• La position du comédien en situation de réalité virtuelle par Sigrid Coggins

     

    Le collectif SO VR dispose d’un blog et c’est avec son accord que nous reproduisons l’un des articles du Blog qui identifie ce qui change pour les acteurs lors d’un tournage 360°. Merci à Sigrid Coggins qui nous permet cette analyse :

    Cet article complète la chronique des films VR de Paris Court devant.

     

     

    Sous la plume de Sigrid Coggins,12 novembre 2017,à la page https://vrstory.fr/blog/

     

    La position du comédien en situation de réalité virtuelle

     

    French Kiss

     

    Filming 360° VR feature French Kiss in Paris on Sunday 9th April, 2017.

    12 comédiens en tournage RV

    Vous êtes, vous spectateur, assis, seul, au milieu d’une salle de café et laissez promener votre regard autour de vous, observant avec plus ou moins d’attention les personnes présentes. Un regard appuyé sur l’un des couples qui vous entourent… et vous voilà comme téléporté à son côté, vous permettant ainsi d’entrer dans l’intimité de ce qui se dit et se vit entre une personne et son interlocuteur. Il s’agit de quatre couples que vous allez avoir la tentation, puis l’indiscrétion, d’écouter. Un peu comme dans la vraie vie, n’est-ce pas ?

    Pour réaliser French Kiss, nous avons travaillé avec 12 comédiens issus du cinéma, de la télévision ou du théâtre et pour lesquels – mis à part James Gérard – c’était la première participation à la réalisation d’un film en réalité virtuelle. (Profitons-en pour signaler que c’était également une « première fois » pour notre collectif SoVR !).

    Ayant accompagné la responsable du casting Elise Mc Leod – également coach des acteurs – durant les trois journées qu’a duré celui-ci, j’ai eu envie lors du tournage d’interviewer les comédiens sur leurs ressentis pour ce premier parcours dans la RV. Quelles différences avec un tournage classique ? Quelles nouveautés par rapport à leurs expériences de comédiens ? Quels ressentis ?

    Bref, ma préoccupation était de savoir ce qui, pour chacun d’eux, différenciait un tournage en réalité virtuelle de tout ce qu’ils avaient pu vivre auparavant dans le cadre de leur métier de comédiens.

    Un contexte VR avec des spécificités liés à French Kiss

    Outre le fait qu’il s’agissait d’un tournage en réalité virtuelle, une des particularités de French Kiss est que le scénario,  interactif,  impliquait la présence de l’ensemble des comédiens durant tout le tournage, donc pour chacune des prises, qu’il s’agisse de leur scène ou non.  Nous avions ainsi tous les comédiens présents en même temps et en permanence sur le plateau.

    En revanche, aucun technicien ni aucun membre de l’équipe ne pouvaient être présents durant les prises (à part deux d’entre eux, en tant que figurants : signalons aux réalisateurs cette possibilité de stratégie quand il n’y a pas de cachette possible : en effet, la caméra 360, tel big brother, voit … tout, ou presque).

     

    Précisons enfin, concernant les caractéristiques de ce tournage, que les comédiens n’avaient aucun retour image, sauf sous « forme patatoïdale » comme aimait à la décrire Etienne Guillou-Kervern face à une image VR, qu’il est difficile de lire sans casque de visionnement dédié.

     

    Double travail ? Double fatigue. Mais aussi … triple plaisir !

    Du fait de leur présence permanente sur la plateau, nos acteurs avaient à vivre à la fois une journée normale d’acteur, mais aussi – moins classique – une journée de figurant :  « Hier, je te disais qu’il n’y avait pas de différences entre le tournage qu’on fait ici et le tournage classique. En fait ce n’est pas tout à fait vrai, parce ce que là on est filmés en 360, et on doit être actifs tout le temps, même dans les scènes des autres. Et ça, ça change vraiment parce que d’habitude on a un cadre défini, et là on n’a pas de cadre. C’est-à-dire qu’on est toujours dans le cadre, et donc il faut jouer tout le temps, toute la journée, et ça a été très dur … mais intéressant. On travaille deux fois plus ! » Comme Etienne, Benjamin Lhommas a ressenti l’intensité de cette journée : « Oui, à la fin de la journée on est fatigués, parce qu’on en a fait plus ! »  mais de conclure : « Cela dit c’est super, moi j’adore, et c’est intéressant de jouer « derrière les autres », de jouer quand même, là où d’habitude on ne joue juste pas. »

    Julia Kayla confirme cet aspect de double présence : « Normalement, on est acteur… quand on tourne ! Et on est vraiment concentrés sur nos prises et la montée émotionnelle. Et quand on a fini nos prises, on peut se reposer pour se préparer pour la prise ou la scène suivante. »

    C’est une des particularités d’un film en réalité virtuelle : le spectateur est effectivement libre de regarder où il veut. C’est lui qui cadre. Et… qui dit qu’il n’est justement pas en train de vous regarder, vous l’acteur dont ce n’est pas la scène qui est en train de se jouer ? C’est une problématique dont doit tenir compte le réalisateur, et l’une des grandes questions de la nouvelle grammaire cinématographique que les passionnés de réalité virtuelle sont en train de créer par l’expérimentation. Comment diriger le regard du spectateur là où on le souhaite tout en le laissant profiter pleinement du plaisir de l’immersion ? Car c’est cette immersion qui rend l’expérience captivante pour le regardeur. Donc : comment raconter une histoire en 360 ?

