• Projetons nos métiers en 2025

    Beaucoup de camarades ont reçu la collaboration de stagiaires venus soit des écoles nombreuses qui se sont crées dans les trente dernières années soit d’apprentis alliant l’apport d’une formation structurée et l’opérationnalité pragmatique de la formation sur le tas.

    A chaque nouveau, arrivant ou arrivante, le constat était identique : les connaissances devaient sans cesse être renouvelées ; et ces jeunes en s’insérant dans chaque profession faisaient à leur tour le constat qu’à ces nouvelles connaissances à assimiler, de nouvelles pratiques impactaient irrémédiablement les anciennes.

    En plus des connaissances supplémentaires à acquérir, dans le même temps, il s’opérait une réduction drastique du nombre de personnes participant aux activités et aux tâches de productions, que celles-ci touchent la photo, le son ou l’image. La notion de collaboration d’équipe pour produire et continuer d’apprendre dans l’action de l’expérience et pouvoir ainsi prétendre à une maîtrise des métiers, cette notion de collaboration qui passait par des positions d’assistant a presque entièrement disparu de nos jours.

    Mieux décrire les fondamentaux de nos métiers et l’organisation qui les sous-tendent, c’est l’objet de cet appel. Et ce qui légitimerait ces fondamentaux, c’est qu’ils émaneraient d’un grand nombre d’entre nous et seraient alors le fruit d’une réflexion commune et d’un échange de professionnels.
    En vous appuyant sur votre expérience professionnelle et relationnelle dans votre secteur d’activité (Photo – Cinéma – Son) et en prenant en compte la contrainte (et le nouveau paradigme) du passage à un univers dominé par des ordinateurs et des fichiers numériques, nous souhaitons vous voir nombreux à répondre à la question suivante :

    Comment voyez-vous la pratique du métier qui fut ou qui est encore le vôtre dans les 10 à 15 ans qui viennent, c’est-à-dire en 2025 ? < Sur notre site internet, vos contributions pourront être lues, comparées et discutées et nous espérons que certains parmi nous auront à cœur d’en faire une synthèse pour le bien de tous.
    À vos plumes, clavier ou autres ! Faites profiter les autres de votre vécu, de votre expérience, de vos réflexions sages, réalistes et mieux encore d’une vision utopique !

    Dominique Bloch (Ciné 1967)

    – En réaction à cet article, Bernard Valery (Photo 1950) nous a écrit.

  • SATIS et VISION

    Chers amis, Cette année pour tout le monde été différente, le contexte de crise nous a amené à regarder les choses différemment. Bon nombre d’entreprises de notre secteur d’activité ont passé et passent des moments difficiles (dépots de bilans, rachats, etc…) Malgré tout, nous essayons tous de faire bonne figure car rien ne sert de se lamenter, il faut avancer et essayer de voir ce que demain nous réserve. Malgré la crise le numérique continue de prendre des parts de marché, malgré la crise de nouvelles pellicules au grain encore plus fin sont lancées, chercheurs, éditeurs et constructeurs du monde du cinéma et de l’audiovisuel évoluent entre la pellicule, le 4K et le relief, la télévision passe du 4 :3 au 16 :9 SD puis HD, les techniques de restitutions sonores deviennent plus vraies que vraies, les photographes croulent sous les mega pixels, les traitements colorimétriques… …et le professionnel dans tout ça comment va-t-il ? que fait-il de son savoir-faire, de son expérience, quel vision a-t-il pour son avenir et l’avenir de son métier ? Ecrivez-nous sur "" nous voudrions ouvrir un espace d'expression de professionnels sur le site concernant un sujet trop souvent traité à la "va vite" par des petits marketeurs sans aucune "vision". Nous serons présents au SATIS du 20 au 22 octobre Hall : 7.3 – Stand : B61. Nous organisons comme chaque année un pot de l’amitié le mercredi 21 octobre 2009 de 18h à 21h comme d’habitude. Venez nombreux. Très confraternellement Gilles Flourens (cine 71) Président de l’AEVLL

  • Appel à projets

    La résidence commencera le 12 octobre prochain pour une durée de 11 semaines et produira une série de 9 films courts documentaires d’une durée de 10~mn, traitant de la diversité sociale et culturelle ou d’une discrimination. Elle est financée par des partenaires publics et privés.

