Lundi, 27 janvier 2014 à 20h
Salle de projection Henri-Langlois
Cinémathèque française
51, rue de Bercy
75012 Paris
Accès prévu à partir de 19h15
Inscription obligatoire sur le site de l’ENSLL
Lundi, 27 janvier 2014 à 20h
Salle de projection Henri-Langlois
Cinémathèque française
51, rue de Bercy
75012 Paris
Accès prévu à partir de 19h15
Inscription obligatoire sur le site de l’ENSLL
A sa sortie de l’Ecole, Roland Bouveresse débute une carrière dans la prise de son comme intermittent du spectacle puis rejoint l’Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où il était toujours en activité.
Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.
Les obsèques auront lieu le mercredi 8 janvier à 10H 30 en l’Eglise Sainte Marie des Batignolles à Paris 17e.
Paroisse Sainte Marie des Batignolles
77 Place du Docteur Félix Lobligeois
75017 Paris
01 46 27 57 67
De nombreuses ambiguïtés existent sur la perception et la valeur réelle d’une œuvre d’art photographique. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art photographique ? Comment faire la différence entre une reproduction et une œuvre d’art, rare et précieuse ? Notamment en matière de photographie contemporaine numérique.
La dématérialisation de la photographie pose de nouveaux problèmes sur la valeur artistique de la photographie. Un fichier numérique est-il une œuvre d’art ? Comment attribuer de la valeur à un tirage alors que l’on peut le reproduire sans limite avec une qualité importante et constante ? La rareté, à la base du statut d’œuvre d’art, est-elle toujours de mise en matière de photographie ?
Même s’il existe un cadre législatif, celui-ci est restreint, peu contrôlé, peu mis en œuvre. D’autre part, l’unique protocole Digigraphie® est une bonne démarche en soi mais reste malheureusement dépendant d’une seule marque commerciale d’imprimante et d’une seule technologie.
La FFGAP, organisme totalement indépendant et désintéressé, qui doit recevoir l’aval du Ministère de la Culture, tente d’apporter une réponse au travers de quelques mesures simples : signature d’une charte d’engagement de bonnes pratiques et de respect de la législation, délivrance d’un label FFGAP qui indique aux acheteurs d’œuvres qu’ils font bien l’acquisition d’une œuvre d’art, rare et précieuse et non d’une reproduction.
La démarche de la FFGAP n’est pas de jouer aux gendarmes ni de rajouter de la contrainte réglementaire et administrative, ni de se substituer aux actions des organismes professionnels et institutionnels en place (UPP, SAIF, GNPP, CNAP, CIPAC et ses membres, CPGA…) mais de combler un vide afin de protéger les amateurs d’art et les collectionneurs et de valoriser le travail des auteurs photographes. Et au delà, c’est également la valorisation et la défense l’art photographique qui est en jeu.
L’affiliation FFGAP, la signature de la charte et la délivrance du label FFGAP concerne toutes les galeries d’art, même si elles ne sont pas spécialisée en photographie et quelle que soit leur statut (publique, privée, médiathèques, artothèques, centres d’art, municipalités…) tous les auteurs photographes indépendants ou tous les collectifs de photographes, y compris les photo-clubs associatifs.
En outre, la FFGAP apporte aux galeries ou aux photographes qui souhaitent exposer toute une batterie de services et de conseils pour réussir leurs expositions et la médiatisation de ces expositions (Création graphique et impression des supports de communication, mise à disposition d’une attachée de presse, diffusion sur les réseaux sociaux, rédaction et diffusion de communiqué de presse, conseils en matière de tirage et d’encadrement, d’accrochage, d’éclairage, documentations, aides des DRAC…).
Renseignements :
Tél. 06 13 41 20 14
L’Association Française des Cadreurs et Cadreuses Steadicam (AFCS) fait-part de la composition de son bureau pour l’année 2014. Présidé par Richard Mercier, le bureau de l’AFCS est constitué de Jean-Marc Bringuier et Guillaume Quoilin, vice-présidents, Olivier Kulinski, secrétaire, et Jacques Monge, trésorier.
L'Association avait remis à l'Ecole une vitrine et l'avait installée à côté de la salle du Conseil. L'Ecole y a installé une partie de ses "trésors" pour leur offrir une visibilité.
Jean-Noël Ferragut (Ciné 70 – AFC) et Vincent Jeannot (AFC) y avaient installé la vitrine.