    La problématique se pose également au spectateur qui, de son côté, se trouve confronté à l’angoisse de rater quelque chose de l’histoire : se passe-t-il quelque chose d’important alors qu’il a « le dos tourné » ? Est-il en train de se tromper de direction ?

    Dans ces conditions, pas de raisons que nos acteurs puissent échapper aux mêmes nécessités de se réinventer dans le cadre de leur jeu ! Eux aussi ont été confrontés à ces questions, en des lisières inédites, où fiction et réalité tendent à se fondre.

    Emilie Piponnier découvre avoir mis à profit ce temps « d’attente active » pour alimenter son personnage : « on vit pleinement un moment : en fait c’est comme si on avait le temps de faire vivre le personnage même quand il ne parle pas… Oui, voilà, il est juste présent, il vit, alors que dans le tournage classique on a des scènes, et on n’a pas ce loisir de le faire vivre devant la camera.» L’actrice nous donne un exemple pour préciser cet aspect nouveau pour un comédien : « on avait des conversations avec mon partenaire qui auraient pu être celles des personnages, des choses que vous n’allez peut-être pas avoir à l’image et au son, mais qui nous ont permis d’avoir le personnage une journée complète sans interruption, et dans des choses qui ne sont pas écrites par l’auteur mais qui nous viennent spontanément et qui nourrissent le personnage … et au final toute ma journée a nourri ma dernière scène en fait ! On a eu le temps de se raconter des choses, de s’agacer, de se trouver une complicité, autant de choses qui ont finit par nourrir des choses à la fin et donc la scène écrite, la seule scène écrite. »

    Emilie n’est pas la seule à avoir souligné cette sensation de vivre une nouvelle forme de réalité, une réalité dont les frontières avec la fiction avaient tendance à s’effacer pour laisser place à une forme inédite, semblerait-il, dans la manière de s’imprégner de son rôle et qui tourne autour du sentiment de liberté.

    C’est en effet un des maître-mots à s’être dégagé de l’ensemble des témoignages que j’ai recueillis : LIBERTE ! Avec, selon les uns ou les autres, des variantes. Cette liberté d’un type nouveau voit son émergence permise principalement par l’absence de l’équipe technique sur le plateau.

    LIBERTE

    « Elles sont toujours discrètes les équipes, (en tournage classique) mais … »

    Plusieurs témoignages ont mis l’accent sur le sentiment nouveau provoqué par l’absence de l’équipe technique au moment des prises.

    De fait, les 25 personnes de l’équipe de tournage se trouvaient, au moment des prises, « là-haut » :  à l’étage du dessus, loin de la vue et des oreilles des comédiens, laissés seuls, ou plutôt laissés entre eux.

    L’équipe de réalisation… « là-haut », « loin » des acteurs. Castor, Elise Mc Leod, Pascal Tirilly

    « La différence c’est l’autonomie. Ce n’est pas : « les parents sont sortis, les enfants jouent » ni « le chat est parti, les souris dansent », non, la différence, c’est l’autonomie ! » témoigne Julia pour qui cela a été un grand plaisir que de tourner sans l’équipe technique autour : « j’ai beaucoup d’expériences de tournage avec une équipe devant soi, et en réalité virtuelle, il y a un sentiment de liberté qui se met en place quand tout le monde part. Il y a la caméra bien sûr, mais avec ce sentiment que c’était vraiment comme la vraie vie, qu’il n’y avait pas cette invasion d’une équipe, il n’y avait pas cette présence en tous les cas. Elles sont toujours discrètes les équipes, mais je trouve qu’il y a quelque chose de l’ordre de : « ohhhhh tout le monde est parti, c’est pour nous ! » et ça… j’ai apprécié. » Idem pour Sylvain Levitte : « Du fait qu’on ne voit pas forcément les techniciens autour de nous, on est complètement immergés dans la situation. »

    Alors si pour Etienne la technologie est apparue comme un enfant capricieux et dictatorial auquel il aura fallu se soumettre, « on s’est tous bien rendu compte aujourd’hui que la vr, c’est une histoire de technologie, on dirait que c’est un enfant qui veut absolument l’attention, c’est présent tout le temps, c’est génial parce que le rendu final est dingue… mais c’est présent tout le temps ! », ce n’est pour autant pas ce qui ressort le plus chez nos comédiens, pour qui ça fait partie du boulot que de s’adapter aux contraintes « toujours être prêts quand l’équipe technique est prête » et qui, comme Emilie pointent plutôt sur l’absence de l’équipe technique que sur la présence des contraintes techniques que le tournage a impliqué : «J’adore ne pas voir l’équipe technique car ça se rapproche réellement de la vraie vie, on l’oublie, on est dans le décor avec les autres personnages et c’est assez grisant ! » Et Emilie de conclure :  « On oublie que c’est un film. »

    L’immersion n’est décidément pas réservée au spectateur : le troublant effet prend ses racines dès le tournage.

