• Udo Zembok : Les espaces de la lumière, photographié par Henri Gaud (Photo 78)

    Vitraux civils (siège de la banque ING à Amsterdam, polyclinique de Moulins, laboratoires Weleda, Allemagne, etc.), verrières pour des édifices religieux ou conventuels (cathédrale Notre-Dame de Chartres, oratoire Calvin à Genève, The Mount Camphill à Wadhurst, etc.), c’est une rétrospective sur 30 ans de création internationale que propose cet ouvrage, catalogue de l’exposition organisée par le Centre international du Vitrail, à Chartres, du 22 mars 2008 au 31 janvier 2009 .

    Plus de 50 vitraux, tableaux de verre, œuvres sculptées retracent l’évolution picturale et technique de l’artiste, depuis ses premières réalisations, en 1977, pour l’église Saint-André à Amsterdam, jusqu’au parking « cathédrale » de Troyes, inauguré en décembre 2007.
    S’affranchissant des réseaux de plomb, Udo Zembok met en œuvre de très grandes plaques de verre coloré, fusionnées entre elles et thermoformées dans de vastes fours.

    «À la recherche de la grande surface, de la paroi où le langage de la couleur peut s’exprimer pleinement», il y a toujours, chez Udo Zembok, « dans un petit format, l’essence d’un grand ». Udo Zembok a reçu de nombreux prix, dans de nombreux pays, consécration de ses grands chantiers architecturaux et de son œuvre de plasticien verrier.

    Site d’ Udo Zembouk

  • Paroles de documentaires

    Comment déverrouiller la mémoire, comment faire ressurgir les souvenirs ? La reconstitution est implicite à tout documentaire relatif au passé.

    Quatre films seront à l’appui de ma réflexion, me permettant d’étudier quelques-unes des figures de la reconstitution : Casque bleu de Chris Marker, Paroles d’otages de Jean-Claude Raspiengeas et Patrick Volson, Shoah de Claude Lanzmann, et S21 La machine de mort Khmère rouge de Rithy Panh.

    Quels dispositifs, liés à une action passée qui a déjà eu lieu, les réalisateurs mettent-ils en place ? Quelles réactualisations proposent-ils aux vivants pour réveiller leur mémoire, pour les extraire de leur vie présente afin qu’ils se meuvent dans le temps ? Ces quatre films permettent d’entrevoir une « gradation » dans la reconstitution, allant du degré zéro dans le film de Chris Marker à la situation la plus complexe dans celui de Rithy Panh : un personnage face caméra qui livre une parole brute dans Casque bleu ; une reconstruction des lieux qui crée un déclenchement émotif et réactive la mémoire des circonstances pour un témoignage descriptif dans Paroles d’otages ; une « nouvelle forme » de la reconstitution qui réussit à rendre la parole à l’indicible et à évoquer l’irreprésentable sans le montrer dans Shoah; une mise en situation extrême qui fait ressortir la mémoire des corps et des gestes pour les délivrer du mal qui les ronge et engager un processus de deuil dans S21.

    Ce corpus de films permettra d’appréhender comment la reconstitution de faits véridiques concourt à la réminiscence de l’événement qui a bouleversé l’existence d’un être, et dans quelle mesure cette remise en mémoire affecte le réel de l’événement. A l’opposé, Denis Gheerbrant travaille une parole au présent, sans dispositif dans le profilmique – ou avec un dispositif minimal puisqu’il incarne lui-même le dispositif !

    De la relation très intime nouée avec Cédric dans La Vie est immense et pleine de dangers, à un mélange de rencontres préparées et hasardeuses dans Et la vie, et enfin à des rencontres totalement aléatoires dans Le Voyage à la mer, Denis Gheerbrant va bien au-delà d’une observation participante : par son implication, par la relation et les échanges qu’il noue avec ses personnages, il dévoile le présent, il laisse à leurs paroles l’occasion de se découvrir à elles-mêmes, de se construire. Entre ces deux extrémités du spectre, incarnées par Rithy Panh d’un côté et par Denis Gheerbrant de l’autre, toutes les combinaisons sont possibles…

    Mais que la parole soit au présent ou au passé, la finalité recherchée est la même pour tous : comment faire naître une parole de l’ordre de la révélation ?

  • Quelle lumière pour quelle pénombre? Réflexions sur les qualités de lumière et les effets produits sur la perception de la pénombre au cinéma.

    La pénombre est un état lumineux qui soulève une question importante : Comment rendre la sensation de sombre au cinéma ? Cette sensation repose sur plusieurs éléments dont l’opérateur va devoir se soucier. La culture du spectateur, la physiologie de l’oeil, l’environnement dans lequel les images sont reçues, en sont des exemples.

    Quelle pénombre pour quel film ? Les images sombres au cinéma sont souvent regroupées en deux catégories. Tout d’abord, celle des images pénombrales. Elles se rapprochent de la vision scotopique que l’on peut avoir lorsque nous évoluons dans un environnement sombre.

