• Montage virtuel / montage pellicule

    > Monteur virtuel depuis 5 ans avec formation pellicule depuis 12 ans

    > Donc : contact !

    > Quelle est la question ?

    > Bertrand BOUTILLIER (Louis Lumière Ciné 88)

    > Merci de me repondre

    > Comme je vous l’ai dit, je m’interroge sur le montage virtuel. Et surtout des changements par rapport au montage pellicule souvent considere comme le seul art.

    > Je me permets de vous poser quelques questions.

    > Le montage virtuel n’est il pas un outil de plus pour les producteurs afin d’assouvir leur besoin de rendement au detriment de la qualite ?

    On ne peut pas parler de rendement puisque la location d’une salle en virtuel revient plus cher qu’une salle film. Le rendement du personnel ? pas vraiment, il y a besoin de moins de monde, mais les gens qui savent réellement travailler ont su faire augmenter leur rémunération en fonction.

    > Les methodes de travail ont change mais quoi en particulier ?

    On travaille beaucoup plus vite et il y a besoin de moins d’assistants

    > Les relations monteur/realisateur sont elles differentes ?

    Le réalisateur est beaucoup plus présent; en pellicule, je l’envoyais souvent s’ennuyer ailleurs pour ne pas être géné pendant les longues opértations de manipulation pure. Maintenant, une décision, une manipulation simple, on passe au raccort suivant.

    > L’ideologie du numerique via la digitalisation ne vient elle pas salir l’art du montage ?

    Je ne comprends pas la question « idéologie »

    > Les sensations d’un montage en pellicule ont laisse place à quelles autres avec le virtuel ?

    On n’a plus la relation « sensuelle » avec la pellicule, mais on ne se coupe plus avec. Il me semble qu’il y a moins de mal au dos. Ca a moins l’air d’être du travail à la chaine.

    > Y a t’il un style AVID manifeste ? Un style virtuel, oui, dans la sens ou comme on peut faire plus d’essai très rapidement, on se permet plus de fantaisies, de plans très courts, de montages dynamiques; mais du coup on peut plus faire n’importe quoi.
    > Je vois une relation tres nette entre l’explosion des films amateurs et le numerique et ses facilites de post prod, qu’en pensez vous?

    La relation existe surtout à cause du moindre coup des caméras DV; n’importe qui ayant les moyens de s’acheter une DV se pretend réalisateur ou cadreur. quand aux facilités de post-production, elles existent sutout avec les petits logiciels genre Première, Final Cut et autres outils qui sont à Avid ce que le silex taillé est au couteau.

    > Est il réellement impossible artistiquemnt parlant de monter un film cine sans toucher à la pellicule?

    Non, mais tous les gouts sont dans la nature. Tout dépend du média de diffusion; s’il s’agit uniquement de télévision, ça peut passer. Pour le grand écran, nous avons encore quelques bonnes années devant nous puisque les pellicules et les systèmes de projection font encore constament des progrès

    > Un fondu enchaine se fait il avec le meme esprit ?

    Non, car comme on peut le visualiser tout de suite, on n’a plus besoin de l’imaginer à l’aide de signes cabalistiques. Avant, il fallait le tester en pellicule, voir qu’il ne marchait pas très bien, le recommencer, tout ça engendrant des frais qui grèvaient le budget de post-prod pour rien. C’est plus facile. Mais cela ne change rien au fait qu’un fondu ne marche que si le plan a été tourné pour.

    > La facilité d’action qu’offre l’informatique ne permet il pas trop l’action, justement, avant la reflexion ?

    Cette facilité fait effectivement que si on n’a qu’un temps « fini » de montage, on peut se retrouver avec un montage terminé techniquement sans que le processus de réflexion soit abouti. La lenteur des manipulations pellicule faisait que le film avait le temps de « mûrir », de « décanter ». En tant que monteur, réalisateur ou producteur, je propose et souvent impose que le montage se fasse en plusieurs fois avec du temps de réflexion, de changement d’atmosphère pour se laver les yeux.

    > Le virtuel est il reellement un progres?

    Oh que oui ! Mais si je pouvais je monterais quand même l’image en pellicule avec un système de son virtuel synchronisé. Le principal problème vient du fait qu’en pellicule, on a pris la saine habitude d’aller en projection pour le choix des prises, un peu avant la fin du montage (pour voir ce qui ne va pas bien) et quand le montage est fini (pour se rendre compte qu’il y a encore des défauts). Il est beaucoup plus difficile d’avoir une vidéoprojection, qui plus est, de qualité; et en plus il faut tirer un master à chaque fois. et les labos n’ont pas encore tous bien maîtrisé la chaine vidéo-numérique.

