L’image en relief (ste?re?oscopique), depuis son invention au XIXe?me sie?cle, a connu trois vagues de popularite? qui n’ont pas perdure?, essentiellement a? cause de contraintes techniques. Avec l’arrive?e des technologies nume?riques, nous assistons depuis la fin des anne?es 2000 a? une nouvelle vague de popularite? du relief, amorce?e notamment gra?ce au succe?s du film Avatar. Les progre?s apporte?s par le nume?rique ont permis de supprimer un nombre conside?rable de contraintes de l’image en relief.
Si l’image en relief est de?sormais plus simple a? re?aliser et a? diffuser (que ce soit au cine?ma, a? la te?le?vision ou sur d’autres supports), se posent aujourd’hui les questions suivantes : Comment utiliser le relief ? Comment adapter les usages de la photographie et du cine?ma a? ce proce?de? ? Comment tirer parti de ce nouvel attribut de l’image pour en renforcer le sens ? Dans ce contexte, un des parame?tres de l’image semble poser proble?me : le flou. Il est conside?re? par beaucoup de ste?re?ographes comme e?tant un e?le?ment incompatible avec l’image en relief. Pourtant des productions re?centes inte?grent le flou et il ne semble pas engendrer de perturbations importantes.
Ce me?moire vise donc a? e?tudier certains des effets qui sont attribue?s au flou dans les images en relief afin de ve?rifier ses conse?quences, ses limites et ses utilisations potentielles. Cette e?tude sera constitue?e de tests permettant de connai?tre les influences du flou sur l’image en relief au niveau psychophysique, esthe?tique, du confort et de la visualisation.


