• NPAI Automne 2005

    PHOTO

    |P 1938|Bernard GUICHARD|
    |P 1958|Jacques Alain PIERRE|
    |P 1959|Bernard DOUIN|
    |P 1970|Michel VIARD|
    |P 1979|Catherine CHAMOREY|
    |P 1984|Dominique VOISIN|
    |P 1987|Lionel LAFITTE – Hervé LEWANDOWSKI|
    |P 1989|Philippe AYRAULT – Florence LEMAUX|
    |P 1991|Alain GOULARD|
    |P 1993|Sylvie MASTELLONE|
    |P 1996|Thierry CARON|
    |P 2002|Frédéric STUCIN|
    |P 2003|Laurence DION – Elise PAILLONCY|
    |P 2005|Delphine CHAPUIS|
    |P 2006|Maxime COMPAGNON|

    —-
    CINEMA

    |C 1937|Robert MORDELET|
    |C 1958|André MRUGALSKI|
    |C 1960|Jean-Paul LEMAITRE|
    |C 1962|Jean ORJOLLET|
    |C 1963|Guy LE COUVETTE|
    |C 1976|Claire BAILLY du BOIS|
    |C 1977|Bernadette MARIE|
    |C 1981|Philippe CHAZAL|
    |C 1982|Jean-Charles CAMEAU|
    |C 1985|Bertrand PIDANCET|
    |C 1986|Yves PUPULIN|
    |C 1989|Vittoria ROMERO PASSERIN d’ENTREVES – Christian SONDEREGGER|
    |C 1994|Agnès SEBENNE|
    |C 1998|Steeve BAUMANN – Sylvain VERDET|
    |C 2001|Julie SIMIDOFF|
    |C 2004|Benoït VANDEN ABEELE|
    |C 2005|Clément YBERT|
    |C 2006|Rémi MESTRE|

    —-
    SON

    |S 1956|Roger JALADE|
    |S 1960|Michel BILLARDON|
    |S 1967|Jean LABOUREL|
    |S 1978|Olivier MICHAUD|
    |S 1982|Patrice GLEIZES|
    |S 1984|Nami CAGANI – Didier VANDENHENDE|
    |S 1988|Vinca VERMESSE|
    |S 1990|Benoît LE LOUARN – Valérie MAISON|
    |S 1993|Benoit HARDONNIERE – Gérald LEROUX|
    |S 1998|José AUGUSTE ETIENNE|
    |S 1999|Cyrille RICHARD|
    |S 2000|Pascal BOLANTIN – Guillaume LIMBERGER|
    |S 2001|Yoann LUBIATO|
    |S 2003|Delphine AUVROUIN – Elise LESOT – Julie MARTIN – Benjamin ROSIER|
    |S 2004|Raphaël MOUTERDE|
    |S 2006|Florian BELOUET|

  • Symphonie Visuelle et Graphique 2006

    Symphonie Visuelle et
    Graphique 2006

    Prochaines dates du salon de l’Expression Visuelle
    15
    – 16 – 17 Février 2006
    Paris Expo, Porte de
    Versailles – Hall 6

    «Symphonie
    Visuelle et Graphique»
    ,
    le grand rendez-vous du
    début d’année 2006, se
    définit comme le salon de l’Expression Visuelle
    sous toutes ses formes : la Sérigraphie et la Tampographie
    (SERI EXPO), l’Impression Numérique – Grand Format
    – (DIGIPRINT EUROPE), l’Impression et la
    Décoration sur Textile (TEXPRINT) et le VILLAGE
    dédié aux technologies de l’Enseigne,
    la Gravure et la Signalétique. La volonté de la
    « Symphonie Visuelle et Graphique » est de
    réunir en un seul et grand événement,
    ces professions spécifiques et si différentes,
    qui se rapprochent de plus en plus pour ne former qu’une
    grande famille, celle des : «
    Fabricants d’Images »
    .
    Avec plus de 100 exposants de ces différents secteurs, le
    salon représente l’offre la plus
    complète du secteur tout en alliant une réelle
    dynamique du marché. En effet, chaque année, le
    salon est l’occasion de mettre en avant l’innovation avec le lancement
    de nouveautés.
     