    Cette résidence permettra à chaque participant de réaliser son film court documentaire, qui peut aussi préfigurer un projet documentaire plus long.

    La présélection s’effectue sur dossier à envoyer par mail à "> ou "> :

    CV + lettre de motivation + projet documentaire

    Dossier de 10 pages maximum : synopsis + notes descriptives des lieux, personnages, histoires + note d’intention

    Pour une plus grande diversité des candidatures, vous pouvez bien sûr relayer cet appel aux personnes susceptibles d’être intéressées.

    – Créative Caméra – Altermedia

    www.altermedia.org

    Tél. : 01 42 43 10 30

    13 rue Fontaine

    93200 Saint Denis

  • Comité Directeur 2009

    —- Gilles Flourens (Ciné 1971) Président – Fin de mandat : 2009 —- Gwenaëla Caprani (Ciné 1981) Vice-Présidente "Ciné" & Webmestre adjointe – Fin de mandat : 2009 —- Jean-Philippe MORIN (Photo 1975) Vice-Président "Photo" & chargé de parrainage Photo – Fin de mandat : 2009 —- Alain David (Son 1972) Vice-président "Son" – Fin de mandat : 2010 —- Benoît Pitre (Ciné 1988) Secrétaire Général – Fin de mandat : 2011 —- Nicolas Roche (Ciné 2005) Secrétaire Général-adjoint & chargé des relations avec les élèves – Fin de mandat : 2011 —- Michel Baptiste (Son 1963) Trésorier, chargé de la gestion des cartes de membre & chargé de parrainage Son – Fin de mandat : 2010 —- Bertrand Boutillier (Ciné 1988) Chargé de la gestion du fichier – Fin de mandat : 2011 —- Jean-Noël Ferragut (Ciné 1970) Chargé de parrainage Ciné & Webmestre adjoint – Fin de mandat : 2010 —- Jean Francillon (Photo 1961) Chargé des relations avec l’Ecole – Fin de mandat : 2009 —- Patrice Bourcet (Son 1970) – Fin de mandat : 2010 —- Jean-Pierre Maffre (Photo 1985) – Fin de mandat : 2010 —- Christian de Rozières (Ciné 1976) – Fin de mandat : 2010 —-

  • du changement pour 2009

    Chers amis, Notre année 2008 nous a vraiment beaucoup occupé avec la sortie de l’annuaire 2008-2009 accompagné de son DVD « mémoire d’école » et la réalisation de deux sessions de parrainage l’une en septembre 2008 et l’autre en février 2009 soit près de 60 étudiants parrainés en six mois, merci aux parrains et marraines qui se sont engagés dans cette opération. Après notre assemblée générale et un bureau légèrement renouvelé, nous avons décidé cette année d’orienter notre travail sur une évolution du site Internet de l’association. Un espace salle de projection va bientôt être mis en place et des développements importants vont suivre portant sur la visibilité de nos informations et la navigation dans le site. Ce site compte aujourd’hui en moyenne 250 visiteurs par jour, ce qui est très bien pour un site d’association mais nous savons que nous pouvons faire beaucoup mieux en exposant nos savoir et savoir-faire. Pour les anciens qui ont la plume facile, n’hésitez pas à nous contacter, nous avons besoin de contenus sur des thématiques techniques et artistiques concernant photo, ciné et son. A très bientôt donc au plaisir de vous lire. Confraternellement Gilles FLOURENS Ciné 1971

  • Quelle année, quelle section ???

    En voici un aperçu, pouvez-vous nous aider à leur retrouver une identité ? Pour certaines ce sera facile -quelques noms sont mentionnés sur les tirages eux-mêmes-, mais d'autres restent largement hermétiques.

    Cliquez dans l'image pour l'agrandir en plein écran
  • Le Loudness au quotidien

    Mesure électrique

    La mesure du niveau date du VU-mètre, normalisé en 1942 pour la téléphonie et ré-employé en radio, avec un appareil qui mesurait la puissance. Le VU-mètre (figure 1) réalisait sans le vouloir une mesure de Loudness en intégrant la tension sur un temps de 300 ms : parfait pour équilibrer l’orchestre de Glenn Miller avec le présentateur de l’émission radiophonique. L’emploi de tubes avec leur forte tension d’alimentation rendait floue la tension maximale supportée et les crêtes non lues par le VU étaient « arrondies » lors des transmissions. L’arrivée des transistors et surtout de l’audio numérique a rendu très précise la tension maximale (le Full Scale du numérique), tension ou nombre au-delà duquel le circuit devient hautement non-linéaire : c’est la saturation avec son lot de distorsions.

