• Rencontre avec Erwan Kerzanet, chef-opérateur du son

    Le 25 février dernier, Erwan Kerzanet et les différents membres de l’équipe son [1] recevaient le César 2022 du meilleur Son pour Annette, film de Leos Carax également césarisé pour sa réalisation et déjà récompensé du Prix de la Mise en Scène au dernier festival de Cannes. Ce prix constituait un moment idéal pour interviewer Erwan – ancien de Louis-Lumière (promo Son 1997) – et aborder différents sujets comme son parcours professionnel, les rencontres importantes l'ayant jalonné, sa collaboration avec Leos Carax ou encore sa vision du métier aujourd’hui.

                                   

    Comment est né ton intérêt pour le son et à quoi l’attribues-tu ?

    Ce qui m’intéressait au départ, avant de m’occuper de son, c’était avant tout de participer à la fabrication de films, notamment pour le côté collectif. Mon père travaillait dans le théâtre, je connaissais par lui la vie de troupe et ma mère était scripte. Elle était remariée avec un cadreur qui avait lui-même fait Vaugirard [2] en 1954, Gilbert Duhalde, et qui travaillait entre autres avec Pierre Lhomme[3]. Toute cette famille était plutôt heureuse dans son rapport au travail. Mon intérêt pour le son est venu se greffer sur ce désir premier. Je faisais un peu de musique et ma mère m’a orienté vers le son.

     

    Quels souvenirs gardes-tu de tes études à Louis-Lumière ?

    J’attache pas mal d’importance au côté structuré du travail. Un peu comme en architecture, on peut construire si la structure portante est fiable. Je crois que cette approche a été en grande partie instillée par les cours de Jean-Paul Bourre. C’était un cours solide basé sur l'aspect « ingénierie », au sens où on apprenait à définir des synoptiques de travail, à associer telle machine avec telle autre, à faire des croquis de ce que l’on voulait faire et à comprendre avec un peu de distance pourquoi on faisait ces choix-là. En quelque sorte, on apprenait à ne pas confondre la fin et les moyens.

    Sur un autre plan, les cours de Pascal Spitz[4] (musique), de Christian Hugonnet (acoustique) et de Christian Cannonville[5] (écoute et prise de son) m’ont profondément intéressé, de même que ceux sur la radio ou le live. Et quand certains cours étaient moins pointus, comme l’analyse filmique par exemple,  j’allais suivre les séances du « Jeudi soir » avec Jean Douchet à la fac de Jussieu où j’avais étudié avant Louis-Lumière.

    Avec le recul, la scolarité à Louis-Lumière est particulièrement intéressante pour sa transversalité. C’est une chance pour quelqu’un qui veut faire du son de cinéma de suivre une formation qui investisse aussi bien la musique ou la radio… mais aussi la photo. Cela  permet à l’étudiant d’imaginer des passerelles entre différents espaces de travail, notamment l’image et le son. Parce qu’en réalité, lorsqu’on sort de l’école, on va apprendre vite ce qui nous servira concrètement à gagner notre vie : tenir une perche, poser des HF, etc. En revanche, ce que j’ai fait à l’école et qui ne relevait pas forcément de mon futur métier me sert énormément. Notamment le rapport à la musique et la photo. J’ai passé de nombreuses heures à enregistrer des groupes au studio. Et je crois avoir fait partie de la dernière promotion Son à pouvoir utiliser le labo photo noir&blanc. Je faisais beaucoup de tirages et j’avais presque plus de connexions et d’échanges à ce moment-là avec les étudiants en Photo qu’avec mes camarades de Son.

    D’ailleurs, à ma sortie de Louis-Lumière, je ressentais encore un manque dans ma capacité à rencontrer l’image. J’ai choisi de prolonger mes études par un DEA (master2 aujourd’hui) en histoire de l’art sur la photo documentaire, avec un angle qui rendait beaucoup plus politique mon rapport à l’art et au cinéma. Je suivais les cours de Jean-François Chevrier aux Beaux-Arts sur « la dimension documentaire en art » et j’ai appris le tirage avec Patrick Faigenbaum. Aujourd’hui, mon geste de travail du son est nourri de ces différentes strates.

