• Hommage à Didier

    Son diplôme d’électricien en poche, Didier Nové intègre très tôt les équipes de tournage. À l’époque, son père André, chef électricien renommé, n’est pas étranger à cette décision. D’ailleurs dans la famille Nové deux des trois garçons sont électriciens, le troisième machiniste. Ils ont tous une carrière bien remplie.

    Dans les années 90 Didier devient chef électricien. Il travaille principalement avec les chefs opérateurs Robert Fraisse et Laurent Barès avec qui il enchaine de nombreux films de fiction et de publicité : L’amant de Jean Jacques Annaud, éclairé par Robert Fraisse, reste le film le plus médiatique sur lequel il a travaillé ; avec Laurent Barès il fera plusieurs films de Gérard Mordillat.

    Dans les années 2000 il intègre l’École Nationale Supérieure Louis Lumière comme chef électricien sur les plateaux de tournage et également responsable des matériels de tournage. Pendant presque deux décennies, il encadre tous les tournages et inculque aux étudiant-es les geste de base ainsi que la rigueur et la discipline nécessaires  aux métiers de l’image auxquels forme l’école.

    La présence de Didier sur les tournages des étudiant-es était un gage de sécurité, on savait que toutes les précautions seraient prises, que tout se ferait dans « les règles de l’art » car il avait tout préparé consciencieusement.

    Didier étant bricoleur, il savait réparer ou du moins dépanner les caméras de l’école et leurs accessoires, une aide très précieuse au vu de l’utilisation du matériel qui est faite par des débutant-es qui apprennent leur métier.

    Il avait un très bon contact avec les étudiant-es qui l’appréciaient et le sollicitaient régulièrement pour lui demander des conseils. Il avait quand même de rares « coups de gueule » quand une bêtise, qu’il avait prédite bien en amont du tournage et avec force détails, était faite.

    Pour ses collègues, Didier était un camarade charmant, avec qui il était très agréable de collaborer. Sa gentillesse, sa disponibilité et sa compétence étaient très appréciées de ses collègues.

    Non content d’être un grand professionnel, Didier était également un très bon cuisinier qui adorait aller à la pêche en mer notamment dans sa Normandie qui était devenu son lieu de villégiature à sa retraite.

    Tous ceux qui ont eu la chance de participer aux repas qu’il organisait de temps en temps à l’école garderont un souvenir ému de sa tête de veau sauce gribiche qu’il mitonnait chez lui puis faisait lentement réchauffer pendant toute une matinée à l’école, et qui finissait par embaumer tous les couloirs.

    Son départ rapide nous a tous anéantis. Il restera à tout jamais dans nos coeurs.

     

    Collègues et étudiant-es de l’ENS Louis-Lumière

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    Texte et photo nous ont été transmis par Véronique Lorin (Ciné 91) et Sylvie Carcedo (Ciné 1980)

  • Stéphane Cojot-Goldberg (Ciné 1989) expose au CTAC de Montreuil

    Stéphane Cojot-Goldberg, photographe plasticien, va exposer une série de portraits au Centre Tignous d’Art Contemporain (CTAC).

    Chaque portrait est un triptyque dans lequel il capte trois aspects de la personnalité du modèle en explorant son histoire, sa culture et ses rêves. De la préparation à la prise de vue, le modèle participe activement au processus créatif pour produire une œuvre unique.
    Par ailleurs, Stéphane est un des rares photographes qui crée nombre de ses photos au format CinémaScope.

     

    CTAC : 116, rue de Paris à Montreuil (Métro Robespierre)

    Dates : du 1er au 15 avril 2023

    Mercredi au vendredi : 14h-18h

    Jeudi : nocturne jusqu’à 21h

    Samedi : 15h-19h.

     

    Les samedis 1er et 15 avril Stéphane Cojot-Goldberg sera présent pour signer son livre de portraits en triptyque. 

     

    Louise

  • Position des ALL vis-à-vis de la crise qui agite actuellement l’Ecole

    Chers anciennes et anciens élèves,

    Après dix ans passés à la Cité du Cinéma, l'Ecole Louis-Lumière se trouve confrontée à la perspective d’un nouveau déménagement. Une partie des enseignants et élèves actuels craignent de voir l’établissement plonger dans une période d’incertitude et d’instabilité.

    Motivé par la tenue des Jeux Olympiques et longtemps présenté par le Ministère de l'Enseignement Supérieur comme une opération temporaire de quelques mois, ce déménagement prend soudainement des allures plus définitives et pose en cela de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne le prochain site d’accueil.

