L’ave?nement du nume?rique pour les productions cine?matographiques est source d’incertitudes et de bouleversements. Les flux de production sont en constante e?volution. Chacun utilise des me?thodes diffe?rentes, parfois celles-ci sont me?mes spe?cifiques et de?veloppe?es en interne. Dans ce contexte, l’e?change d’images entre diffe?rentes structures en maintenant une continuite? colorime?trique est proble?matique. Les formats de fichiers bruts produits par les came?ras sont ge?ne?ralement proprie?taires ce qui entraine l’opacite? la plus totale sur les transformations colorime?triques qui leurs sont associe?es.
Ide?alement il faudrait que la gestion de la couleur soit standardise?e et que tout le monde utilise les me?mes me?thodes. C’est justement le but de l’Academy Color Encoding System (ACES) qui est en actuellement en train d’e?tre de?veloppe?e. Cette me?thode standardise un espace colorime?trique, des transformations et un format de fichier. D’apparence complexe, ce nouveau flux a pour but de simplifier et clarifier la gestion de la couleur tout au long de la production.
L’objet de ce me?moire est de pre?senter les apports de l’ACES et d’e?valuer les changements e?ventuels qu’il pourrait engendrer. On se concentrera en particulier sur la comparaison d’un flux a? partir de fichiers RAW avec un flux a? partir de fichiers OpenEXR ACES. On de?terminera ainsi les diffe?rences techniques, qualitatives, pratiques et ergonomiques.


