• Décès de Pierre Pigeon

    Pierre PIGEON, un ancien « photo
    33 » fut un pionnier du tirage couleur « industriel et publicitaire » et
    un ardent protagoniste de Vaugirard tout au long de sa
    carrière. Il nous est donc paru être la moindre
    des choses que de lui rendre un (modeste) hommage par ces quelques
    lignes ayant pour base quelques informations transmises par son
    épouse à qui nous présentons nos
    condoléances:

    Pierre PIGEON, né en 1915 est entré à
    Vaugirard en 1931 et a débuté la « photographie
    industrielle » chez CHEVOJON -laboratoire professionnel parisien alors
    très important et ce jusque dans les années 1985-
    après un service militaire en 35-36.
    Bien entendu, la seconde guerre mondiale lui a pris une grande partie
    des débuts de sa vie d’adulte, mobilisé dans
    l’aviation en Tunisie.
    A son retour à Paris, il s’installe rue Pajol, puis, de 1953
    à 1964, boulevard Haussmann.
    Technicien dans l’âme, il suivit dès 1953 les
    cours de l’École de Vevey pour étudier le
    procédé couleur AGFA.
    Face à un fort développement dû
    à une réputation de grande qualité,
    son laboratoire devenant exigu, il déménage dans
    le 18ème, rue Championnet, une adresse qui deviendra celle
    « DU » laboratoire AGFACOLOR de référence pour les
    professionnels exigeants ! Il y oeuvra jusqu’à sa retraite
    en 1985, interrompue par une grave opération du coeur en 87.
    Mais, un autre ancien, Jacky LARCADE, « photo 55 », a tenu à
    apporter son témoignage dont voici quelques extraits:

    « Fin juin 55, après avoir suivi les cours de Monsieur
    CUISINIER et une semaine de stage chez TELCOLOR (à
    l’époque un stage hors de l’école
    était un exploit), je cherchais un premier emploi. Plusieurs
    possibilités: Lucien LORELLE, BARRANGER, entre autres. Une
    petite annonce dans le bulletin de l’AEVLL proposait un emploi de
    laborantin dans le labo récemment créé
    par Pierre PIGEON, pour succéder à Philippe
    BERNARD (photo 54) sur le procédé AGFACOLOR.
    A cette époque nous avons connu tous les
    problèmes inhérents aux instabilités
    du procédé: voiles cyan, bascules,
    émulsions papier fort différentes les unes des
    autres, les couleurs qui passaient très vite à la
    lumière du jour etc… Mais, au plus fort des soucis, je
    n’ai jamais vu Monsieur PIGEON en colère. A la fin de ce
    premier mois, je reçus mon premier salaire: 15.000.- francs
    (anciens, bien sûr). Mobilisé pour
    l’Algérie, je cédais mon poste à
    Jacques AGNES (photo 54)… qui quelques années plus tard
    créa son propre labo, concurrent.
    Point important et sympathique, un exemple à suivre: Pierre
    PIGEON a toujours privilégié les anciens de
    Vaugirard dans son recrutement.
    Ensuite, chaque année, nous avions coutume de
    déjeuner une fois ensemble et je retrouvais toujours
    Monsieur PIGEON avec un égal plaisir. Un homme
    réservé mais chaleureux, ne retenant que le
    meilleur de toute chose.
    Ces dernières années, il se « gavait »
    littéralement d’expositions, visites de Musées
    etc.
    Nous devions déjeuner ensemble… j’étais bien
    seul à table. »

    Rien à ajouter si ce n’est confirmer l’extraordinaire
    bonhomie et charisme de Pierre PIGEON qui contrastaient en quelque
    sorte avec son souci de perfectionnisme et sa forte passion de la
    technologie… Je l’ai connu à l’époque ou pour
    les agrandissements sur papier couleur, on tirait des bouts d’essai
    développés en cuvettes et c’était
    toujours un bon moment de le croiser dans les salons ou
    réunions professionnels.

  • Mémoire de Léon Bouzerand

    En
    consultant le site internet de l’aevll j’ai trouvé dans la
    liste des anciens élèves le nom de mon
    père Léon Bouzerand qui fut
    élève de l’Ecole rue de Vaugirard au
    début des années 1930.

    Mon père qui
    était né en 1907 est mort à Cahors en
    1972. Il avait un studio et un magasin de photographies. Il a
    laissé plus de 100 000 clichés qui sont chez son
    successeur, Jean-Louis Nespoulous, photographe à Cahors.

    Deux livres ont
    été édités autour des
    photographies de Léon Bouzerand, l’un sur le
    thème de l’automobile dans les années 50 60,
    l’autre sur le thème du rugby dans les mêmes
    années.

    D’autres titres sont
    prévus. La Ville de Cahors envisage de créer un
    lieu de mémoire, peut être au Musée de
    la ville, où certaines de ces archives pourraient
    être exposées et consultées.