     

    As-tu déjà été sollicité pour parrainer un ou une élève de Louis-Lumière ?

    Oui, pendant une période je le faisais tous les ans. Et j’ai travaillé pendant sept ans avec François Boudet[6], qui avait dabord été mon filleul. Mais pour qu’un parrainage fonctionne, ça n’est pas qu’un truc de rencontre et de feeling. Cest aussi le résultat d’une somme de hasards pour qu’au moment où on te sollicite, tu aies une opportunité de faire travailler quelqu’un de ce niveau-là. Avec François, qui est sorti de l’école dix ans après moi, ce qui est marrant, c’est qu’il ne m’avait pas vraiment sollicité l’année où j’étais officiellement son parrain. L’année suivante, j’avais besoin d’un stagiaire en urgence pendant deux semaines, je lui ai proposé et on s’est hyper bien entendu. Peu de temps après, on m’a proposé un boulot sur un projet très intéressant mais avec peu d’argent, c’était l’occasion d’en faire profiter un jeune assistant ; cest comme ça qu’on a démarré une collaboration de plusieurs années qui nous a fait partager de sacrées expériences, dont Holy Motors de Leos Carax.

     

    Peux-tu nous parler de certaines rencontres décisives pour ta carrière ?

    La première c’était Jean Minondo[7], sur une série pour la télévision. Il m’a tout de suite fait travailler sur d’autres choses très chouettes. Grâce à lui, jai pu travailler avec André S. Labarthe et faire mes premiers pas comme ingénieur du son sur des documentaires. Une fois, il m’a même proposé de faire un film pour Arte à sa place. Mais comme je voulais faire de la perche avant de me retrouver ingénieur du son, il m’a dit « Trouve un ingénieur du son et fais-le comme perchman ». Et c’est exactement ce qu’il sest passé. C’était une marque de confiance incroyable parce que confier un travail à quelqu’un ou recommander une personne engage toujours une responsabilité personnelle, beaucoup ne le font pas.

    La deuxième rencontre décisive a été avec François Musy sur Les Corps impatients, le premier film de Xavier Giannoli. Je devais juste le remplacer sur les deux premières semaines de tournage en attendant qu’il se libère d’un autre film. Je me suis proposé d’être son assistant pour le reste du film ce qui me permettait de le rencontrer et d’assurer une continuité. Ça a été une très belle rencontre. François faisait la prise de son, le montage son et le mixage des films. Alors c’était intéressant parce que je pouvais démarrer un film à sa place, ou le terminer… parfois il me laissait la prise de son et récupérait le film en post production. Pendant cinq ans, on a fonctionné comme ça et lorsque j’ai décidé d’arrêter la perche, j’avais déjà fait au moins dix films comme ingénieur du son grâce à lui. C’était une chance de trouver cette complicité.

    Il y a eu d’autres rencontres marquantes, par exemple avec André Rigaut[8] et Jean Umansky[9]. Ils ont une façon incroyable de fouiller les possibilités du son direct et de trouver des idées plastiques pour le son. Je dois ensuite beaucoup à deux autres personnes : Caroline Champetier et Nicolas Becker.

     

    Quand tu es sollicité pour un projet, qu’est-ce qui motive ton désir de t’y impliquer ?

    Aujourd’hui, je m’intéresse d’abord au cinéaste, à ce qu’il veut faire et bien sûr à l’idée de fond qui est dans le scénario, à ce que le film raconte et donc ce que le cinéaste cherchera à mettre en forme. Même si j’ai évolué avec les années, je m’aperçois que j’ai toujours attaché une vraie importance à la question « pourquoi a-t-on besoin de faire ce film ? »

    Récemment, et tout particulièrement dans les moments de travail avec Nicolas Becker, cela s’est développé encore davantage. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de se dire que l’on va chercher à développer la personnalité d’un film. C’est là où il ne faut pas confondre la fin et les moyens : les standards de fabrication et les procédés des productions amènent le plus souvent les films vers des résultats moyens. Les chemins de traverse peuvent en revanche amener une très grande personnalité à un film. Il faut alors non seulement la confiance du réalisateur ou de la réalisatrice, mais aussi celle de la production. C’est exactement ce qui s’est passé sur Annette et aussi sur L’Envol, le nouveau film de Pietro Marcello, que je suis en train de faire avec la même production (Charles Gillibert).

