• Décès de Roger Montel

               
    Nous avons appris le
    décés de Roger MONTEL.

               
    MONTEL, un nom qui est cher
    à notre école puisque trois membres de cette
    famille y sont liés:

               
    Paul, l’un des
    fondateurs de “Vaugirard”  en
    1926 (se reporter à l’historique de
    l’école au début de
    l’annuaire ou sur le site www.aevll.org),
    Roger, son fils, dont il est -hélas- question dans ce faire-part,
    “ancien” Ciné promo 1937 (ETPC
    à l’époque) et Pierre, son autre fils
    qui enseigna la chimie dans l’amphi  de
    la rue de Vaugirard durant 40 ans, de 1936 à 1977.

               
    Pierre MONTEL -dont
    j’ai eu -en section photo de 61 à 63- le plaisir
    d’apprécier les qualités de
    pédagogue alors qu’il enseignait la chimie
    photographique puis celui de travailler de nombreuses années
    avec lui alors qu’il était président du
    “Salon International Photo-Cinéma”
    (maintenant le SIPI)- nous a fait parvenir une biographie
    très complète de son frère dont voici
    un résumé:

               
    “Après
    des études classiques au lycée Henri IV, Roger
    MONTEL intégre l’École en section
    cinéma d’où il sort en 1937. Il tourne
    différents films comme assistant- opérateur avant
    d’être appelé sous les drapeaux en 38 au
    “Service Photographique et Cinématographique des
    Armées” (plus connu sous le nom
    d’“Ivry”). Il aura peu le temps de gouter
    le retour à la vie civile puisque la seconde guerre mondiale
    éclate. Fait prisonnier dès 1940, il ne sera
    libéré qu’en 1945.

               
    A son retour, il entre aux
    “Publications Paul Montel” et suit
    simultanément des cours de gestion dans une école
    de commerce. Après avoir travaillé… et appris,
    dans tous les services, il est en charge intégralement
    (rédaction, administration, fabrication,
    publicité, promotion, diffusion etc.) de la revue
    “Le Photographe”.

               
    A la mort de son
    père, Paul, en 1962, la s.a.r.l. devient une s.a. dont il
    est nommé directeur général, son
    frère, Pierre, en étant le président.

               
    Grâce
    à sa connaissance parfaite de la langue allemande (reste
    positif de 5 ans de captivité), il représente les
    “Publications Photo et Cinéma Paul
    Montel” à la Photokina de Cologne.
    C’était l’époque des Leica,
    Contax, Rollei et autres marques mythiques…

               
    La
    société change de mains,
    cédée à la C.E.P. et il prend alors une  retraite
    bien méritée en Touraine, d’abord
    à Amboise puis à Noizay où il
    s’engage dans la gestion de la commune: conseiller municipal
    puis maire-adjoint, sans oublier son implication dans des associations
    oeuvrant pour les personnes agées.

               
    Sévère
    pour lui-même, il était indulgent pour les autres
    et son enthousiasme contagieux.

               
    Au soir de sa vie,
    agé de 82 ans, il nous a quitté en montrant un
    grand courage en ses derniers moments, le 22 Juin, après une
    longue maladie et hospitalisation à
    l’hopîtal de Tours. Ses obsèques furent
    célébrées dans
    l’église de Noizay, trop petite pour accueillir
    ses proches, ses amis et ses concitoyens”.

               
    Ayant eu
    l’opportunité de travailler avec Roger MONTEL de
    nombreuses années, en tant que client, à partir
    de 1967 lorsque je dirigeais la communication du groupe
    Techni-Ciné-Phot, j’ai pu apprécier ses
    nombreuses qualités, retenant particulièrement sa
    rigueur et sa courtoisie.

     

               
    Le comité
    directeur de l’AEVLL s’associe à la
    douleur de sa famille.

     

                           
                           
                           
                           

  • Armand DUMINY

    Armand DUMINY

    Photographe-Conseil
    – « Meilleur ouvrier de France »

    Vice-Président du Jury des Expositions Nationales du Travail

    Image Importée
    Ancien Expert près la Cour d’Appel de Paris et les Tribunaux
    de Commerce

    Chevalier de la Légion d’Honneur

    Chevalier de l’ordre National du Mérite

    officier des Palmes Académiques

    Médaille d’Or des Arts & Techniques
    Médaille de Vermeil de la Ville de Paris
    Médaille d’Argent de l’Enseignement Technique

    Croix du Combattant 39 – 45

    50 années de carrière professionnelle et de
    bénévolat dans l’action syndicale, l’enseignement
    de l’apprentissage artisanal,cours techniques & artistiques,
    conférences, séminaires, présidence de
    jurys d’examens et de concours…