    En tant qu’association d’anciens élèves, neutre et indépendante de l’Ecole, nous faisons pleinement confiance à sa Direction, l’actuelle comme les précédentes, pour maintenir l’établissement sur la voie de développement et de rayonnement qu’elle connaît depuis sa création, il y a près de cent ans, et plus encore depuis qu’elle a atteint le statut d’Ecole Nationale Supérieure.

    Malgré cela, nous ne pouvons rester indifférents aux rumeurs et inquiétudes persistantes qui viennent à nous depuis plusieurs mois, toutes en lien avec des personnes œuvrant ou ayant œuvré au sein de l’établissement et dont nous connaissons le sérieux et le dévouement.

    Par conséquent, nous nous interrogeons sur l’avenir qu’un tel déménagement promet à l’Ecole, en particulier sur les surfaces allouées et leur adéquation avec les spécialités enseignées, mais aussi sur le projet de répartir durablement les différents modules d’enseignement et d’administration sur des sites géographiquement distincts. Cette orientation, compréhensible et acceptable pour une durée provisoire, prend nécessairement une autre dimension dans un projet sur le long terme. L’éventualité de voir Louis-Lumière revenir dans une situation de fragmentation ou de précarité, situation qu’elle n’avait plus connue depuis trente ans, ne peut que susciter de légitimes inquiétudes.

    Ces inquiétudes ont conduit un collectif anonyme d’enseignants et d’élèves à lancer une pétition pour s'opposer au déménagement tout en brandissant le spectre d’un supposé démantèlement. De son côté, le Directeur de l’Ecole, Vincent Lowy, a publié une déclaration pour démentir ces affirmations, défendre les orientations qu’il porte au nom du Ministère et expliquer que la pétition était l'émanation publique de conflits intérieurs.

    Il est utile de préciser ici que si nous suivons avec une attention particulière l’actualité et le devenir de l'école, la vocation principale de l'association est et demeure de véhiculer une image positive et valorisante de la formation que nous avons reçue et des professions que nous exerçons. Elle n'est à aucun moment de participer à une guerre d'opinions ou d'idéologies. A ce titre, mais aussi en considération du fait que nous ne disposons pas à ce jour d'informations suffisantes qui justifieraient de contrevenir à notre engagement de neutralité, l'association ALL n'entend pas prendre partie au sein de cette crise. Les membres de l'association ayant signé la pétition l'ont fait en leur nom propre et en fonction de leurs convictions personnelles.

    Au-delà des problématiques et problèmes effectivement posés par ce futur déménagement, et pour lesquelles nous attendons d’en connaître davantage le plus rapidement possible, nous déplorons le divorce manifeste qui existe aujourd’hui entre la Direction et le corps Enseignant. Ce désaccord ne peut être que défavorable à la mission pédagogique de l'Ecole et nous y voyons le véritable danger qui pèse sur son avenir.

    Nous nous inquiétons aussi pour les étudiantes et étudiants qui, pris en otage de ces conflits et rivalités internes, ne sont nullement entrés dans l’Ecole pour en assurer la survie mais seulement pour y trouver les conditions d’un épanouissement intellectuel et professionnel, finalité première et raison d’être de l’établissement. Cet intérêt supérieur doit impérativement prévaloir dans toutes les discussions et actions ultérieurement entreprises, et la volonté de rétablir un dialogue constructif s’imposer rapidement de part et d’autre.

    Louis-Lumière doit continuer d’être cette grande école publique et pluridisciplinaire cinéma-photo-son qui nourrit chaque année nos métiers de professionnels reconnus pour la qualité de leur formation, et dont certains/certaines sont devenus des chefs de poste influents et artistes renommés.

    Frédéric Castelnau, président de l'association ALL


    Lire la pétition lancée par des enseignants et étudiants

    Lire la déclaration publiée par le Directeur de l'Ecole


    Note importante : l'effet d'emballement qui a suivi le lancement de la pétition a conduit un ancien membre du comité directeur, retiré de l'association et de son fonctionnement depuis plus de 10 ans, à relayer la pétition sur la page Facebook des ALL sans en avoir informé ni obtenu l'autorisation expresse du bureau actuel. Il a utilisé pour cela l'accès qu'il possédait à l'époque, demeuré non modifié. Ce relais a pu apparaître de ce fait comme un soutien explicite des ALL à la pétition. Nous regrettons cette situation induite par notre manque de vigilance autant que par les certitudes d'une personne qui s'estimait sans doute animée des meilleures intentions du monde. Nous rappelons à cette occasion que les moyens de communication de l'association lui appartiennent et ne peuvent être détournés d'un usage strictement lié aux mandats des personnes qui la représentent et la dirigent.

