• Panalux recrute son Directeur d’Exploitation et Technique

    Poste : Directeur d’Exploitation et Technique, rattaché au Directeur d’Exploitation de Panavision Alga, la société mère en France.

     

    Missions principales

    • En étroite collaboration avec le Directeur d’Exploitation Groupe, vous définissez la stratégie d’investissement en matériel lumière et optimisez les procédures d’achat et de sous-location,
    • Interface régulière avec le Groupe (France et étranger) : coordination logistique des offres globales (caméra, lumière, camions),
    • Encadrement des fonctions suivantes : préparation, maintenance, logistique et planning (environ 15 personnes),
    • Vous serez l’interlocuteur technique clé auprès de notre clientèle (conseil, assistance).

     

    Profil

    • Expérience confirmée en tant que Chef Electricien (supérieure à 10 ans),
    • Expérience en management et en organisation,
    • Disponibilité, flexibilité, adaptation, diplomatie,
    • Anglais opérationnel, lu et parlé.

     

    Statut

    • Contrat à durée indéterminée temps plein
    • Cadre (Catégorie 8)
    •  

    Lieu de travail

    • La Courneuve 93120 – 53, rue de Verdun

    Si vous souhaitez postuler, envoyez votre CV avec une lettre de motivation en précisant l’intitulé du poste à 

  • Parties pratiques de mémoire / ENS Louis-Lumière Photo 2017

    La promotion Photographie 2017 de l'ENS Louis-Lumière vous convie à la présentation des parties pratiques de mémoire. Dans la continuité des recherches théoriques entreprises au cours du mémoire de master, les étudiants proposent un parcours expérimental au sein de l'école. Ces travaux sont l'aboutissement des trois années d'études.

    8 juin : 14h – 18h
    9 juin : 10h – 18h
    10 juin : 10h – 17h

    POUR LES VISITEURS EXTERIEURS A LA CITE DU CINEMA, INSCRIPTION OBLIGATOIRE A L'ADRESSE :
    invitation@ens-louis-lumiere.fr

    ENS Louis-Lumière, Cité du Cinéma, 20 rue Ampère, Saint-Denis

    Julien Chevallier / Arthur Crestani / Hugo Delcourt / Stephan Faraci / Loris Houdard / Margaux Jannin / Odile Keromnes / Sylvain La Rosa / Nicolas Lascourreges / Léo Michallet / Claire Simon / Lucille Pellerin / Serena Porcher-Carli / Aurélien Vila / Baptiste Weber / Anne Wolgemuth

  • Aïda de verdi par Note et Bien

    L'Association Note et Bien dans laquelle officie Phuong-Mai Tran ( son2005) vous invite à ses prochains concerts,
    avec, au programme, une version courte de l'opéra 

             Aïda de VERDI

    Jeudi 15 juin – 21 heures
    Église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours
    55 boulevard de Ménilmontant
    Paris 11e
    M° Père Lachaise

    Samedi 17 juin – 21 heures
    Église Notre-Dame-du-Rosaire
    La Croix-Blanche, 65 avenue Gabriel Péri
    Saint-Ouen (93)
    M° Garibaldi / RER Gare de Saint-Ouen

    Dimanche 18 juin – 16 heures
    Église St-Denys-du-Saint-Sacrement
    68 rue de Turenne
    Paris 3e
    M° Saint-Sébastien-Froissart

    avec
    Marie SAADI, Virginie FOUQUE, Jean GOYETCHE, Jérôme BOUTILLIER, 
    Julien BREAN, Aïda TELHINE, Vianney GUYONNET, Raphaël JARDIN.

                Chœur et Orchestre NOTE ET BIEN
                    Romain DUMAS, Direction
                Denis THUILLIER,  Chef de chœur

    La participation est libre, et soutiendra les actions suivantes :
            
    blueEnergy Construction et installation de filtres à eau biosable (Nicaragua)
    Honduras Croissance "Musique pour tous" dans les écoles de Comayagua (Honduras)
    Les Jours Heureux Accompagnement de personnes adultes handicapées mentales

     

  • Les Anciens à Cannes

    Mehdi Aït-Kacimi et l'équipe de communication de l'Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière font un superbe travail pour mettre en avant le nom de nos anciens présents aux génériques des films présentés à Cannes cette année encore.