    Voilà, ça fait beaucoup de réponses. Il fallait le temps de la réflexion avant de s’engager sur un sujet si vaste. A bientôt.

    > Je sais que cala fait beaucoup de questions. Mais comprenez l’enthousiasme que j’éprouve devant la possibilité de dialoguer avec un praticien. Les occasions sont rares. A ce propos, si vous connaissez des collegues prêts à participer à ce debat, faites moi le savoir. En effet cela ne pourra qu’enrichir mon corpus de recherches

    Bien cordialement

  • L’Agence du Court métrage

    Chaque année, plusieurs centaines de films courts sont produits et réalisés en France dans l'indifférence générale des circuits traditionnels de distribution.

    Créée en 1983 par un groupe de professionnels (auteurs, réalisateurs, producteurs, diffuseurs, regroupés autour d'un passionné en la personne de François Ode) l'Agence est une association dont le but est de promouvoir et diffuser les films de court métrage.

    Elle se définit comme "le trait d'union" entre ceux qui font les films et ceux qui les montrent. C'est le lieu où tous les films français de moins d'une heure tournés en 16mm ou en 35, de fiction, d'animation, ou de documentaire, peuvent s'inscrire et être déposés.

    Le CNC attribue une subvention aux différentes missions et au fonctionnement de l'Agence. Le Conseil d'administration confie à l'équipe salariée la réalisation des actions et l'élaboration de projets nouveaux.

    Les services de l'Agence sont réservés aux seuls adhérents – réalisateurs, producteurs, diffuseurs- pour une cotisation modique à titre individuel ou pour le compte d'une société. Une grande part du travail se fait sans édition de copies, avec celles qui lui sont confiées par les producteurs.

    Des actions spécifiques subventionnées permettent une intervention de plus grande envergure :

    • Le R.A.DI., Réseau alternatif de diffusion, diffuse sur les 240 salles adhérentes un complément de programme par semaine
    • Les “Soirées du court” proposent aux salles des programmes "clés en main"
    • Le département Régie Tv Câble prospecte le marché en France et à l'étranger au nom des ayants droit qui lui ont donné mandat.
    Le Centre de documentation intégré s'efforce de recenser, dans sa base de données, tous les courts métrages de production française, permettant ainsi à toute personne recherchant un film, constituant une programmation ou achetant des courts métrages, de disposer de tous les renseignements qui lui sont nécessaires.

     

     

    La saisie informatique se fait à l'aide d'un dossier d'inscription rempli par le réalisateur ou le producteur. Il précise les données techniques du film avec un générique complet, un résumé du scénario, les coordonnées de la production et celles du réalisateur, et autres "données thématiques", éléments indispensables pour assurer le choix de leur diffusion.

    9000 films sont inscrits à l'Agence et constituent la base de données. 80 thèmes et 900 mots clés sont utilisés pour la recherche thématique (exemple : tous les films d'animation de moins de 5 minutes; tous les films ayant pour thème principal l'enfance et se déroulant en milieu urbain).

    Une photothèque, complément indispensable, recense les tirages photographiques qui accompagnent chaque film.

     

     

    Il faut savoir qu'il existe en France une douzaine de festivals "tout courts" et une soixantaine comportant des sections compétitives de films courts. Les festivals sont devenus pour le court métrage le premier espace de diffusion.

    Beaucoup d'entre eux offrent aux films sélectionnés des audiences importantes que beaucoup ne retrouvent pas par la suite. Pour autant, l'Agence en aucun cas n'inscrit les films à concourir.

    Elle met à la disposition de tous, les bulletins d'inscription et règlements des festivals français.

     

    L'Agence reçoit le dépôt des copies 16 et 35 mm, assure leur stockage, leur expédition et leur vérification. Ces opérations sont effectuées par le service technique. Cette gestion centralisée des copies permet d'épargner du temps (et de l'argent) tant aux expéditeurs qu'aux destinataires.

     

    Depuis 1994 la gestion de ce service est informatisée. Tous les films confiés à l'Agence sont systématiquement vérifiés, d'abord au moment du dépôt initial, puis au retour de chaque projection. En cas de détérioration détectée pour une copie, l'Agence détermine les responsabilités et demande les réfections ou les remplacements nécessaires.

