• Disparition de Michèle Tulli
    (Photo 1962)

    L’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière a le chagrin de vous faire part de la disparition d’une de ses éminentes enseignantes, Madame Michèle Tulli, décorée des Palmes académiques.

    Madame Michèle Tulli a enseigné la sensitométrie pour le cinéma durant de nombreuses années, et elle a été par sa force de caractère et son énergie une figure incontournable de l’Ecole et de sa pédagogie.

    Son activité professionnelle dans la famille du cinéma avec ACME et son époux Yves Tulli auront apporté à l’Ecole toute l’expérience passionnée de deux amoureux de la pellicule.

    Nombreux sont ceux, parmi vous, qui ont eu l’occasion de la rencontrer et l’apprécier.

    Sa voix inimitable nous manquera.

    Elle sera inhumée vendredi 19 décembre à 15h30 au Cimetière Montparnasse (entrée rue Emile Richard).

    Un point de rendez-vous a été fixé par la famille un quart d’heure avant la cérémonie devant le monument commémorant la guerre de 1870.

    Francine Lévy

    Directrice

  • De 1941 à 1950

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  • De 1951 à 1960

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  • De 1971 à 1980

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    Plaquette du cinquantenaire de l’école

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  • La Pénélope et le format 2 Perfs défilent à l’Espace Pierre Cardin

    Le 35 2P est une variante de la prise de vues 35~mm “traditionnelle” où la pellicule n’est plus entraînée que sur deux perfos. L’image occupe alors une surface de 140~mm en 16/9ème, soit tout de même 62~% de plus que le Super 16 (86mm).
    Ce procédé a été mis au point au début des années soixante-dix pour offrir aux réalisateurs une alternative économique au format scope (nécessitant des optiques anamorphiques rares et coûteuses, mais dont la surface d’image et la définition reste encore inégalée).
    Baptisé alors Techniscope, on lui doit la plupart des “westerns spaghettis” et il devient vite associé à un certain “âge d’or” du cinéma Européen.
    Mais la difficulté de son traitement optique et la rareté des équipements le font disparaître dans les années 1980 au profit du Super 35 (prise de vues sphérique sur 4 ou 3 perfos, avec une surface d’image de 235~mm).
    C’est la chaîne de post-production cinéma numérique qui le repositionne désormais en concurrent direct de la HD et lui fait porter d’une certaine manière beaucoup d’espoirs pour les défenseurs de la prise de vues argentique.

    Bruno Privat, chef opérateur, nous avait confié~: «~ Quel opérateur ne rêverait pas de passer du super 16 au 35 en téléfilm~? ~» Depuis la deuxième saison de la série Maupassant, et actuellement sur la nouvelle série 19ème siècle, toujours produite par JMP, c’est donc un rêve qui est devenu réalité pour Bruno Privat. «~ Bien entendu, explique t-il, la différence en structure d’image est importante. La profondeur de champ est beaucoup plus faible qu’en super 16 et on se rapproche vraiment sur les images d’un vrai rendu film 35~mm. ~» Comparé à une prise de vues HD ? Pour Bruno Privat, le gain en qualité est évident avec le 35~mm 2P~: «~ D’abord il y a la qualité des optiques, et le choix, bien plus vaste qu’en HD. Sur la série Maupassant, nous avons par exemple utilisé régulièrement le zoom Angénieux 24/290~mm Optimo dont il n’y a pas d’équivalent. Ensuite, la marge de manoeuvre au Télécinéma, puis à l’étalonnage final (sur Baselight) est considérablement étendue, surtout en comparaison à ce que l’on peut faire à partir d’un Master HDCam directement issu d’une caméra de téléfilm, comme les caméras HD à capteurs 2/3 de pouce.
    Restent aussi l’ergonomie et l’utilisation sur le plateau… Bruno Privat~: «~ Le 2P, c’est du 35~mm… A part la taille d’image sur le dépoli qui est légèrement plus petite, on a le même confort. Et puis il y a le gain en autonomie. Nous tournons actuellement sur une Arricam modifiée 2P, soit presque 20 minutes avec un magasin 300~m, c’est vraiment confortable. »

