• Le cinéaste Henry Moline (Son 1958) nous a quittés

    Henry,
    nostre Enric était fait de son âme occitane. Cette
    langue qu’il aimait et qu’il défendait
    autant qu’il la pratiquait, il lui avait donné une
    partie de sa vie. J’étais
    moi-même  étudiant à
    l’Ecole Nationale Louis Lumière quand je le
    rencontrai la première fois en 1974. Henry avait
    créé l’association Cinéma
    Occitan où se retrouvaient
    régulièrement à l’IEO Paris
    tous ceux qui de près ou de loin
    s’intéressaient à notre culture
    d’Oc, Jean Fléchet (Machougas, la sartan,
    l’Orsalher,…), Philippe Haudiquet (auteur de
    Gardarem lo Larzac), Guy Cavagnac, Michel Gayraud, Jean Arlaud, Alem
    Surre et beaucoup d’autres. Henry avec l’IEO avait
    entrepris de faire naître du cinéma en Occitanie
    et lors de stages à Mialet (Gard) ou dans le Luberon (en
    mars 1970), à Villeneuve sur Lot organisa le tournage de
    véritables films sur la question occitane. Ce furent des
    années fécondes. N’oublions pas aussi
    sa contribution toujours militante à la chanson occitane et
    ses collaborations techniques à la réalisation et
    l’enregistrement des disques de Claude Marti, Joan dau Melhau
    ou Longamai chez Ventadorn.

    Henry,
    maître dans son métier de cinéma
    passait peu à peu à la réalisation de
    courts métrages et avait entrepris des films sur les auteurs
    occitans. Sur Jorgi Reboul, sur Enric Mouly, entre autres. En 1977, il
    réalise « l’aubre
    vielh » avec Marcelle Delpastre et Joan Dau Melhau
    autour de l’identité profonde des hommes et des
    paysages avec le magnifique poème résistant de
    Marcelle Delpastre. Le film est une de ces œuvres magiques,
    de superbe adéquation poétique entre
    l’image et le son. Le film produit et monté par
    Jean Fléchet obtient en 1978 le César de la
    meilleure oeuvre documentaire. Henry avait surpris en
    s’exprimant en occitan lors de la remise du
    trophée. La même année Henry obtient la
    Vénus de Barcelone en récompense de son
    œuvre consacrée au poète
    résistant marseillais Jordi Reboul, Jordi
    Rebol, a Trets, un jorn que bufava lo mistral
    .
    Juste mérite pour une oeuvre qui se voulait modeste mais
    d’une vérité humaniste profonde. Dans
    les années 80, il participe à la grande aventure
    de l’Orsalher de Jean Fléchet long
    métrage de cinéma dont il fait le son. Ce sont
    des semaines de travail intense mais qui, pour ceux qui y ont
    participé demeurent des moments exaltants et
    profondément ancrés dans les mémoires.

    Malgré sa
    volonté de passer au long métrage sur le
    thème du catharisme, il ne parvient pas à aboutir
    son projet et décide repartir vers cette Afrique
    qu’il aimait tant et qu’il avait si longuement
    parcourue. Après quelques années à
    Djibouti, où il assure la direction des programmes de la
    télévision nationale, il rejoint le Cameroun
    où il dirige le section télévision de
    l’Ecole supérieur des sciences et techniques de
    l’information fondée par Hervé Bourges
    où il enseigne le cinéma. Pendant ses courts
    séjours en France, grâce à
    l’appui de Guy Cavagnac (dont il fût aussi
    l’ingénieur du son sur le
    soldat Laforêt
    ), nous
    tournons ensemble de nombreux documentaires dont un film sur le
    festival de Montpellier, un portrait de l’écrivain
    Léon Cordes pour lequel il avait une tendresse et une
    admiration particulière.

