Transmettre une repre?sentation est un truchement ne?cessaire au phe?nome?ne sonore. Chercher a? le faire par le biais du document sonore, c’est se heurter de plus au statut e?quivoque, a? la repre?sentativite? fe?tiche de cette me?diation. Quand bien même en cela il serait efficient, re?duire l’orgue a? une simple « machine a? sons », faisant fi de sa pratique, semble de?nue? de sens. C’est inde?niable, transmettre ne peut s’envisager inde?pendamment de ce qui est transmis. Les sciences sociales ajoutent a? cela que la transmission ne peut e?tre comprise inde?pendamment des filtres, des biais et des re?-interpre?tations inhe?rentes a? ce processus. Cela suppose une volonte? et donc une politique de transmission.
Comment penser de fac?on satisfaisante la constitution d’un corpus sonore documentaire visant un patrimoine organistique ? De quelle manie?re envisager ces empreintes pour qu’elles s’impre?gnent en elles-mêmes de l’identite? sonore du patrimoine ? Sous quelles formes en proposer acce?s et valorisation ? Et avant toute chose, que signifie et induit la notion d’identite? sonore ?
Ce sont autant de questions qui se posent a? moi dans le cadre d’un projet de documentation du riche patrimoine organistique de la valle?e des Aravis. La conduite de ce projet en est donc celle de mon me?moire. Il y sera alors question successivement des re?flexions pre?alables a? l’e?tude, de la mise en œuvre concre?te constitutive des documents et de la mise en forme finale visant leur valorisation.