    Des musiques nouvelles, des circuits avec plus de bande passante et des crêtes de modulation qui passent mal ont généralisé l’emploi du crête-mètre pour mesurer le programme, le PPM. L’archétype le plus connu est le Sample Peak Program Meter (figure 2), appelé aussi crête-mètre numérique, qui équipe la quasi-totalité des appareils numériques et qui montre la valeur de l’échantillon sur une échelle en dBFS, c’est à dire avec la valeur maximale (le Full Scale ) en haut de l’échelle.

    Les lois (obligations CSA pour la radio FM) et recommandations (PAD des chaînes) pour la diffusion analogique sont toutes basées sur la mesure du niveau électrique même avec l’utilisation généralisée du Quasi PPM à la norme DIN 45406 (figure 3) avec un zéro décalé et un temps de montée de 10 ms. On enchaîne ainsi des programmes dont la seule référence est le niveau électrique maximal :

    – 75 kHz de déviation maximale en modulation FM,

    – 0 dBFS pour la gravure des CD (en l’absence de bon sens et d’organisme de référence pour la musique),

    Permited Maximum Level à -9 dBFS (soit 0 dBr mesuré sur DIN 45406) pour le broadcast.

    Le revers de la médaille

    Jusqu’à juin 2008, les programmes 2 canaux (mono, stéréo Lo Ro et matricés Lt Rt) étaient mesurés et calibrés par leur niveau maximal. L’inconvénient de cette procédure est qu’elle favorise les programmes à faible dynamique. La raison est simple : considérons une gamme étendue de programmes telle que ceux de la figure 4. Chacun est mixé en fonction d’un niveau de bruit lors de la restitution (il y a plus de silence dans une salle de cinéma pour écouter un film que dans une voiture pour écouter un CD) et aussi d’autres facteurs esthétiques.

    Si maintenant, on normalise à la même valeur tous ces programmes par leurs crêtes, on constate sur la figure 5 que la valeur moyenne du niveau est d’autant plus élevée que la dynamique est faible. Nous l’avons vécu avec les spots publicitaires à la fin des années 90 et nous le constatons toujours sur les CD. Comme un programme plus fort donne un sentiment de meilleure intelligibilité et de basses plus amples, la tentation est forte (pour ne pas dire irrésistible) d’être plus fort que le concurrent. Puisque le législateur a donné une limite au niveau électrique, la compression, mono ou multibandes, permet de réduire la dynamique et de continuer à monter le niveau sonore perçu.

    Dans le même temps, les services Qualité des chaînes de TV et de radio se rendent bien compte que la qualité se dégrade et que trop de compression fatigue l’auditeur qui zappe. Le résultat final est le même si tous les programmes ne s’enchaînent pas au même niveau. Alors que faire ?

    Mesure physiologique

    D’une part, l’oreille humaine est sensible à la puissance c’est à dire au temps pendant lequel est produite une certaine énergie (donc un certain niveau électrique). Ce n’est pas tant le niveau qui est important mais le temps pendant lequel il existe : il faut intégrer (figure 6) le paramètre Temps dans la mesure (comme le faisait ce bon vieux VU). Cette intégration peut se faire d’une courte durée (env. 500 ms), à une durée moyenne (10 à 20 s) jusqu’à la totalité du programme. On obtient une mesure en niveau équivalent Leq généralement graduée en dBFS.

    D’autre part, l’oreille n’est pas linéaire en fréquence et coupe les basses allègrement. Ce phénomène bien connu a été modélisé par des courbes de pondération (A – B- M – C – D – ISO), différentes selon le niveau d’écoute. Par exemple, en 2001 la CST a émis une recommandation concernant les films publicitaires et les bandes-annonce basée sur la pondération M (LeqM) – figure 7. Le Dolby Digital comporte, depuis sa normalisation pour le DVD, une mesure du niveau en pondération A (LeqA) – figure 8.