    Cette édition 2006 s’inscrira dans la logique
    d’interdisciplinarité qui anime la
    chaîne des Arts Graphiques. Le salon touche un public
    très ciblé de professionnels : 76% sont des
    prescripteurs (dont 72% d’entre eux ont une intention
    d’achat sur le salon). Lors de l’édition 2005, les
    exposants ont rencontré des interlocuteurs
    véritablement motivés, concrets,
    engagés avec réalisme dans leur métier
    et porteurs de réels projets positifs.
     
    Plus de 100 exposants et 6 000 visiteurs sont attendus pour ce grand
    rendez-vous du début d’année 2006, où
    sera présenté l’ensemble des solutions
    techniques permettant de réaliser toute communication tant
    graphique que visuelle.

    S.E.M.P – BP 38
    – 93250 Villemomble
    Tél : 01 48 55 05 49
    Fax : 01 48 55 11 88
    – E-mail :

  • Ciné-Club Objectif Cinéma – Studio Galande

    Pour cette première édition, Jeudi 8 Décembre 2005 à 20h au Studio Galande à Paris, Objectif Cinéma a invité le scénariste, réalisateur et critique Nicolas Saada. Il nous présentera son court-métrage Les Parallèles avec Matthieu Amalric, Jonathan Zaccaï, Géraldine Pailhas ainsi qu’un film qui l’a inspiré : Conversation Secrète de Francis Ford Coppola avec Gene Hackman, Frederic Forrest, John Cazale qui remporta, en 1974, le Grand Prix International du Festival de Cannes. La séance sera suivie d’un débat.

    Les Parallèles de Nicolas Saada – Une production 4 à 4 Productions, Image de Yorick Le Saux, Son de Brigitte Taillandier, Montage de Julien LeloupI, avec Mathieu Amalric, Jonathan Zaccaï, Géraldine Pailhas et Bernard Verley, film francais de 2004, 30 min

    Synopsis : Les destins croisés de trois personnages, réunis malgré eux à cause du retour en France d’un homme d’affaire, Edgard, impliqué dans une affaire de corruption. Simon, son fils tourmenté. Benjamin, un compositeur solitaire. Et une jeune femme, Louise. Quatre vies vont ainsi basculer et finiront par se croiser de manière étrange et inexorable.

    A propos de Nicolas Saada : Ancien rédacteur aux Cahiers du Cinéma, Nicolas Saada entre à l’Unité Fiction d’Arte France en 1992, en tant que chargé de programme jusqu’en 1998. Depuis, il s’est consacré à l’écriture de scénarios pour la télévision et le cinéma, avec Pierre Salvadori (Les marchands de sable), Arnaud Despléchin (Léo – En jouant « dans la compagnie des hommes »), Jérôme Cornuau (Dissonances,). De 1993 à 2003, il a animé sur Radio Nova l’émission « Nova fait son cinéma ». (Source : SIC – Semaine Internationale de la critique)

    Conversation Secrète de Francis Ford Coppola – The Conversation avec Gene Hackman, John Cazale, Allen Garfield, Frederic Forrest, Cindy Williams, Michael Higgins, Elizabeth MacRae, Teri Garr, Harrison Ford, Mark Wheeler, film américain de 1974, 1h 53min.

    Synopsis : Spécialiste de la filature, Harry Caul est engagé pour suivre un couple et enregistrer leur conversation. Une fois sa mission accomplie, Caul écoute la bande sonore. La banalité des propos le surprend. S’agit-il d’un code secret?

    A SAVOIR

    Studio Galande
    42 rue Galande
    75005 Paris
    Tel : 01 43 54 72 71
    Site : www.studiogalande.fr

    Ciné-Club Objectif Cinéma
    Organisation : Cécile Giraud d’Objectif cinéma
    Date : le 8 décembre à 20h
    Tarif : 6 euro

    Objectif Cinéma – www.objectif-cinema.com : C’est parce qu’il ne souhaite pas être uniquement un relais de la promotion cinématographique, que le site Objectif Cinéma met l’accent, depuis cinq années, sur la plupart des facettes de ce vaste secteur. Donner la parole à tous les « acteurs » du cinéma (réalisateurs, décorateurs, producteurs, comédiens, etc.), susciter des échanges entre internautes et professionnels, informer sur les démarches à suivre pour travailler dans les milieux audiovisuels, revaloriser des films qui ne sont plus sous les feux de l’actualité mais qui, grâce au développement du DVD, des chaînes thématiques et de la diffusion via Internet, ont une durée de vie de plus en plus longue. Tous ces chantiers intéressants, traités sur Objectif Cinéma, par une quarantaine de collaborateurs (journalistes, critiques, jeunes réalisateurs, écrivains et étudiants passionnés de cinéma) sont trop souvent oubliés par d’autres sites, plus proches de l’infomercial que de ce que l’on peu t’attendre d’un media comme internet.