     

    Quelle était la principale motivation de Leos Carax pour réaliser une comédie musicale et comment as-tu pris en charge cette envie ?

    Je crois que Leos a toujours eu le désir de faire un film chanté et Annette a été une occasion de le faire. Pour moi, ce film a démarré de façon très informelle quand Leos est passé à la fête de mes 40 ans. J’avais installé une platine et dit à mes invités d’amener un vinyle pour en faire écouter une face à tout le monde. Leos était venu avec l’album Propaganda des Sparks. C’était son disque perso mais il me l’a laissé en me disant « gardez-le, vous me le rendrez à l’occasion ». Deux ans plus tard, je vais chez lui pour parler d’un projet de film chanté, écrit par les Sparks – qu’il avait rencontrés lors d’un passage à Paris puis à Cannes – et dans lequel il y avait deux reprises de Propaganda. Ensemble, on avait déjà tourné deux scènes musicales avec un procédé d’interprétation « live ». C’était pour Holy Motors, et l’expérience avait été forte. Leos a naturellement imaginé que ce principe pourrait être celui d’Annette à l’échelle de toutes les scènes du film ; et c’est ce que nous avons fait.

     

    Pochette de Propaganda, dédicacée par Ron et Russell Mael

     

     

    La comédie musicale est, dans sa forme classique, un procédé complètement onirique et déconnecté du réel. Donc le faire en son direct, c’était un geste très fort. Pour moi, cest le signe qu’il y a chez Leos une connexion permanente entre le rêve et le réel, et que le cinéma est pour lui un passeur entre ces deux univers. Et puis il y a ce plaisir dans un artisanat qui fait revenir le cinéma de Méliès sur le devant de la scène, alors qu’en France c’est plutôt le cinéma des frères Lumière qui s’est imposé. Cest une chance inouïe de travailler avec quelqu’un qui réunit Lumière et Méliès : le son direct et l’image truquée.

    Dès le début de notre travail de préparation, la dimension « live » s’est affirmée comme un principe de base. Je suis parti de lexpérience de Holy Motors et j’ai adapté le procédé à l’échelle dun film entier. À partir de là, je n’avais plus qu’à prendre un papier et un stylo pour faire des croquis, réfléchir aux machines qu’il fallait, à la bonne configuration, les entrées et les sorties. Bref, établir le bon synoptique de travail, comme nous l’avait appris Jean-Paul Bourre à l’école !

     

     

    Schéma de préparation: roulante son et roulante playback connectées

    [cliquer sur la photo pour agrandir]

     

     

    Y a-t-il eu un film ou une œuvre référence pendant l’élaboration dAnnette ?

    Le travail avec Leos ne passe pas vraiment par des discussions d’ordre esthétique ou par des références culturelles. En fait, il a développé avec Caroline Champetier une façon de travailler avec ses collaborateurs proches : il met à jour en permanence une version du script qu’il annote au fil des journées de préparation. Il y colle tous les éléments utiles pour notre propre travail. Cela finit avec un document de 300 pages qui contient absolument tout : des références visuelles, des plans, des dessins qu’il a faits, des documents qui viennent des costumes, des essais maquillage, des repérages techniques, etc. Il y a plein d’images qui viennent de sources extrêmement différentes : ça peut être une vidéo YouTube mélangée avec un photogramme d’un film en noir et blanc ou un code couleur associé à des typos particulières. Petit à petit, ça devient une manière très personnelle d’exprimer le travail à accomplir, le film en devenir. Le scénario devient alors un mélange de technique et de matière sensible. Leos construit un espace qui correspond à la vision qu’il a (un rêve ?) et lui donne une forme tangible. La préparation de ces scènes, c’est notre implication pour trouver le chemin d’incarnation de ces images rêvées en réalité de cinéma.

     

    Quelle part représente la phase de préparation du tournage dans ton travail ?