    De l’Afrique,
    qu’il avait toujours aimé et qui lui fournit un
    recueil de nouvelles préfacé par Jean
    Carrière, à l’Occitanie, Henry avait
    les idées des grands larges, une culture humaniste, une
    chaleur et une convivialité qui l’ont rendu cher
    à tous ceux qui le connaissaient. Sur sa tombe, mercredi
    à la demande de ses deux filles Estelle et Laure,
    j’ai lu le poème de Marcelle Delpastre.

    « Dempuei que lo
    tuavan, ’queu país,

    coma ‘na bèstia fera,

    dempuei lo temps,

    non n’es pas mòrt,

    polsa d’enguera. »

    Francis
    Fourcou,
    jeudi
    17 juillet 2003
  • Disparition de Henri Spitalnik

    Les milieux du cinéma le connaissaient en tant que représentant du CHSCT sur les tournages longs.

    Personnage haut en couleurs d’origine polonaise, son image tenait surtout du « parigot râleur sympathique » qui avait toujours une anecdote à raconter sur ses péripéties des années 60.

    Sur les images de synthèse d’une reconstitution numérique du débarquement américain de 1944, loin de s’émerveiller des prouesses technologiques de l’an 2000, il avait l’applomb de souligner la moindre qualité en comparaison avec les documents d’époque.

    Bien entendu, personne n’est allé vérifier la véracité de ses allégations, peut-être avait-il raison, qui s’en soucie aujourd’hui ?

    Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches

  • Disparition d’Albert VIGUIER

    Albert Recco Viguier est né le 20 Juillet 1911, fils du
    comédien François Viguier qui a été l’interprete de nombreux films parmi
    lesquels :

    « Fanfan la Tulipe » (1926) de René Leprince, « Napoléon »
    (1927) d’Albert Gance dans lequel il joue le rôle de Couthon, « La
    vie Miraculeuse de Thérèse Martin » (1929) et « Divine Croisière » (1929)
    de Julien Duvivier, « La Vie est à nous » ( 1936) de Jean Renoir, « Le
    temps des Cerises » (1937) de Jean Paul Lechanois, « Nous les gosses »
    (1941) de Louis Daquin, « Le bienfaiteur » (1942) de Henri Decoin, « Adémaï
    bandit d’honneur » (1943) de Gilles Grangier…

    Très tôt Albert Viguier est « tombé » dans le cinéma puisque
    en 1924 il a un rôle aux cotés de son père François Viguier et d’Ivan
    Mozzhukim (Mosjoukine), Nathalie Lissenko, Camille Bardou….dans « Le
    Lion des Mogols »
    réalisé par Jean Epstein (1897-1953) (qui réalisera
    entre autres « L’homme à l’Hispano-Suiza » en 1933), et photographié par
    J.L. Mundriller et F. Bougasoff.

    Puis on le retrouve comme assistant opérateur sur :

    • 1928 « La passion de Jeanne d’Arc » : Réal:
      Carl Dreyer(1889-1968). Scen: Joseph Delteil -Dir. Photo: Rudolph
      Maté.Décors: Jean Hugo Mont: Marguerite Beaugé Interp: Maria Falconetti,
      Eugène Silvain, Michel Simon, Antonin Artaud…
    • 1929 « La Merveilleuse vie de Jeanne d’Arc »
      Réal: Marc de Gastyne (1889-1982). Scen: Jean-José Frappa – Trucages:
      Walter Percy Day. Dir. Phot: Gaston Brun Op.: Lucien Bellavoine, Jimmy
      Bertiet, René Colas, Ganzli Walter. Interp: Simone Genevois, Louis
      Allibert, Genica Athanasiou, Jean Debucourt, Philippe Hériat (rôle
      de Gilles de Rais), Gaston Modot…
    • 1929 « Maman Colibri » Réal: Julien. Duvivier
      (1896-1967). Effets spéciaux Walter Percy Day Dir. Phot: René Guychard
      et André Thirard. Interp: Jeanne Dax, Jean Gérard, Hélène Hallier.
    • 1929 « Le requin » -1er film parlant réalisé
      en France-
      Réal: Henri Chomette (frère de René Clair 1896-1941)
      Dir. Phot: Leonce Henri Burel. Dec: Lazare Meerson. Interp: Samson
      Fainsilber, Rudolph Klein-Rogge, Albert Préjean, Gina Manes…