    Objectif Cinéma propose donc de nombreuses interviews (Cédric Klapisch, Marina de Van, Jean Rollin, Tim Roth, Brian De Palma), des analyses de films (The Hours, Dogville, Playtime, Corto Maltese, Sanjuro), des portraits (Catherine Breillat, Nanni Moretti, Lo Wei, Eric Von Stroheim), des comptes-rendus de festivals (Cannes, Paris Cinéma, Venise, L’étrange Festival, La Ciotat) et permet aussi de découvrir les coulisses du 7e Art. On y trouve en effet de nombreuses interviews de professionnels (ingénieur du son, décorateur, producteur), des articles sur l’économie et le marketing du secteur, des reportages sur des tournages (Roland Kermarec sur le tournage de Lost Highway de David Lynch), des carnets de bords de réalisateurs. Sans oublier des articles explicatifs sur les métiers du cinéma.

  • Louis MALLE au Lucernaire

    Le Cinéma Le Lucernaire organise un événement autour de Louis Malle (projection de son film « My dinner with Andre » depuis le 02/11 jusqu’au 15/11). Le lundi 14/11 la séance sera suivie d’une rencontre avec Bruno Péquignot, sociologue, Gerold Schuman, metteur en scène et François Clavier, comédien, pour discuter de l’esthétique cinématographique et théâtrale, ainsi que du rôle de l’artiste dans notre société.
    Egalement tous les soirs au théâtre Noir à 20h00, l’adaptation théâtrale d’après le scénario du film My dinner with André de Louis Malle, traduit et adapté par René Fix, mis en scène par Gerold Schumann
    Avec François Clavier, Claude Guyonnet, Christine Nissim

  • Escales documentaires de La Rochelle

    Parmi les 80 films programmés, un film réalisé à l’Ecole : « La voiture des juges de course a défoncé un cheval » de Patrick Boujard et Frédéric Dano.

    Ci-joint le dossier de presse du festival pour tous ceux qui souhaitent assister au festival.

  • Escales documentaires de La Rochelle

    Parmi les 80 films programmés, un film réalisé à l’Ecole : « La voiture des juges de course a défoncé un cheval » de Patrick Boujard et Frédéric Dano.

    Ci-dessous le dossier de presse du festival pour tous ceux qui souhaitent assister au festival.

  • 2006, 70 ans, le DVD

    Chers amis,

    Cette année a confirmé la mission que nous nous sommes donnés de faire parrainer les élèves de deuxième année qui le souhaitent par des professionnels en activité tous « anciens de l’Ecole ».
    La soirée « Parrainage 2005 » s’est déroulé le 15 juin avec les 17 étudiants qui ont demandé à être parrainés.
    Ce rapprochement a été possible grâce aux excellentes relations que nous entretenons avec la direction de l’Ecole.
    En 2006 notre association aura 70 ans et l’Ecole 80, c’est un évènement qui compte et nous avons bien l’intention de le célébrer avec vous tous. Outre le soutien que nous allons apporter à l’Ecole nous avons décidé de réaliser un DVD Vidéo.
    Depuis 70 ans nos anciens ont largement contribué à l'histoire de l'image et du son en France et dans le monde. Des interviews d’anciens de la photo, du cinéma, du son, de l’audiovisuel et du multimédia sont en cours, nous espérons clôturer ces tournages d'ici à la fin du premier trimestre 2006. Nous avons besoin de vos témoignages. Nous recherchons toutes images photographiques, films, bandes vidéos qui peuvent venir enrichir ce DVD à condition que les droits soient libérés pour cette exploitation. N'hésitez pas à nous communiquer vos idées et trouvailles à l'adresse suivante : .

