L’étape du bruitage, dans la postproduction sonore d’un film, est essentielle en ce qu’elle constitue un renfort au propos dramatique et au sens de l’image filmée. Par la manipulation des objets, des matières, et de son propre corps, le bruiteur réalise, dans une performance synchrone à l’image, un objet sonore singulier. Ce «bruitage» porte une intention et doit être en mesure, seul, de représenter un élément de l’image. Autrement dit, Il se doit d’être vraisemblable. L’objectif de ce mémoire est de découvrir, à travers l’observation du métier, la synthèse d’étude, et un test perceptif, si nous pouvons affecter cette sensation de vraisemblance chez le spectateur. Comment le bruitage devient-il incohérent ? Dans quelle mesure peut; on aller dans le détournement des sons ? Quel écart existe-t-il entre la véracité des sons, et ce qu’ils parviennent à signifier ? Voici les interrogations qui nous guideront le long de ces quelques pages.


