rendirent la vision d’Alain et la sienne possible. Beaucoup disaient qu’il était obsessif – et il l’était. La Louma et la magie du cinéma étaient sa passion, qu’il poursuivit sans relâche. Il a vécu son rêve de collaborer avec Polanski, Spielberg et était toujours en admiration pour les metteurs en scène et les directeurs de la photographie.
    Recevoir l’Oscar avec ses coinventeurs fut un moment des plus marquant de sa carrière mais, pour Jean-Marie, ce qui lui procura probablement le plus de plaisir fut son tour "du monde" pour remercier les gens avec qui il avait travaillé au cours de sa route.

    Il fut pour beaucoup un mentor et un ami. Loyauté aveugle des deux côtés. Quelques moments stressants mais aussi des soirées fantastiques à boire les meilleurs vins. Il pouvait rendre fou n’importe qui. Quand quelqu’un faisait une suggestion, il disait « Je le note / Je l’inscris », en résultait une montagne de carnets de croquis sur son bureau. Alors nous le regardions tenter de trouver le bon carnet !
    Sa disponibilité et sa générosité en amitié étaient sans limite. Ses appels téléphoniques nous manqueront ainsi que le voir au bureau, où il passait probablement plus de temps que nulle part ailleurs.
    Les L, O et U de son nom (conjointement avec les M et A de Masseron) forment les trois premières lettres du premier système au monde de caméra de cinéma télécommandée.
    Il en sera toujours ainsi et Jean-Marie ne sera jamais oublié.

  • Michel Prik (1959 – 2021) nous a quittés

    Michel intègre en 1979 la section "Photo" dont il sort diplômé en 1981. Il enchaîne ensuite les contrats dans le traitement de la photo puis devient chef de laboratoire à compter de 1989 avant de reprendre la gérance du Studio Copernic en 2009 qu’il exerçait toujours.

    Intéressé par les nouvelles technologies, Michel continue de s’instruire et se forme à Internet et au multimédia. Il participe à la création de dossiers sur Internet. Il conçoit et réalise les sites de l’AEVLL sous SPIP et celui de la Semaine du Son, dont il sera le webmestre pendant cinq ans, de 2004 à 2008.

    Peu de temps après sa sortie de l’École, en 1984, il adhère à l’Association et participe très activement à ses activités. Il en est le webmestre de 1999 à 2009 et en a exercé les fonctions de vice-président "Photo" pendant plusieurs années, de secrétaire général, en 1992 et 2000, et de chargé de parrainage Photo en 2008.

    Michel avait par ailleurs une passion pour le parachutisme – une histoire de famille héritée de son père –, avec quelque 465 sauts à son actif.

    Ses obsèques se dérouleront le lundi 10 janvier 2022 :

    • 14h Levée de corps à la Chambre mortuaire de l’Hôpital Ambroise Paré, 11 rue des Menus à Boulogne-Billancourt (92) avec présence à 13h30.
    • 15h Dernier hommage au Crématorium du Mont-Valérien, 104 rue du calvaire à Nanterre (92)

    Les pensées des Anciens Louis-Lumière vont à sa famille et à ses proches.

  • Patrick Roché (photo 1979) nous a quittés

    Nous venons d'apprendre le décès de Patrick Roché (photo 1979), survenu le 15 janvier 2021 dans sa 68ème année.

    La cérémonie d'adieu se déroulera le 3 janvier 2022 à 11h30 à la salle omniculte de Neuves Maisons, suivie du dépôt de cendres à 13h30 au cimetière du Sud à Nancy. Vous pouvez envoyer vos témoignages à la famille en vous adressant à sa fille aînée :
    Gaëlle Bauchet
    15 rue de Nancy
    54 230 Chavigny

  • Christian Levier (Son 1975) nous a quittés

    Ses amis de promotion nous font part de la triste disparition de leur camarade Christian Levier, de la promo Son 73-75, survenue le 15 novembre dernier à Montrouge dans sa 69ème année. Nous nous joignons à eux pour présenter toutes nos condoléances à la famille. Un dernier hommage lui a été rendu ce mercredi 24 novembre.