    L'ensemble de ce travail miniteux est à découvrir dans cette newsletter dédiée, ils sont nombreux !

    Merci Mehdi !

  • Cannes & Documentaires

    Thierry Frémaux nous a proposé, dans Lumière ! L'aventure commence, un long-métrage dans lequel il assemble et commente une riche sélection des vues des deux frères et de leurs opérateurs : « Nous sommes parvenus à faire un long-métrage de tous ces petits courts. C’est un film des frères Lumière, ce qui me permet de dire que c’est génial.» 

    Archéologie des images en mouvements

    Monsieur Frémaux a cent fois raison de renvoyer au mot génie les deux frères qui, non contents d’avoir fait aboutir l’universalité d’une technique caméra/projecteur, ont mis en place, au travers de ces vues documentaires, l’esthétique visuelle propre aux images en mouvements : entrée, sortie de champ, profondeur, choix du point de vue perspectif, autant de paramètres qui permettent la représentation du réel, sa mise en dramatisation.

    Je n’hésite pas à reprendre une partie de sa critique à Flavien Poncet, pour Le Blog du cinéma, qui sait décrire son émotion esthétique à la vision du film :« Bordé par la musique d’intérieur et en même temps élégiaque de Camille Saint-Saëns, contemporain des Lumière, le programme respecte l’esthétique originelle des plans, numérisés certes mais rendus à une prime jeunesse qui n’a rien d’artificiel. Respectant le bord arrondi des fenêtres de projection du Cinématographe, révélant les fabuleuses profondeurs de champ des vues iconiques (L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, L’Arroseur arrosé) et surtout, témoignant sur pièce de la saisissante sensibilité plastique des cadres 1.33 respectés, ce catalogue de vues réveille d’outre-tombe un monde évanoui et célèbre l’origine d’une certaine optique du monde. Plusieurs éléments réverbèrent la qualité de la restauration. Le reflet irisé des robes opalines sur la tôle du train à vapeur et la chorégraphie secrète des feuilles d’arbres sous le souffle d’un vent d’été sont autant de détails magnifiés, au détour d’une vue Lumière, qui révèlent la lame de fond esthétique de leur œuvre. »

    On parle de vues à propos de ces bouts de pellicule impressionnée, mais cette appellation est d’époque ; de nos jours il serait plus immédiatement compréhensible de dire qu’elles sont en vérité des plans. Dans cette archéologie des images en mouvement, le montage – et, à la suite, une syntaxe et un langage – n’était pas encore inventé. Le montage   de la disparition à vue de Méliès, ni le montage-langage  celui  que d’autres, à commencer par W.G. Griffith et son raccord invisible, allaient expérimenter et codifier.

    Mais ces vues racontent l’histoire vivante de la fin du dix-neuvième siècle en Europe, comme ailleurs dans le monde. Comme toute œuvre documentaire, elle témoigne de la réalité en la représentant et il n’est pas vain de constater que les hommes et les femmes dans des actions, des gestuelles, y soient plus souvent présents que des paysages ou que des natures mortes.

    La toujours vaine opposition « fiction contre documentaire »

    Thierry Frémaux sait que pour filmer le réel, toute mise en cadre est un acte qui relève de la subjectivité de celui qui pose le pied et choisit donc un point de vue. Ainsi, tout documentariste est un réalisateur – créateur de sa fiction face à ce réel qu’il représente en sélectionnant dans un viseur de partielles coupes du monde visible. Il y a toujours un rapport fond/forme, même pour le plan unique ou plan-séquence qu’est une vue. Ainsi se plaît-il à noter des styles dans ses vues :

     « On a tendance à penser que les Lumière étaient uniquement des documentaristes et que la fiction a commencé avec Georges Méliès. C’est faux : les premiers sont proches de Roberto Rossellini, Abbas Kiarostami et Robert Bresson alors que le second évoque davantage Federico Fellini. Mais tous ont scénarisé leurs films. » On le découvre notamment avec un classique comme L’Arroseur arrosé, mais aussi avec celui où une petite fille nourrit un chat taquin que l’opérateur replace un peu brusquement dans le champ.