    Créé en 1989 le Réseau alternatif de diffusion (ou R.A.DI.) propose un catalogue de 250 films pré-sélectionnés auprès de 240 salles qui, moyennant une cotisation, obtiennent chaque semaine un court métrage qu'elles projettent en complément de programme.
    Pour ce faire, l'Agence constitue un catalogue de 45 titres par an dont elle achète les droits afférents et tire entre 6 et 10 copies 35 mm. Les films -de moins de 15 minutes- sont choisis après consultation des salles adhérentes.
    Cette opération subventionnée en partie par le CNC est maintenue et développée pour pallier la déficience des distributeurs qui ont abandonné dans leur grande majorité tout complément de programme.
    L'Agence propose des films strictement français pour l'essentiel, en raison de la grande difficulté d'obtenir des copies en provenance de l'étranger, mais n'exclue pas un choix étendu au delà des frontières.

    La Régie Tv Câble est le département de l'Agence qui se charge de la diffusion des films sur les réseaux câblés en France et à l'étranger. Sa mission consiste à prospecter le marché et à sélectionner un fonds de films "prêts à diffuser". Elle propose et négocie ces films au nom des ayants droit qui lui en donnent le mandat.  
      Les "soirées du court" : cette initiative consiste à proposer aux salles de cinéma une fois par an un programme "clés en main" pour une projection à un prix forfaitaire. L'équipe de l'Agence établit un programme de moins de deux heures, pour lequel elle achète les droits, édite plusieurs jeux de copies et fournit aux salles de la documentation promotionnelle. Cette opération est subventionnée par le CNC.

    La salle de vision Jacques Tati de 36 places, pourvue d'un son dolby, est équipée en double-postes 35 mm, tous formats, son optique et double-bandes mono; en 16mm, scope et super-16, double-bandes, son optique et magnétique.

    Elle permet aux professionnels d'effectuer des visionnements ou des présentation de films à tarifs étudiés.

     
      Bref, le magazine trimestriel de 72 pages -comprenant en sus un agenda exhaustif de 12 pages sur le monde du "court"- édité par l'Agence et tiré à 5000 exemplaires, a pour mission de faire circuler l'information dans son cercle réduit.
    Il est également chargé de donner un écho à des films, ou des événements qui, sauf exception restent ignorés par la presse cinéphile.
    Le magazine Bref est distribué aux adhérents, et aux abonnés, il est également disponible à la FNAC. Le lettre de Bref complète les informations de la revue en actualisant trois fois par an agendas et calendriers.
    En outre, Bref propose, un mardi par mois, une soirée de courts métrages au cinéma MK2 Quai de Seine à Paris.

    Pour mener à bien l'ensemble de ces missions, l'équipe de 17 salariés est complétée par des pigistes.
    Le conseil d'administration de l'Agence, lui, comprend 20 personnes dont deux membres du CNC.

    Si la création d'un site internet est imminente, qui diffusera un grand nombre d'informations en ligne, c'est surtout le projet d'intranet qui intéresse aujourd'hui Philippe Germain, récemment nommé au poste de délégué général pour succéder aux 9 années de règne d'Armand Badeyan, son prédécesseur.

    En effet, cet ambitieux projet d'intranet permettra aux différents interlocuteurs réguliers de l'Agence la consultation et visionnage en ligne de l'essentiel de son catalogue.

    Pour autant, à brève échéance, Philippe Germain ne croit pas à l'émergence d'une diffusion numérique des documents par vidéoprojection en raison du coût encore élevé des vidéoprojecteurs et, par conséquent, du faible taux d'équipement des salles.

     

    L'Agence en quelques chiffres :

    • 8500 copies et 9000 cassettes stockées depuis 1983
    • 5300 mouvements de copies sur l'année
    • 4000 vérifications d'état des copies 240 salles adhérentes au R.A.DI.
    • 900 demandes de location de films par an (festivals, associations, salles de cinéma)
    • 740 demandes de visionnage
    • 8800 films inscrits dans la base de données depuis 1983
    • 600 nouvelles inscriptions
    • 16000 photos stockées
    • 80 bulletins d'inscription aux festivals mis à disposition des producteurs et réalisateurs
    • 1.700.000F reversés aux ayants droit
    • 1300 adhérents
    • 1500 abonnés à la revue BREF

     

    Précisons que l'Agence s'intéresse exclusivement à la diffusion des films pour la France. La diffusion vers l'étranger est assurée par Unifrance Films, ce qui fera l'objet d'un prochain article…

  • Hommage à Bernard Chaudanson

    Référence
    absolue des photographes culinaires, il avait été
    membre très actif de l’AEVLL en rejoignant le
    Comité Directeur à la fin des années
    70 et en préfaçant l’annuaire des « Anciens » en
    1986.

