La compression JPEG est une pratique courante liée à l’usage de l’informatique dans la photographie. Elle sert à rendre plus facilement manipulables, stockables et diffusables les images numériques. Pour cela, elle utilise des méthodes de statistiques qui modifient légèrement l’apparence. Cette indispensable variation de l’aspect a été conçue pour rester difficilement détectable à l’oeil humain. Malheureusement, utilisée à des taux excessifs, la compression JPEG peut avoir de graves conséquences sur l’image en se traduisant par de fortes dégradations visuelles. Ce défaut devient alors très caractéristique et reconnaissable. Un oeil humain ayant régulièrement été confronté à ce défaut ne peut assurément pas l’analyser de la même manière qu’un autre. Par ailleurs, le contenu de l’image présentant ce défaut peut influencer le jugement que l’on apporte sur la qualité de celle-ci. Ce travail de recherche réunit : les causes de la détérioration visuelle des photographies numériques, les méthodes qui permettent de mesurer objectivement cette dégradation, et une analyse du regard que porte aujourd’hui le grand public sur la photographie numérique. On s’intéresse donc au bouleversement des moeurs, lié à la démocratisation du numérique et d’Internet, pour le mettre en relation avec l’évolution du regard sur les images. On travaille à partir d’écrits théoriques pour donner des pistes de réflexion sur ce sujet, et à partir de sources scientifiques pour donner des valeurs numériques aux mécanismes du regard. C’est dans un dialogue entre les sciences expérimentales pures et les sciences humaines que ce sujet se propose d’exister.
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24e FIMAC, Festival International de l’Image Institutionnelle et Corporate
L’objectif du FIMAC est de projeter en compétition les programmes audiovisuels des entreprises, des collectivités et des institutions produits en 2010 et début 2011.
Les prix seront décernés par un jury composé de professionnels de l’audiovisuel et de directeurs de la communication, marketing, ressources humaines…
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Contrôle au casque d’une prise de son multicanale
Avec le développement des outils de prise de son en multicanal est apparu le besoin de pouvoir contrôler ces systèmes sans avoir à mettre en oeuvre une écoute sur enceintes.
Les techniques de spatialisation virtuelle au casque, qui découlent des recherches sur la binauralisation, apparaissent comme un terrain d’étude privilégié. Plusieurs solutions utilisant les fonctions de transfert liées à la tête (HRTF) ont été commercialisées depuis quelques années. L’objectif de cette étude est d’évaluer la validité des techniques binaurales dans le cadre de l’audio professionnel. L’étape finale est de proposer un programme de spatialisation virtuelle au casque qui soit simple à mettre en oeuvre et qui réponde aux exigences de l’écoute professionnelle.
Cette recherche est menée en collaboration avec le service Qualité de Radio France et s’inscrit dans le cadre du groupe de travail sur le multicanal. Plusieurs points sont abordés au cours de la réflexion : adéquation d’un test pour le choix d’un outil professionnel, prospection des produits existants, recherche des critères de validation d’un système d’écoute au casque.
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Corps en marge, corps photographiés – Une histoire des corps à travers la marginalité comme sujet photographique
Cette recherche a choisi de s’intéresser à l’histoire de la marginalité comme sujet photographique, en s’attachant à la figure essentielle du corps. Celle-ci nous a permis de nous interroger sur les rapports entre normes et marges, mais elle a aussi révélé une présence de plus en plus forte du propre corps du photographe dans le rapport aux images. Notre étude a tout d’abord cherché à mettre en place un ensemble de notions et de considérations d’ordre scientifique et philosophique ; celles-ci qui nous ont amené à voir que la perception de la marginalité des corps a opéré, au cours du XXe siècle, un glissement d’une définition uniquement physique à une problématique plus sociale. Les années 1960 représentent une époque charnière, où ces deux dimensions ont été bousculées, et où de nouveaux corps sont apparus, notamment à travers la photographie, mais aussi grâce à elle. L’oeuvre de Diane Arbus est en cela manifeste : son travail, centré sur la réalité des corps et leur existence, qui viennent toutes deux questionner la normalité, a définitivement ouvert la voie à de nouvelles représentations. Héritière d’Arbus, mais aussi des profonds changements de cette époque, une nouvelle génération de photographes va lier définitivement sa pratique à son propre vécu. Larry Clark, Nan Goldin et Alberto Garcia-Alix ont en commun de mêler photographie et autobiographique, donnant à voir une nouvelle réalité, trouble, peuplée de corps parfois douloureux, mais qui habitent une oeuvre forte en revendiquent eux aussi une représentation non normée. Poursuivant un rapprochement de plus en plus immédiat avec le corps de l’artiste, la troisième partie de cette étude aborde des travaux construits autour de la figure unique de l’autoportrait. Tout d’abord le lieu de jeux identitaires et de marginalisation visuelle, le corps se fait de plus en plus le support matériel à l’expression d’un malaise, que la photographie sert alors à retranscrire et manifester. Des images comme celles de David Nebreda posent la question des limites atteintes entre corps et marginalité. Le cheminement proposé nous pousse à nous interroger sur une redéfinition actuelle de ce que sont les normes et les marges du corps, et, surtout, sur la manière de les représenter ; si un processus de visibilité tend à les rendre aujourd’hui plus accessibles, leur allure de marges n’en est pas pour autant normalisée.