    French Kiss Emilie Piponnier : Anna dans French Kiss

    De la liberté à « la vraie vie » ?

    L’absence des équipes, le réalisme de l’espace et de la situation, ainsi que le fait pour les acteurs d’être continuellement présents alors que dans un tournage traditionnel ils auraient été « hors-champs » ou plutôt en pause, font qu’ils ont pour beaucoup eu la sensation de  basculer dans une forme de « vraie vie » alors même qu’ils étaient en plein tournage.

    « …parfois c’est impressionnant d’avoir toute une équipe autour de toi, quand on fait une scène intime ou une scène romantique, confie Julia, c’est très difficile d’oublier tout le monde, alors là il y a quelque part une forme de lâcher-prise où on peut les oublier un peu plus. »

    « C’est quelque chose que tu apprends avec le métier de faire abstraction des techniciens et des gens qui circulent autour. » Du coup pour Aleksandra Yermak, avec le tournage de French Kiss,  « on est vraiment l’un avec l’autre, il n’y a pas de distraction et là, pour le coup c’est assez agréable, c’est assez intime, on est juste tous les deux, du coup et c’est peut-être d’une certaine manière plus proche de la vraie vie en fait, il y a un truc assez proche de la réalité. » Et d’aller jusqu’à : « Il y a une forme de plongée dans un truc qui fait tout oublier.  Un peu sans conscience, comme dans la vie. »

     

    Cet effet de vraie vie est accentué par la nécessité qu’ont les acteurs de jouer même quand ils ne sont pas dans leur scène, alors qu’ils sont figurants : selon Emilie, « c’est la première fois qu’on a plusieurs personnages qui ont la même importance et qu’on voit évoluer ». Et certains aspects frustrants contribuent à cet effet de réalisme : pour Etienne, « on a envie de voir les autres jouer, mais comme on sait qu’on est dans l’image, c’est comme si au cinéma on était sur le champ de l’un et le contre-champ de l’autre. Et tous les autres sont potentiellement dans le champ ou le contre-champ puisque la caméra prend tout !  Alors on se dit « oui, mais on n’est pas dans le champ !» on nous répond « oui mais , vous êtes là, vous restez quand même ! » et donc impossible de regarder  jouer les autres ».

    Comme dans la vraie vie,  cela ne se fait pas de fixer les gens de la table d’à côté quand on est au café ! (Mais, que grâce à French Kiss vous pouvez vous permettre ;-))

    Perte des repères, remise en cause des savoir-faire ?

    Une partie des paroles recueillies lors du tournage est liée au fait que c’était pour beaucoup « une première fois », que le terrain de la RV est encore expérimental, et particulièrement pour notre collectif, heureusement accompagné d’une équipe technique expérimentée.

    Mais pour les acteurs, que d’interrogations quant à la gestion de leur image !  :  « Non seulement on est toujours présents à l’écran, mais en plus on est présents en entier, d’où des angoisses de maîtrise de son image et des nouvelles manières de se mouvoir ». Etienne poursuit : « si je bouge trop ça va peut être faire un truc bizarre, et c’est parce que j’ai vu sans casque tandis qu’avec, je pense que tout prend forme. Mais quand tu vois les images à plat, tu te dis que dès que le mec bouge, son coude devient une espèce de patatoïde ! »

    Idem pour Aleksandra, qui comprend qu’il lui faut travailler différemment, face à une caméra dont on n’attend plus le travail – parfois rassurant – de cadrage : « Au début c’est un peu de la comédie romantique notre petite scène,  finalement ça vrille un peu vers le thriller et du coup c’est quelque chose à faire monter tout au long de la scène, il n’y a pas de montage. On joue la scène comme un master, d’une seule traite en fait, comme un plan séquence, et ça c’est quand même pas toujours le cas sur les tournages classiques dans la mesure où on découpe énormément, où on change de valeur, on fait des champs contre-champs, du coup on est souvent amenés à découper les scènes. Là c’est agréable de pouvoir la jouer d’une seule traite, c’est beaucoup plus agréable d’avoir toute l’évolution, c’est comme au théâtre finalement, on va d’un point A à un point B et ça permet toute une série de facettes. »

     

    French Kiss

    Emilie Piponnier (Anna) et Aleksandra Yermak (Camille), on aperçoit Wilfried Capet (Adrian) à gauche à côté de notre coiffeuse Nathalie Boyard.