    Il épousa Christiane
    WOLFF, également « Ancienne » de Vaugirard, qu’il avait
    retrouvée dans ses débuts professionnels au
    service Photo des Ponts et Chaussées. Il rencontrera plus
    tard son futur partenaire, Louis SEGOND (Photo 1953), au sein de
    l’agence DUPUY COMPTON.

    Après l’ouverture
    d’un premier studio rue Mademoiselle à Paris, il s’installe
    en 1969 rue George Sand qui restera son atelier jusqu’à sa
    retraite. Ce studio de photographie deviendra l’un des plus performants
    en Île de France avec une équipe de dix personnes
    au plus fort de son activité.

    Très actif au plan
    associatif notamment à l’ANPPM, il sera très
    longtemps enseignant et juré d’examen au CFT Gobelins.

    C’est avec tristesse que nous
    présentons nos condoléances à
    Christiane, son épouse, ainsi qu’à son fils
    Patrick qui a su perpétuer l’activité
    photographique de la rue George Sand.

  • CARTE BLEUE ET INTERNET

    La sécurité du système CB est mise à mal depuis quelques temps. Le GIE des cartes bancaires ne peut le nier puisque le cryptage est désormais fait sur 126 bits au lieu de 40 bits l’année dernière.
    Mais les terminaux des commerçants sont-ils à jour ? A 6000 FRF le morceau, il est peut probable qu’ils veuillent encore changer de terminal puisqu’ils l’ont déjà changé cette année pour cause d’Euro et d’an 2000. Et toutes les cartes en circulation ne bénéficient pas de ce codage puisqu’elles ont désormais 2 ans de validité.
    De plus, les assureurs ont refusé de reconduire le contrat les liant au GIE, celui-ci expirant au 1er avril (ce n’est pas un poisson). Ce contrat assurant le GIE à hauteur de 500 MFRF a été prorogé de 45 jours, le temps de faire une expertise.

    La fraude aux CB, avouée par le GIE, est de 0,02% du montant des transactions; soit 178 M F pour 883 Md F de transactions en 1999. En réalité, elle serait 17 fois supérieure ! En effet, dans son immense pudeur, le GIE ne prend pas en compte les fraudes dont sont victimes les porteurs français à l’étranger, celles dont sont victimes les porteurs étrangers en France, les fraudes aux distributeurs (90% des distributeurs n’utilisent pas la puce électronique mais la piste magnétique) ainsi que les fraudes sur Internet.

    Belle désinformation que le mensonge par omission.

    Rajoutons-en une couche en indiquant que les fraudes sur l’American Express ne sont pas comptabilisées puisque l’AMEX ne fait pas partie du GIE…

    2500 plaintes par jour seraient déposées auprès des banques pour utilisation frauduleuse sur Internet. Mais que sait-on des transactions sur Minitel, par fax ou par courrier ?

    Pour clarifier tout cela, je dirai que les sites Internet sérieux, ayant pignon sur rue (j’en suis un utilisateur régulier: Interflora, Billets de théatre, Logiciels, VPC de CD audio, etc.) avec transaction sécurisée ne posent pas de problème. Mais je ne saurais trop vous conseiller ceci :

    Pas de transaction sur pages non sécurisées.

    Pas de communication de N° de CB en clair pour « entrer » sur un site (porno en général) et attention aux enfants indélicats ou inconscients qui savent où vous rangez votre CB. Vous faites pas de bile, ils sont plus futés qu’on ne le croit et, juridiquement en France, il n’y a pas « Vol » au sein d’une famille, donc pas de plainte recevable.