    Entre 1928 et 1930, Albert Viguier a collaboré à des
    tournages soit de Mario Nalpas :

    « Sirène des Tropiques » Réal: Mario Nalpas, Henri
    Etiévant Scén: Maurice Dekobra Réal Seconde équipe: Luis Bunuel…Interp:
    Joséphine Baker, Pierre Batcheff, Régina Dalty
    « La symphonie pathétique » Réal: Mario Nalpas, Henri Etiévant
    Interp: Georges Carpentier, Régina Dolty, Olga Day.. Pro Centrale cinématographique

    et/ou sur des productions d’Alex Nalpas :

    • « En bordée » de Joe Francis Dir Phot: Henri
      Wulschleger
    • « Disparu de l’ascenseur » de Giulio del Torré
    • « Champion du régiment »
    • 1930 « Sous les toits de Paris » de René Clair
      (René Chomette 1898-1981). Dir Phot: Georges Perinal et Georges Raulet.
      Dec:Lazare Meerson. Mus: Raoul Moretti Interp: Albert Préjean, Pola
      Illery, Edmond T Greville
    • 1930 « Le sang d’un poète » Réal: J. Cocteau
      (1889-1963) Dir Phot: Georges Perinal Mus: Georges Auric. Interp:
      Enrique Rivero, Elizabeth Lee Miller…
    • 1930 « Romance Sentimentale » C. M. Réal: S.M.
      Eisenstein (1898-1948) et Grigori Aleksandrov (1903-1984). Dir Phot:
      Edouard Tissé Mus: Alexis Arkhangelsky Dir Art: Lazare Meerson. Mont:
      Grigori Aleksandrov. Durée: 20 mn Interp: la chanteuse Mara Griy
    • 1931 « Nicole et sa vertu » Réal: René Hervil
      -Scen: Felix Gandera, René Hervil Dir Phot: Robert Lefebvre, Julien
      Ringel- Mus: Albert Chantrier- Interp: Alice Cocéa, André Roanne,
      Paulette Duvernet, Enrique Rivero.. –
    • 1936 « Une partie de campagne » Réal: Jean Renoir(1894-1979)
      d’après Maupassant Dir Phot: Jean Bourgoin et une prestigieuse 2°
      équipe avec: Yves Allegret, Jacques Becker, Henri Cartier Bresson,
      Claude Heyman, Luchino Visconti. Mus:Joseph Kosma. Durée: 40 mn. Interp:
      Sylvia Bataille, Georges St Saens, Jane Marken, André Gabriello, Jean
      et Marguerite Renoir…
    • 1937 « Le Puritain » Réal: Jeff. Musso(Joseph
      Cesar né en 1907) d’après Liam O4Flaherty. Prix Louis Delluc – Dir
      Phot: Curt Courant – Dir. Art.: Menessier, S. Pimenoff Interp: Pierre
      Fresnay, Viviane Romance, Jean Louis Barrault..
    • 1938 « La maison du maltais » Réal: Pierre.Chenal
      (1904-1990) – Scen: Jean Vignaud – Dir Phot.: Curt Courant – Interp:
      Raymond Aimos, Marcel Dalio, Louis Jouvet, Pierre Renoir, Viviane
      Romance…
    • 1938 « La Princesse Tarakanova » Réal: Fyodor
      Otsep (Ozep)(1895-1940), Mario Soldati – Scén: Hans Jacogy, Evelina
      Levi -Dir. Phot: Curt Courant, Albert Fusi, Massimo Terzano Interp:
      Annie Vernay, Roger Karl, Anna Magnani, Suzy Prim…
    • 1939 « Le jour se lève » Réal: Marcel Carné
      (1909-1996) Scén: Jacques Prévert, Jacques Viot Dir Phot: Philippe
      Agostini, André Bac, Curt Courant – Dec: Alexandre Trauner – Mus:
      Maurice Jaubert Interp: Jean Gabin, Jacqueline Laurent, Arletty, Bernard
      Blier, ….
    • 1939 « Tempête sur Paris » Réal: Bernard-Deschamps(
      Dominique Bernard Deschamps 1892-1966) Dial: André Cayatte -Dir. Phot:
      Michel Kelber -Cadre: Philippe Agostini -Mont: Pierre de Herain. Prod
      Belgatos Interp: Arletty, Marcel Dialo, Erich von Stroheim, Julien
      Carette, Jean Debucourt, André Luguet..
    • 1946 « Les portes de la nuit » Réal: Marcel
      Carné (1909-1996) Scén: Jacques Prévert – Dir Phot: Philippe Agostini
      – Mus: Joseph Kosma – Dec: Alexandre
      Trauner
      . Interp: Nathalie Nattier, Yves Montand, Pierre Brasseur,
      Raymond Bussière, Jean Vilar, Julien Carette…

