• Alain Hennequin (Son 63) rend hommage à Claude Miller

    A l’occasion du décès de Claude Miller, j’écrit ce qu’on nous avons vécu
    ensemble sur le tournage des « Demoiselles de Rochefort ».

    Claude Miller et moi avions fait notre service militaire au cinéma de armées vers les années 63-64, passage obligée des élèves qui sortaient à l’époque de l’HIDEC ou de Vaugirard , sérieux avec toujours une pointe d’humour coquine au coin des lèvres, on s’appréciait surtout pour quelques polissonneries vis à vis des permanents du fort du Fort d’Ivry, mais il
    avait dans le travail un sérieux inamovible .

    Nous nous sommes retrouvés quelques années après sur le tournage des
    Demoiselles de Rochefort , lui assistant de Jacques Demy et moi faisant le
    film du film pour la télé.

    Je suis resté un mois sur cette fascinante comédie musicale . Claude m’a
    vite introduit au sein de l’équipe de tournage et des comédiens Quelle
    distribution tous les midis on déjeunait avec Gene Kelly qui m’a parlé très
    bien le français, Jacques Demy , les soeurs Dorleac, Catherine Deneuve et
    Françoise, Georges Chakiris, le héros de « West side story », Danielle Darieu, Michel Piccoli, Jacques Perrin.La fameuse place de la mairie où tous les volets avaient été repeints aux couleurs chatoyantes était devenue une scène permanente mêlant chorégraphie, marins, musique , marins et figurants.

    En ce mois de juillet, il faisait un temps superbe et la caméra se balladait dans toute la ville pour tourner les différentes scènes du film suscitant la curiosité des habitants, étonnés et ravis. Il y avait évidemment toujours la musique du play-back qui résonnait dans les rues de Rochefort .On venait de loin voir ce tournage. La ville respirait cinéma, des années après encore, on venait voir la place où le tournage s’était passé devenu curiosité touristique. On peut voir à la mairie ces affiches rappelant l’histoire du film. Rochefort restera à jamais attaché à cette fabuleuse comédie musicale. Claude Miller, célibataire en apparence était souvent près d’une petite brune qu’il adorait, il habitait à l’époque une caravane, on s’y retrouvait le soir après la journée de tournage.

    Avec le caméraman, on se promenait au sein des tournages, on « piquait » quelques conversations ou quelques répétitions, on essayait d’être discrets, les comédiens s’étaient habitués à nous, Gene Kelly était vraiment sympathique toujours avenant il était heureux d’être en France il était souvent entouré de fans qui cherchaient à obtenir un autographe de lui.

    On a fait un interview de lui, jouant au piano il avait chanté une chanson
    de Charles Trenet douce France , éblouissant il nous avait conquis. C’était grâce à Claude que notre « film » avait quelques bonnes trouvailles, l’ambiance avait merveilleusement aidé à la réalisation .

    Merci Claude

  • La « fiction in situ » : Peut-on raconter avec l’existant? Approche de cette thématique dans le cinéma brésilien

    Des films comme Jaguar de Jean Rouch ont ouvert la voie a? un type de re?alisation particulie?re mêlant fiction et re?alite?. Ce me?moire se propose d’explorer cette production entre documentaire et fiction. Le terme « fiction in situ » pose l’hypothe?se de l’e?mergence d’un nouveau type de cine?ma, a? l’instar des artistes plasticiens qui, a? partir des anne?es 1970, en implantant leur production dans des lieux, invente?rent « l’art in situ ».

    Dans le cadre du cine?ma, il s’agit de raconter des histoires spe?cifiques a? un lieu en utilisant les e?le?ments qui le composent : les cadres de vie, les habitants et leurs aventures authentiques. Les films e?tudie?s prennent ce re?el comme matie?re même de narration. A? partir de ce postulat de de?part, cette e?tude de?veloppera une se?rie de questionnement sur le mode de fabrication de ces films et leurs rapports a? leur environnement.

