Le photojournaliste a un lien fort avec le grand public depuis qu’il s’est impose? dans la presse au cours du XXe?me sie?cle. Il est le vecteur des e?ve?nements dont il est le te?moin privile?gie? et offre a? travers son regard une fenêtre sur le monde. Pourtant, l’utilisation de plus en plus de?corative de ses images dans les me?dias a mis en lumie?re le mal-être d’une profession dont la pratique et les usages sont quelque peu scle?rose?s.
La le?gitimation de la photographie dans le champ de l’art et son institutionnalisation au cours des anne?es 1970 ont donne? la possibilite? aux photographes de reportage d’acce?der a? d’autres voies de diffusion et ont bouleverse? les pratiques photojournalistiques.
Ces alternatives, en de?sertant les pages de la presse, ont toutefois laisse? le champ libre a? l’e?re de l’image unique qui est devenue un empire colossale avec l’arrive?e du nume?rique. La scission qui s’est ope?re?e dans le reportage n’a jamais e?te? aussi forte qu’aujourd’hui mais les tentatives de repositionnement semblent pourtant voue?es a? l’e?chec.
Entre crise du support et re?volution nume?rique, le photojournalisme et ses pratiques semblent plus que jamais en danger.