     

    Etienne Guillou-Kervern (Tony) au maquillage avec Nathalie Boyard

    Pour Wilfried Capet, également, une adaptation de la gestuelle est source si ce n’est d’inquiétudes, au moins de questionnement : « On doit bouger différemment autour de la caméra pour qu’on voie différentes parties de mon corps et pour que ça reste dynamique. Il faut bouger de manière particulière, différente autour de la caméra parce qu’elle ne bouge pas, du coup, c’était un peu surprenant. »

    La caméra, si familière, et pourtant devenue étrangère

    On fait souvent le rapprochement d’une mise en scène en RV avec celle du théâtre, du fait notamment de l’absence de cadrage qui laisse au spectateur le choix d’orienter son regard où il le souhaite.

    Mais pourtant, il y a bien une caméra, là au beau milieu ! Et pas qu’un peu.

    et la fameuse Patatoide 

    Pour l’ensemble des acteurs de French Kiss la caméra est passée du statut d’objet familier à celui de présence paradoxale, à la fois connue mais aussi étrangère, potentiellement inquiétante. Comme le souligne Julie, « dans le cinéma la caméra a sa propre personnalité, par rapport aux différents plans la caméra va bouger aussi, montrer d’en haut, etc… » tandis qu’avec la RV, « on se retrouve seul dans une pièce, seul avec cette caméra qui prend tout » remarque Etienne.

    French Kiss« Paradoxalement on a peut-être plus l’habitude  de vivre avec une équipe technique et là on se retrouve tout seul avec un petit boitier bizarre… »

    Selon Aleksandra, « le tournage en réalité virtuelle, c’est assez proche de ce que j’imaginais en terme de rythme, de timing, la technique est lourde, il y a un truc où tu ne peux  pas trop te permettre d’erreur. Moi ça me fait plutôt penser à une scène de théâtre en fait […] avec cette touche de technique en plus qui m’apparait compliquée. Ca, pour le coup ce serait une ressemblance avec le cinéma traditionnel où finalement tu as plein de réglages à faire pour chaque changement de plans, de place de caméra etc. »

    Quant à Emilie, « c’est comme au théâtre : il n’y a pas de prise supplémentaire, pas de montage pour récupérer telle ou telle chose de telle prise ou telle prise, du coup, il y a cet enjeu supplémentaire que dans la prise il faut que de A à Z ce soit continu. »

    Le tournage en réalité virtuelle représente aussi une pression supplémentaire pour Noman : « on tourne en plan-séquence, pas de coupe, pas de champ contre champ, il faut être bon sur toutes les lignes, tout est important, même tes chaussures ! On voit tout. » La question des chaussures est également mentionnée par James, comme exemple de cet aspect Big Brother de notre caméra RV : «Ta tête a autant d’intérêt que tes chaussures mais au bout d’un moment le spectateur va être plus intéressé par ta tête, comme avec une caméra classique ». Cependant, selon lui, on n’est pour autant pas si proche du théâtre que du cinéma : « Comme au cinéma, on ne projette pas la voix, qui est le grand instrument théâtral et où les gestes sont plus exagérés, plus amples. Par rapport au théâtre, je trouve que ça reste dans le visuel, sauf que comme au théâtre, dans la réalité virtuelle, on peut tourner le dos. »

    Une liberté de mouvement permise grâce à la dimension spatiale que le monde des « flatties » – petit nom donné au cinéma traditionnel par les fans de réalité virtuelle – ne restitue pas, en tous les cas pas avec cette sensation d’immersion et de plongée dans une réalité qui caractérise le monde virtuel.

    Pour Julie, « au théâtre on sent les gens respirer mais ce ne sont pas des prises : on part du début de la pièce jusqu’à la fin et rien ne va l’interrompre.  Moi j’appelle ça le tgv et c’est le comédien qui dirige, avec bien sûr l’aide de l’auteur car ce sont ses mots à lui, ou à elle, mais là, c’est autre chose […]. Il y a un côté où c’est libérant de ne pas avoir cette écoute ni du public ni des techniciens, concentrés sur leur job […]. On sent leur présence mais c’est juste ailleurs… à côté. Bien sûr on était accompagnés, mais là-bas, là-haut, comme au loin. Pour moi le jeu c’est d’être hyper-disponible, hyper-concentrée et super-décontractée : ces trois choses-là. Cette séparation de l’équipe technique ainsi que l’absence du public, ça aide à se concentrer. »

    Une expérience au final qui apparaît comme une pratique et une grammaire qui s’inventent à tous les niveaux, remettant en question les savoirs-faire traditionnels : ceux des acteurs et des réalisateurs mais aussi ceux des regardeurs.  « Raconter une histoire en réalité virtuelle constitue actuellement un mur que l’on doit contourner, explique le réalisateur Pascal Tirilly, et il faut trouver les bonnes façons de le faire. Pour l’instant je pense que personne n’a trouvé exactement. Mais avec French Kiss, l’interactivité se révèle être une exploration vraiment intéressante pour raconter des histoires. »