    Pour ceux qui souhaiteraient leur faire part d'un témoignage, vous trouverez les coordonnées de la famille dans ce faire-part

     

  • Youssef Ishaghpour (Ciné 1960) nous a quittés

    Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès de Youssef Ishaghpour (Ciné 1960), survenu le 15 octobre 2021 à son domicile parisien, à l'âge de 81 ans. Youssef Ishaghpour avait publié de nombreux essais sur le cinéma, la peinture et la littérature.

    Né à Téhéran le 14 mars 1940, vivant en France depuis 1958, après des études de cinéma à l’École Louis-Lumière et à l’Idhec (formé, entre autres, par Jean Mitry), il étudie la philosophie, l’histoire de l’art et la sociologie à l’École pratique des hautes études et à la Sorbonne. Il enseigne, par la suite, l'histoire de l’art et l'histoire du cinéma à l’IUT de l’université Paris-Descartes.

    Depuis les années 1960, Youssef Ishaghpour aura consacré plusieurs livres aux différents modes d’être de l’image. Son principal ouvrage, Orson Welles cinéaste, une caméra visiblepublié en 2001 –, est une étude en trois volumes qu'il a consacrée au cinéaste.

    Parmi ses autres publications, on notera Le Cinéma (1996, 2006, réédité en 2015), Archéologie du cinéma et mémoire du siècle (2000, réédité en 2020), Historicité du cinéma (2004) et Kiarostami (2021).

  • Chanel Seguin (Ciné 1998) nous a quittés

    Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès de Chanel Seguin (Cinéma 1998), chef opérateur, monteur et réalisateur, survenu le 16 août 2021 à l'âge de 48 ans.

    Sylvain Van Eeckhout, un de ses camarades de promotion, aux côtés, entre autres, de Laetitia Colombani, Amélie Gamet, Fabien Lamotte, Claire Mathon, Marc Romani et Sylvain Verdet, retrace ci-dessous quelques traits de sa personnalité.

    Chanel Seguin, de la promotion cinéma 1995-1998, est décédé cet été, emporté à 48 ans par une maladie foudroyante. Après avoir travaillé comme opérateur, monteur et réalisateur en documentaire et dans l’institutionnel, il cofondait, en 2013, La Méduse, une agence consacrée avec succès à la scénographie audiovisuelle des expositions et musées en France comme à l’international. Chanel avait réalisé au sein de l’École un court métrage en 16~mm, Le Trou, inspiré d’une anecdote de guerre rapportée par Blaise Cendrars, qui témoignait de son habilité et son acuité d’esprit.

    Pour ceux qui l’ont côtoyé, il restera aussi celui qui savait saisir comme personne les opportunités de la vie. Mais la vie, justement, en a décidé autrement…

  • Jean Penzer, Ciné 1947, nous a quittés

    C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès du directeur de la photographie Jean Penzer (Cinéma 1947), survenu vendredi 21 mai 2021, à l'âger de 93 ans. Il avait entamé sa brillante carrière auprès de Pilippe de Broca, en 1959, pour mettre, par la suite, sa disponibilité et sa discrétion au service de metteurs en scène tels que Bertrand Bier ou encore Jacques Demy.

    Né le 1er octobre 1927, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), Jean-Bernard Penzer fait partie de la promotion Ciné 1947 de l'École, alors située rue de Vaugirard, à Paris, aux côtés de Jean Boffety (Yoyo, Les Grandes gueules, Les Aventuriers, César et Rosalie, La Dentelière, etc.), Georges Leclec (Le Déjeuner sur l'herbe, Le Caporal épinglé, Drôle de jeu, Pierre et Paul, etc.) ou encore le non moins célèbre Pierre Tchernia…

    En 1951, Jean assiste, à la caméra, André Dumaître, tout en débutant en tant que chef opértateur sur des courts métrages, entre autres réalisateurs, de Georges Franju, Liliane de Kermadec ou Robert Ménégoz, dont il signera les images de quelques documentaires.

    En 1959, Jean Penzer et Phlippe de Broca feront ensemble leurs premiers pas dans le long métrage en tournant Les Jeux de l'amour, expérience qu'ils réitéreront avec Le Farceur, en 1960, L'Amant de 5 jours, en 1961, Le Diable par la queue, en 1968, Les Caprices de Marie, en 1969, L'Incorrigible, en 1975, et L'Africain, en 1982.