    Il est évident que l’AEVLL est aujourd’hui très active, se donnant pour mission de rassembler les uns et les autres dans leurs diversités et leurs richesses tant au plan humain que professionnel. Le réalisation de ce DVD est un moment très fort dans la vie de l’Association, aidez-nous à être à la hauteur de cet évènement.

    Je tiens à remercier nos partenaires pour leur soutien : Avid qui nous a rejoint cette année, Cininter comme toujours avec Michèle Pavesi, l’Institut National de l’Audiovisuel avec la Direction de la formation, RVZ et son département de photo numérique
    N’oubliez pas que vos cotisations sont toujours les bienvenues, elles marquent votre soutien financier certes, mais surtout votre soutien moral.

    Très confraternellement

    Gilles FLOURENS (Ciné 71)
    Président de l’AEVLL

  • Man to Man

    – Cinq années se sont écoulées depuis Est-Ouest votre dernier film avec Régis Wargnier …

    En fait, Man to Man a été un film assez long à monter, avec un casting international et un assez gros budget,pour un projet généré par une production française indépendante…Les repérages ont commencé en octobre 2003 pour un début de tournage en février 2004.
    L’histoire du film nous plonge en 1870,en pleine ère Victorienne et je me suis aperçu que je connaissais très mal cette époque !Les états se partageaient le monde et cautionnaient leurs colonies en montrant des « sauvages » dans leurs zoos,un après-Darwin bien étrange… Au contact de la chef décoratrice, Maria Djurkovic (The Hours,Billy Eliott…), ou de l’assistant réalisateur Nick Heckstall Smith, j’ai beaucoup appris sur cette période du point de vue anglais. On a par exemple visionné un film anglais « Mrs Brown » qui parle de la Reine Victoria, et de sa vie après le décès de son mari ; comment son empire s’est bâti alors qu’elle fuyait les affaires de l’état pendant des années….Maria a fait un travail de documentation gigantesque sur les meubles, les décors intérieurs, ainsi que sur les peintures figuratives de cette époque. Je me suis rendu compte que beaucoup de ces tableaux représentant des scène de rues,des ambiances industrielles,des ports,des gares ,des paysages étaient peints au format « cinémascope ». J’ai essayé de convaincre Régis de travailler en 2.35 sur son film, mais en vain. Il est très fidèle au 1.85 qu’il a employé sur tous ses films, peut-être une superstition…

    – Quels étaient les souhaits de Régis Wargnier en matière d’image ?

    Régis avait été très emballé par le rendu d’Est-Ouest. Et il m’a demandé de partir sur une image un peu similaire. Pour mémoire, nous avions lors de ce film précédent pour un tournage flashé à la prise de vue, sur pellicule assez douce, puis un traitement ENR(sans blanchiment ou presque…) positif en fin de chaîne au laboratoire. Cette solution avait donné d’excellents résultats tant que les copies étaient bel et bien développées selon ce procédé spécial. Si tout a été respecté lors de la sortie française du film, en revanche il n’en a pas été de même à l’étranger, et notamment aux USA (où le film a d’ailleurs été nommé aux oscars). Là-bas, seule une petite quinzaine de « copies de prestige » venaient d’Eclair tandis que tout le reste avait été fabriqué à Toronto par, je crois, Deluxe selon un procédé d’internégatif musclé…rien à voir !. J’ai à ce sujet une petite anecdote révélatrice. Peu après les Oscars, j’ai été contacté par un réalisateur américain qui avait adoré l’image du film lors d’une des projections à l’académie (une des copies de prestige) et qui voulait savoir quelle avait été la méthode utilisée. Quelques semaines plus tard, profitant de la sortie en salle, ce même réalisateur entraîne son producteur voir le film à New York. Je le remercie d’avoir eu la délicatesse de me rappeler en me faisant part de sa surprise d’avoir vu cette fois un film tout gris !
    C’est face à ce problème de la pérennité de l’image du film, chose qui n’est jamais mentionnée dans les contrats de distribution, que j’ai voulu cette fois ci trouver une parade en proposant à Régis de faire un étalonnage numérique sur tout le film. Il y a eu quelques avancées sur le numérique et son coût…Je crois que la scène dans Est-Ouest du nageur qui passe à l’ouest de nuit et qui dure 2mn 45 étalonnée sur Flame a coûté presque aussi cher que tout l’étalonnage sur Lustre de Man to Man ! J’exagère à peine…
    Cela m’a paru la solution pour pouvoir aboutir à une fabrication d’éléments internégatifs « industriels » qui puissent ensuite être tiré sur une pellicule positive classique, selon une norme et des réglages tout à fait standardisés… et dans tous les laboratoires du monde !