    En tant que caméraman:

    • 1952 « Fanfan la Tulipe » Réal: Christian-Jacque
      (Christian Maudet 1904-1994) Scén: René Wheeler, René Fallet, Henri
      Jeanson – Dir Phot: Christian Matras Cadre: Bourreaud, Douarinou, Viguier
      Mus: Maurice Thiriet Interp: Gérard Philippe, Gina Lollobrigida, Marcel
      Herrand, Olivier Hussenot, Noël Roquevert, Geneviève Page, …
    • 1954 "Lourdes et ses Miracles" Réal:
      Georges Rouquier C.M.
    • 1956 "Rendez vous à Melbourne" Réal:
      René Lucot cadreurs: Pierre Lebon, Georges Leclerc, Pierre Levent, René
      Mathelin, Louis Miaille et Albert Viguier.

    1961 : participation à « Chronique d’un été » de
    Jean Rouch (né en 1917) et Edgard Morin. Dir Phot: Roger Morillère, Jean-Jacques
    Tarbes..Interp: Marceline Loridan.

    Au
    delà de sa carrière d’opérateur, Albert Viguier restera dans les mémoires
    comme le co-fondateur, avec 7 opérateurs -Philippe Agostini, André Bac,
    Jean Lalier, Pierre Lebon, Roland Paillas, André Thomas et Albert Viguier,
    d’Alga Cinéma entre 1948 et 1950 avec un statut plus proche d’une coopérative
    d’opérateurs mettant en commun leurs caméras. Installée à ses débuts
    Place Dauphine, Alga déménage vers 1960 rue St Maur, puis après l’association
    avec Samuelson Londres en 1970 rue Jean Moulin à Vincennes. Ayant rejoint
    le groupe PANAVISION en 1997, elle est aujourd’hui à Saint Denis…

     

    Durant toutes ces années, très vite sous l’impulsion d’Albert
    Viguier qui en a pris la direction, Alga cinéma devient la première société
    de location de matériel caméra.

    Grâce à la générosité d’Albert Viguier, Alga cinéma sera
    aussi un tremplin de départ pour nombre d’opérateurs ou de productions
    grâce à des prises de participation. Beaucoup d’opérateurs se souviendront
    de son rôle pendant les évènements de Mai 68.

    Mais Albert Viguier a été également un acteur de l’innovation
    en soutenant des projets tels que la reprise vidéo sur des caméras de
    studios et surtout en soutenant totalement le projet de la LOUMA.

    Ayant quitté la Direction d’Alga en 1979, Albert Viguier
    restera toujours en veille des technologies de la production cinéma et
    nous étions quelques-uns à lui conserver une grande amitié, une relation
    très proche, à le revoir régulièrement jusqu’à ces derniers jours.

