La photographie et le cine?ma documentaire se sont rencontre?s autour des anne?es 30 dans la perspective d’e?tablir un discours sur des proble?matiques sociales. De cette volonte? commune, une « culture documentaire » se constitue par opposition au reportage.
Il semble qu’aujourd’hui cette distinction soit a? nouveau pre?gnante. Dans un contexte de « de?clin de la presse » et de « crise de l’information » d’abord lie? a? l’essor de l’audiovisuel puis a? la re?volution nume?rique, les photojournalistes ont cherche? a? rendre leur destin autonome de celui des mass me?dia, en revendiquant le statut d’auteur et en se rapprochant des formes documentaires.
Cette re?volution nume?rique et le nouvel outil de difusion que constitue internet a engendre? de nouvelles formes de narrations. L’ave?nement du « webdocumentaire » ouvre de nouvelles possibilite?s permettant de raconter des histoires autrement et de de?ployer un discours dans le temps. Ces nouveaux modes d’e?critures, dans leur interaction propres, posent en fligrane la question du statut de l’image fxe au regard de l’image anime?e et inversement, ainsi que celle de l’inclusion du sonore.
Aujourd’hui, certains photographes cherchent dans ces nouvelles modalite?s narratives un moyen d’inscrire un travail sur le long terme, de restituer un te?moignage, tout en ayant conscience de la difculte? de distiller un message, dans un monde de surabondance d’images. Ce travail se propose d’introduire une re?fexion sur le contexte historique et sur les enjeux se?mantiques de l’ave?nement de ces nouvelles pratiques.