    French KissPascal Tirilly, membre de SoVR et réalisateur de French Kiss

     

    Pour appréhender le point de vue du spectateur dans la réalité virtuelle, je vous invite à vous intéresser aux travaux de Michel Reilhac : il travaille en effet à l’établissement d’une grammaire de la vr et pour cela a développé une typologie de 9 comportements pour le spectateur, comme autant de relations que celui-ci peut avoir avec l’histoire en réalité virtuelle. Vous trouverez ici le compte-rendu que j’avais fait de son talk lors de l’événement « Paris-Virtuality » au 104 en février 2017.

     

    Le point de vue de Jimmy Maidens, du Studio Penrose, propose une approche non moins passionnante de l’art de raconter des histoires en VR, en soulevant la problématique qui se pose au raconteur d’histoire dans ce contexte particulier : du fait de son immersion, le spectateur n’a en fait… plus rien à imaginer !  De ce fait, comment raconter une histoire alors que ça ne ressemble pas du tout à une histoire, mais bien plutôt à la réalité ? Lisez ses questionnements et réflexions dans cet article

     

    Où visionner French Kiss ? Durant le festival Paris Courts-Devant  dans le cadre de la sélection en compétition officielle de catégorie VR !

     

    Sigrid Coggins

     

    Merci aux comédiens d’avoir partagé avec moi leurs impressions à chaud : EMILIE PIPONNIER, ETIENNE GUILLOU-KERVERN,  XAVIER LACAILLE, ANAÏS PARELLO, WILFRIED CAPET, JULIE KALYA  JAMES GÉRARD  BENJAMIN LHOMMAS  NOMAN HOSNI, ALEKSANDRA YERMAK, SYLVAIN LEVITTE, JASMINE BOUTANT, JULIE KAYLA.

     

    Merci à la directrice de casting et coach ELISE MAC LEOD de m’avoir invitée aux séances de casting.

    Crédits photo : ANDREW MC LEISH

    Le Collectif SoVR :  NICOLAS BEUCHER, GWENAËLLE CLAUWAERT, SIGRID COGGINS JEAN-MARC MORO, CHRISTOPHE SERRET, PASCAL TIRILLY.

     

  • Un ancien recherche des éléments iconographiques de studios et laboratoires photo des années 1960-1990

    Un ancien de Louis-Lumière (photo 1975), recherche dans le cadre de la rédaction d’un livre sur l’évolution du métier de photographe, des éléments iconographiques de studios et laboratoires photographiques datant des années 1960-1990 : en particulier, images ou documentations de trains manuels de développement ektachrome E-3 et E-4, vues de laboratoires professionnels (vues générales, postes de travail, machines de traitement), vues ou scènes de studios professionnels de cette époque.

    Vous pouvez lui faire suivre vos documents à l'adresse suivante :

  • Ciné-club de l’Ecole Louis-Lumière, séance du mardi 13 février

    Pour sa séance du mardi 13 février 2018, le Ciné-club de l'ENS Louis-Lumière recevra les chefs opérateurs Jean-Noël Ferragut, AFC (Ciné 1970) et Jean-Michel Humeau, AFC, le chef opérateur du son Daniel Ollivier, et projettera le film Yeelen, réalisé par Souleymane Cissé.

    La projection sera suivie d’une rencontre avec Jean-Noël Ferragut, Jean-Michel Humeau et Daniel Ollivier pendant laquelle le public pourra échanger avec eux sur le travail qu'ils ont effectué sur Yeelen  et sur bien d’autres films auxquels ils ont collaboré.

    Le Ciné-club de l’ENS Louis-Lumière est soutenu tout au long de l'année par Arri, RVZ et Thales Angénieux.

    Mardi 13 février 2018 à 20h précises

    Au Cinéma Grand Action

    5, rue des Ecoles – Paris 5e

    (Entrée au tarif en vigueur dans le cinéma)

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  • En 2018, faire toute chose avec passion

    Chers collègues, chers amis,

    C’est avec joie et confiance que je vous souhaite, au nom des ALL, une excellente année !

    Vous adresser ces vœux n'est pas invoquer la chance d'une hypothétique bonne fortune. C'est plutôt croire en la capacité de chacun à produire un changement positif. Une bonne résolution pour cette fin janvier serait alors d'affirmer que nous ferons toute chose avec passion et détermination, que nous ne laisserons rien à l'avantage du hasard ou de la fatalité.