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Réaliser un film en relief
Je vais aborder dans ce mémoire de recherche la question de la réalisation d’un film en relief aujourd’hui, ses aspects techniques mais aussi esthétiques et narratifs.
En effet, alors que la technologie numérique simplifie considérablement la prise de vue et la projection stéréoscopique, se posent encore de nombreuses questions sur ce que l’on peut, ou ce que l’on ne peut pas faire en relief, sans qu’aucune réponse précise y soit apportée, tant les avis divergent.
De même, les relations entre relief et narration sont encore mal connues et exploitées. Il est temps de faire le point sur ce média un peu particulier, et d’en établir les règles et les possibilités, à l’heure où les salles équipées pour le relief se multiplient.
C’est le travail que j’ai essayé de faire au travers de ce mémoire de fin d’étude, en espérant avoir réuni ici le témoignage le plus complet sur les connaissances actuelles, tout en laissant la porte ouverte à toute nouvelle théorie ou découverte relatives à la stéréoscopie…
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Utilisation du Noir et Blanc depuis l’arrivée de la couleur
Ce mémoire a pour sujet les utilisations récentes du noir et blanc, c’est?à?dire depuis que la couleur s’est imposée. Il met en parallèle les supports filmiques, en particulier le support pellicule, avec l’esthétique des images qui en résultent. Cela permet de comprendre comment sont formées ces images et quelles sont leurs caractéristiques, au niveau sensitométrique.
Le mémoire s’attache aussi à décrypter les caractéristiques d’éclairage des images noir et blanc : en partant des contraintes liées au noir et blanc (comme l’accentuation de la bidimensionnalité des images), on comprend l’évolution des styles. Il montre également le lien qui existe entre les images des chefs opérateurs actuels avec celles des débuts du cinéma, mettant ainsi en valeur le caractère souvent nostalgique du noir et blanc.
Ces caractéristiques d’ordre esthétique dévoilent également les facteurs qui plongent le spectateur dans la fascination de ces images~: attirance pour l’ombre, contre?jours, et effets esthétisants. Enfin, le mémoire cherche à donner des pistes d’interprétation sur le choix du noir et blanc en trouvant pour différents exemples la particularité de ce choix. Qu’est?ce que le noir et blanc apporte à un film que n’apporterait pas la couleur~?
Cette étude s’oriente autour de deux axes de réflexion : un concernant la dimension historique du noir et blanc, et l’autre concernant la nostalgie, la référence cinéphilique qui accompagne le choix du noir et blanc. Pour tous les exemples, le choix sert l’esthétique mais plus généralement le propos et le sens du film. Les diverses interprétations du choix du noir et blanc permettent alors d’ouvrir des perspectives sur les genres cinématographiques qui exploitent plus facilement le noir et blanc.
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L’itinérance comme démarche de tournage documentaire
Certains cinéastes tirent parti de cet état à partir duquel ils construisent des dispositifs de réalisations. Il en résulte des œuvres qui offrent un regard à la fois personnel, contestataire et poétique, à travers un discours de la modernité.
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Assemblée Générale 2010 – 7 avril 2011
Ambiance très sympathique ce jeudi, 7 avril pour l'assemblée générale à la Maison des photographes, UPP. Deux nouvelles recrues au Comité Directeur ont rallié le comité directeur : Henri ROUX (Son 64) et Éric DUMAGE (Ciné 76) Claude DEPOISSE, ancien président et Liselotte LE MOUNIER nous ont fait le plaisir d'être présents. Greg FARIS a fait un point sur le transfert de l'École à Saint-Denis (93). Un buffet convivial a clôturé la soirée.
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Les technologies de l’observation militaire et la question du point de vue.
Ce mémoire se propose de retracer l’histoire technologique de l’observation militaire et d’analyser l’évolution de la notion de « point de vue » qui a pu en découler. Le premier chapitre, intitulé « L’observation classique », se concentre sur les « vecteurs » de l’observation militaire, des premiers ballons captifs aux satellites de dernière génération, en passant naturellement par l’aviation mais aussi les drones, ou avions sans pilote.
Ce premier segment associe par plusieurs aspects les conflits du XXème siècle à l’avènement du point de vue zénithal, et tente de dégager quelques enjeux historiques et géopolitiques indissociables de l’observation stratégique. L’attention est ensuite davantage portée, dans une seconde partie, sur les « capteurs » de l’observation, et tout particulièrement sur la capacité de certains systèmes à percevoir au-delà de la vision humaine. Une description technique des différentes technologies d’observation travaillant hors ou à la limite du visible (au premier rang desquelles les imageries infrarouge et radar) et un panorama des recherches actuelles menées dans le champ de l’optronique nous permettent d’explorer l’hypothèse d’un point de vue non humain. La comparaison des différentes formes d’images liées aux technologies évoquées nous amène par ailleurs à proposer une tentative de classification générale des images. Enfin, le troisième chapitre analyse l’éventualité d’un point de vue omniscient, qui naîtrait de la mise en réseau de l’ensemble des informations captées sur le théâtre des opérations. Le phénomène de numérisation du champ de bataille, qui révolutionne aujourd’hui les méthodes militaires, et qui rend envisageable cette forme de point de vue, est brièvement décrit, en même temps que les formes de guerre qu’il dessine et les images qu’il génère.