    – Et au sujet des nombreux extérieurs jours ?

    Oui c’est l’autre bonne raison pour moi d’opter pour l’étalonnage numérique. D’autant plus que le film allait se tourner à moitié entre l’Afrique du sud et l’Ecosse. Le tout avec un panachage assez inévitable (dispos acteurs, contraintes de budget…) qui a abouti à tourner des extérieurs en Afrique du Sud censés se passer en Ecosse dans l’histoire…
    En effet, si la partie africaine de l’histoire ne représente qu’une dizaine de minutes à l’écran, nous avons tout de même passé près de 9 semaines là bas (en intérieur et extérieur).
    Et là, il se pose certains problèmes d’ordre purement planétaire qui veut par exemple que l’incidence du soleil est environ de 85° à midi au mois de mars en Afrique du sud, tandis qu’elle ne dépasse pas les 42° en Ecosse au mois de mai à la même heure… Il en résulte une très grande différence de rendu en terme d’orientation, de puissance qui allait me poser de gros problèmes de raccord sans l’aide du numérique.

    – Comment convaincre un réalisateur qui n’a jamais travaillé avec cette méthode ?

    Souvent l’étalonnage numérique a été affilié à des effets d’image assez poussés (comme j’avais d’ailleurs pu le faire sur Astérix) , et ça peut faire peur. Régis en sortant d’Arsène Lupin photographié par Pascal Ridao et étalonné par Isabelle Julien chez Eclair,semblait convaincu de l’apport artistique de la méthode. Il sait faire confiance,il est très ouvert à l’innovation si cela sert le film. Par exemple,il déteste,ou plutôt il détestait le steadicam et Man to Man est à moitié tourné au steadicam (Stuart Howell a cadré tout le film,steadicam,dolly etc…)!Un metteur sait choisir ce qu’il lui faut.

    – Et d’un point de vue production ?

    Le réalisateur n’est en effet pas le seul à convaincre,il y a aussi la production à cause du surcoût…
    Quoiqu’on en dise, même sur un film de cette taille, le surcoût du numérique est toujours un problème à faire accepter,surtout quand ce n’est pas dans le devis. Pour mieux faire passer la pilule et faire des économies dans le budget image, j’ai suggéré de tourner en 3 perforations , ce qui nous a permis d’économiser sur la pellicule et sur le développement négatif,mais ce n’est pas suffisant. En même temps, je pense que Farid Lahouassa, le producteur a compris le projet artistique derrière cette chaîne et la manière visuelle de raconter l’histoire. D’autant plus que le film est tout en nuances et que certaines ambiances au final tiennent vraiment à la précision et à la dextérité du travail d’Isabelle Julien. L’étalonnage numérique est l’aboutissement d’un projet au tournage et c’est cela qu’il faut faire comprendre aux producteurs et pas leur raconter des bobards sur les raccords lumières…Quand il pleut et bien il pleut !Même avec l’étalonnage numérique,le travail reste le même ;que serait l’image du film sans les magnifiques décors victoriens de Maria Kurkovic,avec leurs intérieurs très sombres et surchargés et leurs peintures très denses et brillantes (pas facile) ;que serait l’image du film sans la beauté et la justesse des costumes de Pierre-Yves Guéraud ;que serait l’image du film sans ma lumière…

    Les séquences du début du film, notamment ce qui se passe près du fleuve donne une impression de tonalité assez froide et aux couleurs désaturées…

