Nécessaire, accessoire et création dans la bande-son d’un documentaire audiovisuel

On s’intéresse aux bandes-son des films de non-fiction, qui peuvent être de type reportage (démarche purement informative) ou de type documentaire (démarche généralement plus créative). On souhaite étudier comment l’utilisation réfléchie d’éléments sonores autres que les sons directs (ambiances et bruitages, musique, commentaire) contribue au style d’un film documentaire ; ces mêmes éléments revêtant par ailleurs un caractère plus didactique dans un reportage.

On sera attentif au fait que la présence d’éléments autres que le son synchrone, si elle n’est pas justifiée par une intention du réalisateur, peut conduire à une surcharge sonore préjudiciable pour le film, qui risque alors de “sonner” reportage.

Quels éléments seront finalement perçus par le spectateur comme contribuant à la personnalité de l’oeuvre, à sa cohérence ? Quels sont ceux au contraire qui lui paraîtront superflus ? C’est ce que ce travail tentera de déterminer. Ces questions sont principalement relatives aux processus de création de la bande-son en post-production ; ces processus n’étant pas rationnels, il est délicat d’apporter des réponses précises. En effet, ce qui est nécessaire pour l’un peut-être accessoire pour l’autre.

Ce mémoire se propose non pas de chercher à appliquer une recette universelle, mais d’amener des éléments de réflexion sur l’apport du son en documentaire, en accord avec la démarche de l’auteur.