L’improvisation the?âtrale a au cours de l’Histoire, accompagne? le come?dien dans une multiplicite? de formes. Pour le cine?ma, on pourrait reposer ici la même question, celle du jeu libre : de quelles manie?res l’improvisation de l’acteur s’inscrit-elle dans les contraintes du cine?ma ? Improvisation pour e?crire un sce?nario, pour re?pe?ter une sce?ne ou improvisation au tournage, quelles nuances se dessinent parmi ces diffe?rentes approches ?
En de?cryptant les particularite?s techniques du tournage en improvisation, cette e?tude cherchera a? de?couvrir la transformation du triangle came?ra/acteur/re?alisateur, ainsi qu’a? mettre en lumie?re la spe?cificite? de l’improvisation au cine?ma.
En e?tayant cette recherche par l’analyse des œuvres de John Cassavetes, Maurice Pialat et François Dupeyron, nous tenterons de comprendre quelles motivations poussent ces cine?astes a? e?laborer une nouvelle approche du tournage. Ce cine?ma qui replace la cre?ation au pre?sent, dans l’imme?diat, au centre de son attention induit de nouvelles contingences techniques dans sa quête de liberte?.
Dans sa recherche perpe?tuelle, le cine?ma de l’impre?visible voit-il naître une nouvelle forme cine?matographique ? C’est avant tout la liberte? du personnage qui semble s’imposer comme figure dominante, jouant dans le film de la musicalite? des corps et de leur expressivite?. Le corps qui apparaîtra comme lien entre les parties disjointes de la continuite? explose?e.
Cette e?tude se dessine sur le de?sir de travailler autrement, sur le refus de reproduire au tournage la pre?conception d’un film, et interroge la perme?abilite? des dispositifs au re?el.
L’analyse finale d’un cas pratique personnel tente de retracer les chemins de ce de?sir, de l’attente, de la frustration et de l’intention dans le travail d’e?criture cine?matographique par l’improvisation.