L'AEVLL tient à remercier Vincent Jeannot, qui lui a aimablement fait don de cette vitrine, et Thales Angénieux, qui, dans un premier temps, avait offert ladite vitrine à Vincent après un Micro Salon de l'AFC.
Jean-Noël MEVIL-BLANCHE (Son 62) possède une collection de Nagra et est un grand admirateur de son inventeur Stéphan KUDELSKI. A l’occasion du premier anniversaire de sa mort, le 26 janvier 2013, Jean-Noël nous fait part d’une anecdote à son sujet.
Jean-Noël MEVIL-BLANCHE a eu le plaisir de passer trois années en Suisse et de collaborer avec le Père du Nagra. Il a ainsi découvert quel homme était Stéphan sous ses abords de chercheur rugueux. Lorsqu’il entra dans son bureau, il fut surpris de voir les murs couverts de diplômes, certificats et autres souvenirs en reconnaissance de son travail sur le son grâce au Nagra. Ils provenaient de tous les pays et étaient rédigés dans toutes les langues. Jean-Noël chercha en vain un document venant de France. Nous l’avions oublié.
Comme Don Quichotte il a proposé de réparer cet oubli en s’adressant à l’académie des Césars en espérant qu’un César d’honneur aurait pu rattraper cette injustice. A cette époque, Stéphan était encore parmi nous et habitais Nice.
Il donc envoyé un bref résumé (note suivante) de ce que Stéfan a apporté à nos métiers pendant plusieurs dizaines d’années. La réponse de l’académie lui a fait comprendre que s’attaquer aux « moulins » était vain : » C’est quoi un Nagra ???? ».
NOTE SUR STEPHAN KUDELSKI
En 1929 à Varsovie naissait Stéphan KUDELSKI.
En 1939, sa famille émigre en Hongrie, puis en France, avant de se fixer en Suisse.
Le jeune Stéphan suit les cours de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et développe dans son garage de Paudex, son premier enregistreur qui verra le jour en 1952 sous le nom de NAGRA I et II.
Ce premier magnétophone professionnel portatif à lampes miniatures et régulation mécanique pour le défilement de la bande, intéresse vivement EUROPE 1 et permet d’équiper tous les journalistes de la radio.
En 1957, Stéphan propose le révolutionnaire NAGRA III aussitôt adopté par l’ensemble des radios du monde entier.
Mais c’est en 1961, qu’il invente le système NEOPILOT qui va permettre de synchroniser l’image et le son grâce à un câble qui sera plus tard supprimé au profit d’un générateur quartz.
Avec ce NAGRA III « pilot », c’est tout le cinéma et les télévisions du monde entier qui investissent dans ce nouveau système.
Ensuite, la gamme des Nagra s’étoffe avec le Nagra IV, IV-2, S (pour stéréo), IS, SNN (grand comme un portefeuille ce qui a permis à la NASA de l’emmener sur la lune), E (pour la radio) et enfin D, premier enregistreur numérique sur bande 6.25mm.
En parallèle, Stéphan, sorte de professeur Nimbus, fabrique les obturateurs électroniques des appareils photos Hasselblad, le Nagrafax pour les marins, le Nagra SJ pour les mesures, le Nagra T pour l’audiovisuel et la vidéo.
Il prend le temps de fabriquer la boite noire des sous-marins de la Royal Navy et équipe le monde entier d’un appareil enregistreur multicanaux permettant d’enregistrer « en direct » les paramètres des tremblements de terre dans le monde.
De plus Stéphan aime voir ses inventions tutoyer les mondes extrêmes d’abord dans le bathyscaphe du professeur Auguste PICCARD puis au sommet de l’Everest avec l’alpiniste Suisse Raymond Lambert.
En 1989, il commence une longue collaboration avec Canal + pour la fabrication de décodeurs non piratables.
En 1990, il se lance avec Ampex dans la fabrication du premier magnétoscope professionnel « portable » sur bande 1 ‘, le VPR5.
En résumé, ce visionnaire a permis à des milliers de films et de reportages d’exister dans le monde entier pendant vingt cinq années, avec l’enregistrement synchrone du son et de l’image grâce au NAGRA et avec une qualité sonore jamais égalée.
Il en a été récompensé avec 4 oscars en 1965, 1977, 1978 et 1990 plus 2 Emmy Awards.
Ayant collaboré avec lui de 1969 à 1972, j’ai eu le plaisir de fréquenter son bureau dont les murs étaient recouverts de satisfécits et diplômes du monde entier. SAUF LA FRANCE.