    C’est une question cruciale aujourd’hui et qui peut prendre une couleur politique. Faire le son d’un film, ça n’est pas débarquer à la dernière minute en mettant des HF à tout le monde et en pensant ainsi régler tous les problèmes. Or, la tendance actuelle est de faire intervenir le son le plus tard possible dans la phase de préparation. Pour deux raisons : d’abord par crainte de dépenser de l’argent, mais aussi par ignorance. Il y a un présupposé que si la production n’a rien à dire à l’équipe son, c’est que l’équipe son n’a rien à dire au film. C’est complètement faux. L’idéal, c’est que l’équipe son soit complète dès la prépa et que nos considérations soient entendues par les autres membres fabriquant le film. Ainsi, le film peut trouver une forme au son naturellement intégrée dans sa dimension sensible.

    La phase de préparation est chronophage – et généralement mal payée – mais il n’y a qu’en s’impliquant dans ce moment de gestation que le son peut devenir organiquement partie du film. Et c’est là que toute l’équipe peut s’habituer à intégrer l’avis du son. C’est très important et ça peut aussi simplifier beaucoup de choses en post production.

    Annette n’aurait jamais fonctionné si je n’avais pas été en prépa avec les autres six mois avant le tournage, ne serait-ce que pour banaliser auprès de tout le monde cet enjeu du dispositif « live ». En préparation, s’est organisé un travail impliquant littéralement tout le son et la musique du film (Clément Ducol, Marius de Vries et Pierre Marie Dru), en complicité avec la production (Tatiana Bouchain) et avec Leos. Il était fondamental que cette dimension « live » soit immédiatement intégrée comme quelque chose qu’on allait vraiment faire, et pas seulement un idéal ou une intention. 

     

    Comment travailles-tu avec tes assistants ?

    La dimension structurelle du projet est mon premier questionnement : quels sont les objectifs et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.  Parmi ces moyens, il y a les compétences de ceux avec qui je vais partager ce travail, au tournage et en post-production. Ce sont aussi des compagnons de route dans une aventure humaine et je vais partager du temps et de l’énergie avec eux ; mutualiser le travail est essentiel. J’en reviens à mon goût du travail collectif : je base un geste de travail sur une répartition des tâches et je demande souvent une grande autonomie à mes comparses. Jai un vrai plaisir à le penser comme ça et une vraie satisfaction quand quelqu’un prend des initiatives qui soient justes, intelligentes et sensibles. En fonction du cinéma sur lequel on travaille, ou des cinéastes avec qui on collabore, chacun doit inventer le geste idoine. Cela demande à mes assistants une prolongation organique du geste de travail que je lance ; il faut donc que la complicité soit forte. Quand je m’entends mal avec un assistant, c’est généralement que je bute sur une conception standardisée du travail chez lui.

    Sur Annette, Thomas Berliner a fait un travail extraordinaire à la perche, par exemple en s’adaptant aux difficultés d’utilisation d’un U87 qui est un micro de studio. Dans le dernier film que j’ai tourné, Pietro Marcello m’a demandé d’utiliser des micros « bizarres » et je lui ai proposé de travailler avec des micros à rubans. Ce sont des micros généralement utilisés pour le bruitage, moins sensibles et qui nécessitent d’être beaucoup plus proches de la source, mais qui donnent un grain, une patte. J’avais sorti cette idée parce que je trouvais intéressant de procéder sur le plateau comme on procède en bruitage in situ, ce que j’avais fait avec Nicolas Becker sur J’accuse. Sur le film de Marcello, j’étais assisté par Marco Peron[10]. Il se trouve que Marco vient de l’ingénierie et qu’il est très fort sur les dessins en 3D. Grâce à lui, on a pu modéliser et imprimer en 3D une suspension permettant de monter un micro-ruban de studio dans une bonnette de tournage cinéma ; et on a fait tout le film comme ça, avec ce matériel inventé pour l’occasion. Le résultat est superbe : la douceur du ruban mais un son plus moderne que celui des micros M160 utilisés pendant les années 70 et 80. 

     

    Thomas Berliner perche avec un micro U87

    [cliquer sur la photo pour agrandir]

     

    Quels conseils pourrais-tu donner à de jeunes diplômés de Louis-Lumière ?