     

  • Décès d’Albert Seeberger

    Certes, sa grande modestie ne lui faisait sûrement pas penser à cette influence, mais je suis certain de ne pas être le seul « Ancien » a avoir suivi ses cours d’optique avec intérêt et admiration et pour qui il en est resté autre chose que la connaissance purement technique. Admiration pour le technicien et le pédagogue, mais surtout pour la passion absolue de son métier qu’il savait communiquer, avec le sens de la vie et
    de la droiture.

    Avec son frère, Jean -décédé il y a quelques années déjà-, Louis-Albert SEEBERGER
    fut un des grands photographes de mode des années 50.

    Albert et Jean, « les frères SEEBERGER », successeurs déjà de leurs parents, photographes reconnus du début du siècle.

    Albert SEEBERGER exerça à « Vaugirard » dans les années 50-60, puis prit sa retraite en Seine & Marne, dans la maison familiale située dans la vallée du Morin.

    Après l’avoir croisé régulièrement dans les allées des salons professionnels qu’il ne manquait jamais,
    le « hasard de la vie » fit que je le revis il y a quelques années alors qu’il ne quittait plus guère sa retraite campagnarde. En effet, il était voisin avec un copain de promo, Daniel DENIS qui acheta il y a une quinzaine d’années une maison dans le même petit village de Montherand. Ce fut l’occasion pour moi d’organiser une « réunion de la promo photo 63 ». Près de 30 ans après « Vaugirard », nous fûmes ainsi une douzaine
    à nous retrouver autour du « Maître » . Moment d’émotion intense on s’en doute, face à un être ayant tant de souvenirs d’un demi-siècle d’exercice de sa profession à raconter, avec cette simplicité extrême qui caractèrise les « grands ».

    Sa vue de plus en plus déficiente -vous pouvez imaginer combien ce fut difficile pour le passionné qu’il était de la définition pour rendre la texture des textiles en photo!- ne
    lui permettait plus de pratiquer la photographie, mais il avait une
    seconde passion et un autre talent: la musique. Pendant sa longue et
    sereine retraite, il fut l’un des principaux maîtres d’oeuvre
    de la restauration de l’orgue de l’église de Coulommiers…
    dont il était organiste.

    Vous l’aurez compris, Albert SEEBERGER est décédé ce début Juin. Ses obsèques ont été célébrées le 8… dans la même petite église de Guérard à quelques kilomètres de sa maison briarde ou, 52 ans plus tôt, il épousa
    Cécile, présente entourée de ses enfants et petits enfants et d’une grande foule d’amis et d’habitants de la région tant il fut apprécié localement pour toutes ses autres qualités que celle de photographe.

    Albert SEEBERGER était de ces hommes qui ne peuvent avoir que des amis !

    Personne ou presque -paradoxalement- du « monde de la photo ». Avec Daniel -qui m’a fait l’amitié de penser à me prévenir- nous étions quasiment les seuls. J’ai eu ainsi l’honneur de représenter l’AEVLL à cette émouvante
    cérémonie.

    Méconnaissance ou ingratitude?

    Et pourtant les frères SEEBERGER ont fait don de leurs importantes archives -très souvent consultées- à la
    Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et à la Bibliothèque Nationale. Pour ceux qui seraient intéressés, vous pouvez vous reporter au superbe
    ouvrage: « Les SEEBERGER, l’aventure de 3 frères photographes
    au début du siècle » (de Jean-Claude GAUTRAND) ».

    Jacques ANDRÉ

  • Décès de Paddy Ryan

    Entré à
    l’ORTF en 1973 comme opérateur, il y a passé les
    10 premières années au service du banc-titre,
    avant d’intégrer en 1982 la rédaction d’Antenne 2
    au service de la vidéo légère et des
    moyens HF.

    Passionné par son
    métier -comme cela a été
    souligné par son collègue Roger AMIOT lors de la
    cérémonie en l’église de Saint-Cloud,
    le 11 Juin, ville ou il résidait, Paddy a « suivi » tous les
    grands ténors de la politique et a couvert d’innombrables
    grands événements pour la chaîne
    nationale: le soulèvement en Roumanie -ou il fut gravement
    blessé-, la guerre du Golfe, le retour de Yasser Arafat en
    Palestine etc., mais il a aussi exercé ses talents dans le
    tournage de feuilletons et la réalisation de grands directs.

    Paddy avait 3 enfants de 26, 21
    et 17 ans d’un premier mariage. Il a épousé
    Christiane de FROIDCOURT, en seconde noce, l’an passé.

    Paddy fut, pendant de longues
    années, membre actif du comité directeur de notre
    association puis, plus récemment, son trésorier.

    Il ne s’est pas
    représenté aux dernières
    élections… présageant sans doute les
    complications de sa maladie dont il a masqué la
    gravité aux siens jusqu’aux dernières heures.

    Il convient de souligner qu’au
    sein de France 2, Paddy a toujours été un
    très ardent défenseur de « Vaugirard ». Il en
    revendiquait « haut et fort » la formation et le prouvait:
    très récemment encore, une annonce transmise par
    lui sur notre site internet, a permis l’embauche (en CDI) d’un
    cameraman issu de l’école…

    Homme discret mais de
    conviction, nous n’oublierons pas son accueil, chez lui, pour des
    réunions du comité directeur de l’association !