La photographie culinaire est un genre photographique en vogue. Les livres de cuisine sont disponibles dans de nombreux commerces, les e?missions culinaires se multiplient a? grande vitesse, dans chaque restaurant des consommateurs photographient leurs plats, les chefs sont de?sormais des ce?le?brite?s connues du grand public.
Au-dela? de cette premie?re conside?ration, de re?elles proble?matiques apparaissent. Le photographe est de?sormais acteur d’une industrie prolixe, aux nombreux intervenants. Internet, plateforme de de?couverte et d’essor de nombreux domaines, participe a? sa manie?re au de?veloppement de la photographie culinaire. Chacun s’y essaie avec ses moyens, le smartphone e?tant un outil de prise de vue privile?gie?. Ainsi, le photographe se trouve noye? dans une masse d’individus, amateurs de cuisine, de photographie ou des deux, et se doit de se diffe?rencier.
Si le travail en e?quipe peut lui permettre d’accroitre la qualite? dans ses images, cela peut aussi bien le rele?guer au simple statut d’exe?cutant. Stylistes et autres directeurs artistiques tiennent une place majeure dans la fabrication des images. En me?me temps, ils de?finissent des codes que le photographe se voit oblige? de respecter.
Par ailleurs, les flux de production classiques se voient re?organise?s par les pratiques de la photographie culinaire. En effet, ce genre est si code? que les mode?les de production actuels ne suffisent pas a? re?pondre a? ses besoins, ils sont modifie?s, inverse?s, adapte?s. Cela montre que l’imagerie culinaire est un genre particulier.
Tel est l’enjeu du photographe, s’identifier comme auteur afin de ne pas e?tre absorbe? par les me?andres des productions.