    Toute méthode qui intègre un temps long et une pondération spectrale vise à simuler la perception humaine. On l’appelle alors mesure du Loudness .

    La méthodologie se complique quand on cherche à mesurer une partie représentative du programme. C’est ce que fait Dolby avec le Dialog Level qui est la mesure du niveau perçu sur la parole, suite aux constatations que les auditeurs règlent le volume d’après la parole pour en avoir une bonne compréhension. Comme il est long de choisir les passages parlés représentatifs (et que ce choix est soumis au libre arbitre de chacun), Dolby a inventé un algorithme, le Dialog Intelligence , qui fait lui-même le tri (donc de manière répétitive). Le problème de cette méthode est celui créé par l’absence de dialogue dans un programme purement musical.

    Validité de la mesure

    Chacun prêchant pour sa paroisse, il n’est pas facile de se forger une opinion indépendante. Une étude indépendante a été réalisée par l’université McGill de Montréal avec 38 heures d’écoute cumulées sur 147 programmes de différents types (parole, musique, guitare, scène de bataille, etc…). Le résultat (figure 10) a été présenté plusieurs fois sur les sites de l’UER, de TC Electronic et de l’AES.

    Ce tableau montre la déviation subjective en dB entre une mesure d’un programme et la perception du niveau de ce programme par un auditeur. Les barres bleues horizontales ont une largeur proportionnelle au nombre de programmes ayant cette déviation. La largeur pour 15 programmes est montrée en haut à gauche. Les 3 lignes horizontales, formant des rectangles, délimitent les zones 50 % de chaque côté (ligne du milieu), 25 % au-dessus (ligne supérieure) et 25 % en dessous (ligne inférieure). En rouge au-dessus, le nombre de programmes qui ont une déviation supérieure à 6 dB.

    On constate que les pondérations ISO, D, A et M font moins bien que pas de pondération du tout. En dehors des 2 pondérations propriétaires de gauche (TC Electronics), la pondération qui décrit le plus fidèlement la sensation du Loudness est celle dite RLB. L’Union Internationale des Télécoms Radiodiffusion ITU-R a initié en 2000 un groupe de travail su la mesure du Loudness qui a abouti à une norme internationale en 2006 sous le nom de ITU-R BS.1770. Cette norme, fondée sur des travaux solides (ceux de Soulodre en particulier) et reconnue par tous les acteurs des télécommunications (radio et TV compris), s’est rapidement imposée.

    Loudness RLB

    La norme ITU s’applique à tous types de programmes audio ou audiovisuels, en format monophonique, stéréophonique et multicanal (5.1 formellement). La mesure porte sur tous les canaux pleine bande (donc pas le LFE) et se décompose en 3 parties :

    – une pondération modifiée de la courbe B, lui donnant son nom initial Revised Low frequency B-curve RLB,

    – un préfiltrage accentue les aigües de 4 dB au dessus de 3 kHz pour tenir compte de l’influence acoustique de la tête humaine en stéréophonie et en multicanal, lui donnant son nom actuel R2LB (figure 11),

    – une sommation du Loudness de chaque canal avec un gain de 0 dB pour les canaux frontaux et de 1,5 dB pour les canaux Surround, pour tenir compte de la psychoacoustique humaine.

    On obtient au final une seule valeur représentative du programme. La révision BS.1770-1 de 2007 a apporté quelques précisions. La pondération R2LB porte maintenant le nom officiel de pondération K . La valeur finale, en dB Leq(K), peut s’exprimer de 2 façons :

    – soit par rapport au Full Scale, notée LKFS ou LFS , allant généralement de 0 à -60. Cette mesure est comparable à celle du DialNorm de Dolby.

    – soit par rapport à une référence internationale, notée LU , allant généralement de 9 à -21 (figure 12).

    A la connaissance de l’auteur, et en date du 15 août 2008, cette référence internationale n’a toujours été fixée. Les fabricants d’équipement de mesure ont laissé ce paramètre réglable avec la valeur de -18 dBFS ( Alignement Level de l’UER) comme valeur par défaut. On obtient alors des valeurs plus petites de 18 dB, avec 0 LU comme objectif.