    Je ne peux que me rallier au   commentaire de Monsieur Frémaux et en même temps,   puisqu’il est   le responsable en dernier ressort de la sélection officielle au Festival international de Cannes, me poser la question suivante : alors que de plus en plus de documentaires sont destinés à l’exploitation en salle, pourquoi voit-on aussi peu de films documentaires en compétition et guère davantage dans les sélections parallèles ?

    Deux Palmes d’Or pour des films documentaires

    En 70 ans de festival, seuls deux documentaires ont glané l’Or et tous deux, chacun à sa manière, ont influencé les films de fiction.

    Avec Le Monde du silence en 1956, le commandant Cousteau et Louis Malle ont capté des images qui fascinent toujours. De ces images jailliront dix ans plus tard un James Bond dans Opération Tonnerre. Pensons aussi au film de Wes Anderson sur La Vie aquatique ou au récent biopic sur la vie du Commandant lui-même dans L’Odyssée de Jérôme Salle. Et pourtant, de nos jours, à l’instar de Gérard Mordillat, on peut s’ériger contre ce documentaire où l’on voit le mal que faisait et continue de faire l’homme en dynamitant les fonds marins ou en capturant des requins !

    C’est en 2004 que, sous la présidence de Quentin Tarantino pour Fahrenheit 9/11, Michael Moore obtient la Palme d’Or. C’est, selon moi, un film de type journaliste dénonciateur, un film politique anti-Bush, du Cash Investigation avant la lettre. Mais il est difficile de parler, à propos de celui qui l’a réalisé, d’un subjectivisme de création. Cette année-là, il y avait également en compétition le film enquête Mondovino et beaucoup de films de fiction majeurs…

     

    Cannes 2016 fut une bonne année pour l’exposition du documentaire

    En 2016, Ils ont été dix-sept à être projetés dans toutes les sélections, dont Risk de Laura Poitras (réalisatrice de Citizenfour, Oscar 2015 du meilleur documentaire), ou Les Vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz, tous deux en compétition à la Quinzaine des réalisateurs. Mais aucun en compétition officielle. Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier a été présenté avec légitimité dans Cannes Classic.

    En 2016, le marché du film a reçu 600 inscriptions de professionnels du documentaire accueillis dans le nouveau Doc Corner. Outre les 250 films du catalogue de la vidéothèque, 125 documentaires récents furent visionnés.

    Un grand débat s’est tenu sur le documentaire. Il a mis à l’honneur des réalisateurs de talent, dont l’italien Gianfranco Rosi. Son Fuocoammare, pour lequel il a passé un an sur l’île italienne de Lampedusa, avec ses habitants et ses migrants, avait gagné l’Ours d’Or de la Berlinale 2016. C’était le premier documentaire à recevoir cette récompense au festival de Berlin, et il a aussitôt été acheté dans 55 pays du monde entier. Son précédent film Sacro Gra avait reçu le Lion d’Or à Venise trois ans auparavant. Fuocoammare est sorti en France en octobre dernier.

    La cuvée 2017 du Documentaire à Cannes

    Nous pouvons simplement constater qu’aucun documentaire ne sera en compétition. Seront donc présentés hors compétition, Visages, villages de la réalisatrice française Agnès Varda et du plasticien JR, tandis que Raymond Depardon montrera en séance spéciale son documentaire 12 jours sur l’internement d’office, Claude Lanzmann Napalm sur la Corée du Nord et Al Gore son nouveau film sur le climat, An Inconvenient Sequel.

    Cannes ne leur servira ainsi que de vitrine, mais seront-ils aussi valorisés que si l’un d’entre eux revenait avec une distinction, un prix à médiatiser sur les affiches et les réseaux, et capable alors d’attirer les spectateurs des salles ?

    Je vous laisse juge !

    Dominique Bloch     

  • Amor, une production à l’arrache….