    A titre personnel, c’était un ami de longue date puisque
    j’ai connu Albert Viguier alors que j’étais encore étudiant à Vaugirard,
    il y a 40 ans, en faisant mes stages sur les tournages de Robert Enrico
    avec Jean Boffety à la photo (avec qui je travaillerai pendant plus
    de 18 ans).

    Je remercie sincèrement les personnes qui m’ont notifié
    des erreurs et omissions.

    Bio-Filmographie établie, en hommage
    à Albert Viguier, par Guy Lecouvette à partir de quelques éléments recueillis.
    Toute personne trouvant erreur ou omission sera la bienvenue pour nous
    aider à la corriger.

  • Hommage à Bernard Chaudanson

    Référence
    absolue des photographes culinaires, il avait été
    membre très actif de l’AEVLL en rejoignant le
    Comité Directeur à la fin des années
    70 et en préfaçant l’annuaire des « Anciens » en
    1986.

    Il épousa Christiane
    WOLFF, également « Ancienne » de Vaugirard, qu’il avait
    retrouvée dans ses débuts professionnels au
    service Photo des Ponts et Chaussées. Il rencontrera plus
    tard son futur partenaire, Louis SEGOND (Photo 1953), au sein de
    l’agence DUPUY COMPTON.

    Après l’ouverture
    d’un premier studio rue Mademoiselle à Paris, il s’installe
    en 1969 rue George Sand qui restera son atelier jusqu’à sa
    retraite. Ce studio de photographie deviendra l’un des plus performants
    en Île de France avec une équipe de dix personnes
    au plus fort de son activité.

    Très actif au plan
    associatif notamment à l’ANPPM, il sera très
    longtemps enseignant et juré d’examen au CFT Gobelins.

    C’est avec tristesse que nous
    présentons nos condoléances à
    Christiane, son épouse, ainsi qu’à son fils
    Patrick qui a su perpétuer l’activité
    photographique de la rue George Sand.

  • Décès de Roger Montel

               
    Nous avons appris le
    décés de Roger MONTEL.

               
    MONTEL, un nom qui est cher
    à notre école puisque trois membres de cette
    famille y sont liés:

               
    Paul, l’un des
    fondateurs de “Vaugirard”  en
    1926 (se reporter à l’historique de
    l’école au début de
    l’annuaire ou sur le site www.aevll.org),
    Roger, son fils, dont il est -hélas- question dans ce faire-part,
    “ancien” Ciné promo 1937 (ETPC
    à l’époque) et Pierre, son autre fils
    qui enseigna la chimie dans l’amphi  de
    la rue de Vaugirard durant 40 ans, de 1936 à 1977.

               
    Pierre MONTEL -dont
    j’ai eu -en section photo de 61 à 63- le plaisir
    d’apprécier les qualités de
    pédagogue alors qu’il enseignait la chimie
    photographique puis celui de travailler de nombreuses années
    avec lui alors qu’il était président du
    “Salon International Photo-Cinéma”
    (maintenant le SIPI)- nous a fait parvenir une biographie
    très complète de son frère dont voici
    un résumé:

               
    “Après
    des études classiques au lycée Henri IV, Roger
    MONTEL intégre l’École en section
    cinéma d’où il sort en 1937. Il tourne
    différents films comme assistant- opérateur avant
    d’être appelé sous les drapeaux en 38 au
    “Service Photographique et Cinématographique des
    Armées” (plus connu sous le nom
    d’“Ivry”). Il aura peu le temps de gouter
    le retour à la vie civile puisque la seconde guerre mondiale
    éclate. Fait prisonnier dès 1940, il ne sera
    libéré qu’en 1945.

               
    A son retour, il entre aux
    “Publications Paul Montel” et suit
    simultanément des cours de gestion dans une école
    de commerce. Après avoir travaillé… et appris,
    dans tous les services, il est en charge intégralement
    (rédaction, administration, fabrication,
    publicité, promotion, diffusion etc.) de la revue
    “Le Photographe”.