    Pour les ALL, cette nouvelle année démarre ainsi avec plusieurs événements importants qui, précisément, soulèvent notre enthousiasme. Le premier d'entre eux, c'est bien sûr la cérémonie de parrainage, moment attendu par les étudiants de 2e année comme par les professionnel(le)s qui vont avoir la charge – mais aussi le bonheur – de les parrainer. Cette soirée, très importante dans la vie du réseau Louis-Lumière, se déroulera ce jeudi 1er février aux Ateliers Varan.

    L'autre événement majeur de ces prochains mois, ce sera la 2e édition de nos rencontres professionnelles. Effets spéciaux, interactions production/post-production, son spatialisé à 360°, créations plastico-photographiques, sont les différents thèmes sur lesquels nous travaillons actuellement en vue d'élaborer un programme de premier ordre. Cette journée de conférences se déroulera à la fin mars.

    Hormis ces moments de rencontres et de partage, notre souhait est aussi de développer le réseau des anciens élèves. « Les ALL » doivent grandir et s’affirmer, non comme une fin mais comme un moyen. Moyen de transition pour les étudiants qui arrivent sur le marché du travail, moyen de communication et d’entraide entre les membres d’un groupe solidaire, moyen de liaison et d’information vers la profession dans son ensemble.

    Pour cela, nous avons besoin de votre soutien et de votre adhésion. Il est important que chaque ancien élève puisse se reconnaître et s'identifier aux valeurs qui nous ont menés un jour dans cette école, et qui continuent de nous éclairer aujourd'hui dans nos métiers. Ces valeurs sont l'excellence, la persévérance, l'audace et l'esprit d'équipe.

    Voici donc mon dernier vœu pour cette nouvelle année : n'attendez plus pour adhérer, rejoignez-nous !

     

    Frédéric Castelnau, Président des ALL

     

  • Parrainage de la promotion 2019 le 1er février 2018

    Cette année le parrainage aura lieu le jeudi 1er février 2018 aux Ateliers Varan à 19h30, 6 Impasse de Mont-Louis, 75011 Paris. La cérémonie sera suivie d'un pot pour permettre aux étudiants et à leurs parrains/marraines de faire connaissance.

  • Nouvelles projections pour le film Nous, les intranquilles

    Nous, les intranquilles, le long métrage documentaire réalisé par Nicolas Contant (ciné 2008) avec le Groupe Cinéma du centre Artaud sera projeté:

    -le vendredi 9 février à Ville Evrard (Neuilly-sur-Marne) à 20h30

    -le dimanche 11 février aux 7 Parnassiens à 11h

    -et le mardi 13 mars au Mélies à Montreuil (en soirée, date à confirmer)

  • Signature de l’Atlas Abstrait du Monde de Stéphane Cojot-Goldberg

    Stéphane Cojot-Goldberg vous invite à la signature de son livre Atlas Abstrait du Monde à La Terrasse de Gutenberg. 
    9 Rue Emilio Castelar
    75012 Paris
    Metro: Ledru Rollin, Bastille ou Gare de Lyon

    Dimanche 11 Février de 16h à 20h.

    http://bit.ly/InstaArtCG

  • Six Anciens Ciné sur les écrans du Festival TV de Luchon

    Le 20e Festival des Créations Télévisuelles de Luchon se tiendra du 7 au 11 février 2018. Parmi les films que cette grande fête des meilleurs programmes inédits des chaînes françaises et espagnoles projettera, les images de cinq fictions et deux documentaires sont signées par des Anciens de l'Ecole.

    Compétition Unitaires :

    Mélancolie ouvrière, de Gérard Mordillat, images de François Catonné (Ciné 1967)

    Parole contre parole, de Didier Bivel, images de Marc Falchier (Ciné 1978)

    Le Temps des égarés, de Virginie Sauveur, images de David Chambille (Ciné 2005)

    Compétition Séries, Collections :

    – "Alex Hugo" – Marche ou crève, d'Olivier Langlois, images de Laurent Dhainaut (Ciné 1989)

    Fiertés, de Philippe Faucon, images de Laurent Fénart (Ciné 1996)

    Compétition documentaires :

    L'Ile de lumière, de Nicolas Jallot, images d'Emmanuel Roy (Ciné 1991)

    Le Nuremberg du communisme, de Bertrand Schmit, images d'Emumanuel Roy (Ciné 1991) et Stéphane Rampillon.

    Informations et sélections complètes sur le site du Festival de Luchon.

  • Et si 2018 était l’année des films en VR

     

     

    Et si 2018 était l’année des films  en VR

     

    La réalité virtuelle, un nouveau média expérientiel.  Sous la plume de Clément Apap  : « Elle se vit plus qu’elle ne s’explique… En ce sens, elle partage l’une des caractéristiques mêmes de la vie. »

    Mes 9 premières expériences sensorielles de films VR

    A l’occasion du festival  Paris Courts Devant- Ile de de France tenu en novembre à la BNF, j’ai pu « vivre » la sélection des 9 films VR en compétition. Ces films venus de nombreux pays ont été produit dans les deux dernières années. Leur durée allait de 5 à 15 minutes.