A aujourd’hui 82 ans, Stéphan KUDELSKI a largement mérité des Industries Techniques de tous les pays dont le nôtre et je verrais très bien un César d’Honneur couronner une carrière toute entière dévouée à l’amélioration du Son.
Vaison la Romaine
Le 22 novembre 2010
Jean-Noël MEVIL-BLANCHE (Son 62)
Ancien ingénieur du son, Jean-Noël Mevil-Blanche est le gérant de la SARL DINOSAURES qui regroupe depuis vingt sept ans de nombreux Chefs Opérateurs du Son comme Bernard AUBOUY (Son 61), Jean-Louis UGHETTO, Laurent POIRIER (Son 79), Laurent ZEILIG (césar du meilleur son pour La Môme) etc…
Est-Nord-Est est un centre d’artistes autogéré dont le mandat principal est d’offrir aux artistes en processus de recherche un soutien à la production par le biais de résidences. Trois pe?riodes de re?sidence sont offertes : au printemps, a? l’e?te? et a? l’automne. Chacune de ces pe?riodes permet de re?unir jusqu’a? quatre artistes a? la fois, ainsi qu’un(e) commissaire ou un(e) auteur(e) en art actuel. Est-Nord-Est fut fondé à l’origine sur la rencontre entre les pratiques contemporaines de la sculpture et celles relevant d’un savoir-faire traditionnel. Est-Nord-Est accueille aujourd’hui des artistes de toutes les disciplines et pratiques des arts visuels actuels. Les résidences à Est-Nord-Est s’adressent aux artistes professionnels tant établis qu’émergents et ce, de partout dans le monde.
Les Pépinières européennes pour jeunes artistes sont une organisation culturelle qui accompagne les jeunes créateurs qui développent de nouvelles formes d’expression en favorisant leur mobilité sur la scène artistique européenne et internationale au sein d’un réseau établi dans 31 pays.
À l’écoute des mouvements de la scène artistique actuelle, le programme Map s’adresse aux jeunes créateurs de toutes disciplines qui explorent de nouvelles pratiques au croisement de différents champs d’expression. Destiné à accompagner l’artiste en amont et en aval de sa résidence, le programme favorise une ouverture féconde sur les différentes formes de création, la multiplicité des expériences, le croisement des champs artistiques et l’enrichissement mutuel.
• durée de la résidence : 8 semaines
• période : du 28 avril au 20 juin 2014. Deux autres périodes de résidence sont proposées à l’été et à l’automne 2014.
• Description de l’hébergement proposé : Les artistes sont logés dans la maison collective, hébergement défrayé par la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli pour la durée de leur séjour. La maison collective où logent les artistes est la même que celle du commissaire ou de l’auteur (e) en résidence et elle est voisine des ateliers d’Est-Nord-Est. Elle comprend cinq chambres, une cuisine, un salon, deux salles de bains communes et une salle de lavage.
• Montant de la rentrée : 4000 $
• Prochaine date de tombée : 15 janvier 2014 à minuit (Heure de Paris)
Pour répondre à l’appel veuillez suivre et les indications sur ce document
et vous connecter sur le site emobility.pro
L’excellence des savoir-faire des industries techniques et techniciens français constitue l’un des atouts majeurs de notre pays dans l’ensemble des métiers du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée. Le « Paris Images Trade Show » constituera chaque année le temps fort de promotion auprès des professionnels du monde entier d’une filière dynamique et génératrice de nombreux emplois très qualifiés. L’initiative est portée par sept organismes reconnus partageant une même ambition de valorisation des talents techniques français : l’AFC, la Commission du film d’Ile-de-France, l’IDIFF, L’Industrie du rêve, la CST, la FICAM et Film France.
Cette démarche est le fruit d’une réflexion engagée à l’initiative du Centre national du cinéma et de l’image animée, en cohérence avec le rapport « Avenir à 10 ans des Industries Techniques du Cinéma et de l’Audiovisuel en France » réalisé en 2013 par Jean-Noël Portugal et Jean-Frédérick Lepers, qui ont appelé de leurs vœux une initiative commune. Elle a déjà conduit à regrouper au sein du « Paris Images Trade Show », dans une logique de cohérence et de complémentarité, quatre manifestations qui se dérouleront entre fin janvier et début février 2014, dans un calendrier rapproché précédant la grande saison des tournages :
– L’Industrie du rêve, du 26 au 31 janvier ;
– L’IDIFF, les 28 et 29 janvier ;
– Le Micro-Salon, les 7 et 8 février ;
– L’Île de France Location Expo, les 13 et 14 février.