               
    A la mort de son
    père, Paul, en 1962, la s.a.r.l. devient une s.a. dont il
    est nommé directeur général, son
    frère, Pierre, en étant le président.

               
    Grâce
    à sa connaissance parfaite de la langue allemande (reste
    positif de 5 ans de captivité), il représente les
    “Publications Photo et Cinéma Paul
    Montel” à la Photokina de Cologne.
    C’était l’époque des Leica,
    Contax, Rollei et autres marques mythiques…

               
    La
    société change de mains,
    cédée à la C.E.P. et il prend alors une  retraite
    bien méritée en Touraine, d’abord
    à Amboise puis à Noizay où il
    s’engage dans la gestion de la commune: conseiller municipal
    puis maire-adjoint, sans oublier son implication dans des associations
    oeuvrant pour les personnes agées.

               
    Sévère
    pour lui-même, il était indulgent pour les autres
    et son enthousiasme contagieux.

               
    Au soir de sa vie,
    agé de 82 ans, il nous a quitté en montrant un
    grand courage en ses derniers moments, le 22 Juin, après une
    longue maladie et hospitalisation à
    l’hopîtal de Tours. Ses obsèques furent
    célébrées dans
    l’église de Noizay, trop petite pour accueillir
    ses proches, ses amis et ses concitoyens”.

               
    Ayant eu
    l’opportunité de travailler avec Roger MONTEL de
    nombreuses années, en tant que client, à partir
    de 1967 lorsque je dirigeais la communication du groupe
    Techni-Ciné-Phot, j’ai pu apprécier ses
    nombreuses qualités, retenant particulièrement sa
    rigueur et sa courtoisie.

     

               
    Le comité
    directeur de l’AEVLL s’associe à la
    douleur de sa famille.

     

                           
                           
                           
                           

  • Armand DUMINY

    Photographe-Conseil
    – « Meilleur ouvrier de France »

    Vice-Président du Jury des Expositions Nationales du Travail


    Ancien Expert près la Cour d’Appel de Paris et les Tribunaux
    de Commerce

    Chevalier de la Légion d’Honneur

    Chevalier de l’ordre National du Mérite

    officier des Palmes Académiques

    Médaille d’Or des Arts & Techniques
    Médaille de Vermeil de la Ville de Paris
    Médaille d’Argent de l’Enseignement Technique

    Croix du Combattant 39 – 45

    50 années de carrière professionnelle et de
    bénévolat dans l’action syndicale, l’enseignement
    de l’apprentissage artisanal,cours techniques & artistiques,
    conférences, séminaires, présidence de
    jurys d’examens et de concours…

    Activités
    bénévoles


    Conférences à l’Ecole Nationale Louis
    Lumière
    Création des Cours de Perfectionnement de l’Apprentissage
    Artisanal
    Présidence du Jury du Certificat d’Aptitude Professionnelle
    de Photographe
    Membre du Conseil d’Administration de la Société
    des Auteurs Photographes
    Président du Groupement Commercial de la Rue de Rennes
    Membre du Jury du Concours National de l’Apprentissage Artisanal au
    Ministère de l’Education Nationale
    Membre de la Commission Nationale Consultative de la Photographie
    Vice-Président de la Chambre Syndicale des Photographes
    Professionnels de l’Ile-de-France
    Donneur de sang (insigne d’Or)

    Activités
    libérales


    Conseiller Technique et Conseil-Formateur à la
    Société de Photographie Industrielle M.H.
    à Montrouge

    Conseiller Technique des Services Photographiques de la
    Présidence de la République, du Premier Ministre,
    de la Garde Républicaine de Paris et du Laboratoire Central
    de la Gendarmerie. (1969-1982)

    Conseiller Technique et Artistique du Studio Vallois au
    PRINTEMPS-HAUSSMANN (1966-1985).

