De l’ordinaire dans le documentaire sériel photographique contemporain

L’urgence est devenue le temps des me?dias. Nous sommes quotidiennement confronte?s a? un flux ininterrompu d’informations visuelles et textuelles. Souvent, la photographie doit être spectaculaire, perçue comme le paroxysme d’un e?ve?nement. Elle doit marquer le regardeur. Mais, a? l’heure actuelle, que peuvent encore nous raconter les photographies d’instants de?cisifs ? Face a? l’e?puisement de notre regard et a? la lassitude d’images vite oublie?es, re?siste et s’e?tend une photographie d’un temps diffe?rent, celle du temps faible. Certains photographes interrogent de?s lors le commun, le quotidien, l’ordinaire, le banal, l’infraordinaire… au travers d’une approche principalement documentaire. Notre re?flexion portera ici sur une spe?cificite? du documentaire photographique: la forme se?rielle, l’expressivite? de cette forme faisant e?cho au rythme monotone de l’ordinaire.

Ce travail propose d’introduire une re?flexion sur l’inte?re?t et la pertinence de la forme se?rielle dans le documentaire photographique; aussi bien au niveau de la temporalite? instaure?e au service de l’ordinaire que de la mise en espace et de la re?ception des documentaires se?riels photographiques.