    Destruction du contenu du dossier CACHE des navigateurs internet après transaction, même sécurisée. Les navigateurs disposent en effet d’un dossier cache stockant les pages consultées, jusqu’à un certain volume. Ce volume est réglé automatiquement à l’installation de ces navigateurs. Plus votre disque dur est « grand », plus le cache le sera (il peut atteindre 200 Mo, mais vous pouvez le régler vous-même). Or ces pages sont consultables hors ligne par des petits camarades de bureau qui peuvent vous vouloir du bien…

    Enfin, histoire de vous paniquer totalement, sachez que TOUS les commerçants ont dans leur tiroir caisse vos facturettes CB comportant TOUTES les informations nécessaires à la commande par correspondance. En cas de fraude, n’accusez tout de même pas le commerçant (et lequel, d’ailleurs ?), ils peuvent s’être faits braquer et il y a AUSSI des employés indélicats …

    Que se passe-t-il en cas de fraude ? Sachez qu’en France, le consommateur est un des plus protégés du monde. Les transactions effectuées ne sont valables que si elles sont signées de la main du porteur (le code secret de la CB est une signature). En d’autres termes, la transaction frauduleuse sera débitée (ben oui, il n’y a pas le choix) mais, après dépôt de votre réclamation, vous serez recrédité. Mais faudra attendre au moins 3 mois. D’ici là, bonjour les découverts.

    Alors, dernier conseil : n’attendez pas votre relevé de compte mensuel pour savoir où vous en êtes parce qu’il sera trop tard. La plupart des banques proposent la consultation des comptes par Minitel et/ou Internet pour un coût qui reste modeste (pour l’instant) par rapport aux services rendus.

  • Décès de Roger Montel

               
    Nous avons appris le
    décés de Roger MONTEL.

               
    MONTEL, un nom qui est cher
    à notre école puisque trois membres de cette
    famille y sont liés:

               
    Paul, l’un des
    fondateurs de “Vaugirard”  en
    1926 (se reporter à l’historique de
    l’école au début de
    l’annuaire ou sur le site www.aevll.org),
    Roger, son fils, dont il est -hélas- question dans ce faire-part,
    “ancien” Ciné promo 1937 (ETPC
    à l’époque) et Pierre, son autre fils
    qui enseigna la chimie dans l’amphi  de
    la rue de Vaugirard durant 40 ans, de 1936 à 1977.

               
    Pierre MONTEL -dont
    j’ai eu -en section photo de 61 à 63- le plaisir
    d’apprécier les qualités de
    pédagogue alors qu’il enseignait la chimie
    photographique puis celui de travailler de nombreuses années
    avec lui alors qu’il était président du
    “Salon International Photo-Cinéma”
    (maintenant le SIPI)- nous a fait parvenir une biographie
    très complète de son frère dont voici
    un résumé:

               
    “Après
    des études classiques au lycée Henri IV, Roger
    MONTEL intégre l’École en section
    cinéma d’où il sort en 1937. Il tourne
    différents films comme assistant- opérateur avant
    d’être appelé sous les drapeaux en 38 au
    “Service Photographique et Cinématographique des
    Armées” (plus connu sous le nom
    d’“Ivry”). Il aura peu le temps de gouter
    le retour à la vie civile puisque la seconde guerre mondiale
    éclate. Fait prisonnier dès 1940, il ne sera
    libéré qu’en 1945.

               
    A son retour, il entre aux
    “Publications Paul Montel” et suit
    simultanément des cours de gestion dans une école
    de commerce. Après avoir travaillé… et appris,
    dans tous les services, il est en charge intégralement
    (rédaction, administration, fabrication,
    publicité, promotion, diffusion etc.) de la revue
    “Le Photographe”.

               
    A la mort de son
    père, Paul, en 1962, la s.a.r.l. devient une s.a. dont il
    est nommé directeur général, son
    frère, Pierre, en étant le président.

               
    Grâce
    à sa connaissance parfaite de la langue allemande (reste
    positif de 5 ans de captivité), il représente les
    “Publications Photo et Cinéma Paul
    Montel” à la Photokina de Cologne.
    C’était l’époque des Leica,
    Contax, Rollei et autres marques mythiques…

               
    La
    société change de mains,
    cédée à la C.E.P. et il prend alors une  retraite
    bien méritée en Touraine, d’abord
    à Amboise puis à Noizay où il
    s’engage dans la gestion de la commune: conseiller municipal
    puis maire-adjoint, sans oublier son implication dans des associations
    oeuvrant pour les personnes agées.

               
    Sévère
    pour lui-même, il était indulgent pour les autres
    et son enthousiasme contagieux.