    Et la Pénélope~? Bruno Privat~: «~ Je n’ai pas encore pu l’essayer, confesse le chef opérateur, mais je pense que son arrivée permettra d’avoir une caméra plus légère à l’épaule, très bien conçue avec une foule de petits détails pratiques et utiles… Notamment la possibilité de capturer directement des photogrammes numériques sur clé USB, de les retravailler sur Photoshop et de fournir chaque soir quelques images de référence à l’étalonneur au labo.
    Bruno Privat évoque aussi le magasin numérique annoncé par Aaton, qui devrait transformer la Pénélope en caméra hybride~: «~ Une possibilité intéressante qui permettrait dans le futur de tirer le meilleur parti de l’argentique ou du numérique sur un même film, selon les situations de prise de vues…

  • Louis Fontaine témoigne

    Quand au lendemain de la guerre je suis entré rue de Vaugirard, l’E.T.P.C de ce temps-là, j’avais été contraint d’abandonner mes études pour des raisons familiales avec deux années de grâce. J’aurais souhaité faire l’Ecole de Journalisme et, à défaut, je pensais que la photo me permettrait d’approcher ce prestigieux métier.
    Hélas, l’enseignement donné à cette époque, rue de Vaugirard, correspondait, à peu de choses près, aux bases héroïques de la photo triomphante des années 1900 et s’adressait surtout à des fils ou filles de commerçants photographes dont je n’étais pas.

    Alors que la guerre avait permis des avancées techniques considérables, notamment en couleurs, tant en Allemagne qu’aux U.S.A., l’équipe dirigeante de l’école, relativement âgée et faute certainement de moyens dus aux pénuries, se contentait d’enseigner le portrait à la lumière du jour, les pratiques du virage sépia et bien d’autres techniques, certes, très artistiques, mais déjà complètement dépassées. Le seul traitement couleurs pratiqué fut celui du «~Lumicolor~», à la fécule de pomme de terre, dont je conserve encore la diapo du Pont-Neuf~!

    Ma promotion, si j’ose dire, fut celle de 1945/1947. Elle connut le départ de Paul Montel et la direction de Robert Mauge. Elle s’illustra malencontreusement en seconde année par une grève des élèves pour des raisons oubliées. Je pense me rappeler encore de la plupart de nos professeurs, le plus important étant le célèbre A.H. Cuisinier, puis Lecaille, Rehm, Petit et Pierre Montel. Beaucoup des noms de mes condisciples, surtout en section photo, sont encore présents à ma mémoire et en ciné après Jean Sigfried, c’est surtout celui de Pierre Tchernia qui surnage, tant sa participation à la revue de fin d’année 1947 nous avait émerveillé par ses imitations, notamment celle du fameux A. H.Cuisinier.

    Inutile de vous dire que ces études photographiques furent pour moi assez peu profitables et si j’obtins un C.A.P. ce fut pour trouver péniblement un poste de laveur de cuvettes dans une petite maison de cartes postales.

    Cette époque nécessitait de faire son «~service militaire~». Je fus, dès mai 1948, envoyé au Maroc dans un régiment de Tirailleurs et, malgré beaucoup d’efforts pour être muté au Service Ciné-Photo de l’Armée, je n’obtins ce changement qu’après mon retour dans le civil~!

    A la recherche d’un débouché professionnel, j’entrepris alors de me porter volontaire pour entrer au bureau directeur de l’Association des anciens élèves, dirigé par Marcel Ascoli avec qui je collaborais, notamment pour éditer le nouveau sigle de l’Association que vous conservez toujours. J’y connus Armand Duminy dont le magasin jouxtait l’Ecole, Claude Despoisse, André Lavenant et Melle Breton… , beaucoup d’autres.
    Combien de temps fus-je fidèle aux réunions du bureau ? Les très anciens numéros du Bulletin de liaison (N° 91, 92…), alors mensuels pourraient le dire. Je cherchais surtout une façon de peser sur mon avenir et je le trouvais grâce au Cercle de la Librairie, boulevard St. Germain à Paris, où je suivis des cours de perfectionnement sur l’Offset. Cette nouvelle technique d’imprimerie à bases photographiques gagnait tous les ateliers d’imprimerie et notamment la presse. Elle était «~in~».