    Amor de Raphaël Rebibo, un film à l’arrache

     

    Quatre long-métrage en tant que Auteur Réalisateur Producteur, Raphael Rebibo est un réalisateur franco-israélien qui dès son premier film impose un cinéma qui questionne le spectateur et qui de ce fait aura toujours peiné à réunir les moyens financiers pour accomplir les projets de ses beaux scénarios.

     

    Nous avons pu le rencontrer chez lui à Paris dans les locaux de la société Magora Production qu’il codirige avec Martine Fitoussi. Leur société a coproduit avec Transfax film, Marek Rosenbaum, en Israël son 4ième film Amor en 2016.

     

    Une production à l’arrache, elle aussi car à 3 points près ce film ne peut encore bénéficier de l’agrément au CNC ; ce qui a pour conséquence de retarder un engagement de distributeur et une exploitation France.

     

    Des scénarios qui confrontent personnages comme spectateurs à des dilemmes !

    Dès son premier film tourné en Suisse, (où il a habité et travaillé pendant de longues années comme photographe de plateau, producteur exécutif) La Bulle/ L’Arrestation 1975, Raphael Rebibo nous entraine dans un univers kafkaïen où son héros (Bernard le Coq) subit un arbitraire abscons : un jeune écrivain voit son premier manuscrit accepté par un éditeur. Au moment où il annonce la nouvelle à sa fiancée (Catherine Lachens), trois individus de la Police Secrète viennent l'arrêter…film qui a reçu une critique en Israël et aux Etats-Unis une critique dithyrambique.

     

    En Israël en 1984 il tourne Edut Me'Ones (Forced Witness) où le scénario expose un cas de conscience cette fois-ci très réaliste : Ronit (Anat Atzmon), divorcée avec un enfant, est témoin du viol de sa voisine. C'est le seul témoignage que la police possède pour envoyer le violeur devant le tribunal. Gaby (Uri Gavriel) le frère du violeur, un homme bien sous tous rapports, vient faire pression pour  qu’elle renonce à son témoignage.

     

    Dans Makom L'yad Hayam (A Place by the Sea) en 1989 pour son deuxième film en Israël, il aborde une simple et belle histoire d’amour – avec 53 000 entrées en première semaine, ce film est considéré comme le premier film culte contemporain du pays – mais une histoire d’amour où les protagonistes voient leurs passés respectifs revenir en boomerang : lui Gaby (Alon Aboutboul)  à peine sortie de prison pour un crime qu'il n'a pas commis se trouve traqué par un requin du milieu. Elle, Perla (Anat Zahor) est menacée dans sa vie par son ex-proxénète qui essaie de la récupérer.

     

    Et c’est au tournant des années 2010 soit 20 ans plus tard que Raphael Rebibo écrit le scénario d’Amor, avec toujours ce même aiguillon : qu’aurais-je fait, que feriez- vous face à une telle situation ?

    Depuis trois ans Lila une jeune femme est clouée au lit. Dans sa situation elle n’attend plus rien de la vie. Sa mère veut la sortir de la chambre d’hôpital où elle s’est recluse. Son père ne peut lui proposer que d’accepter le sort que le Tout Puissant lui inflige. Daniel, l’homme de sa vie revient dans cette petite ville perdue. Son frère ainé est inquiet  par ce retour et plus encore par sa présence mutique. Lorsque Daniel rejoindra Lila, que va-t-il s’échanger dans le silence de leurs fors intérieurs ?

     

    Un film vibrant des émotions chaleureuses et douloureuses qui nous traversent tous au long de nos vies. Pas de pathos ni de psychologie explicative des comportements des personnages, pas de conflit israélo-palestinien. Un scénario qui pose avec pudeur le questionnement sur le libre arbitre, celui de chacun.

     

    Amor une production à l’arrache pour ce film arrache cœur

     

    Amor est un film produit à la force du désir et sans presqu’aucun soutien dès sa mise en production. C’est tout au long de sa préparation d’avant tournage, sur place, en 6 semaines qu’il a fallu jouer les équilibristes sans filet, 17 jours de tournage en tout et pour tout en mars pour éviter les fortes chaleurs des mois suivants. Un budget tellement serré que tout se devait d’être négocié et pensé avec rigueur, flexibilité et audace et cela concerne  tous les postes : les acteurs, l’équipe technique et les décors.