    Activités
    bénévoles


    Conférences à l’Ecole Nationale Louis
    Lumière
    Création des Cours de Perfectionnement de l’Apprentissage
    Artisanal
    Présidence du Jury du Certificat d’Aptitude Professionnelle
    de Photographe
    Membre du Conseil d’Administration de la Société
    des Auteurs Photographes
    Président du Groupement Commercial de la Rue de Rennes
    Membre du Jury du Concours National de l’Apprentissage Artisanal au
    Ministère de l’Education Nationale
    Membre de la Commission Nationale Consultative de la Photographie
    Vice-Président de la Chambre Syndicale des Photographes
    Professionnels de l’Ile-de-France
    Donneur de sang (insigne d’Or)

    Activités
    libérales


    Conseiller Technique et Conseil-Formateur à la
    Société de Photographie Industrielle M.H.
    à Montrouge

    Conseiller Technique des Services Photographiques de la
    Présidence de la République, du Premier Ministre,
    de la Garde Républicaine de Paris et du Laboratoire Central
    de la Gendarmerie. (1969-1982)

    Conseiller Technique et Artistique du Studio Vallois au
    PRINTEMPS-HAUSSMANN (1966-1985).

    Conseil du Laboratoire Professionnel S.R.A.P. DAUTREPPE

    – – – –
    – – – – – – – –

    Activités
    sportives

    Sport hippique – Moniteur bénévole
    d’équitation.

    Chevalier de l’ordre du Mérite Agricole.

    – – – –
    – – – – – – – –

    Activités
    Professionnelles et syndicales

    1929-1932
    Elève
    à l’Ecole Technique de Photographie et de
    Cinématographie à PARIS.

    1933
    Service militaire à la Section Cinématographique
    des Armées.

    1934
    Administrateur-Gérant de la S.A.R.L.
    « Photo-Littré » à PARIS.
    Président de l’Association des Anciens Elèves de
    l’Ecole Technique de Photographie et de Cinématographie.

    1939
    Mobilisé le 27 Août sur le front de l’Est.
    Prisonnier de guerre.

    1947
    Reprise des activités professionnelles.
    Propriétaire-Directeur du Studio Vallois (fondé
    en 1885 par Edmond Vallois) situé rue de Rennes à
    PARIS.
    Photographe officiel des Grandes Ecoles Nationales : Polytechnique,
    Saint-Cyr, Ecole de l’Air, Centrale.
    Photographe agréé par 22
    théâtres parisiens dont le
    Théâtre de Paris d’Elvire Popesco, l’Ambigu
    (disparu depuis), le Daunou, la Michodière, l’Atelier, les
    Bouffes-Parisiens, le Saint-Georges, 1a Potinière etc…
    réalisant ainsi des portraits de comédiens
    célèbres dont Catherine Deneuve, Ingrid Bergman,
    Arletty, Alain Delon, Belmondo, Bourvil, Fernandel, Luis Mariano,
    Michel Simon, Fernand Raynaud et d’illustres personnalités
    dont Marcel Pagnol, Françoise Sagan, Luchino Visconti.

    Cessation des activités du Studio Vallois en 1966.

    1967
    Conseiller technique et artistique des Laboratoires et Studio Marcel
    Hamelle à Montrouge.

    Nommé Expert près la Cour d’Appel de Paris.

    Photographe agréé par la Présidence de
    la République et les services du Premier Ministre.
    Réalisation des portraits officiels de Raymond Barre et
    Madame, d’Alain Poher Président du Sénat, de
    Pierre Messmer et Madame, du Général Biard Grand
    Chancelier de la Légion d’Honneur, du
    Général Bigeard, du Comte de Paris, du
    célèbre photographe Lartigue etc…..

    1989

    Armand Duminy prend sa retraite mais continue à prodiguer
    ses conseils artistiques et techniques à de nombreux amis.

  • Décès d’Alfred Sandret (Photo 37)

    Déces, survenu le 5 mars 1999, d’Alfred Sandret (Photo
    1937).

    Il y a environ 10 ans, il
    avait organisé des réunions de sa Promotion, dont
    il nous avait fait des compte-rendus, photos à l’appui.

    Le Comité
    Directeur adresse à son épouse et à
    ses en fants ses sincères condoléances.