  • Gérard Ferron (Photo 54) nous a quittés

    Gérard Ferron, ancien élève de la promotion Photo 1954, nous a quittés il y a quelques mois. Nous adressons toute notre sympathie à ses trois enfants et publions ici l'hommage de sa fille Hélène.

    "Nous vous informons avec tristesse du décès de notre papa, Gérard Ferron, ancien de Louis-Lumière, survenu le 21 octobre 2022.

    Papa a été assistant photo chez Vogue vers 1955, travaillant pour Henry Clarke, grand photographe américain de l'époque. Il y a rencontré Coco Chanel (!)

    Ensuite, il a été photographe pour les Monuments Historiques et a notamment parcouru avec ses appareils photos (argentique, évidemment) la France et ses cathédrales.

    Plus tard, il est devenu photographe au Palais de la Découverte où il a rencontré en 1968 une maquettiste du nom de Michelle Girard, notre maman.

    Devenu père de famille, il a travaillé pour Agfa-Gevaert à Rueil Malmaison sur les procédés de radios médicales.

    Dès tout petit, il nous a pris en photo et nous a initiés à la photographie, sensibilisés au cadrage et aux lignes.

    Mon père était assez taciturne mais très sensible et très cultivé." Hélène Ferron

     

    Michelle et Gérard Ferron en 1968 Gérard Ferron (promo Photo 54)

  • Victor Seguin (Ciné 2011), invité du Ciné-Club Louis-Lumière

    Le ciné-club des étudiant.es de Louis-Lumière vous donne rendez-vous le mardi 14 février pour l'avant-première du film BLUE JEAN, de Georgia Oakley. La projection sera suivie d'une rencontre avec Victor SEGUIN (Ciné 2011), chef-opérateur.

    Mardi 14 février à 19h30
    Au Cinéma Le Grand Action
    5 rue des écoles
    75005 Paris

    Préacheter son billet à la Ciné Boutique du Grand Action

    Consulter le site du Grand Action

     

    Le film

    BLUE JEAN
    De Georgia Oakley
    Angleterre, France/2023/1h37
    Avec Rosy McEwen, Kerrie Hayes, Lucy Halliday

    1988, l’Angleterre de Thatcher. Jean, professeure d’éducation physique homosexuelle, mène une double-vie depuis le vote d’une loi stigmatisant la communauté gay. C’est sans compter sur l’arrivée d’une nouvelle étudiante qui menace de révéler son secret.

    Consulter la page du film sur le site de UFO distribution

     

    Victor Seguin, chef-opérateur

    Après une licence de cinéma, Victor Seguin devient machiniste puis électricien sur des courts-métrages. Il rentre ensuite à l’ENS Louis-Lumière dont il sort diplômé en 2011.
    Il assiste d’abord des chef.fes opérateur.ices comme Eric Gautier, avant de devenir lui-même chef opérateur.
    Il a travaillé sur des films comme Gagarine de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, et À plein temps de Eric Gravel.
    Il vient nous parler de son nouveau film Blue Jean, présenté ici en avant-première.

    Consulter le site pro de Victor Seguin


    Séance organisée en partenariat avec Le Grand Action, UFO Distribution, l’AFC, ARRI France, Next Shot et l’ENS Louis-Lumière

  • Jeune diplômée en recherche d’un travail lié à la photographie

    Diplômée depuis peu de l'ENS Louis-Lumière (section Photo), je cherche à travailler en tant qu'assistante photo ou en laboratoire, à Paris ou à Rouen.

    Agathe Calmanovic-Plescoff

    Port: 0637134942
    E-mail:

  • Soirée des diplômé.e.s – Promotion 2022

    Les étudiantes et étudiants de l'Ecole Louis-Lumière, promotion 2022, ont officiellement reçu leur diplôme le lundi 23 janvier 2023 lors d'une cérémonie organisée par l'école à la Cinémathèque Française. 