    La mise en sce?ne du re?el sous forme de fiction pose des proble?mes concrets de mode de fabrication : comment e?crire un sce?nario, une histoire sur ce qui ne peut pas être pre?vu ? Comment inte?grer un dispositif de filmage de fiction dans un environnement re?el ? Ces films ope?rent une fusion entre l’espace de tournage et le re?el, et donnent ainsi lieu a? des interactions entre ces deux mondes.

    Pour re?pondre a? ces questionnements, cette e?tude se base sur des entretiens et te?moignages des re?alisateurs des films du corpus.
    Ces dispositifs de fiction sont tre?s proches du documentaire, et remettent en cause la notion de frontie?re entre ces deux genres. Tout au long de ce travail, l’effacement de cette frontie?re ne cesse de poser des nouvelles proble?matiques. Cette fictionnalisation de l’existant perturbe notre re?gime de croyance en l’image, et instaure en nous un doute perpe?tuel vis-a?-vis de ce que nous voyons.

    Elle remet aussi en cause la notion d’acteur. Celui-ci jouant son propre rôle, la frontie?re entre ce qui est de l’ordre du jeu, et ce qui vient de lui-même est souvent indiscernable. Cela ouvre une re?flexion plus ge?ne?rale sur les notions de jeu, de direction d’acteur, et plus fondamentalement d’identite?. Au-dela? de la place de l’acteur, l’organisation interne de l’e?quipe est modifie?e, pour tendre vers un fonctionnement plus collectif. Le re?alisateur perd son statut d’inventeur d’un monde, d’auteur, et devient le cre?ateur d’un dispositif qui re?organise les e?le?ments du re?el.

    Cette recherche se base sur un corpus de films bre?siliens contemporains. L’e?tude de ce contexte de production particulier donne lieu a? une re?flexion sur les rapports entre le contexte socio-historique et la fabrication des films. En effet, la production cine?matographique bre?silienne a une histoire chaotique et les films e?tudie?s portent en eux les marques de ce contexte.

  • Gilles Coulon (Photo 88) expose « Les Iles Féroé » du 6 avril au 6 mai 2012

    A l’occasion du Festival Photo de Mer, Tendance Floue investit l’esplanade du port de Vannes, avec des installations de plusieurs séries :

    « Les Iles Féroé » de Gilles Coulon

    « Lunaire » de Patrick Tournebœuf, consacrée aux zones portuaires

    « Port de Douala – Cameroun » d’Alain Willaume

    « Atlantiques » d’Olivier Culmann, accompagnée de la projection du documentaire Une histoire nécessaire, co-réalisé avec Pascal Dupont

    Et, dans le quartier Saint-Patern, Denis Bourges présentera sa série « Entre deux mondes » sur le Mont-Saint-Michel.

    Inauguration officielle du festival le samedi 7 avril à 10h

  • René Bouillot (Photo 49) a traduit le « Manuel d’éclairage photo » de Fil Hunter, Steven Biver et Paul Fuqua

    Le « Manuel d’éclairage photo » fait son grand retour en version 2 ! Ce guide, traduit de l’américain par René Bouillot, nous revient donc revu et mis à jour après un succès indéniable pour la première édition.

    Une des difficultés principales en photo, outre le choix d’un cadrage, d’une composition, d’une bonne exposition, consiste à savoir disposer d’un éclairage approprié. Tout photographe qui s’est déjà confronté au studio, à la photographie d’objets, de personnes, sait que sans une lumière de qualité, appropriée, on ne produit pas une bonne image. Selon la nature du sujet, il est souvent complexe d’adapter l’éclairage. Faut-il un éclairage naturel ? Artificiel ? Une ou plusieurs sources lumineuses ? Comment les organiser ? Comment éviter les reflets, mettre la matière en valeur ? Autant de questions que se pose le photographe qui approche ce type de prise de vue.

    Télécharger la table des matières
    Télécharger un extrait du chapitre 6 – le métal
    Télécharger un extrait du chapitre 9 – les valeurs extrèmes

  • Jean-Jacques Annaud (Ciné 63) entre à l’Académie des Beaux-Arts

    Jean-Jacques Annaud (Ciné 63) a été installé le 28 mars 2012 à l’Académie des Beaux Arts, sous la coupole de l’Institut de France.