               
    Au soir de sa vie,
    agé de 82 ans, il nous a quitté en montrant un
    grand courage en ses derniers moments, le 22 Juin, après une
    longue maladie et hospitalisation à
    l’hopîtal de Tours. Ses obsèques furent
    célébrées dans
    l’église de Noizay, trop petite pour accueillir
    ses proches, ses amis et ses concitoyens”.

               
    Ayant eu
    l’opportunité de travailler avec Roger MONTEL de
    nombreuses années, en tant que client, à partir
    de 1967 lorsque je dirigeais la communication du groupe
    Techni-Ciné-Phot, j’ai pu apprécier ses
    nombreuses qualités, retenant particulièrement sa
    rigueur et sa courtoisie.

     

               
    Le comité
    directeur de l’AEVLL s’associe à la
    douleur de sa famille.

     

                           
                           
                           
                           

  • La Betacam Numérique

    Chaque application
    comporte un fichier d’aide, expliquant en détail sa finalité et
    son fonctionnement.

    Le
    programme permet d’accéder aux 6 applications suivantes :

      • Base
        de données images

    Ce programme
    permet de consulter et de créer des bases de données où sont associés
    images et textes. La base regroupe plus de 300 images obtenues avec
    la DVW700 et capturées via un logiciel informatique de capture vidéo.
    La capture vidéo, de grande qualité, modifie peu les caractéristiques
    de l’image et on peut faire apparaître ainsi des différences de
    rendu entre plusieurs réglages et comparer les images à l’aide d’un
    volet.

    Le programme
    propose deux modes : le mode consultation, mode par défaut qui permet
    d’ouvrir un fichier de base de données pour le consulter, et le
    mode conception qui permet de créer ou de modifier un fichier.

      • Matrices

    Cette application
    permet de simuler l’utilisation des matrices de la Betacam numérique
    DVW700 et d’afficher les primaires résultantes sur un vectorscope
    virtuel selon un mode théorique, PAL ou numérique.

    Le résultat
    du matriçage peut également s’observer sur une charte de couleurs
    et se visualiser sur une image bitmap.

    Les matrices
    peuvent être sauvegardées dans des fichiers. Des exemples concernant
    une utilisation cinéma numérique sont fournis.

      • Trichromie

    Cette application
    permet de simuler la synthèse des couleurs en vidéo et d’afficher
    ces dernières sur un vectorscope virtuel selon un mode théorique,
    PAL ou numérique.

    Une couleur
    peut être aussi extraite en cliquant sur le vectorscope et s’afficher
    dans le cadre réservé et à l’intersection des trois faisceaux R,V,B
    ou des trois filtres J.M.C.

      • Gammas

    Cette application
    permet de simuler la courbe vidéo numérique dite de gamma et ses
    principales caractéristiques : Pente de la courbe ou Master Gamma,
    niveau des noirs ou Master Black, écrêtage ou White Clip, compression
    des blancs : Knee Point et Knee Stope, valeur théorique du CRT (tube
    à rayons cathodiques) dont dépend le rendu.

    Cette application
    permet également de simuler des cartes de gamma S de la DVW700,
    et enfin de simuler sur une image Bitmap le résultat des réglages
    effectués.

      • Document
        hypertexte

    Ce document
    hypermédia au format WinHelp expose les principes théoriques des
    réglages des caméras numériques permet : d’afficher la liste
    complète des menus de la DVW700 avec liens sur
    les explications théoriques et de lancer les exécutions de démonstrations
    associés.

      • Cadrer
        en 16/9

    Cette application
    permet de comparer deux formats vidéo, cinéma et même photo en simulant
    les cadres sur une image choisie. Les fichiers de formats peuvent
    être modifiés. L’utilisateur peut créer ses propres fichiers de
    formats. On peut utiliser comme image de fond une image BMP ou WMF,
    une photo ou même un plan de décors. L’écran de l’application peut
    s’imprimer pour conserver ainsi image et résultats des calculs.

    Ce cédérom est
    une véritable bible qui devrait accompagner les opérateurs voulant
    se familiariser avec tous les réglages de la Betacam Numérique.
    Très simple d’utilisation, il est accompagné d’un livret
    peu bavard et efficace.

    Voilà un travail
    qui doit être salué.