Partenaires du « Paris Images Trade Show », la CST, la FICAM et Film France contribueront à favoriser une adéquation toujours meilleure entre les programmes de ces évènements et les attentes et enjeux clés des professionnels du secteur. A l’appui de synergies importantes en matière de communication et de programmation entre l’ensemble des partenaires, le « Paris Images Trade Show » offrira une reconnaissance et une visibilité internationale accrues à l’ensemble de tous ceux qui, en France, mettent l’excellence de leurs savoir-faire techniques et artistiques au service de la création et de la diversité culturelle.
L’ensemble des partenaires réunis au sein du « Paris Images
Trade Show » partagent ainsi la même conviction que le geste artistique, le geste technique et la compétitivité industrielle sont indissociables de la création d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle. Ils souhaitent développer des synergies entre les manifestations réunies au sein de cette initiative et les organisations professionnelles et associations partenaires, afin de mieux mettre en lumière l’excellence des savoir-faire des techniciens et industries techniques français du cinéma et de l’image animée et de leur offrir une reconnaissance et une visibilité internationale accrues.
Contact presse :
Yann Marchet
Tél. : 01 56 88 12 82
Port. : 06 07 08 98 74
A l’occasion de cette nouvelle édition, la Maison de la Culture d’Amiens lance un appel à projets, qui invite des jeunes plasticiens et paysagistes à créer une oeuvre in situ dans les Hortillonnages d’Amiens. Un descriptif détaillé du site des Hortillonnages sur lequel les oeuvres seront présentées se trouve en annexe.
Ce projet s’articule autour de plusieurs objectifs :
– soutenir la jeune création
– valoriser un patrimoine environnemental naturel en danger
– développer un projet culturel pour tous en allant à la rencontre de nouveaux publics
– favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et des publics en difficulté
– participer à l’économie solidaire
– développer l’attractivité touristique du site
Dossier de candidature
Les dossiers devront être rédigés en français ou en anglais.
Le dossier de candidature est composé de :
– une note d’intention de deux pages maximum
– un dossier artistique actualisé de dix pages maximum comprenant la démarche générale de
l’artiste accompagné de visuels légendés relatifs à une sélection d’oeuvres.
– un curriculum vitae
– la fiche d’inscription en annexe complétée
– une copie de votre carte d’identité ou de votre passeport
– un justificatif de votre statut professionnel et de votre capacité à éditer des factures
Ce dossier est à envoyer avant le 2 janvier 2014,
? en format numérique à l’adresse suivante :
et
? sur support papier et sur CD ou clef usb (document en format pdf)
Maison de la Culture d’Amiens
Art, villes & paysage – Hortillonnages Amiens / 5e édition
2, place Léon Gontier
CS 60631
80006 Amiens cedex1
France
L’appel à projet est téléchargeable sur le site de la Maison de la Culture d’Amiens :
www.maisondelaculture-amiens.com
Les mesures classiques :
Depuis fort longtemps, nous sommes habitués à considérer que les mesures classiques effectuées sur les enceintes acoustiques ne correspondent que peu notre réalité auditive perçue. En effet, les mesures en fréquences glissantes sinusoïdales ou en bruit rose, usitées dans les années 70 et 80 ne reflétaient pas du tout notre impression auditive et ceci pour une raison principale : la mesure amplitude/fréquence ne fait pas apparaître le rapport temporel entre les fréquences, facteur déterminant du timbre d’une source sonore. Ainsi, dans les années 90, une nouvelle approche fut d’effectuer des mesures en utilisant la réponse impulsionnelle, via des algorithmes du type MLS et permirent enfin de visualiser la courbe retard/fréquence. On put aussi s’affranchir de la salle d’écoute en sélectionnant une fenêtre temporelle correspondant au son direct seul et indépendant de son environnement. Un grand pas était franchi et ce type de mesures devint le standard des années 2000 jusqu’à nos jours. L’exemple ci-dessous illustre ces mesures.
