• Louis Boulet (Photo 2013) – 1er prix – Sony World Photography Awards 2011

    Reconnus internationalement, les Sony World Photography Awards (SWPA) récompensent chaque année des photographes professionnels et amateurs.

    Louis Boulet (Photo 2013), a remporté le 1er prix dans la section Ecole.

    Louis avait été pré-sélectionné avec les étudiants de 10 autres écoles (France, Etats-Unis, Grande Bretagne, Australie, Argentine, Bangladesh, Finlande, Afrique du Sud) lors d’un concours qui a mobilisé plus de 200 écoles de photographie sur le thème « Voyeurisme et Surveillance ».

    Pour la finale, les candidats ont dû proposer une série d’image sur le thème « Actions speak louder than words » à l’aide du Sony Alpha 55 qui leur a été offert.

    Son trophée lui a été remis le 27 avril à Londres lors d’une soirée de gala en présence de nombreuses personnalités internationales du monde de la photo.

  • « Quelques jours de répit » de Amor Hakkar

    Deux Anciens de la Promotion 2005 se sont retrouvés sur ce film qui a déjà été sélectionné au Festival du film de SUNDANCE de Park City (USA) et au Movies That Matter Festival de La Haye (Pays-Bas).

    Nicolas Roche l’a éclairé et Thomas Buet en a conçu le son.

  • Systèmes de retour de scène par oreillettes « in-ear monitors » en sonorisation, vers une solution sans enceintes sur scène ?

    Lors d’un concert de musiques amplifiées la sonorisation de retours permet aux musiciens de s’entendre jouer chacun et mutuellement. Dans une sonorisation classique on ajoute à l’environnement sonore souvent assez bruyant de chacun des musiciens les éléments qui lui font défaut au moyen d’enceintes.

    Le in-ear monitoring consiste à diffuser directement ces modulations de retour directement dans les oreilles des musiciens, grâce à des oreillettes isolantes, le plus souvent moulées. On cherche ainsi à reconstruire artificiellement un environnement sonore qui procure au musicien un confort de jeu optimal.

    J’ai invité le groupe de pop-rock Exsonvaldes à découvrir cette pratique au cours de trois jours de répétition en conditions de concert, qui nous ont permis d’enregistrer deux programmes identiques dans un but de comparaison entre les in-ear monitors et une sonorisation de retours traditionnelle, et de vérifier des hypothèses formulées à la suite d’entretiens avec des spécialistes, ingénieurs du son, constructeurs et musiciens. Les in-ear monitors apportent les avantages scénographiques d’un retour discret et sans fil, et les avantages musicaux d’une écoute très précise, stéréophonique et spatialisée confortable pour le musicien.

    Ils permettent aussi une sonorisation de salle plus claire à volume sonore moindre. Mais ils sont complexes à mettre en oeuvre, et l’obstruction des conduits auditifs gêne certains musiciens, qui apprécient la sensation physique grisante d’un niveau sonore élevé, et d’une écoute qu’ils trouvent plus naturelle avec des enceintes. Les in-ear monitors renouvellent aussi un débat sur notre responsabilité en tant qu’ingénieurs du son, en tant que public ou que musicien face au problème des niveaux sonores dangereusement élevés pratiqués dans les concerts de musiques amplifiées.

  • La verticalité au cinéma. Penser différemment la forme du cadre

    Verticalité au cinéma propose de s’intéresser à un cadre particulier, directement opposé dans sa forme à tous les formats qui peuvent exister dans le cinéma classique.

    Il ne s’agit pas de nier la place prépondérante de ces derniers, mais plutôt de s’attarder sur une dimension inexploitée de l’image cinématographique, la hauteur. Ma démarche consiste à étudier les conditions d’existence d’un tel format et les possibilités qu’il offre. S’il n’a jamais existé de manière officielle en tant que norme, il arrive qu’une envie de cadre vertical soit mentionnée par des cinéastes, souvent en réaction contre un format imposé, mais parfois aussi plus simplement pour pouvoir filmer des sujets étendus en hauteur dans un cadre adapté à leurs proportions.

    La forme verticale, dans son acceptation générale, est considérée en contradiction permanente avec la forme horizontale et souvent associée à l’élévation morale de l’être humain. L’utilisation formelle de cette dimension dans un film entraîne une symbolique très forte. Parmi les sujets possibles pour un cadre vertical, l’être humain est sans doute le plus évident. Les courts métrages qui s’attachent à cette figure deviennent des “films-portraits”, interrogeant l’émotion d’un personnage, mais aussi ses relations sociales dans un cadre qui n’est idéal que pour une personne.