     

  • Décès de Pierre Pigeon

    Pierre PIGEON, un ancien « photo
    33 » fut un pionnier du tirage couleur « industriel et publicitaire » et
    un ardent protagoniste de Vaugirard tout au long de sa
    carrière. Il nous est donc paru être la moindre
    des choses que de lui rendre un (modeste) hommage par ces quelques
    lignes ayant pour base quelques informations transmises par son
    épouse à qui nous présentons nos
    condoléances:

    Pierre PIGEON, né en 1915 est entré à
    Vaugirard en 1931 et a débuté la « photographie
    industrielle » chez CHEVOJON -laboratoire professionnel parisien alors
    très important et ce jusque dans les années 1985-
    après un service militaire en 35-36.
    Bien entendu, la seconde guerre mondiale lui a pris une grande partie
    des débuts de sa vie d’adulte, mobilisé dans
    l’aviation en Tunisie.
    A son retour à Paris, il s’installe rue Pajol, puis, de 1953
    à 1964, boulevard Haussmann.
    Technicien dans l’âme, il suivit dès 1953 les
    cours de l’École de Vevey pour étudier le
    procédé couleur AGFA.
    Face à un fort développement dû
    à une réputation de grande qualité,
    son laboratoire devenant exigu, il déménage dans
    le 18ème, rue Championnet, une adresse qui deviendra celle
    « DU » laboratoire AGFACOLOR de référence pour les
    professionnels exigeants ! Il y oeuvra jusqu’à sa retraite
    en 1985, interrompue par une grave opération du coeur en 87.
    Mais, un autre ancien, Jacky LARCADE, « photo 55 », a tenu à
    apporter son témoignage dont voici quelques extraits:

    « Fin juin 55, après avoir suivi les cours de Monsieur
    CUISINIER et une semaine de stage chez TELCOLOR (à
    l’époque un stage hors de l’école
    était un exploit), je cherchais un premier emploi. Plusieurs
    possibilités: Lucien LORELLE, BARRANGER, entre autres. Une
    petite annonce dans le bulletin de l’AEVLL proposait un emploi de
    laborantin dans le labo récemment créé
    par Pierre PIGEON, pour succéder à Philippe
    BERNARD (photo 54) sur le procédé AGFACOLOR.
    A cette époque nous avons connu tous les
    problèmes inhérents aux instabilités
    du procédé: voiles cyan, bascules,
    émulsions papier fort différentes les unes des
    autres, les couleurs qui passaient très vite à la
    lumière du jour etc… Mais, au plus fort des soucis, je
    n’ai jamais vu Monsieur PIGEON en colère. A la fin de ce
    premier mois, je reçus mon premier salaire: 15.000.- francs
    (anciens, bien sûr). Mobilisé pour
    l’Algérie, je cédais mon poste à
    Jacques AGNES (photo 54)… qui quelques années plus tard
    créa son propre labo, concurrent.
    Point important et sympathique, un exemple à suivre: Pierre
    PIGEON a toujours privilégié les anciens de
    Vaugirard dans son recrutement.
    Ensuite, chaque année, nous avions coutume de
    déjeuner une fois ensemble et je retrouvais toujours
    Monsieur PIGEON avec un égal plaisir. Un homme
    réservé mais chaleureux, ne retenant que le
    meilleur de toute chose.
    Ces dernières années, il se « gavait »
    littéralement d’expositions, visites de Musées
    etc.
    Nous devions déjeuner ensemble… j’étais bien
    seul à table. »

    Rien à ajouter si ce n’est confirmer l’extraordinaire
    bonhomie et charisme de Pierre PIGEON qui contrastaient en quelque
    sorte avec son souci de perfectionnisme et sa forte passion de la
    technologie… Je l’ai connu à l’époque ou pour
    les agrandissements sur papier couleur, on tirait des bouts d’essai
    développés en cuvettes et c’était
    toujours un bon moment de le croiser dans les salons ou
    réunions professionnels.

  • Mémoire de Léon Bouzerand

    En
    consultant le site internet de l’aevll j’ai trouvé dans la
    liste des anciens élèves le nom de mon
    père Léon Bouzerand qui fut
    élève de l’Ecole rue de Vaugirard au
    début des années 1930.

    Mon père qui
    était né en 1907 est mort à Cahors en
    1972. Il avait un studio et un magasin de photographies. Il a
    laissé plus de 100 000 clichés qui sont chez son
    successeur, Jean-Louis Nespoulous, photographe à Cahors.

    Deux livres ont
    été édités autour des
    photographies de Léon Bouzerand, l’un sur le
    thème de l’automobile dans les années 50 60,
    l’autre sur le thème du rugby dans les mêmes
    années.

    D’autres titres sont
    prévus. La Ville de Cahors envisage de créer un
    lieu de mémoire, peut être au Musée de
    la ville, où certaines de ces archives pourraient
    être exposées et consultées.

     

  • Décès d’Albert Seeberger

    Certes, sa grande modestie ne lui faisait sûrement pas penser à cette influence, mais je suis certain de ne pas être le seul « Ancien » a avoir suivi ses cours d’optique avec intérêt et admiration et pour qui il en est resté autre chose que la connaissance purement technique. Admiration pour le technicien et le pédagogue, mais surtout pour la passion absolue de son métier qu’il savait communiquer, avec le sens de la vie et
    de la droiture.

    Avec son frère, Jean -décédé il y a quelques années déjà-, Louis-Albert SEEBERGER
    fut un des grands photographes de mode des années 50.