     

    C’est alors que se sont conjugués la petite notoriété de Raphaël Rebibo acquise pour ses films précédents tournés en Israël et l’impact du scénario sur les comédiens pressentis comme sur les propriétaires des lieux de tournages primordiaux du film. Un tournage tient parfois du miracle.

     

    Mais laissons le réalisateur nous conter quelques anecdotes de cette production à l’arrache :

     

    DB : Vous n’aviez pas tourné de long-métrage depuis plus de 20 ans, est-ce que vous avez abordé le tournage avec des doutes ?

     

    Raphaël Rebibo :

    Je n’ai pas eu le temps de douter. J’étais impatient mais je ne voyais plus rien. Tourner en Israël, c’est de nos jours comme construire un bateau au milieu du désert. Une fois que j’ai pu réunir une équipe et des comédiens, j’ai lancé la chose et je n’ai plus pensé ! Et cela jusqu’à la fin du tournage, voir même à la fin du montage. J’ai fait ça en très peu de temps avec très peu de moyen.

     

    Mon scénario n’est pas issu d’un fait divers mais d’une question celle du film que je me suis posé à moi-même. Quand je l’ai eu terminé, je demandais à ceux à qui je le faisais lire «Si toi tu étais dans cette situation que ferais tu?»

     

    Et cette question qui est vraiment à la base de ce film m’a beaucoup aidé pendant la production du film. En effet nous devions tourner pendant 5 jours entiers dans un hôpital. Ça coutait beaucoup trop par rapport à notre réalité de producteur. Nous n’avions prévu que des clopinettes. Alors j’ai proposé à la responsable de l’hôpital qu’elle lise le scénario avant que je lui fasse une contre-proposition. Elle a lu le scénario et a décidé de nous laisser le lieu sans argent. Vous voyez le sujet et son questionnement lui semblait une cause à soutenir comme une sorte d’engagement citoyen personnel !

     

    Les comédiens ont eux aussi cru à la force de ce scénario, c’est eux pour la plupart qui ont convaincu leurs agents d’accepter les conditions minimales de leurs salaires pour avoir le rôle. D’ailleurs concernant le choix des acteurs j’ai dû pratiquer de façon différente des réalisateurs du pays. En Israël, le moment du casting perdure une année, les réalisateurs font pour ainsi dire passer des castings à tout le monde. Moi je n’agis pas de la sorte à la fois faute de temps mais aussi par choix personnel. Je vais voir ce que les acteurs font au théâtre ou je visionne les films où ils apparaissent. Je fais lire le scénario et je ressens si la personne accroche sans faux semblant.

     

    Pour Amor l’actrice qui tient le rôle principal, Or Ilan, celui de Lila, était au prestigieux théâtre national « Habima » de Tel Aviv depuis cinq ans. C’est sa première expérience devant l’objectif d’une caméra. J’avais fait le tour d’autres actrices qui avaient une notoriété. Mais elle, elle s’est pour ainsi dire accrochée à moi ou moi à elle plus exactement : j’ai vu un signe dans la façon dont elle a lu le scénario, la façon dont elle l’a reçu. Je pouvais oser la mettre devant la caméra et je n’ai pas eu à m’en plaindre !

     

    DB : Pour l’équipe technique en particulier le directeur de la photo, quelle fut votre démarche ?

     

    RR : Comme ce film s’est fait sans argent j’ai dû essuyer le refus fort compréhensible du directeur de la photo le plus coté de nos jours en Israël. Il m’a dit « désolé je ne peux pas ! » Donc je n’avais pas le luxe de vraiment pouvoir choisir. J’ai cherché quelqu’un avec un certain bagage, une certaine expérience et capable d’accepter ma réalité de production. Donc mon choix fut un choix mêlant mon instinct et mon expérience.

     

    En Israël même après vingt-ans, j’ai encore un petit nom. On se souvient de l’Arrestation (La Bulle). Pour Amor cela a été d’importance puisque les syndicats agissent à la façon américaine : un comédien  ou un technicien ne peut travailler en dessous du minimum syndical. Mais j’ai pu et je ne peux que les remercier, sur ma notoriété antérieure obtenir une dérogation pour travailler à 50% du tarif minimum syndical.