    L’image verticale, considérée d’un point de vue formel, peut apparaître soit comme une restriction soit comme un élargissement du cadre classique, selon la signification que le cinéaste souhaite lui donner. Le type de composition compte alors beaucoup pour orienter la perception du spectateur dans un sens plutôt que l’autre. Travailler dans ce format permet d’ailleurs d’adopter un autre style de composition et d’utiliser les mouvements différemment.

    Enfin, cadrer en vertical demande des aménagements lors de la prise de vue. Les solutions sont multiples, de l’anamorphose verticale au procédé Variorama, et forme toutes des images particulières qu’il faudra réadapter au moment de la projection, les salles de cinéma n’étant pas équipées pour projeter un tel format. Le procédé de diffusion aura d’ailleurs une incidence majeure sur la manière dont le film sera perçu par le spectateur.

  • La technologie multipoint tactile dans l’environnement audio professionnel

    Le multipoint est une technologie d’écran tactile capable de déceler simultanément plusieurs contacts appliqués à sa surface et qui tient le rôle d’interface entre l’homme et la machine. Dans ce mémoire, nous entamons une réflexion sur l’implantation d’une telle interface dans le domaine de l’ingénierie sonore, et en particulier pour la scénographie sonore. Nous pensons que la technologie multipoint porte en elle des changements quant à notre rapport physique et cognitif au son, à travers l’introduction des potentialités de la motricité humaine dans la manipulation d’ « objets numériques ». Nous étudions l’ensemble des solutions techniques et la plupart des propositions d’applications multipoint existantes afin de situer et d’inspirer notre démarche. Nous recensons et discutons ensuite les outils et les concepts relatifs au design d’interaction dans le but de structurer une réflexion sur le son, le geste et l’imaginaire qui leur est associé. Enfin, nos réflexions théoriques sont concrétisées en une série de propositions de manipulation du son sur table multipoint développées sous Pure Data.

    Téléchargement de la deuxième partie :
    http://www.ens-louis-lumiere.fr/fileadmin/recherche/Bertin-Clos-son-2008-memB.pdf

  • La représentation de l’adolescence en photographie

    J’ai choisi d’étudier la représentation photographique de l’adolescence en constatant l’intérêt croissant de la photographie contemporaine pour cette période cruciale de la construction de l’identité personnelle.

    Au début des années 1990, Rineke Dijkstra a connu un succès international pour ses portraits de jeunes en maillot de bain sur la plage et leur diffusion massive a donné une impulsion décisive à ce mouvement photographique. A sa suite, Hellen van Meene, Alessandra Sanguinetti, Marion Poussier, Lise Sarfati, Lauren Greenfield mais aussi Ryan McGinley, Charles Fréger, pour n’en citer que quelques uns, ont livré leur vision de cette classe d’âge.

    Cette étude dresse un état des lieux de ces travaux photographiques à partir d’un classement précis en fonction de l’intérêt pour le phénomène de l’adolescence, pour la singularité de l’adolescent, ou pour son altérité. Une réflexion transversale permet de mettre en exergue leurs approches communes dans l’intention ou dans la forme. L’adolescence est appréhendée par la photographie comme une période vécue, observée ou interprétée.

    Cette étude s’attache à analyser les travaux photographiques d’adolescents livrant leurs propres expériences, de proches les suivant au quotidien ou encore d’artistes exprimant un point de vue personnel sur cet âge. La présence du photographe est marquée, soit directement, par sa proximité physique ou son implication affective, soit indirectement, par le fait qu’il se projette dans ses mises en scène.

    L’adolescent en temps qu’être singulier est questionné dans son intimité ou sur son apparence. La photographie témoigne des relations qu’il entretient avec son corps dans cette période de mutation ; elle est aussi apte à rendre compte de son expressivité et de ses signes d’appartenance extérieurs. En quête d’identité, l’adolescent adopte des attitudes identifiables au travers de l’image comme l’expression du repli sur soi ou de l’extraversion. Les adolescents sont présentés dans leur rapport à l’autre ou aux autres. Les processus d’identification ou de démarcation sont analysés par le photographe dans des lieux plus ou moins clos, propices aux rassemblements.

    Le cadre et le point de vue influencent les attitudes des sujets, et, dans le cas de mises en scène, l’interprétation du spectateur. Le photographe sait ce qu’il veut ou attend de voir ; dirige, reconstitue ou reste à l’affût ; affirme sa présence, cherche à se faire oublier ou s’intègre ; inscrit son travail dans une série ou ne répond à aucune contrainte… tout se joue entre l’idée qu’il se fait de l’adolescence et l’image que l’adolescent s’est forgé et veut donner de lui.