    Mon premier conseil serait d’avoir l’idée que chacun construit son parcours en suivant ses désirs et ses intuitions. Il n’y a pas de fatalité, il faut construire son chemin. Donc si on a envie de travailler de manière différente et de défricher des nouvelles possibilités, d’explorer de nouvelles zones, et bien c’est juste possible. Il n’appartient qu’à soi de se débrouiller pour faire évoluer les schémas de travail. Il faut avoir l’envie d’y aller et de le faire. Cela peut même être une contribution à faire évoluer le cinéma.

    Je conseillerais aussi de prendre des notes sur son travail. Pas par narcissisme, seulement parce que ça aide à retenir ce qui a été essentiel dans une expérience professionnelle. Avec les années, ça aide à garder les idées claires et ça donne du sens à son parcours ; c’est très utile.

     

     

    Interview réalisée par Frédéric Castelnau, promo Ciné 1999. Basée sur un entretien téléphonique du 14 mars 2022 suivi de plusieurs échanges par mail pour en finaliser le contenu. Photos fournies par E. Kerzanet.


    A lire sur le site de l'AFSI, un ENTRETIEN AVEC ERWAN KERZANET à propos de la fabrication du son du film "Annette". [cliquer]


    [1] Katia Boutin, Maxence Dussère, Paul Heymans, Thomas Gauder

    [2] « Vaugirard » a longtemps été le surnom officiel de l’Ecole Louis-Lumière

    [3] Pierre Lhomme, promo Ciné 1953

    [4] Pascal Spitz, promo Son 1985

    [5] Christian Canonville, promo Son 1972

    [6] François Boudet, promo Son 2007

    [7] Jean Minondo, promo Son 1977

    [8] André Rigaut, promo Son 1980

    [9] Jean Umansky, promo Son 1977

    [10] Marco Peron, promo Son 2014

  • Bourses Lagardère 2022 : candidatures ouvertes jusqu’au 4 juin

    L’appel à candidatures pour les bourses 2022 de la Fondation Jean-Luc Lagardère est désormais ouvert !

    Vous avez un projet original dans les domaines de l’écrit, de l’audiovisuel ou de la musique ?

    Devenez lauréat de la Fondation Jean-Luc Lagardère en présentant un dossier de candidature à l’une des 9 bourses proposées (dotations de 10 000€ à 35 000€) : 

    Auteur de documentaireAuteur de film d’animationÉcrivainJournaliste de presse écriteLibraireMusicien (catégorie Jazz et musique classique), PhotographeProducteur cinéma et Scénariste TV.

    Les candidats doivent avoir 30 ans au plus (35 ans au plus pour les bourses Libraire, Photographe et Scénariste TV) et une première expérience professionnelle réussie dans leur discipline. Ces bourses leur offrent non seulement des moyens financiers mais aussi le temps nécessaire pour réaliser un grand projet, celui qui leur permettra de s’affirmer dans leur domaine.

    Retrouvez ici les modalités de candidature pour chacune des bourses, ainsi que le profil des lauréats déjà primés.

    Les dossiers d’inscription sont à télécharger ici et doivent être envoyés à la Fondation au plus tard le samedi 4 juin 2022.

    Liens vers les pages facebook et instagram du programme de la fondation.

     

    Bourses Lagardère 2022 - Audiovisuel Bourse Lagardère 2022 - Photographe

  • Erwan Kerzanet reçoit le César du meilleur son pour « Annette »

    Erwan Kerzanet (Son 1997) a reçu le 25 février dernier le César 2022 du meilleur son pour sa contribution au film "Annette" de Léos Carax, en même temps que Katia Boutin, Maxence Dussère, Paul Heymans et Thomas Gauder.

    Trois autres anciens élèves ont également contribué à la bande son du film : Olivier Guillaume (Son 2010) pour les enregistrements post-synchro, Nicolas Duport et Yann Arnaud (tous deux Son 1996) pour le mixage musique.

    Toutes nos félicitations à Erwan et son équipe – tournage et post-production – pour cette superbe récompense !