    Ces images ont sur nous un impact particulier. Elles peuvent mettre mal à l’aise en nous plongeant dans une atmosphère à laquelle nous ne sommes pas habitués au cinéma, et, peuvent également révéler une réalité de perception que ne nous procureront pas forcément les images conçues selon les codes cinématographiques. Lorsque nous allons au cinéma, nous sommes conscients d’être spectateurs d’une mise en scène. Nous ne sommes pas dupes du mensonge photographique dont il est très souvent question. Exprimer la pénombre au cinéma, ne signifie pas forcément la traiter réellement. C’est justement le cas de la seconde catégorie d’images dont il est question.

    L’adaptation du clair-obscur pictural au cinéma a donné les images low key. Elles ne ressemblent en rien à ce que nous pouvons voir dans la réalité, mais, nous les percevons comme sombres, grâce aux conventions, aux habitudes, mais aussi aux mécanismes physiologiques qu’elles mettent en jeu.

    Dans les deux cas, les choix techniques – au tournage et en postproduction –, la direction d’acteur, le choix des décors… seront autant de paramètres que l’opérateur devra articuler, avec les autres chefs de postes, afin d’arriver à la sensation de sombre voulue. Restera alors au directeur de la photographie de se tourner vers le type de pénombre qui soulignera le mieux la force du récit, et qui satisfera au mieux les désirs du metteur en scène.

  • 22 novembre 2011 – L’ENSLL participe au Forum de la découverte des métiers de la création

    L’Ecole participera le 22 novembre 2011 au Forum de la découverte des métiers de la création

    Mardi 22 novembre 2011 de 10h à 17h
    Centre d’Information et Documentation Jeunesse
    101 quai Branly
    75015 Paris

    L’objectif de ce Forum organisé par le Centre d’Information et Documentation Jeunesse est d’informer les jeunes scolaires, étudiants, professionnels et demandeurs d’emploi sur les métiers et les filières de formation en Ile de France des secteurs de la création. La manifestation traitera plus particulièrement de la communication visuelle dans toutes ses applications (arts graphiques, cinéma, audiovisuel, 3d, cinéma d’animation…), Mais aussi de certains métiers d’art qui nécessitent un sens artistique et une maitrise technique et esthétique (ferronnerie, sérigraphie, art floral, peinture décors, maquillage..).

  • Dictionnaire de la musique et de la prise de son de Bernard Guiraud (Son 78)

    Un concertiste, une cantatrice, un orchestre symphonique, un quatuor, un groupe de Rock, un chanteur de variétés qui part en tournée à l’étranger sera confronté en tout premier lieu à un problème de langue. Un lexique bilingue français – anglais des termes de la musique et du son devient alors un outil de communication indispensable.

    Cet ouvrage s’adresse aux différents professionnels du monde de la musique, qu’ils « appartiennent » à l’artistique, à la technique ou à la production : chefs d’orchestre, musiciens, chanteurs, régisseurs d’orchestre, preneurs de son, chargés de production, agents artistiques, backliners, etc.

    Les nombreux termes de musicologie et d’organologie intéresseront également les musicologues, les professeurs, les luthiers, les traducteurs, les étudiants et tout simplement les mélomanes. Plus de 4500 termes et expressions de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais ainsi que des annexes thématiques (théorie musicale, durée des notes, intervalles, clés etc. De A comme « abrégé et pilotes » en passant par « electrical cabinet », « caisse de résonance », « transposing instrument », « isorythmique », « great organ manual » etc. Ce corpus est complété par un tableau de conversion.

  • Utilisations du casque pour le comédien en enregistrement de fiction radiophonique

    Téléchargement du mémoire : Partie B

    Téléchargement du mémoire : Partie C

    Téléchargement du mémoire : annexes

    Le mélange entre la voix et la bande sonore dans une fiction radiophonique est toujours problématique. La séparation des étapes de création font que le comédien joue en silence et que les sons sont ajoutés ensuite au montage, le privant de toute interaction avec la bande sonore. Pourtant l’interaction amène l’échange, donc la vie.

    Ce mémoire propose comme solution l’utilisation du casque audio pour le comédien. Immergé dans un monde sonore proche de la bande sonore désirée par le metteur en scène, le comédien peut alors improviser, réagir à la bande sonore, ajuster son jeu et son rythme par rapport à un décor, un lieu, un univers qui lui sont suggérés par l’écoute.

    Une étude théorique reprenant le fonctionnement de l’audition, de la phonation, associée à une réflexion autour du comédien et de la pratique de l’enregistrement, conduit ce mémoire à l’élaboration d’une proposition d’utilisation du casque en enregistrement de fiction radiophonique, du choix du matériel au choix des sons.

  • La délégation norvégienne d’Hugo Boris (Ciné 2005)

    Message d’Hugo Boris

    Bonjour,

    Je voulais vous annoncer que mon nouveau roman, La Délégation norvégienne, vient de paraître chez Belfond.

    J’ai relevé un pari littéraire un peu costaud : commettre la première intrigue criminelle où l’assassin serait le lecteur en personne.