  • La représentation de la souffrance en photographie

    La présente étude s’intéresse aux photographies représentant la souffrance, et surtout aux réactions qu’elles produisent chez les spectateurs. Pour comprendre la relation qui lie le triptyque sujet photographié/photographe/sujet spectateur, nous avons synthétisé des données psychologiques, anthropologiques, phénoménologiques, photographies et artistiques.

    En parallèle, nous avons réalisé des photographies mettant en scène la souffrance résultant d’actes de modifications corporelles et étudié la réaction d’un panel de spectateur face à ces images. La douleur est l’expérience la plus universelle qui soit, toutefois son interprétation est liée à un contexte socioculturel complexe. Il y a un enjeu moral dans l’acceptation de la douleur, en fonction de son acuité, mais aussi de l’acte qui en est à l’origine.

    Ainsi, la culture occidentale valorise l’épreuve et le châtiment, mais condamne ce qu’elle considère comme étant gratuit. La photographie représentant la douleur sera donc jugé selon ce même prisme : la photographie d’une « bonne » douleur est bien plus supportable que celle d’une « mauvaise » douleur. D’un point de vue théorique, la photographie peut être rapprochée du corps et « l’évènement photographique » d’une blessure. Cette analogie permet de mieux comprendre comment le corps du spectateur peut être atteint par une image photographique : cette dernière possède le sulfureux pouvoir de propager la douleur du sujet photographié au sujet spectateur.

    Toutefois, c’est moins la sensation objectivement mesurable ressentie par l’objet qui est véhiculé qu’un stimulus brut, que le spectateur va réinterpréter en fonction de son expérience personnelle. Cette propagation est avant tout visuelle (mimétique de l’expression) mais peut provoquer une véritable atteinte physique.

    Dès lors, c’est au photographe d’utiliser le médium photographique et ses spécificités techniques afin de transmettre au spectateur son propre point de vue. La réaction du spectateur peut aller du choc à la fascination morbide, en passant par la colère, la révolte ou l’empathie, mais elle est toujours très forte. Cela s’explique par le face à face que l’image (en tant qu’icône, indice et symbole) provoque entre le spectateur et sa propre fragilité.

    Téléchargement du mémoire (Partie B)

  • Laurence Dion, (Photo 2003) expose ‘Psyché’ à la Galerie l’Antichambre à Chambéry

    Laurence Dion, (Photo 2003) expose ‘Psyché’ à la Galerie l’Antichambre à Chambéry

    À partir du vendredi 29 avril 2011. Vernissage à partir de 18h.

    Galerie de l’Antichambre, 15, rue de Boigne 73000 Chambéry

  • La question du « je » – Traiter de l’intime dans le documentaire radiophonique

    Ce mémoire s’intéresse aux documentaires sonores dont le sujet est étroitement lié à une problématique intime de leur auteur : soit il se met en scène dans son cadre privé, où il soulève des problèmes d’ordre privé, familial ; soit il mène des investigations autour d’un sentiment profond ou d’une expérience vécue, en interrogeant des gens qui l’ont partagé ; soit il présente une problématique de société sous l’angle de l’intime. Ces émissions, marquées par la sensibilité et l’identité de leur auteur, sont souvent appréciées des auditeurs car elles engagent particulièrement sa propre intériorité, et qu’elles traitent finalement de sujets humains et universels. Ce travail s’attache à explorer les inspirations, motivations, enjeux, conséquences et limites d’une telle démarche ; comment elle agit sur l’auteur, les personnages, l’auditeur, et sur le documentaire lui-même. Appuyé par la parole de théoriciens de la radio, de l’écriture et du documentaire ainsi que par celle d’auteurs de radio qui ont fait cette démarche intime, ce mémoire tente d’analyser ces questions, à la lumière de plusieurs documentaires intimes réalisés ces dernières années. L’auteure, qui en a elle-même réalisé un avec sa propre soeur dans le cadre de ce mémoire, décrit ses sentiments et réflexions en lien avec les thèmes théoriques développés.

  • Méthode de recherche et de classification des sons en sonothèque

    La gestion des sonothèques est un problème complexe qui fait appel à de nombreux domaines, le dernier en date étant l’informatique. Il permet en effet d’exploiter la puissance des bases de données, de limiter l’impact du classement – qui reste malgré tout un épineux problème – et de faciliter l’utilisation de la sonothèque grâce à des interfaces plus ergonomiques. Ce mémoire présente, à travers des entretiens avec des utilisateurs de sonothèque et l’étude du classement des sons, une solution logicielle pour la gestion des sonothèques proposant de nouvelles fonctions essentiellement graphiques. Ces dernières sont destinées à augmenter la pertinence des recherches au sein de la sonothèque.