“Peut-on demander a? la Photographie de nous rendre toute cette varie?te? qu’offre la vue directe des objets ? Est- il possible de constituer une e?preuve photographique de telle façon qu’elle nous repre?sente le monde exte?rieur s’encadrant, en apparence, entre les bords de l’e?preuve, comme si ces bords e?taient ceux d’une fenêtre ouverte sur la re?alite? ? Il me semble que oui.”
Ainsi en 1908, Gabriel Lippman de?crivait son point de vue concernant l’avenir de la photographie. Environ cent ans plus tard, Ren NG, fondateur de Lytro, mettait au point un dispositif de prise de vue dit ple?noptique, du latin plenus (plein, complet, entier) et optic (relatif a? l’œil ou a? la vision), grand public. Cette nouvelle cate?gorie d’appareil ame?ne un renouvellement des pratiques sans pour autant venir remplacer celles de?ja? existantes, a? l’inverse de la conque?te du marche? de la photographie par les appareils nume?riques au de?triment de l’argentique.
Mais si les came?ras ple?noptiques font partie des plus grandes innovations contemporaines dans le domaine de l’image, aucun acteur du domaine n’a jusqu’ici su s’inte?resser a? l’esthe?tique du flou dans les images propres a? ces syste?mes. Les algorithmes de flous existants sont donc utilise?s et me?me abuse?s sans se soucier du rendu photographique que l’on connai?t et appre?cie. Le but de ce me?moire est de fournir diffe?rentes ouvertures a? travers l’expe?rimentation de me?thodes de reconstruction du flou a? partir de donne?es issues de came?ras ple?noptiques.
On s’inte?ressera tout d’abord a? l’historique de cette technologie, puis a? son contenu scientifique et a? ses applications, et enfin a? l’aspect expe?rimental des recherches effectue?es.