    Je voulais absolument rendre l’impression d’une « Afrique vraie » à l’écran. Ce qui n’était pas gagné, car l’Afrique du sud n’est pas vraiment l’endroit idéal pour trouver de la forêt équatoriale. En essayant de tourner le plus possible par temps couvert, je pensais pouvoir retrouver cette ambiance caractéristique un peu humide et brumeuse qu’on a normalement dans ces zones du monde. D’ailleurs cette ambiance sombre dans la forêt a parfois été tellement sombre qu’on n’a pas pu tourné. J’essayais de faire de l’humour en disant que la lumière était tellement basse qu’on pouvait marcher dessus… Au bout de 2 jours sans tourner,c’est moyennement drôle… Mais comme on n’était pas non plus sur un budget hollywoodien, il a fallu très vite se confronter à des conditions très différentes. D’autant plus que le lieu qui nous a servi était à 3h de trajet de l’hôtel et 25 mn de marche à pied, ce qui excluait tout groupe électrogène, toute machinerie lourde ou projecteurs … Evidemment je n’ai pas eu le temps gris souhaité, et c’est là où il faut faire preuve de sens pratique pour jouer avec les passages de nuages, profiter de l’ombre occasionnée par le relief avoisinant et tourner très très vite souvent à deux caméras …même le clap dérange ! Ensuite l’étalonnage numérique m’a vraiment été d’un grand secours, me permettant de raccorder entre tous ces plans. Sachant par exemple que même si on tourne à l’ombre par temps très clair, les ombres ont tout de suite tendance à se teinter du bleu de l’azur, et créer des reflets sur les peaux noires radicalement différentes de celles obtenues par temps couvert… Finalement on a réussi à unifier le tout en conservant l’idée de départ d’une image claire et froide, avec des verts volontairement éteints qui tire un peu vers le rendu qu’on obtient d’habitude à partir d’un traitement sans blanchiment.
    J’ai eu d’ailleurs du mal à faire accepter ce même rendu d’image sur la scène de fin du film où il a été un moment question de réchauffer les peaux, et de donner un ton plus doré. Mais je reste persuadé qu’on ne peut pas changer ce type de choix fondamental, même avec la puissance du numérique. Une scène tournée froide ne peut pas être transformée à la fin en ambiance ensoleillée sans perdre sa cohérence.

    – Comment contrôliez vous votre travail ?

    Nous avions des rushs vidéo en DVD, mais qui nous arrivaient souvent très tard lors de la partie Africaine. Pour faciliter le travail de ce premier étalonnage, je me suis muni d’un Leica numérique (le digilux1). En le calibrant manuellement pour chaque ambiance et en terminant l’étalonnage sur Photoshop, j’ai pu envoyer à Miguel Béjo, l’étalonneur des rushs des références tout à fait acceptables ce qui a permis de conserver une certaine homogénéité lors du montage Avid….Même si parfois en Afrique la connexion Internet , très capricieuse, m’a parfois obligé d’attendre une demi journée pour transmettre deux photos en basse définition…

    La séquence de poursuite nocturne au milieu du film est un vrai challenge en terme d’image…

    J’ai de plus en plus de mal à me résoudre à éclairer la forêt ,la nuit. En ville, c’est naturellement très différent, il y a des sources en tout genre sur lesquelles on peut s’appuyer. Mais à la campagne ça prend soudain des proportions gigantesques en terme de prélight et de matériel déployé, pour tourner finalement dans une zone toujours assez limitée. Tout ça en plus pour aboutir à un rendu sous titré « vous êtes au cinéma ». C’est pour cette raison que j’ai voulu tirer parti de l’étalonnage numérique sur Man to Man et tourner entièrement cette poursuite en « nuit américaine » du troisième millénaire.
    Mon souci, est encore venu de la météo : je comptais naturellement sur un temps gris bien plombé très fréquent en Écosse .,.mais le ciel n’avait pas le plan de travail ! Comme par hasard, nous nous sommes retrouvés souvent avec un soleil radieux ! Là encore l’étalonnage avec Isabelle Julien nous a permis de raccorder entre les différentes parties, la scène la plus délicate restant celle de la chute de cheval de Joseph Fiennes, tournée en plein cagnard. J’ai pu aussi conserver l’esprit d’une évolution de lumière entre le début de la poursuite, qui semble se dérouler vraiment de nuit, jusqu’à la fin au bord de la falaise où le ciel s’est résolument éclairci avec l’aube,les nuits sont courtes en Écosse…Cela me fait penser à une séquence que je regrette,en voulant trop jouer la lumière écossaise,j’ai fait une scène de dîner au bougies avec du soleil dehors…et bien cela fait erreur,où ai-je été cherché cela,cela n’apporte rien à l’histoire,cela a juste été super dur à faire…

    – La séquence nuit a donc été tournée sans projecteurs… ?