    Parrain d’installation, Roman Polanski a passé en revue sa carrière en saluant sa détermination légendaire à faire aboutir tous ses projets cinématographiques souvent démesurés.

    Selon la tradition, Jean-Jacques Annaud a rendu hommage à son prédécesseur Gérard Oury .

    « La marque de Gérard Oury , c’est la comédie à grand spectacle, le rire en cinémascope, c’est la fusion du gag et du grandiose. Son style, c’est l’exubérance de la gaîté dans le raffinement des images, l’allégresse de la farce dans le faste des décors et des paysages, la joie dans le luxe des costumes », a-t-il dit.

    Rompant avec la tradition, il a fait projeter des extraits des plus célèbres films de Gérard Oury , dont la célèbre scène du sauna de « La Grande vadrouille », déclenchant les fous rires parmi l’auditoire.

    L’épée qu’il a reçu de Jérôme Seydoux , le président de Pathé , est en cristal avec un dispositif lumineux en hommage au cinéma, « art de lumière », et ornée d’un objectif de caméra et d’une pellicule 35 mm stylisés.

    Jean-Jacques Annaud a notamment réalisé :
    La Victoire en chantant (1976)
    Coup de tête (1979)
    La Guerre du feu (1981)
    Le Nom de la rose (1986)
    L’Ours (1988)
    L’Amant (1992)
    Guillaumet, les ailes du courage (1995)
    Sept ans au Tibet (1997)
    Stalingrad (2001)
    – Deux Frères (2004)
    Sa Majesté Minor (2007)
    Or Noir (2011)

    Jean-Jacques Annaud a reçu plusieurs récompenses dont :
    – Oscar du meilleur film en langue étrangère pour La victoire en chantant (1976)
    – César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour La Guerre du feu (1981)
    – César du meilleur film étranger pour Le Nom de la rose (1986)
    – César du meilleur réalisateur pour L’Ours (1989)

    Voir la page de Jean-Jacques Annaud sur le site de l’Académie des Beaux-Arts.

  • Vernissage de « A l’abri de rien » sur le bord du Canal Saint-Martin

    Vendredi, 30 mars 2012 de nombreuses personnes étaient présentes pour assister au vernissage de l’exposition des photos de Samuel Bollendorff (Photo 94)

    Les 16 photographies issues du web-documentaire « A l’abri de rien » sont exposées sur le bord du Canal Saint-Martin (Paris 10e) entre la rue Dieu et l’Usine Éphémère.

    Après une visite agrémentée par les explications de Samuel Bollendorff, un vin d’honneur était servi à l’Usine Éphémère.

  • Tous à l’Assemblée Générale

    Chers amis,
    Le 12 avril 2012 se déroule notre Assemblée Générale, comme vous avez pu vous en apercevoir, nous nous agitons beaucoup pour préparer cette réunion car c’est un moment qui compte .
    Oui, nous comptons nos adhérents et plus vous êtes nombreux mieux l’AEVLL se porte.
    L’AG c’est le récapitulatif de l’année sur toutes les actions entreprises, sur l’argent dépensé et sur tout cela vous avez votre mot à dire. L’AG c’est aussi le moment de présenter nos futures actions, sur tout cela vous avez aussi votre mot à dire et toutes suggestions seront les bienvenues.
    L’AG c’est aussi et encore le moment pour vous de participer plus avant à la vie de l’association en vous présentant au Bureau.
    En tant que Président de cette association je voulais vous dire qu’il est vital que des membres intègrent le Bureau de l’AEVLL. Tout le travail que nous faisons aujourd’hui et que bon nombre d’entre vous apprécient n’a de valeur que s’il se prolonge dans l’avenir . Je pense qu’il est de notre devoir en tant qu’ancien de maintenir et de faire progresser cette association qui a tant de savoir-faire à réunir et à porter.
    Cette année pour l’AG nous avons le plaisir d’accueillir Serge VIALLET (cine 73) qui vient nous présenter sa collection « Mystères d’archives » avec projection et débat, un évènement à ne pas manquer !
    Alors, adhérez et participez !
    Bien à vous tous
    Gilles FLOURENS (ciné 71)
    Président de l’AEVLL

  • Newsletter mars 2012

    Chers amis,

    Le 12 avril 2012 se déroule notre Assemblée Générale, comme vous avez
    pu vous en apercevoir, nous nous agitons beaucoup pour préparer cette
    réunion car c’est un moment qui compte.