    Conseil du Laboratoire Professionnel S.R.A.P. DAUTREPPE

    – – – –
    – – – – – – – –

    Activités
    sportives

    Sport hippique – Moniteur bénévole
    d’équitation.

    Chevalier de l’ordre du Mérite Agricole.

    – – – –
    – – – – – – – –

    Activités
    Professionnelles et syndicales

    1929-1932
    Elève
    à l’Ecole Technique de Photographie et de
    Cinématographie à PARIS.

    1933
    Service militaire à la Section Cinématographique
    des Armées.

    1934
    Administrateur-Gérant de la S.A.R.L.
    « Photo-Littré » à PARIS.
    Président de l’Association des Anciens Elèves de
    l’Ecole Technique de Photographie et de Cinématographie.

    1939
    Mobilisé le 27 Août sur le front de l’Est.
    Prisonnier de guerre.

    1947
    Reprise des activités professionnelles.
    Propriétaire-Directeur du Studio Vallois (fondé
    en 1885 par Edmond Vallois) situé rue de Rennes à
    PARIS.
    Photographe officiel des Grandes Ecoles Nationales : Polytechnique,
    Saint-Cyr, Ecole de l’Air, Centrale.
    Photographe agréé par 22
    théâtres parisiens dont le
    Théâtre de Paris d’Elvire Popesco, l’Ambigu
    (disparu depuis), le Daunou, la Michodière, l’Atelier, les
    Bouffes-Parisiens, le Saint-Georges, 1a Potinière etc…
    réalisant ainsi des portraits de comédiens
    célèbres dont Catherine Deneuve, Ingrid Bergman,
    Arletty, Alain Delon, Belmondo, Bourvil, Fernandel, Luis Mariano,
    Michel Simon, Fernand Raynaud et d’illustres personnalités
    dont Marcel Pagnol, Françoise Sagan, Luchino Visconti.

    Cessation des activités du Studio Vallois en 1966.

    1967
    Conseiller technique et artistique des Laboratoires et Studio Marcel
    Hamelle à Montrouge.

    Nommé Expert près la Cour d’Appel de Paris.

    Photographe agréé par la Présidence de
    la République et les services du Premier Ministre.
    Réalisation des portraits officiels de Raymond Barre et
    Madame, d’Alain Poher Président du Sénat, de
    Pierre Messmer et Madame, du Général Biard Grand
    Chancelier de la Légion d’Honneur, du
    Général Bigeard, du Comte de Paris, du
    célèbre photographe Lartigue etc…..

    1989

    Armand Duminy prend sa retraite mais continue à prodiguer
    ses conseils artistiques et techniques à de nombreux amis.

  • Décès d’Alfred Sandret (Photo 37)

    Déces, survenu le 5 mars 1999, d’Alfred Sandret (Photo
    1937).

    Il y a environ 10 ans, il
    avait organisé des réunions de sa Promotion, dont
    il nous avait fait des compte-rendus, photos à l’appui.

    Le Comité
    Directeur adresse à son épouse et à
    ses en fants ses sincères condoléances.

     

  • Décès de Pierre Pigeon

    Pierre PIGEON, un ancien « photo
    33 » fut un pionnier du tirage couleur « industriel et publicitaire » et
    un ardent protagoniste de Vaugirard tout au long de sa
    carrière. Il nous est donc paru être la moindre
    des choses que de lui rendre un (modeste) hommage par ces quelques
    lignes ayant pour base quelques informations transmises par son
    épouse à qui nous présentons nos
    condoléances:

    Pierre PIGEON, né en 1915 est entré à
    Vaugirard en 1931 et a débuté la « photographie
    industrielle » chez CHEVOJON -laboratoire professionnel parisien alors
    très important et ce jusque dans les années 1985-
    après un service militaire en 35-36.
    Bien entendu, la seconde guerre mondiale lui a pris une grande partie
    des débuts de sa vie d’adulte, mobilisé dans
    l’aviation en Tunisie.
    A son retour à Paris, il s’installe rue Pajol, puis, de 1953
    à 1964, boulevard Haussmann.
    Technicien dans l’âme, il suivit dès 1953 les
    cours de l’École de Vevey pour étudier le
    procédé couleur AGFA.
    Face à un fort développement dû
    à une réputation de grande qualité,
    son laboratoire devenant exigu, il déménage dans
    le 18ème, rue Championnet, une adresse qui deviendra celle
    « DU » laboratoire AGFACOLOR de référence pour les
    professionnels exigeants ! Il y oeuvra jusqu’à sa retraite
    en 1985, interrompue par une grave opération du coeur en 87.
    Mais, un autre ancien, Jacky LARCADE, « photo 55 », a tenu à
    apporter son témoignage dont voici quelques extraits:

    « Fin juin 55, après avoir suivi les cours de Monsieur
    CUISINIER et une semaine de stage chez TELCOLOR (à
    l’époque un stage hors de l’école
    était un exploit), je cherchais un premier emploi. Plusieurs
    possibilités: Lucien LORELLE, BARRANGER, entre autres. Une
    petite annonce dans le bulletin de l’AEVLL proposait un emploi de
    laborantin dans le labo récemment créé
    par Pierre PIGEON, pour succéder à Philippe
    BERNARD (photo 54) sur le procédé AGFACOLOR.
    A cette époque nous avons connu tous les
    problèmes inhérents aux instabilités
    du procédé: voiles cyan, bascules,
    émulsions papier fort différentes les unes des
    autres, les couleurs qui passaient très vite à la
    lumière du jour etc… Mais, au plus fort des soucis, je
    n’ai jamais vu Monsieur PIGEON en colère. A la fin de ce
    premier mois, je reçus mon premier salaire: 15.000.- francs
    (anciens, bien sûr). Mobilisé pour
    l’Algérie, je cédais mon poste à
    Jacques AGNES (photo 54)… qui quelques années plus tard
    créa son propre labo, concurrent.
    Point important et sympathique, un exemple à suivre: Pierre
    PIGEON a toujours privilégié les anciens de
    Vaugirard dans son recrutement.
    Ensuite, chaque année, nous avions coutume de
    déjeuner une fois ensemble et je retrouvais toujours
    Monsieur PIGEON avec un égal plaisir. Un homme
    réservé mais chaleureux, ne retenant que le
    meilleur de toute chose.
    Ces dernières années, il se « gavait »
    littéralement d’expositions, visites de Musées
    etc.
    Nous devions déjeuner ensemble… j’étais bien
    seul à table. »

    Rien à ajouter si ce n’est confirmer l’extraordinaire
    bonhomie et charisme de Pierre PIGEON qui contrastaient en quelque
    sorte avec son souci de perfectionnisme et sa forte passion de la
    technologie… Je l’ai connu à l’époque ou pour
    les agrandissements sur papier couleur, on tirait des bouts d’essai
    développés en cuvettes et c’était
    toujours un bon moment de le croiser dans les salons ou
    réunions professionnels.

  • Mémoire de Léon Bouzerand

    En
    consultant le site internet de l’aevll j’ai trouvé dans la
    liste des anciens élèves le nom de mon
    père Léon Bouzerand qui fut
    élève de l’Ecole rue de Vaugirard au
    début des années 1930.

    Mon père qui
    était né en 1907 est mort à Cahors en
    1972. Il avait un studio et un magasin de photographies. Il a
    laissé plus de 100 000 clichés qui sont chez son
    successeur, Jean-Louis Nespoulous, photographe à Cahors.

    Deux livres ont
    été édités autour des
    photographies de Léon Bouzerand, l’un sur le
    thème de l’automobile dans les années 50 60,
    l’autre sur le thème du rugby dans les mêmes
    années.

    D’autres titres sont
    prévus. La Ville de Cahors envisage de créer un
    lieu de mémoire, peut être au Musée de
    la ville, où certaines de ces archives pourraient
    être exposées et consultées.