    Oui, à l’exception de petites fluostars sur batterie pour donner quelques brillances sur les visages,. En revanche, j’ai souvent joué du contrôle HF du diaph sur les mouvements de caméra pour pouvoir compenser selon les axes.
    Et puis certains plans, comme ceux du début, se devaient d’être tourné dans des créneaux horaires très précis (entre chien et loup) pour pouvoir conserver l’effet des torches brandies par les poursuivants.

    – Avez-vous rencontré des difficultés techniques ?

    Il y a bien eu 3 ou 4 jours sans aucun problème…Je crois que la forêt ne nous a pas vraiment porté bonheur…
    On a eu quelques surprises d’abord en Afrique, avec deux journées totalement sinistrées durant lesquelles on n’a pas pu tourner du tout à cause du manque de lumière. Mais bizarrement, le ciel là bas peut vraiment s’assombrir de manière inouïe, et cela même sans qu’il ne se mette à pleuvoir. Ce qui sous les arbres devient très vite insurmontable, même avec de la 250asa.
    Autre surprise, ce fut en Ecosse lors d’autres séquences de forêt (celles qui se déroule autour du camp recréé des pygmées), où plusieurs bobines ont souffert d’une erreur de développement au labo local sur le dernier bain, avec pour résultat une sorte de sans blanchiment négatif involontaire qui donnait une image inexploitable. Heureusement, de retour chez Eclair pour la finition du film on a pu faire des tests de re-développement sur des prises non utilisées, et s’apercevoir qu’on pouvait rattraper en partie la casse. En association avec la puissance du Lustre, on a pu raccorder les contrastes et les saturations de couleurs des scènes endommagées.

    – En conclusion, êtes vous satisfait de la chaîne employée pour aboutir à l’image finale ?

    Malheureusement pas tout à fait ! Car on n’a pas réussi à aboutir au résultat souhaité sans avoir à tirer sur la positive haut contraste Vision Premier. Nous avions énormément de nuances,de scènes délicates,d’atmosphère de fumée . Après deux semaines d’étalonnage nous n’arrivions pas à tirer le meilleur parti de l’image négative sans la pellicule haut contraste. Mais ce choix a été remis en question une fois tout le travail accompli. Il est important de savoir que ces pellicules coûtent environ 5% plus cher que les pellicules standard. Grâce aux fournisseurs et industries techniques,les spectateurs français pourront voir le film dans les meilleures conditions,mais qu’en sera-t-il dans les pays étrangers ?Il faudra s’en remettre à la bienveillance des distributeurs étrangers et à leur respect du film et de son image. Ce qui repose ce problème de pérennité de l’image .

  • 28ème Festival du Film Italien de Villerupt

    La 28ème
    édition du Film Italien de Villerupt aura pour
    thème central la chute du fascisme,
    présentée comme l’événement
    fondateur de l’Italie moderne.

    Le cinéma
    d’après guerre a largement abordé cette
    période d’affrontements à travers des oeuvres
    fondatrices de ce qu’on a appelé le
    néoréalisme.

    Dans cette mise en perspective, le
    festival rendra hommage à
    Carlo
    Lizzani
    ,
    l’un des grands
    réalisateurs de cette époque, avec des
    projections de films cultes comme :

    • Le procès de
      Vérone, 1962
    • Le bossu de Rome, 1960
    • Traqués par la Gestapo,
      1961
    • Les derniers jours de Mussolini, 1974
    • Achtung, bandits ! 1951 et
    • Celluloïd (remake de Rome
      ville ouverte), 1995.

     

    Carlo
    Lizzani
    est l’un des invités du
    Festival, et sa rencontre avec le public et les médias sera
    l’un des événements de la manifestation.

     

    La 28ème
    édition du Film Italien de Villerupt présentera
    en outre comme chaque année le meilleur de la production
    transalpine d’aujourd’hui avec une trentaine de films,
    répartis entre la compétition, (films
    inédits en France), et le Panorama, consacré aux
    oeuvres présentées en distribution et en
    avant-première française.

