• Nos enfants nous accuseront

    Nos enfants nous accuseront

     » Nos enfants nous accuseront  » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

    Séance du 4 novembre 2008 aux 7 parnassiens à 20h30 de « Nos enfants nous accuseront ».

    Ce documentaire produit et réalisé par Jean-Paul JAUD est d’une qualité cinématographique exceptionnelle.
    Jean-Paul JAUD a suivi pendant un an la vie de ce village de Barjac (village du Gard) et la démarche pour un environnement sans chimie agricole initiée par son maire qui a su emmener avec lui ses concitoyens parents, grands-parents, professeur des écoles, cuisiniers, enfants,…. qui deviennent acteurs de leur avenir.

    Ce documentaire traité magistralement par Jean-Paul JAUD tant au niveau de sa construction que de la qualité de l’image et du son est un véritable exemple d’un cinéma documentaire abouti. Tout en respectant la parole des uns et des autres le réalisateur a su tisser cette histoire qui ponctue les saisons, aiguise notre colère, nous fait sourire, touche notre affecte et nous met en face de nos responsabilités en tant que citoyens de France et du monde.

       

    Il faut aller voir ce film pour se faire une opinion sur ce que la chimie nous propose depuis une bonne trentaine d’années,

    Il faut aller voir ce film quand on est un étudiant en cinéma et audiovisuel pour apprécier la qualité d’une réalisation,

    Il faut aller voir ce film quand on est un professionnel accompli de l’image et du son et qu’en plus de la réalisation on souhaite se rendre compte de ce que donne un report en 35 d’un film tourné en HDCAM (Sony 750 pour les intimes !) et projété dans une salle lemda,

    Il faut aller voir ce film pour que nous puissions en parler tous ensemble.

    En ce qui me concerne je ne regarderai plus mon assiette comme avant !

    Gilles FLOURENS (Cine 71

  • Le Premier Jour du reste de ta Vie

    Un simple mot pour saluer le travail de Antoine MONOD (Cinéma 1997) qui signe là son troisième long-métrage ainsi que sa quatrième collaboration avec le réalisateur Rémi BEZANCON.
    Ce qui me pousse à écrire, c’est la justesse du travail que j’ai pu voir, la qualité au service de la narration; car je suis souvent gêné, dans le cinéma français, par le décalage entre l’image et le scénario, ou par un certain manque de savoir-faire. Et j’ai été ravi par le niveau d’exigence qui parcourt ce film, depuis le scénario et le jeu des excellents Jacques GAMBLIN, Zabou BREITMANN (et tous les autres, absolument tous), jusqu’au moindre détail de décors et costumes, la qualité du son et du montage, en passant donc par la recherche accordée à l’image.
    Certains pourront dire que le film est trop sensible et rempli de clichés, mais ce qu’on peut dire le plus souvent des clichés, c’est qu’ils sont vrais.
    Et l’ensemble de ce film est vrai.
    J’encourage tous les votants aux Césars à noter ce film…

  • La Cloche a sonné

    Et bien voilà un bon film à côté duquel il serait dommage de passer.
    D’abord c’est une très bonne comédie qui m’a fait rire dès la première minute. Tout y est tellement réussi qu’on se demande si c’est vraiment un film français. Le scénario, traitant des stages de retour sur soi, auto-management et néo-psychanalise de groupe, est d’une parfaite cohérence (à part une faiblesse pour conclure). La mise en scène ne révolutionne pas le cinéma, mais il est rare qu’elle soit autant tenue et subtile. Tous les comédiens sont parfaits : LUCHINI, en gourou « new age » est au sommet de son art; il y avait longtemps que je n’avais pas vu CLUZET aussi excellent et tous leurs partenaires sont à un niveau d’investissement assez rare. L’image est parfaite : j’ai toujours pensé que Romain WINDING était bon, mais là il fait preuve de grand art, que ce soit au niveau de la lumière où celui de la caméra, fixe ou en mouvement (particulièrement un très léger travelling avant sur le visage de Luchini venant de marcher sur une chips). Pareil pour le son, si tout le cinéma français était à ce niveau de clarté et de subtilité, l’expérience en salle serait beaucoup plus agréable.
    Enfin, bref, courrez le voir, vite avant qu’il ne quitte l’écran. Et surveillez bien l’avenir de ce réalisateur..

  • H2G2

    H2G2

    Hier soir, vu l’adaptation américaine de la série culte de radio BBC, « le Guide du Voyageur Galactique (the Hitchhiker’s Guide to the Galaxy) ».

    Un jeune anglais apprend par son meilleur ami premièrement que celui-ci est un extra-terrestre, deuxièmement que la terre va être détruite. Seule solution de survie, faire de l’auto-stop (hitchhike) et embarquer en clandestin à bord d’un des vaisseaux spatiaux venus détruire la terre. Après, il faudra se référer au fameux « Guide » en suivant son précepte majeur : « ne pas paniquer ».

    A part le fait que c’est assez drôle, « Galactica » revu par les « Monthy Python », ce qui m’a frappé le plus, c’est, au générique de fin, le nombre de noms français dans l’équipe d’images de synthèse, par ailleurs fort réussies.

  • Voyage en Mémoires Indiennes

    Voyage en Mémoires Indiennes

    « Un documentaire poignant de Jo Béranger et Doris Buttignol » (Le Monde).

    « Images d’archives (bouts d’actualités, de films professionnels ou amateurs) et témoignages dignes éclairent un dossier plus ténébreux qu’on ne l’aurait cru » (Télérama).

    Le documentaire dresse le portrait bouleversant de générations perdues et nous mène régulièrement aux bords des larmes (http://cinema.tiscali.fr).