Même si ces mesures correspondent mieux à notre audition, entre autre en donnant de précieuses indications sur la rapidité d’écoulement de l’énergie nécessaire au travail du mixage, deux enceintes ayant des réponses impulsionnelles très voisines, ne donnent encore pas un ressenti identique quant à l’équilibre dynamique et à l’émotion réellement ressentie. Par exemple, sur une note de piano, l’enceinte A est comme aseptisée tandis que l’enceinte B traduit une vivacité et une émotion proche de l’impression naturelle. A l’inverse, des enceintes de cinéma projettent l’attaque de ce piano avec une certaine intelligibilité et agressivité propre à ce type de diffusion !
La transformée de Fourrier et ses limites :
La base du modèle mathématique utilisé pour mesurer la réponse impulsionnelle est la transformée de Fourrier issue des fameuses séries de Fourrier. Or savez-vous pour quelles raisons Fourrier inventât son modèle mathématique ?… Tout simplement pour prédire le cycle des marées en fonction de la rotation de la Terre, de la Lune et des autres planètes.
Nous appliquons donc un modèle validé pour des phénomènes sinusoïdaux dont la période est de quelques jours à des sons de périodes de quelques millisecondes ! En plus de cela, le signal utilisé reste un bruit blanc ou rose (ou un sweep sinusoïdal) ne sollicitant pas du tout l’enceinte comme un son naturel réel. Les rapports temporels entre les fréquences ne sont pas les retard instantanés mais les ‘temps de propagation de groupe’ (Tg) significatifs du retard en régime harmonique et non dynamique.
Ainsi, pour les sons transitoires (attaques) on se trouve en dehors du domaine de validité du modèle et on ne mesure pas les non-linéarités du système mesuré, ce qui peut expliquer en grande partie le décalage entre ces mesures et l’émotion ressentie.
La mise en évidence du facteur ‘émotionnel’ :
Par ‘facteur émotionnel’, j’entends l’aspect plus ou moins aseptisé ou naturel du son, lié à l’équilibre dynamique perçu.
Pour mettre en lumière ce phénomène, il m’a fallu recourir à des signaux plus proches des sons naturels et j’ai eu l’idée d’utiliser des ‘burst’ très courts. Celui-ci est un signal sinusoïdal court limité à une période et de fréquence déterminée. J’ai réalisé ce test sur plusieurs enceintes de réponse impulsionnelle très comparable. Ainsi, j’ai eu la surprise de constater qu’un ‘burst’ à 16000 Hz sur certaines enceintes réputées neutres mais ‘ternes’, était décalé légèrement (de 0,10 à 0.30 ms) par rapport à son homologue à 4000 Hz. Sur les enceintes Zéphyr récemment conçues, ce décalage n’était que de 0.05 ms !… Ce qui peut expliquer son coté musical très apprécié des mélomanes et musiciens.
Les illustrations ci-après parlent d’elles-mêmes. Ces mesures ont été effectuées sur 3 enceintes réputées pour leur neutralité et sur les Zéphyr. Les réponses impulsionnelles ainsi que les mesures qui en découlent sont très proches les unes des autres et en particulier, les retards de groupe (régime harmonique) sont quasi constant entre 200 Hz et 20000 Hz.
Testées à l’écoute sur un échantillonnage d’une dizaine de personnes sensibilisées à évaluer l’équilibre dynamique, la Zéphyr se distingue au premier rang par un son vivant et dynamique, capable de reproduire au mieux le côté naturel et émotionnel de l’enregistrement. Les enceintes A, puis B, puis C arrivent dans un ordre décroissant par rapport à cette impression de reproduction dynamique. L’enceinte C est la plus ‘aseptisée’ et la moins vivante émotionnellement.
Ces tests succins ont été réalisés sur 3 extraits musicaux stéréophoniques en écoute alternée d’un système à l’autre et la question posée était de quantifier l’équilibre dynamique et la transparence sur une échelle de 0 à 10.
• La dynamique représente l’aptitude de l’enceinte à reproduire les attaques et les nuances des jeux et des sources. Perçoit-on bien les pianissimos et les fortes ?
• La transparence détermine la possibilité d’imaginer plus ou moins facilement la source sonore visuellement. Y a-t-il un voile en l’auditeur et la source ?
Les résultats moyennés sont consignés dans le tableau ci-après.
Bien évidement des tests plus approfondis seront nécessaires afin de valider clairement ce critère propre à l’enceinte acoustique, mais nous pouvons déjà remarquer l’excellente corrélation entre les mesures effectuées avec les ‘burst’ et le retard relatif à leur propre fréquence.
Patrick Thévenot (Son 83)
novembre 2013