    Oui, nous comptons nos adhérents et plus vous êtes nombreux mieux
    l’AEVLL se porte.

    L’AG c’est le récapitulatif de l’année sur toutes les actions
    entreprises, sur l’argent dépensé et sur tout cela vous avez votre mot à
    dire.

    L’AG c’est aussi le moment de présenter nos futures actions, sur tout
    cela vous avez aussi votre mot à dire et toutes suggestions seront les
    bienvenues.

    L’AG c’est aussi et encore le moment pour vous de participer plus
    avant à la vie de l’association en vous présentant au Bureau.

    En tant que Président de cette association
    je voulais vous dire qu’il
    est vital que des membres intègrent le Bureau de l’AEVLL. *Tout le
    travail que nous faisons aujourd’hui et que bon nombre d’entre vous
    apprécient
    n’a de valeur que s’il se prolonge* dans l’avenir. Je pense
    qu’il est de notre devoir en tant qu’ancien de maintenir et de faire
    progresser cette association qui a tant de savoir-faire à réunir et à
    porter.

    Cette année pour l’AG nous avons le plaisir d’accueillir Serge VIALLET
    (ciné 74) qui vient nous présenter sa collection « Mystères
    d’archives »
    avec projection et débat, un évènement à ne pas manquer !

    Alors, adhérez et participez !

    Bien à vous tous

    Gilles FLOURENS (ciné 71)

    Président de l’AEVLL

    Assemblée générale et projection

    L’assemblée générale de l’AEVLL pour l’exercice 2011 aura lieu le 12
    avril 2012 à 20 heures

    à l’UPP – Maison des Photographes

    121 rue Vieille du Temple, 75003 PARIS

    Buffet campagnard

    L’assemblée générale sera suivie d’un buffet campagnard convivial,
    ouvert aux échanges entre Anciens, nouveaux Anciens et Étudiants de l’École

    Participation aux frais : 10 Euros par personne

    Promos 2010 et 2011, étudiants : 5 Euros par personne

    Merci de répondre avant le 10 avril 2011 à

    Convocation et pouvoir, mise à jour de vos coordonnées, en pièces
    jointes

  • 10 avril 2012 – Hommage à Yann Le Masson (Ciné 53) au Forum des Images

    Dans le cadre des soirées Documentaires sur Grand Ecran et en partenariat avec Périphérie et la Cinémathèque de Toulouse , le Forum des Images rend hommage à Yann Le Masson (Ciné 53) disparu le 20 janvier 2012.

    Ses collaborateurs, ses proches et ses camarades se réunissent le 10 avril 2012 au Forum des images pour proposer une soirée d’hommage au cadreur mythique du cinéma direct à travers sa filmographie de réalisateur combattant.

    10 avril 2012 à 19h
    Forum des Images
    Forum des Halles
    2, rue des Images
    75001 Paris

  • 11 avril 2012 – Rencontres photographiques Louis Lumière

    L’ENS Louis-Lumière a le plaisir de vous inviter aux Rencontres photographiques Louis-Lumière créées à l’initiative des étudiants, soutenues par l’Ecole et l’Union des Photographes Professionnels.

    Philippe Bazin interviendra sur le thème de la Photographie documentaire dans l’art contemporain.

    La conférence sera suivie d’un apéritif avec les invités et les organisateurs.

    Ces rencontres ont lieu une fois par mois dans les locaux à la Maison des photographes
    121 rue vieille du Temple
    75003 Paris.
    11 avril 2012 à 19h30