    Fastoche. Même pas peur.

    Dans la typologie des criminels célèbres de la littérature, l’Oulipo a relevé, il y a quelques années, que seule cette piste n’avait jamais été explorée. Il est arrivé que le meurtre soit commis par plusieurs personnes à la fois, un enfant, un animal domestique, voire le narrateur lui-même, qu’il soit déguisé en suicide, ou en accident, qu’inversement, une mort naturelle soit déguisée en meurtre, et on sait depuis longtemps que l’assassin n’était pas dans la Chambre jaune. Mais le lecteur, qui est pourtant parti prenante de l’intrigue qui se joue pour lui a toujours été innocenté. Mettre fin à son immunité est l’espoir de ce texte.

    Et pour donner la sensation physique au lecteur qu’en tournant les pages, il assassine volontairement l’un des personnages du livre, j’ai proposé à Belfond de revenir à un ancien procédé de fabrication, consistant à ne pas le massicoter avant diffusion : pour que lire redevienne un geste qui s’effectue à l’arme blanche.

    Pour vous donner une idée de l’atmosphère, fortement enneigée et forestière :

    La Délégation norvégienne (Hugo Boris, éditions Belfond).

    « Est-ce l’alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l’on s’assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S’appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ? »

    Sept chasseurs pris par la neige. Sept naufragés qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guettent. Prisonniers ? D’une île à la rigueur, mais d’une forêt ? Ils le sont bien pourtant, serrés par les arbres. L’un d’eux commence à douter : et s’ils n’étaient pas victimes du hasard, de la malchance ? Il y a une logique dans l’organisation de ce mouroir, derrière la fatalité de cette neige imperturbable. Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu’il est condamné, qu’il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène : assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d’une intelligence. Il devine qu’ils en sont devenus les pantins, prisonniers d’une trame dramaturgique sur laquelle ils ne peuvent rien. Ou presque.

    Le Baiser dans la nuque vient également de paraître en poche.

    Bises et à bientôt,

    Hugo

    Le livre a reçu le premier prix littéraire des Hebdos en Région

  • Le triangle, essai sur la triangulation de Dominique Perrouault (Son 71)

    Dans un contexte social où les structures classiques sont remises en question, transformées ou supplantées, l’auteur présente une approche originale d’un thème très ancien : celui du triangle.

    La symbolique qui lui est associée, chère aux philosophes grecs, vient à la rencontre de la pratique du « tiers » dans les relations humaines. C’est une approche psycho-philosophique qui permet, grâce à l’abord mathématique et linguistique, d’élargir le champ psychique à celui de la culture. C’est en termes de fonctions psychiques que la triangulation est abordée.

    Elles sont ici décrites selon une approche développementale dans la triangularisation des relations établies par le petit d’homme et selon une orientation pratique des compréhensions psychiques de situations complexes. Le tri, ter et le tiers sont les formes et les scansions du triangulaire dans le psychisme humain qui sont développées dans cet ouvrage.

    La forme de triangle étaye la dimension théorique, la soutenant par la mise en contrainte du texte et une illustration où l’inconscient de l’art souligne le sujet du texte.

  • L’agogisme ou comment se débarrasser des prétentieux de Bernard Guiraud (Son 78)

    “D’un autre côté, beaucoup d’hommes politiques savent utiliser des mots qui veulent dire quelque chose dans des discours qui ne veulent rien dire.

    L’agogisme, c’est un peu le contraire ; c’est signifier quelque chose avec des mots qui ne veulent rien dire. L’agogisme est un pédantisme salvateur qui sert à bousculer la suffisance.

    L’agogisme permet de bouleverser les certitudes des gens qui se trouvent importants et qui portent un intérêt excessif à leur propre personnalité. L’agogisme nous a surtout bien fait rire tout en nous cultivant. L’agogisme n’est en réalité qu’un simple guide de tranquillité, une simple technique pour éviter les pénibles.

    L’agogisme c’est : les mots contre les maux…” L’agogisme, c’est aussi l’art de créer de nouveaux mots astucieux et malicieux: bistrottoir, admiroir (suivez mon regard), alcoolyte, euphorisme, fièvrier, fossoigneur, phrasque, zérotique…

  • A la découverte de la photo avec mon reflex Nikon d’Arthur Azoulay (Photo 2008) et Aurélie Coudière

    C’est un ouvrage dédié à l’apprentissage de la photo numérique avec un reflex Nikon. Co-écrit par Arthur Azoulay* et Aurélie Coudière, tous deux photographes professionnels et formateurs, ce guide s’adresse au photographe qui souhaite en savoir plus sur l’utilisation de son matériel Nikon.

    Plus qu’un nouveau mode d’emploi amélioré du matériel Nikon, c’est bien d’un guide de photographie numérique dont il s’agit. Le livre reprend en effet tous les principes et notions indispensables à connaître pour améliorer vos prises de vues. Cours de photo adapté au matériel reflex Nikon, c’est un ensemble complet qui aborde tous les domaines de la photo numérique.