    Pour faire court je vous dirais que cet aiguillage me permit de faire carrière dans l’imprimerie et l’édition, tout en conservant des relations amicales avec des anciens de Vaugirard comme Jos le Doaré, Jacques Lodenet ou François Blin. Alors qu’à une certaine époque des années 1960, je dirigeais une imprimerie d’éditions, je repris contact avec Pierre Montel et lui proposais d’imprimer la revue Photo-Cinéma. Cette publication fut très correctement imprimée pendant deux ans avec mon concours. J’ai ensuite trouvé l’occasion d’animer provisoirement le réseau commercial d’un important laboratoire couleurs publicitaire et suis finalement entré au bureau parisien du groupe Bertelsmann où cette fois j’ai eu la direction du service commercial et les relations clientèle des éditeurs et agences de pub. Après douze ans de ce métier j’ai fondé ma propre maison d’édition que j’ai dirigée pendant dix ans avant de la vendre à un successeur fixé en Bretagne où elle perdure encore.

    Ayant écrit et publié une vingtaine d’ouvrages (régionaux, pour la jeunesse, pour les idées), inutile de vous dire que je suis très ignorant des nouvelles techniques, le numérique et les autres… tant du reste en photo-ciné qu’en imprimerie. Depuis vingt ans la terre tourne trop vite pour moi~!

    Je suppose que ce raccourci de carrière professionnelle qui s’est largement coupé de la photo et du cinéma est inintéressant, comme mauvais exemple à ne pas suivre à L.L.~!
    Je vous l’adresse cependant à titre d’explication et de remerciement pour vos envois gracieux et au cas où quelques souvenirs conservés (photos, bulletins) pourraient servir à conforter la mémoire collective ou bien celle de quelque survivant~?

  • Parrainage Promos 2010

    Chers amis, Comme promis notre annuaire accompagné de son DVD est sorti pour le SATIS 2008. Cela représente un travail considérable pour lequel un certain nombre de membres du Comité Directeur de l’AEVLL se sont particulièrement investis ! Nous sommes ravis de cette édition de plus de 250 pages qui a vraiment « de la main » éditée grâce au soutien de nos partenaires. Nous préparons maintenant activement le Parrainage des Promos 2010 avec une soirée parrainage prévue de 12 février 2009. Des questionnaires seront envoyés aux étudiants qui désirent être parrainés. Notre AG annuelle se tiendra aussi vers cette époque avec une animation toute particulière pour cette année annuaire. A très bientôt de vous lire et de vous voir. Très confraternellement Gilles Flourens (Ciné 71) Président de l’AEVLL

  • Nos enfants nous accuseront

     » Nos enfants nous accuseront  » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

    Séance du 4 novembre 2008 aux 7 parnassiens à 20h30 de « Nos enfants nous accuseront ».

    Ce documentaire produit et réalisé par Jean-Paul JAUD est d’une qualité cinématographique exceptionnelle.
    Jean-Paul JAUD a suivi pendant un an la vie de ce village de Barjac (village du Gard) et la démarche pour un environnement sans chimie agricole initiée par son maire qui a su emmener avec lui ses concitoyens parents, grands-parents, professeur des écoles, cuisiniers, enfants,…. qui deviennent acteurs de leur avenir.

    Ce documentaire traité magistralement par Jean-Paul JAUD tant au niveau de sa construction que de la qualité de l’image et du son est un véritable exemple d’un cinéma documentaire abouti. Tout en respectant la parole des uns et des autres le réalisateur a su tisser cette histoire qui ponctue les saisons, aiguise notre colère, nous fait sourire, touche notre affecte et nous met en face de nos responsabilités en tant que citoyens de France et du monde.

       

    Il faut aller voir ce film pour se faire une opinion sur ce que la chimie nous propose depuis une bonne trentaine d’années,

    Il faut aller voir ce film quand on est un étudiant en cinéma et audiovisuel pour apprécier la qualité d’une réalisation,

    Il faut aller voir ce film quand on est un professionnel accompli de l’image et du son et qu’en plus de la réalisation on souhaite se rendre compte de ce que donne un report en 35 d’un film tourné en HDCAM (Sony 750 pour les intimes !) et projété dans une salle lemda,

    Il faut aller voir ce film pour que nous puissions en parler tous ensemble.

    En ce qui me concerne je ne regarderai plus mon assiette comme avant !

    Gilles FLOURENS (Cine 71