     

    Une rétrospective offrira
    un regard sur l’oeuvre de
    Roberto
    Rossellini
     :

    • La nave bianca
    • Un pilote revient
    • L’homme à la croix
    • Rome ville ouverte
    • Païsa.

     

    Les
    grands noms du cinéma italien d’après-guerre
    seront également à l’écran :

    • Vittorio
      de Sica
    • Giuseppe
      de Santis
    • Luiggi
      Zampa
    • Luigi
      Comencini
    • Bernado
      Bertolucci

    avec
    des oeuvres qui ont fait rêver le public français.

     

    Tables rondes, colloques, expositions
    seront comme chaque année à l’affiche.

     

    Le partenariat toujours plus
    étroit avec le Luxembourg tout proche (Villerupt est ville
    frontalière) s’enrichit régulièrement,
    tout comme les collaborations avec l’Université de Nancy II.

     

    Enfin, le Festival du Film Italien de
    Villerupt outre la qualité de sa programmation, qui en fait
    une référence en Europe, reste un rendez-vous
    privilégié pour sa convivialité et sa
    gastronomie.

     

    Parmi
    les 70 films qui seront projetés lors des 330
    projections du Festival, à noter ceux de la
    rétrospective :

     

    Il y a soixante ans

     

    Hommage à Carlo
    Lizzani :

     

    Achtung !
    banditi !

    (Achtung,
    bandits !
    )

     

    1951

    Il
    gobbo
          

    (Le
    bossu de Rome
    )

     

    1960

    L’oro
    di Roma       

    (Traqués
    par la Gestapo
    )         

     

    1961

    Il
    processo di Verona

    (Le
    procès de Vérone
    )

     

    1962

    Mussolini
    ultimo atto                  
            

    (Les
    derniers jours de Mussolini
    )

     

    1974

    Fontamara           

            

     

    1980

    Celluloide             

    (Remake
    Rome ville ouverte
    )  

     

    1995

     

     

    Regard sur l’oeuvre de Roberto
    Rossellini :



    La
    nave bianca
        

    (Le
    navire blanc
    )  

     

    1941

    Un
    pilota ritorna
      

    (Un
    pilote revient
    )

     

    1942

    L’uomo
    della croce

    (L’homme
    à la croix
    )

     

    1943

    Roma
    città aperta

    (Rome
    ville ouverte
    )

     

    1945

    Paisà                   

    (Païsa)

     

    1946

    Due
    lettere anonime

    (Deux
    letters anonymes
    )

    Mario Camerini

    1945

    La
    vita ricomincia
     

    (La
    vie recommence
    )     

    Mario Mattoli

    1945

    Il
    bandito             

    (Le
    bandit
    )           

    Alberto Lattuada

    1946

    Sciuscià               

     

    Vittorio De Sica

    1946

    Come
    persi la guerra

    (Sept
    ans de malheur
    )

    Carlo Borghesio    

    1947

    Caccia
    tragica
          

    (Chasse
    tragique
    )

    Giuseppe De Santis

    1947

    Vivere
    in pace      

    (Vivre
    en paix
    )

    Luigi Zampa

    1947

    Anni
    difficili          

    (Les
    années difficiles
    )

    Luigi Zampa         

    1948

    Napoli
    milionaria  

    (Naples
    millionnaire
    )

    Eduardo De Filippo

    1950

    Estate violenta     

    (Eté
    violent
    )                  

    Valerio Zurlini        

    1959

    La
    ragazza di Bube        

    (La
    ragazza
    )

    Luigi Comencini

    1963

    La
    strategia del ragno

    (La
    stratégie de l’araignée
    )

    Bernardo Bertolucci

    1970

    La
    pelle                

    (La
    peau
    )   

    Liliana Cavani

    1981

    Gangsters   

    (Gangsters)

    Massimo Guglielmi

    1992

    Porzus        
            

     

    Renzo
    Martinelli

    1997

    I
    piccoli maestri
       

     

    Daniele Luchetti

    1998

    Il
    partigiano Johnny

     

    Guido Chiesa

    2000

    I
    nostri anni         

     

    Daniele Gaglianone

    2000