    Découvrez sur le site de l'ENS Louis Lumière l'ensemble des anciennes et anciens élèves directement nommés ou crédités au générique des films en course pour les César 2022. [cliquer]

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    Synopsis – Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie. [source: UGC Distribution]

     

    Voir la BANDE ANNONCE du film [cliquer]

     

    Lire un ENTRETIEN AVEC ERWAN KERZANET à propos du son du film sur le site de l'AFSI (Association Française du Son à l'Image). Interview réalisée peu après la présentation du film en compétition à Cannes (Prix de la Mise en Scène) [cliquer]

     

    Entretien avec Leos Carax [extraits / source: UGC Distribution]

    Comment avez-vous découvert la musique des Sparks ?
    L.C. : Je devais avoir 13 ou 14 ans, quelques années après ma découverte de Bowie. Le premier de leurs albums que j’ai acheté —volé, en fait— était Propaganda. Puis Indiscreet. Ce sont, encore aujourd’hui, deux de mes albums pop préférés. Mais par la suite, pendant des années, je n’ai pas trop suivi ce que faisait Sparks. Parce qu’à partir de 16 ans, je me suis concentré sur le cinéma.

    Quand et comment avez-vous rencontré les frères Ron et Russell Mael ?
    Un ou deux ans après la sortie de mon dernier film, Holy Motors. Dans une scène, Denis Lavant écoutait une chansons d’Indiscreet dans sa voiture : How are you getting home ? Ils savaient donc que j’aimais leur musique. Ils m’ont contacté pour un projet musical. Une fantaisie avec le cinéaste Bergman qui se retrouvait piégé à Hollywood, empêché de quitter la ville. Mais ça n’était pas pour moi : je ne pourrais jamais tourner une chose située dans le passé, ni faire un film avec un personnage nommé Ingmar Bergman. Quelques mois plus tard, ils sont revenus avec une vingtaine de maquettes de chansons et l’idée d’Annette.

    Est-ce que l’idée de tourner une comédie musicale vous tentait depuis longtemps ?
    Depuis que j’ai commencé le cinéma. J’avais imaginé mon troisième film, Les Amants du Pont-Neuf, comme une comédie musicale. Le grand problème, mon grand regret, est que je ne peux pas composer de musique moi-même. Et comment fait-on pour choisir, puis travailler, avec un musicien? Ça m’inquiétait beaucoup. J’ai vu peu de comédies musicales quand j’étais jeune. Je me souviens de la découverte de Phantom of the Paradise de Brian De Palma, à peu près à la même époque que celle de Sparks. C’est seulement plus tard que j’ai vu les films musicaux américains, russes ou indiens. Et bien sûr, ceux de Jacques Demy. Le genre musical donne au cinéma une autre dimension – presque littéralement : espace-temps-musique. Et ça apporte une liberté extraordinaire. On peut diriger une scène en suivant la musique, ses mouvements, ou au contraire en luttant contre elle de mille moyens. On peut convoquer toutes sortes d’émotions contradictoires, d’une façon impossible dans un film où les personnages ne chantent et ne dansent pas. On peut être en même temps grotesque et profond. Et puis le silence – le silence devient une chose neuve, pas juste un silence par contraste avec les mots et les bruits du monde. Un plus profond silence.

    Pour lire la suite de l'entretien, télécharger le DOSSIER DE PRESSE [cliquer]. Pour visualiser les photos en grand format, cliquer dessus.

          

          

  • « Les mauvais garçons » d’Elie Girard, César du meilleur court-métrage

    "Les Mauvais garçons", écrit et réalisé par Elie Girard (Ciné 2008), produit par Pauline Seigland, prix de la presse Télérama au Festival de Clermont-Ferrand 2021, a reçu le 25 février dernier le César 2022 du "Meilleur film de court-métrage de fiction".

    Toutes nos félicitations aux réalisateur et productrice, ainsi qu'à l'ensemble de l'équipe technique et des comédiens réunis sur ce projet !

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    Synosis  Frites, bières et récits de "dates" Tinder… Délaissés par leur meilleur ami en passe d'être papa, deux trentenaires tentent de réinventer leur amitié.

    Voir la bande annonce

    Voir le film sur Arte.tv

    Le film est sorti sur les écrans de cinéma le mercredi 5 janvier 2022 dans un programme intitulé "Tous les garçons et les filles", associé au court-métrage "Pauline asservie" de Charline Bourgeois-Tacquet.

    Voir l'interview d'Elie Girard sur Arte.tv

    Après une formation à l’ENS Louis-Lumière, Elie Girard a tourné de nombreux courts métrages en tant que chef-opérateur, ainsi que des clips et films musicaux (notamment avec La Blogothèque).

