Dès les débuts du parlant, et même avant, le cinéma manifesta le désir d’être chantant. A travers des films symboliques comme The Jazz Singer puis des emblèmes comme Singin’ in the rain, la fiction chantée a pris au cours de son histoire de multiples visages.
Ce genre aujourd’hui en renouveau se définit par sa forme : un film dont la narration est interrompue ou continuée sous forme de chant et de danse. Ce qui définit le film musical est donc la présence de la musique, mais surtout la manière de l’intégrer à la réalisation du film, autrement dit la transition de la scène parlée à la scène chantée. L’étude de cette transition révèle des intentions de réalisation, mais aussi des problématiques propres au travail du son : voix parlée et voix chantées se traitent-elles de la même façon ?
Comment utiliser les innovations technologiques pour mieux appréhender la transition entre son direct et playback? Existe-t-il de nouvelles manières de traiter le passage de l’un à l’autre ? La possibilité du chant en son direct ouvre-t-elle le chemin à un nouveau cinéma musical ?
Ce mémoire tentera d’apporter des éléments de réponses à ces questions en s’attachant à divers points de vue, entre esthétique et technique.