     

    Un village aux habitants généreux !

     

    RR. A part les 5 jours d’hôpital, j’ai pu tourner dans un même village toutes les autres scènes du film. Là encore les économies (déplacements chronophages en argent comme en temps) étaient au rendez-vous.

     

    Dans ce village se trouvait un restaurant huppé servant un Brunch-Buffet à volonté de haute gastronomie végétarienne. La lecture du scénario a aussi agi sur la propriétaire ; très émue, elle nous a ouvert son cœur, sa maison et les portes dans le village jusqu’à nous offrir, je dis bien nous offrir chaque jour, à toute l’équipe le petit déjeuner à 4 heures du matin à la lisière de l’aube dans ce décorum magnifique. Pour l’équipe technique c’était comme si une production d’Hollywood leur offrait ce Luxe !

     

    Car l’intendance du manger et du boire est d’importance lors des tournages en Israël. Je me rappelle de Jean Boffety qui signa la photo de Makom L'yad Hayam, Il n’avait pu que s’étonner de voir l’équipe manger et boire entre chaque plan. Et il avait raison, Là-bas on ne peut que faire avec ! Dès qu’on dit « cut » sur le plateau, tous vont se diriger vers le buffet qui se doit d’être toujours dressé et approvisionné. Et bien sûr il faut ramener comédiens et techniciens du buffet vers le plateau pour le prochain plan.

     

    Sur le tournage d’Amor, c’est Martine Fitoussi qui avec le peu d’hébreu qu’elle connait, arrivait à obtenir le silence (Sheket !), et à les faire revenir sur le plateau. Les israéliens ne connaissent pas la discipline. En France l’équipe à le respect du plateau et la rigueur du Action, en Israël pas vraiment, la non-hiérarchie, l’égalitarisme des kibboutz originel a laissé des traces, rappelons que Ben Gourion servait le soir à table dans la salle à manger les autres membres du kibboutz après sa journée de Premier Ministre terminée au Parlement !

     

     

     

    Propos recueillis par Dominique Bloch

     

  • Nous, les intranquilles

    Nicolas Contant, ciné 2008, projette sur plusieurs dates le film qu'il a réalisé : Nous, les intranquilles :

    – le 11 mai à 20h30 au Théâtre de La Parcheminerie à Rennes dans le cadre du Festival Des Histoires, en présence de Nicolas Contant (séance précédée d'un atelier-rencontre à la bibliothèque de La Bellangerais à 17h)

    – le 11 mai à 18h à la BPI du Centre Georges Pompidou à Paris, des extraits seront montrés dans le cadre d’une discussion organisée par Le Blog Documentaire autour des pratiques collectives de réalisation cinématographique. En présence de Fred, Sébastien et Christelle du Groupe Cinéma du centre Artaud

    – le 30 mai à 20h30 à l’American Cosmograph à Toulouse

    – le 7 juin à 9h à Lorquin 

    – le 9 juin à 15h au théâtre de Gennevilliers en présence de Nicolas Contant et de plusieurs membres du Groupe Cinéma du centre Artaud

    – le 12 septembre à 20h au CGR Ciné City de Troyes en présence de Nicolas Contant et de plusieurs membres du Groupe Cinéma du centre Artaud

    – le 14 septembre à l’Opéra à Reims en présence de Nicolas Contant et de plusieurs membres du Groupe Cinéma du centre Artaud

    – le 13 octobre à Oléron en présence de Nicolas Contant et de Fred d’Humapsy

    – le 24 novembre aux 400 coups à Angers en présence de Nicolas Contant et de plusieurs membres du Groupe Cinéma du centre Artaud

    (en cours d’organisation au Mans, Blois, Nîmes, Montpellier, Paris, Cholet, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, etc.)

     

     

    Toutes les séances sont annoncées sur : https://www.facebook.com/nouslesintranquilles/ 

    Synopsis:

    Nous les intranquilles commence au centre d’accueil psychothérapeutique Artaud. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif.

    Les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant ensemble du projet artistique, ils montrent qu’un autre monde est possible.