    Albert et Jean, « les frères SEEBERGER », successeurs déjà de leurs parents, photographes reconnus du début du siècle.

    Albert SEEBERGER exerça à « Vaugirard » dans les années 50-60, puis prit sa retraite en Seine & Marne, dans la maison familiale située dans la vallée du Morin.

    Après l’avoir croisé régulièrement dans les allées des salons professionnels qu’il ne manquait jamais,
    le « hasard de la vie » fit que je le revis il y a quelques années alors qu’il ne quittait plus guère sa retraite campagnarde. En effet, il était voisin avec un copain de promo, Daniel DENIS qui acheta il y a une quinzaine d’années une maison dans le même petit village de Montherand. Ce fut l’occasion pour moi d’organiser une « réunion de la promo photo 63 ». Près de 30 ans après « Vaugirard », nous fûmes ainsi une douzaine
    à nous retrouver autour du « Maître » . Moment d’émotion intense on s’en doute, face à un être ayant tant de souvenirs d’un demi-siècle d’exercice de sa profession à raconter, avec cette simplicité extrême qui caractèrise les « grands ».

    Sa vue de plus en plus déficiente -vous pouvez imaginer combien ce fut difficile pour le passionné qu’il était de la définition pour rendre la texture des textiles en photo!- ne
    lui permettait plus de pratiquer la photographie, mais il avait une
    seconde passion et un autre talent: la musique. Pendant sa longue et
    sereine retraite, il fut l’un des principaux maîtres d’oeuvre
    de la restauration de l’orgue de l’église de Coulommiers…
    dont il était organiste.

    Vous l’aurez compris, Albert SEEBERGER est décédé ce début Juin. Ses obsèques ont été célébrées le 8… dans la même petite église de Guérard à quelques kilomètres de sa maison briarde ou, 52 ans plus tôt, il épousa
    Cécile, présente entourée de ses enfants et petits enfants et d’une grande foule d’amis et d’habitants de la région tant il fut apprécié localement pour toutes ses autres qualités que celle de photographe.

    Albert SEEBERGER était de ces hommes qui ne peuvent avoir que des amis !

    Personne ou presque -paradoxalement- du « monde de la photo ». Avec Daniel -qui m’a fait l’amitié de penser à me prévenir- nous étions quasiment les seuls. J’ai eu ainsi l’honneur de représenter l’AEVLL à cette émouvante
    cérémonie.

    Méconnaissance ou ingratitude?

    Et pourtant les frères SEEBERGER ont fait don de leurs importantes archives -très souvent consultées- à la
    Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et à la Bibliothèque Nationale. Pour ceux qui seraient intéressés, vous pouvez vous reporter au superbe
    ouvrage: « Les SEEBERGER, l’aventure de 3 frères photographes
    au début du siècle » (de Jean-Claude GAUTRAND) ».

    Jacques ANDRÉ

  • Décès de Paddy Ryan

    Décès de Paddy Ryan

    Paddy Ryan

    Entré à
    l’ORTF en 1973 comme opérateur, il y a passé les
    10 premières années au service du banc-titre,
    avant d’intégrer en 1982 la rédaction d’Antenne 2
    au service de la vidéo légère et des
    moyens HF.

    Passionné par son
    métier -comme cela a été
    souligné par son collègue Roger AMIOT lors de la
    cérémonie en l’église de Saint-Cloud,
    le 11 Juin, ville ou il résidait, Paddy a « suivi » tous les
    grands ténors de la politique et a couvert d’innombrables
    grands événements pour la chaîne
    nationale: le soulèvement en Roumanie -ou il fut gravement
    blessé-, la guerre du Golfe, le retour de Yasser Arafat en
    Palestine etc., mais il a aussi exercé ses talents dans le
    tournage de feuilletons et la réalisation de grands directs.

    Paddy avait 3 enfants de 26, 21
    et 17 ans d’un premier mariage. Il a épousé
    Christiane de FROIDCOURT, en seconde noce, l’an passé.

    Paddy fut, pendant de longues
    années, membre actif du comité directeur de notre
    association puis, plus récemment, son trésorier.

    Il ne s’est pas
    représenté aux dernières
    élections… présageant sans doute les
    complications de sa maladie dont il a masqué la
    gravité aux siens jusqu’aux dernières heures.

    Il convient de souligner qu’au
    sein de France 2, Paddy a toujours été un
    très ardent défenseur de « Vaugirard ». Il en
    revendiquait « haut et fort » la formation et le prouvait:
    très récemment encore, une annonce transmise par
    lui sur notre site internet, a permis l’embauche (en CDI) d’un
    cameraman issu de l’école…

    Homme discret mais de
    conviction, nous n’oublierons pas son accueil, chez lui, pour des
    réunions du comité directeur de l’association !