     

    J’espère vous montrer la richesse actuelle des histoires imaginaires comme documentaires que nous propose une écriture en Réalité Virtuelle immersive casquée.

    Mon goût pour un cinéma réaliste  m’a poussé commencer par un documentaire produit par la BBC

    POISONED GROUND

    NAMAK KHOSHNAW – ROYAUME-UNI

    Début avril 2017, le gouvernement irakien a annoncé que les pompiers avaient éteint le dernier des puits de pétrole autour de Qaayarah. Bien que les flammes soient maintenant éteintes, le paysage reste fortement pollué.

     

    Première grosse surprise en voyant les 5 minutes de ce reportage, on peut faire du montage en VR puisque qu’il y a au moins une trentaine de plan ; dans la durée choisie par le réalisateur, chaque plan est un plan séquence proposant un espace à 360° que j’explore selon mon désir de l’instant. Des enfants tournent autour de moi (intrigués par la camera) mais je peux  incliner mon regard  sur le cratère noir et dévasté de l’ancien puit en train d’être décontaminé avec des grues géantes. Quelques plans plus tard, je me retrouve dans la rue d’une ville proche du puit et dans un autre plan je suis dans une boutique de vendeur de portables qui raconte l’état de pollution subie. Si je regarde devant moi l’homme apparait dans un rapport d’échelle satisfaisant pour ma perspective habituelle, si je vise le sol de la boutique longeant la vitrine-comptoir lorsque j’abouti sur lui, je perds le sentiment de réalité car le plancher de carrelage semble s’enfoncer en profondeur !

     

    IF YOU GO AWAY

    SOHEILA GOLESTANI  – IRAN

    C’est la guerre, un couple doit immigrer vers Utopia. Des conditions difficiles les séparent les uns des autres, mais la jeune femme se bat pour leur destin.

     

     

    L’Iran m’attire en second à la fois pour le sujet et pour son beau présent de cinéma. Je suis sur le bateau qui se charge de femmes et s’éloigne peu à peu du rivage. J’ai loisir de regarder la côte où les hommes sont en train de rester ou d’explorer derrière moi (en me tournant sur la chaise pivotant qui m’a accueillie et en usant de la rotation de mon cou) les visages du groupe de femmes qui ont embarquées dont je fais corps (et âme ?) avec elles. Et puis l’une d’entre elle se jette à l’eau ! Que regarder ? La nageuse et les hommes au loin qui réagissent ou les visages des femmes à bord qui par leurs expressions non verbales comme par leurs paroles expriment un mélange d’espoir et de crainte ? Sur ma chaise un 180° de direction de regard !

    SUPERSTAR VR

    STEVEN WOUTERLOOD – PAYS-BAS

    Quelle sensation cela fait d’être une superstar ? Vivez une journée hors de votre vie en tant que DJ de renommée mondiale. Ressentez la gloire !

    Après ses sensations très réalistes, en choisissant Superstar VR je pense  poursuivre le même chemin sensoriel. Dès le premier plan je suis captivé et captif dans cette limousine ou outre moi, sont assis une jolie assistante et au fond un manager peu bavard. L’assistante récapitule à mon attention les nombreux rendez-vous de ma journée jusqu’au concert du soir. Tout semble à nouveau réaliste et par la suite la sensation perdurera à ceci près que les femmes et les homes qui vont apparaitre dans ma vision pendant les 15 minutes, sont dans une échelle  elle les fait apparaitre semblable à la taille des poupées Barbie ou des figurines Mokarex de mon enfance !

     

    VAIN : THIS PARTY SUCKS

    MAGGIE F. LEVIN – ETATS-UNIS

    Une rave party dans un entrepôt sert de snack coloré à des vampires affamés.

    Continuant dans le divertissement et sans avoir lu le pitch, je participe de cette rave party aux couleurs psychédéliques. Cette fois l’image des participants est vécu comme légèrement agrandi comme les créatures d’Avatar. Tout le monde parle en même temps, il y a bien dans cet espace une vingtaine de personnes qui s’agitent, parlent, dansent….jusqu’à se faire mordre au sang par les deux ou trois qui ont les dents longues et qui n’aspirent qu’à ça !

     

    PROXIMA

    MATHIEU PRADAT  – FRANCE

    Une petite lueur vibre dans l’obscurité comme une étoile. Elle vient à la rencontre d’un homme et repart. Il la suit. A chaque fois qu’il pense l’atteindre, elle se dérobe, et l’entraîne un peu plus loin. Va-t-il atteindre l’infini s’il l’attrape ?