    Pour vérifier la pondération de votre afficheur, il suffit d’y envoyer un 1 kHZ (précisemment) à 0 dBFS. Si votre afficheur vous retourne un Loudness à -3 LFS, c’est qu’il est à la nouvelle norme (ou alors il est passablement déréglé). C’est la préfiltrage des hauts médium qui est la cause de ce décalage, tout à fait normal.

    Afficheurs Loudness

    Indépendamment de la pondération, l’ITU a spécifié un type d’afficheur True-Peak dans sa norme BS.1771. Lors de la conversion N/A, le niveau électrique peut être plus élevé de 3 dB que les mots numériques. Le sur-échantillonnage x4 permet de voir le véritable niveau de sortie. En parallèle, l’échelle est par pas de 1 dB (Type I) ou de 3 dB (Type II) graduée en LFS ou en LU. Un exemple chez TC Electronic est donné figure 17.

    Une donnée importante, laissée au choix du technicien, est le temps d’intégration. La plupart des constructeurs ont décidé d’afficher plusieurs mesures simultanément. Ainsi RTW (figure 13) affiche-t-il le Loudness global intégré sur 500 ms (indicateur momentané M ), sur 20 s (Intégré I ) et sur une durée paramétrable de 1 heure à 1 jour (long terme L ) en plus des Loudness momentanés individuels.

    TC Electronic (figure 14) a choisi une représentation différente avec un bargraph circulaire pour la mesure momentanée, un chiffre pour indiquer la valeur intégrée SLM Standard Loudness Measure , ou Centre of Gravity , mesurée sur une durée paramétrable (non significative en dessous de 10 s) et un autre intéressant, le CLM Consistency Loudness Measure pour indiquer les variations intrinsèques du Loudness. L’historique (de 1 min à 24 h) est montré au centre sous une forme de radar.

    Tous les équipements Dolby ont été upgradés cet été pour utiliser la nouvelle pondération K. Comme seule la pondération a changé, rien n’est visible en surface si ce n’est la révision de logiciel. La correspondance du Loudness ITU avec le DialNorm de Dolby est assurée par la mesure I de RTW ou CLM de TCE. La grosse différence vient du fait que la métadonnée DialNorm est valable pour l’ensemble du programme (figure 15). C’est là que la connaissance de la Consistency permet de savoir si le Loudness sera très éloigné du Dialog Level (un écart de 3 dB représente une valeur saine, 15 dB d’écart obligeront l’auditeur à jouer de la zapette en permanence en l’absence du DRC Dolby). Une valeur positive du CLM indique que la dynamique n’a pas besoin d’être retouchée et donc que Dialog Level et Loudness sont voisins.

    Comment agir sur le Loudness ?

    L’ampleur de la transmission numérique (TNT, HD, VoD, TMP, T-DMB, DAB+, Internet, etc …) amène une grande compétition entre programmes diffusés et entre diffuseurs de programme. Comme il est déjà prouvé que l’on ne peut pas augmenter la compression sans perdre des auditeurs et que le niveau électrique est fixé par décret du CSA, il ne reste plus qu’à jeter les armes et se mettre d’accord. D’où l’ampleur du mouvement actuel en faveur d’une méthode commune de Loudness et d’une valeur commune.

    La première option est de supprimer la compétition entre programmes en les ramenant tous à la même valeur de Loudness décidée par la Direction Technique ou par le Service Qualité. C’est la voie prise par certaines chaînes qui mettent en place une normalisation avant émission. Elle permet de s’affranchir du type de diffusion (HD, SD, Internet) et du type de codec (MPEG2, Dolby Digital, MPEG4). Ce sera probablement la voie choisie par les grands opérateurs de radio numérique, T-DBM et DRM, car ils y travaillent ardemment. On peut aussi, comme NRJ12, normaliser tous ses programmes avant diffusion pour que le traitement d’antenne agisse toujours de la même façon.

    Il faut rappeler que la méthode Dolby consiste à mesurer le Loudness, ou le Dialog Level, et à introduire cette donnée dans le flux codé. C’est le décodeur Dolby Digital de l’auditeur qui fera la normalisation (à -31 dBFS). Mais cela suppose un décodeur Dolby à la réception, ce qui n’est pas le cas du MPEG2 de la TNT ni du MPEG4 du T-DMB. D’où l’intérêt croissant pour agir sur le programme lui-même à la source.