    Il a ensuite collaboré à l’écriture des films de Clémence Madeleine Perdrillat et suivi l’atelier Scénario à La Fémis. Primé notamment aux festivals de Clermont-Ferrand et de Pantin, le film "Les mauvais garçons" est sa première fiction en tant que réalisateur.

    Consulter le site pro d'Elie Girard

  • L’Espace 1789 recherche un.e régisseur.se spectacle spécialisé.e son/video

    L'Espace 1789, scène conventionnée d'intérêt national proposant une programmation pluridisciplinaire avec un axe fort autour de la danse contemporaine, recherche un.e régisseur.se de spectacle spécialisé.e son/vidéo (H/F).

     

    Pré-requis : formation spécifique aux techniques du son/vidéo de spectacle et/ou expérience professionnelle en régie son/vidéo d'au moins 2 ans.

     

    Conditions : CDI à temps plein, à pourvoir dès maintenant.

     

    Voir la FICHE DE POSTE

     

  • « Les mauvais garçons » d’Elie Girard nommé aux Césars

    "Les Mauvais garçons", écrit et réalisé par Elie Girard (Ciné 2008), prix de la presse Télérama au Festival de Clermont-Ferrand 2021, est nommé aux Césars 2022 dans la catégorie "Meilleur film de court-métrage de fiction".

    Synosis  Frites, bières et récits de "dates" Tinder… Délaissés par leur meilleur ami en passe d'être papa, deux trentenaires tentent de réinventer leur amitié.

    Voir la bande annonce

    Voir le film sur Arte.tv

    Voter pour le film sur la plateforme des Césars

    Le film est sorti sur les écrans de cinéma le mercredi 5 janvier 2022 dans un programme intitulé "Tous les garçons et les filles", associé au court-métrage "Pauline asservie" de Charline Bourgeois-Tacquet.

    Voir l'interview d'Elie Girard sur Arte.tv

    Après une formation à l’ENS Louis-Lumière, Elie Girard a tourné de nombreux courts métrages en tant que chef-opérateur, ainsi que des clips et films musicaux (notamment avec La Blogothèque).

    Il a ensuite collaboré à l’écriture des films de Clémence Madeleine Perdrillat et suivi l’atelier Scénario à La Fémis. Primé notamment aux festivals de Clermont-Ferrand et de Pantin, le film "Les mauvais garçons" est sa première fiction en tant que réalisateur.

    Consulter le site pro d'Elie Girard

    Toutes nos félicitations à Elie pour cette nomination. On croise les doigts !

  • La ville de GIF recrute un Régisseur adjoint, technicien lumière (H/F)

    La ville de GIF recrute un Régisseur adjoint, technicien lumière (H/F).

    Rattaché au service Culture et Patrimoine, vous êtes en charge d’accompagner techniquement les événements culturels à la salle de la Terrasse et sur la ville, en lien avec le régisseur général. Vous serez sous la responsabilité directe du régisseur général de la salle de la Terrasse.
    La salle de spectacle de la ville de Gif-sur-Yvette, dénommée la Terrasse (467 places), est composée d’une équipe de deux régisseurs, à savoir un régisseur général, spécialisée en son, un régisseur adjoint qui maitrise les techniques de lumières traditionnelles et automatiques et suivant les besoins d’intermittents.

    Poste à temps complet à pouvoir par voie statutaire ou par voie contractuelle (CDD article 3.2)

    Cadre d’emploi technique catégorie C ou B

    VOIR LA FICHE DE POSTE COMPLETE

    Adresser candidature à : Monsieur le Maire, 9 square de la Mairie 91190 GIF-SUR-YVETTE ou
    par courriel :

  • Michael Page recherche un chef de projet Audiovisuel H/F en CDI

    CDI : Chef de projet Audiovisuel H/F – Saint Nazaire – PME Industrielle avec déplacements à l’étranger (10 à 30% du temps)

    À propos de notre client
    Experte sur son marché, notre client est une PME industrielle. Il conçoit des systèmes de sonorisation, d'éclairage et d'images pour la navale (paquebots), les musées, théâtres et cinémas.

