Faut-il parler de hasard quand en janvier dernier Pierre-Yves Mahé, directeur du groupe Spéos et initiateur de la Maison Niépce, est invité à prendre connaissance de ce lieu préservé en l’état par tradition familiale ? Toujours est-il que personne n’ose imaginer ce qu’il aurait pu advenir de ce patrimoine aussi impressionnant qu’inattendu face à d’autres personnalités moins averties.
L’inventaire ne fait que commencer, il faut passer à la loupe tous ces ouvrages à l’origine des procédés photographiques, et analyser des produits dont la toxicité est manifestement à l’origine du décès de 1855. Sans vrai budget à y consacrer, c’est bénévolement que Pierre-Yves Mahé en collaboration avec Jean-Louis Marignier chercheur au CNRS décortique maintenant la masse d’informations collectée.
Triste ironie de l’histoire, la photographe Janine Niépce –qui aimait tant la Maison de son parent éloigné Joseph Nicéphore Niépce- s’éteignait à Paris le 5 août dernier à l’âge de 86 ans. Bien au fait de l’existence de ce laboratoire, elle n’avait pas pu s’y rendre.
Une première exposition de courte durée a été proposée les 22, 23 et 24 juin derniers dans la galerie « Chambre avec Vues » à Paris, l’essentiel du laboratoire sera visible à la Maison Niépce ouverte chaque année de mi-juin à début septembre :