    Pour aider à mesurer le Loudness des programmes enregistrés, de nombreux appareils sont apparus récemment qui analysent les fichiers. Le Dolby Media Meter (figure 16) est un logiciel sur Mac et PC qui analyse les fichiers codés ou non pour donner son verdict (et le comparer avec la métadonnée DialNorm si le fichier était déjà codé DD, DD+, DE ou TrueHD). Le LM5D de TC Electronic (figure 17) est un plug-in pour ProTools fait le même type de mesure mais sans la fameuse option Dialog Intelligence qui fait gagner tant de temps (non facturable) aux laboratoires.

    Pour aider à modifier le Loudness (normalisation à une valeur cible), il existe au moins 2 équipements. L’un purement Dolby, le DP600, est destiné aux applications lourdes d’ingest dans un serveur d’acquisition. Il sait travailler en réseau sur tous types de fichiers WAV ou codés pour faire une mesure, modifier la métadonnée ou modifier le niveau. L’autre est AWE (figure 18), un logiciel de Minnetonka qui utilise un plug-in de Dolby. Il automatise une chaine de production en lisant des fichiers WAV depuis un Hot Folder et en les mesurant, les normalisant ou les encodant. C’est aussi un compagnon de ProTools pour les labos. Ces équipements ont aussi l’avantage de mettre moins de pression sur les mixeurs Film et Téléfilm qui ont parfois des relations « délicates » avec les responsables de vérification PAD pour 1 dB de plus ou de moins. Rome ne s’est pas faite en un jour !

    La deuxième option est la normalisation entre diffuseurs. Dans la mesure où ils s’espionnent tous les uns les autres par analyseur LM100, c’est un vœu pieux. Mais le CSA s’inquiète beaucoup des problèmes de niveau inter-programmes et pourrait légiférer, ce qui règlerait le problème inter-diffuseurs. Pour l’instant, ils coopèrent au sein de la FICAM et de la CST (la RT19 est en phase finale de validation) pour aboutir à des Recommandations communes. Mais une recommandation s’impose avec moins de force qu’un décret !

  • Biographie de Jean-Claude Recourcé

    – 1937, naissance en Bretagne où ses parents sont instituteurs,

    études à Pontivy puis à Rennes et à Paris.

    Ecole de cinéma de Vaugirard, (section son)

    Travaille successivement dans le domaine du cinéma, Société Générale de Travaux Cinématographiques à Joinville le pont (1962-1968), puis dans un domaine plus particulier la photographie appliquée à la recherche aérospatiale.(ONERA 1968-1997)

    Pendant cette période, il enseigne également la communication par l’audio visuel à l’université Paris-saint Denis.

    – 1997, en retraite, il choisit de vivre encore sa passion pour l’image. Il se consacre à un nouvel art mineur qui permet à des amateurs de s’exprimer et les réunit dans les photo-club de toute la France.

    Il a dû en réalité se former une fois de plus quand le numérique a succédé à l’argentique. Il s’est « mis » à l’ordinateur et aux logiciels avec le même enthousiasme qu’à l’argentique.

    Commissaire régional pour la FFP pour la Bourgogne, animateur pour le Photo-club, puis l’atelier-photo de l’ACE Joigny, il a assuré ces fonctions pendant sa maladie jusqu’en juin 2008.

  • André Mrugalski disparaît

    Eléments biographiques communiqués par Elsa de Boysson :

    André Mrugalski disparaît en juillet 2007 des suites d’un cancer, à l’âge de
    71ans.

    Sorti de la promotion cinéma 1958 de l’école de Vaugirard, il apprend ensuite son métier de cameraman aux côtés notamment de Marcel Carné (Les tricheurs), Jacques Rivette (Paris nous appartient), Claude Chabrol (Les godelureaux) ou encore François Truffaut (Tirez sur le pianiste).

    Serge Korber lui présente Guy Debord en 1958, de qui il devient le directeur photo et l’ami.

    Marié et père de trois filles, il entrera à l’ORTF (encore RTF) puis plus tard à l’INA où il devient directeur des stages France et formateur pluridisciplinaire.

    Ceux qui le connaissaient savent qu’il exerçait son métier avec une véritable passion.

  • Remise des diplômes 2008

    Remise des diplômes ENSLL à la Cinémathèque le 26 janvier 2009