    Jean Penzer aura croisé le chemin de metteurs et metteuses en scène tels que Liliane de Kermadec, déjà citée, Alex Joffé, Claude Faraldo, Claude Berri, Marguerite Duras, Philippe Labro, Yves Robert, Henri Verneuil, Bertrand Bier (Préparez vos mouchoirs, en 1977, Buffet froid, en 1979, La Femme de mon pote, en 1983, Notre histoire, en 1984, Tenue de soirée, en 1986), François Leterrier, Chantal Akerman, Jacques Demy (Lady Oscar, en 1978, Une chambre en ville, en 1982, Trois places pour le 26, en 1988), Christian de Chalonge, Jacques Rouffio, Francis Girod, Roger Hanin (Train d'enfer, en 1984, La Rumba, en 1987) Jacques Deray, Jean Delannoy, Valeria Sarmiento ou encore Edouard Niermans, pour lequel il photographiera Le Retour de Casanova.

    Ce film mettra un terme à quatre décennies d'une carrière à la fois classique et riche, mettant la palette discrère de sa photographie au service d’un cinéma diversifié, à destination pour une part d'un large public et pour l'autre de celui plus restreint de cinéphiles avertis.

    Jean Penzer avait été nommé par trois fois aux César pour la Meilleure photographie – Buffet froid, de Bertrand Blier, Malvil, de Christian de Chalonge, Une chambre en ville, de Jacques Demy – et avait reçu cette marque de reconnaissance de la profession, en 1986, pour la mise en images d'On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray.

    Ci-contre, une photo de Jean Penzer sur le tournage de L’Africain, de Philippe de Broca, en 1983.

  • Michel Kharat, Son 1970, nous a quittés

    Nous avons appris avec une grande tristesse la nouvelle du départ de Michel Kharat, chef opérateur du son, emporté par le Covid-19 jeudi 1er avril 2021 à l'âge de 71 ans, après 50 années d'une carrière bien remplie.

    De la même promotion (Son 1970) que Jean-François Auger, Jean Bailly, Pierre Befve, Bernard Chaumeil, Pierre Lorrain, Dominique Louvard ou encore Maurice Ribière, pour ne citer qu'eux, Michel Kharat débute, au sortir de l'École – encore rue de Vaugirard à l'époque – sur le tournage, en 1971, de Quatre nuits d'un rêveur, de Robert Bresson, où il assiste le chef opérateur du son Roger Letellier (Son 1964). S'en suivra à la perche, auprès d'Alain Lachassagne (Son 1966), Les Quatre Charlots mousquetaires, d'André Hunebelle, en 1974.

    Perche qu'il ne cessera de tenir, près de vingt ans durant, jusqu'en 1993, précisément sur La Nuit sacrée, de Nicolas Klotz, dont Jean-Pierre Ruh opérait le son. Entre temps, il aura alterné ce travail à la perche avec celui de la prise de son en tant que chef opérateur, de Cousin cousine, de Jean-Charles Tacchella, en 1975, à Une journée chez ma mère, de Dominique Cheminal, en 1992, en passant par des films de Jacques Doillon (La Drôlesse, en 1979), Diane Kurys (Un homme amoureux, en1987), Pascal Thomas (Les Maris, les femmes, les amants, en 1989 ; La Pagaille, en 1991), Ettore Scola (Le Voyage du capitaine Fracasse, en 1990) ou encore Claude Goretta (L'Ombre, en 1992).

    De 1994 jusqu'à aujourd'hui, Michel Kharat a croisé le chemin, en tant que preneur de son ou mixeur, de réalisateurs tels que Fabien Oteniente, Pierre Richard, Amos Gitaï, Claude Berri, Patrick Braoudé, François Dupeyron, Zabou Breitman, Gérard Jugnot, Bertrand Van Effenterre ou Josiane Balasko.

    Laila in Haifa, d'Amos Gitaï, en 2020, et Maoussi, de Charlotte Schioler, en postproduction, auront été les dernières œuvres d'une filmographie riche de plus de 160 titres.

    L'ALL exprime à sa famille et à ses proches sa cordiale amitié.