    A propos du film:

    Extrait : https://vimeo.com/198998654 

    un interview : https://www.moncherwatson.fr/single-post/2017/03/02/Nous-les-intranquilles  

    un article : http://www.cinemas-utopia.org/avignon/index.php?id=3613&mode=film   

    Le Facebook : https://www.facebook.com/nouslesintranquilles

     

  • ARRI recherche chargé(e) du marketing technique pour sa nouvelle filiale française

    Description du poste :

    Chargé(e) du marketing technique travaillant en support de l’équipe de développement commercial et marketing déjà présent en France, votre fonction principale sera de promouvoir les produits et conseiller et former les clients à l’utilisation optimale de ces derniers.

    Vous animerez des workshops, événements et stands de salons, ainsi que des démonstrations individuelles ou de groupe.

    Vous serez amené(e) à assister les clients et les revendeurs concernant tous les aspects techniques des matériels caméras, optiques et accessoires ainsi que le workflow. Vous serez responsable de la gestion du matériel de démonstration (stock, entretien, logistique).

     

    Compétences requises :

    Techniques de l’image cinématographique et audiovisuelle ;

    Caméras numériques, optiques et accessoires professionnels ; 

    Workflow et outils liés à la gestion de l’image numérique (data management, color management, etc.)

    Outils informatiques tels que Word, Excel, Power Point

    Très bon niveau d’anglais, lu, écrit et parlé.

     

    Qualités demandées :

    Grande polyvalence en raison de la petite taille de la structure

    Dynamisme, fibre commerciale et bon relationnel

    Bonne communication et pédagogie

    Rigueur et sens de l’organisation

    Cinéphilie

     

    CDI avec période d’essai renouvelable

    Rémunération en fonction du niveau de compétences et d’expérience

    Poste basé à Paris

    Déplacement à envisager en France et à l’étranger (Clientèle, tournages, formation, salons et évènements).

     

    CV et lettre de motivation à :

  • RETOUCHEUR/EUSE PHOTO Junior (CDI) à Boulogne Billancourt

    Offre d’emploi : RETOUCHEUR/EUSE PHOTO Junior (CDI) à Boulogne Billancourt

    Le laboratoire Initial, cherche un(e) retoucheur(euse) à plein temps, polyvalent, qui puisse répondre à une clientèle très éclectique : Presse, Mode, Beauté, Auteurs, Tirages d'expo etc

    Les missions :
    Gestion de la chaine graphique, retouche beauté, chromies, numérisations de supports argentiques (sur Imacon et Frontier), tirages Lambda et jet d’encre, mise en page …

    Profil recherché :
    Personne dynamique, très bonne connaissances de la suite Adobe (Photoshop, Lightroom, inDesign, Bridge), bon relationnel impératif. Solides connaissances en scan et tirages (jet d’encre/lambda)

    Poste à pourvoir dès maintenant.

    Les personnes intéressées peuvent contacter rapidement :

    Camille RICHER

    01 46 04 91 44

    http://initial-labopro.fr/le-sens-de-l-image.php

  • Expostion Pierre Boulat (Photo 1942) à le Galerie Cinema

    La Galerie Cinema Anne-Dominique Toussaint présente, du 5 avril au 6 mai 2017, "A Life of Love", une rétrospective Pierre Boulat (Photo 1942), photographe qui se passionne très jeune pour l’image en intégrant l’Ecole nationale de photographie à 16 ans et qui, après la Seconde Guerre mondiale, deviendra rapidement un des plus grand photoreporter de sa génération.

    Pierre Boulat a contribuera à rendre iconiques des figures célèbres de la mode et du cinéma avec une délicatesse certaine. Délaissant la mystification des stars établies ou en devenir, il privilégiera toujours un regard sincère, intime et amical.

    Pierre Boulat sera également très proche de l’univers de la mode, surtout d’Yves Saint Laurent qu’il suivra pendant des années. De cette relation reste des clichés mythiques ayant inspiré toute une génération d’artistes.

     

    "A Life of Love"

    Du 5 avril au 6 mai 2017

    Galerie Cinema

    26, rue Saint-Claude – Paris 3e