    Voilà un pitch qui ne dit rien de ce que l’on va vivre…ou du moins pas grand-chose. La tendance lorsque le film débute est de regarder devant soi. Et là circulez, il y a peu à voir, une sorte de ténèbres…alors on incline la tête et OH ! Surprise on découvre sous soi, dans une plongée verticale, un homme tout nu dans une baignoire entourée d’obscurité. L’homme semble à l’étroit dans la baignoire. Il tend les bras vers une source lumineuse (ici on rejoint le pitch !) et l’on va voyager avec lui sans aucun repère d’échelle jusqu’à ce que la lumière guide passe par un trou de serrure vers une pièce plus éclairée…mais je ne vous dis pas la suite !

    HERE AND THERE

    KIRYL HALITSKY – BIÉLORUSSIE

    Un auteur qui vit parmi des barricades de livres et de magazines. Il est à la recherche de la bonne histoire, mais devra surmonter la résistance de ses personnages.

     

    Après ce film  allégorique réalisé par un français, j’ai eu envie d’explorer la vision d’un réalisateur des anciens pays de l’EST. Au regard des écoles de cinéma Russe et Polonaise, je pouvais m’attendre à un mélange de cérébral et d’émotionnel dans le traitement en réalité virtuelle. Je ne fus pas trompé car d’emblée on est confronté à un décor semblable à une scène de théâtre (à moins qu’il s’agisse du cerveau de l’auteur) avec des éclairages contrastés  semblant proposer deux ou trois lieus : là où l’auteur écrit, un autre ou il imagine ce qu’il écrit et des personnages qui trivialement nettoient ces lieus. Cette fois ci je n’ai pas eu vraiment envie de voir derrière moi ce qui pouvait s’y passer, tellement les actions dans les trois lieux ou activités décrites ci-dessus jouaient de façon synergique. Mon attention était captée comme dans une écriture pour un film 2D. Ici pas de réalisme au sens strict puisque le réalisateur use d’image figeant l’action sur l’un des lieus à un moment ou à un autre. Il va même sur un personnage figé au sol, à le faire soulever la tête par la femme de ménage qui passe l’aspirateur ! Pour clore le film, de la machine à écrire jaillira en feu d’artifice les lettres qui viendront tapisser le sol. Beau, très beau spectacle mais peut-être pas le vécu le plus expérientiel de VR

     

    PLANETSIGMAI

    MOMOKO SETO  – FRANCE

    Dans un monde en ruines, seuls les champignons et les moisissures poussent au milieu de gigantesques corps d’insectes séchés. Un changement climatique se produit, et de l’eau de pluie jaillit un écosystème peuplé de têtards carnivores géants.

    Entre le pitch du programme et celui  d’Arte qui a produit ce film on voit  l’écart important de mise en conditions du spectateur fut-il casqué :

    « Il y a 2,2 milliards d'années, la Terre s'est entièrement recouverte de glace, la température moyenne atteignait -50°C en surface et les volcans sous-marins perpétuaient son activité…. »

    Pour ma part j’ai plus ressenti le froid et je n’ai pas vraiment voulu vivre et explorer cet univers. La réalisatrice Franco-Japonaise utilise toutes les ressources de la conception graphique des images de synthèse 3D, mais point d’émotion pour moi. Son film est néanmoins celui que le jury de la compétition à primer

    FRENCH KISS

    PASCAL TIRILLY – FRANCE

    Une porte s’ouvre devant vous, révélant le chaleureux café d’un théâtre parisien. Assis à une table, vous observez les gens qui vous entourent avant que le spectacle commence. Approchez-vous et glissez-vous dans leurs histoires intimes et personnelles.

     

     

    Ce film en fait était le seul à proposer une interactivité. Je pouvais choisir  à tout moment de me rapprocher d’une des tables et suivre les conversations à la bonne distance émotionnelle. En tournant à droite ou à gauche  je pouvais voir dans la perspective visuelle et sonore l’un des autres couples ! Rentrée à la CST lors des réflexions du groupe Multimédia, je voyais 20 ans plus tard enfin quelque chose de convaincant pour le mot Interactivité.

    Longue Vie à la VR qui cependant cohabitera avec l’expression cinématographique sur écran 2D !

    Dominique Bloch

     

  • Ciné-club de l’Ecole Louis-Lumière, séance du mardi 5 décembre

    Pour sa séance du mardi 5 décembre 2017, le Ciné-club de l'ENS Louis-Lumière recevra le mixeur son Emmanuel Croset (Son 1991) et projettera Boxing Gym, le film documentaire de Frederick Wiseman qu'il a mixé.

    La projection sera suivie d’une rencontre avec Emmanuel Croset, où le public pourra échanger avec lui sur le travail qu'il a effectué sur Boxing Gym et ainsi que sur bien d’autres films auxquels il a collaboré.

    Le Ciné-club de l’ENS Louis-Lumière est soutenu tout au long de l'année par Arri et Thales Angénieux.

    Mardi 5 décembre 2017 à 20h précises

    Au Cinéma Grand Action

    5, rue des Ecoles – Paris 5e

    (Entrée au tarif en vigueur dans le cinéma)