    Description
    Rattaché au Directeur Industriel du site et en lien étroit avec les équipes du bureau conception, achats, atelier et chantiers, vous avez la responsabilité de mener la conduite des projets qui vous sont confiés dans le respect des budgets (financiers, humains et matériels).

    Pour cela, vous avez pour principales missions :

    Piloter le projet en respectant les délais, la qualité, les coûts avec prise en compte des risques projet,
    Contribuer à l'élaboration de l'offre (spécification technique et fonctionnelle),
    Assurer la répartition de la charge de travail entre les différents acteurs en adéquation avec le Directeur Industriel (études, atelier et chantiers),
    Animer et fédérer l'équipe projet,
    Faire respecter la tenue réciproque des engagements contractuels,
    Assurer la gestion financière des projets, en veillant notamment à la facturation dans les délais,
    Assurer la communication interne et externe sur le suivi et le pilotage de l'avancement projet,
    Assurer la clôture du projet et le retour d'expérience,
    Participer aux ventes clients,
    Contribuer à l'amélioration continue des outils et méthodes de gestion de projet.

    Profil recherché
    Ingénieur de formation, vous possédez idéalement au moins une expérience dans les domaines de l'audiovisuel et de la scénographie.
    Vous avez une forte sensibilité aux problématiques métier et volonté de satisfaire le client ; vous avez une bonne faculté à appréhender des systèmes complexes (mécanique, électrique, architecture,..).
    Connaissance bureautique et CAO/DAO.
    Vous faites preuve d'engagement, de curiosité, êtes toujours en veille et force de propositions.
    Anglais courant.

    Pour postuler cliquer sur le lien : https://www.michaelpage.fr/job-detail/chef-de-projet-audiovisuel-hf/ref/686836

    Ou envoyer votre CV à  ou appelez directement au 06 69 31 53 40

     

  • Enquête sur l’adéquation entre la formation initiale et l’employabilité dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel

    Quelle adéquation entre votre formation initiale et votre employabilité dans le secteur cinématographique et audiovisuel ?
    https://fr.surveymonkey.com/r/questionnairejeunesdiplomes

    Pour sa 22ème édition, l'Industrie du Rêve lance une vaste enquête inédite au sujet de l’adéquation entre les formations initiales cinématographiques et audiovisuelles d’aujourd’hui et les besoins du secteur.

    En effet, le festival souhaite recueillir l’avis des employeurs (entreprises, producteur, chefs de poste…), ceux des jeunes professionnels, sur leur formation et leur intégration sur le marché du travail, mais souhaite aussi interroger les directions pédagogiques des organismes de formation, à qui nous demandons d’exposer la façon dont elles anticipent et adaptent la formation à la demande du marché.

    Les résultats seront révélés lors des 22ème Rencontres Art et Technique de L’industrie du rêve, le mardi 25 janvier 2022 au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains. Ils seront analysés et commentés lors de quatre tables rondes, en présence des protagonistes : producteurs, directeurs des ressources humaines, chefs de poste, directeurs pédagogiques, jeunes professionnels, étudiants…

    L’importance du ressenti des jeunes (et moins jeunes diplômés) nous semble essentiel, au regard de leur formation et intégration. C’est pourquoi un questionnaire spécifique leur est consacré :
    https://fr.surveymonkey.com/r/questionnairejeunesdiplomes

    Plus d'infos disponibles ici :

    www.industriedureve.com

  • Exposition collective des étudiants de la promo Photo 2022 au 6B du 6 au 9 janvier 2022

    La promotion 2022 des étudiants en Photographie à l'ENS Louis-Lumière organise une exposition collective, LUX, du 6 au 9 janvier au 6B, à Saint-Denis.

    Un vernissage aura lieu le 6 janvier 2022 à partir de 17H. Des photocalls sont également organisés : – le vendredi de 16h à 18h, – le samedi de 14h à 18h. 

    L’entrée est gratuite du vendred au dimanche de 12h30 à 18h (un pass sanitaire valide vous sera demandé à l’entrée).

    Réserver un créneau de visite

    Le 6B, 6-10 Quai de Seine, 93200 Saint-Denis

    Plus d'infos sur l'exposition