    Nous félicitons chaleureusement tous les élèves et leur souhaitons la bienvenue dans le monde professionnel


    Documents à télécharger et pages à consulter en lien avec l'événement

    Liste des diplômé.e.s promotion 2022 Master CINEMA

    Liste des diplômé.e.s promotion 2022 Master PHOTOGRAPHIE

    Liste des diplômé.e.s promotion 2022 Master SON

    Voir la bande-annonce de la soirée (extraits de travaux étudiants)

    Voir les vidéos de présentation de 6 mémoires de fin d'études du Master Photographie

    Pour plus d'informations sur les mémoires de fin d'étude, vous pouvez consulter le site de l'Ecole Louis-Lumière

     

     

  • Les anciennes et anciens aux génériques 2022

    Depuis plusieurs années, le service communication de l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière recense régulièrement les anciennes et anciens étudiants qui collaborent aux nouvelles œuvres cinématographiques pour mettre leur travail en lumière.

    En 2022, ils ont ainsi participé à plus de 130 films sortis au cinéma, ce qui témoigne de leur importance dans le paysage de la production française.

     

    Consulter le Livret des anciennes et anciens aux génériques 2022

     

    A cette occasion, nous tenons à saluer le formidable travail accompli par le service Communication de l'Ecole, initié par son ancien responsable, Mehdi Aït-Kacimi, et brillamment repris par Emeric Sallon, son successeur depuis un an.

    Ce suivi des carrières dans le cinéma d'anciens et anciennes élèves est une démarche absolument essentielle à de nombreux égards : travail de mémoire, modèles d'excellence, notoriété des formations dispensées, et d'autres encore.

    Une réflexion est en cours pour parvenir à mettre en relief de façon similaire les succès et achèvements d'anciennes et anciens élèves des sections Photo et Son. La collecte d'informations s'avère en effet plus complexe dans ces deux filières que dans le cadre bien établi des sorties de films. Une participation volontaire des anciens pour informer de leurs travaux récents ou à venir paraît indispensable. Reste à définir le bon vecteur.

     

  • Micro Salon AFC 2023 les 9 et 10 février au Parc Floral de Paris

    Le Micro Salon AFC tiendra sa 23e édition de nouveau dans le Hall de la Pinède du Parc Floral de Paris, les jeudi 9 février (10h-21h) et vendredi 10 février 2023 (10h-18h), et rassemblera une fois encore les Journées AFC de la PostProduction.

    Les inscriptions sont désormais ouvertes et obligatoires afin d'obtenir un badge nominatif imprimable. 

    Pour s'inscrire et préparer sa visite, obtenir des précisions sur les matériels exposés et le programme des projections & conférences, rendez-vous sur le site du Micro Salon.

    Programme ! Téléchargez le programme !

    Et le plan ? Il est où le plan du Micro Salon 2023

    L’inscription au Micro Salon AFC 2023 permet d’accéder sans accréditation supplémentaire au Paris Images Production Forum, ces deux manifestations se déroulant aux mêmes dates au Parc Floral de Paris.

    Des navettes, accessibles à la sortie n°2 du métro Château de Vincennes, au pied du château, relieront pendant les deux jours l’entrée du Parc Floral (aller et retour).

    Parc Floral de Paris – Espace événement
    26 Route du Champ de Manœuvre – Paris 12e
    Métro Ligne 1 – Station Château de Vincennes
    RER A – Station Vincennes
    Bus Ligne 112 – Station Stade Léo Lagrange

  • Prix MENTOR/Freelens 2023 – Candidatures jusqu’au 13 février

    Toujours soucieuse de promouvoir une photographie libre, bouillonnante, affranchie des codes et des genres, l’association Freelens initie le prix Mentor 2023 dans l’écrin scintillant de la SCAM, rue Vélasquez à Paris.

    Incubateur de nouveaux talents, le Prix Mentor fournit aux lauréat·e·s les moyens de développer leur projet photographique dans les meilleures conditions depuis 2015. Créé à l’initiative de Freelens, le Prix Mentor est attribué chaque année en partenariat avec la Scam, la Copie Privée et le CFPJ Médias. Il s'agit d'une dotation de 5 000 euros de la Scam et de la Copie Privée pour la production d'un projet, d'une formation d'une valeur de 2 500 euros du CFPJ Paris ainsi que de l’accompagnement personnalisé du lauréat·e par un ou plusieurs expert·e·s.

    C’est donc à la SCAM que les candidates et candidats défendront leur projet le 9 mars prochain. Mais avant d’en arriver là, il faut déjà proposer sa candidature en cliquant sur : PARTICIPER AU PRIX MENTOR 2023

    La limite des inscriptions est fixée au 13 février à minuit.