Evénement parmi d’autres en préparation pour célébrer les 80 ans de l’école, le MIPS 2006 a permis aux étudiants et à quelques « Anciens » de se retrouver et d’échanger à tous points de vues personnels et profesionnels.
Le dimanche 20 mars, Bertrand Desprez et Gilles Coulon y ont dédicacé leurs ouvrages respectifs.
Parmi différents colloques, une table ronde PMA dédiée à l’avenir et aux perspectives du tirage photo en ligne, à laquelle étaient conviés Cewe Color, Fuji, GFK, HP, Kis, Kodak, LIS, Noritsu, Photo Service, Photomaton, Photoways, Xerox, pour ne citer que les principaux. Quelques points intéressants y ont été soulignés.
Tout d’abord, l’institut GFK a estimé le CA 2005 total du photofinishing regroupant les laboratoires de façonnage, les minilabs et les travaux Internet à 880 millions d’euros, en recul de 20% sur 2004. Les travaux numériques seuls représentant 250 millions en 2005 et les travaux via Internet 35 millions en forte progression sur 2004. Toutefois il n’y avait aucune information sur les marges bénéficiaires et l’état réel de la santé du secteur.
L’évolution en 2006, selon GFK, devrait se poursuivre dans la récession générale autour de 720 millions d’euros avec une part numérique toujours croissante à un niveau de 290 millions dont 20% serait généré on line.
Personne ne voit l’activité « on line » dépasser les 25 à 30% du numérique global dans un futur proche, ceci notamment en raison du manque de fiabilité des livraisons par courrier postal qui peut atteindre 6 à 7% de colis égarés en périodes de fêtes.
Stéfane Morin -Photo Service- n’a pas manqué de réflexions pertinentes à plusieurs reprises, soulignant qu’il existe peu de domaines qui nécessitent de lourds investissements en pleine guerre des prix pour un chiffre d’affaires en baisse. A sa question sur la non-fierté d’être commerçant quand on vend du tirage à un centime d’euro, il a été répondu que de petits sites ont forcé les grands à suivre ce mouvement mais qu’en pratique le prix moyen généralement constaté par tous est de 15 centimes.
L’incitation à traiter des commandes volumineuses -1000 tirages et plus- a été jugée discutable en raison de son opposition au caractère social que procurent de petites commandes -40 tirages et moins- par le partage et par l’échange de photographies.
Il semble que l’avenir puisse s’orienter vers une livraison en magasin des commandes passées en ligne, mais la viabilité d’un site Internet spécifique à chaque point de vente se heurte au coût de la publicité pour le faire connaître.