    Gilles
    FLOURENS

  • Armand DUMINY

    Photographe-Conseil
    – « Meilleur ouvrier de France »

    Vice-Président du Jury des Expositions Nationales du Travail


    Ancien Expert près la Cour d’Appel de Paris et les Tribunaux
    de Commerce

    Chevalier de la Légion d’Honneur

    Chevalier de l’ordre National du Mérite

    officier des Palmes Académiques

    Médaille d’Or des Arts & Techniques
    Médaille de Vermeil de la Ville de Paris
    Médaille d’Argent de l’Enseignement Technique

    Croix du Combattant 39 – 45

    50 années de carrière professionnelle et de
    bénévolat dans l’action syndicale, l’enseignement
    de l’apprentissage artisanal,cours techniques & artistiques,
    conférences, séminaires, présidence de
    jurys d’examens et de concours…

    Activités
    bénévoles


    Conférences à l’Ecole Nationale Louis
    Lumière
    Création des Cours de Perfectionnement de l’Apprentissage
    Artisanal
    Présidence du Jury du Certificat d’Aptitude Professionnelle
    de Photographe
    Membre du Conseil d’Administration de la Société
    des Auteurs Photographes
    Président du Groupement Commercial de la Rue de Rennes
    Membre du Jury du Concours National de l’Apprentissage Artisanal au
    Ministère de l’Education Nationale
    Membre de la Commission Nationale Consultative de la Photographie
    Vice-Président de la Chambre Syndicale des Photographes
    Professionnels de l’Ile-de-France
    Donneur de sang (insigne d’Or)

    Activités
    libérales


    Conseiller Technique et Conseil-Formateur à la
    Société de Photographie Industrielle M.H.
    à Montrouge

    Conseiller Technique des Services Photographiques de la
    Présidence de la République, du Premier Ministre,
    de la Garde Républicaine de Paris et du Laboratoire Central
    de la Gendarmerie. (1969-1982)

    Conseiller Technique et Artistique du Studio Vallois au
    PRINTEMPS-HAUSSMANN (1966-1985).

    Conseil du Laboratoire Professionnel S.R.A.P. DAUTREPPE

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    Activités
    sportives

    Sport hippique – Moniteur bénévole
    d’équitation.

    Chevalier de l’ordre du Mérite Agricole.

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    Activités
    Professionnelles et syndicales

    1929-1932
    Elève
    à l’Ecole Technique de Photographie et de
    Cinématographie à PARIS.

    1933
    Service militaire à la Section Cinématographique
    des Armées.

    1934
    Administrateur-Gérant de la S.A.R.L.
    « Photo-Littré » à PARIS.
    Président de l’Association des Anciens Elèves de
    l’Ecole Technique de Photographie et de Cinématographie.

    1939
    Mobilisé le 27 Août sur le front de l’Est.
    Prisonnier de guerre.

    1947
    Reprise des activités professionnelles.
    Propriétaire-Directeur du Studio Vallois (fondé
    en 1885 par Edmond Vallois) situé rue de Rennes à
    PARIS.
    Photographe officiel des Grandes Ecoles Nationales : Polytechnique,
    Saint-Cyr, Ecole de l’Air, Centrale.
    Photographe agréé par 22
    théâtres parisiens dont le
    Théâtre de Paris d’Elvire Popesco, l’Ambigu
    (disparu depuis), le Daunou, la Michodière, l’Atelier, les
    Bouffes-Parisiens, le Saint-Georges, 1a Potinière etc…
    réalisant ainsi des portraits de comédiens
    célèbres dont Catherine Deneuve, Ingrid Bergman,
    Arletty, Alain Delon, Belmondo, Bourvil, Fernandel, Luis Mariano,
    Michel Simon, Fernand Raynaud et d’illustres personnalités
    dont Marcel Pagnol, Françoise Sagan, Luchino Visconti.

    Cessation des activités du Studio Vallois en 1966.

    1967
    Conseiller technique et artistique des Laboratoires et Studio Marcel
    Hamelle à Montrouge.

    Nommé Expert près la Cour d’Appel de Paris.

    Photographe agréé par la Présidence de
    la République et les services du Premier Ministre.
    Réalisation des portraits officiels de Raymond Barre et
    Madame, d’Alain Poher Président du Sénat, de
    Pierre Messmer et Madame, du Général Biard Grand
    Chancelier de la Légion d’Honneur, du
    Général Bigeard, du Comte de Paris, du
    célèbre photographe Lartigue etc…..

    1989

    Armand Duminy prend sa retraite mais continue à prodiguer
    ses conseils artistiques et techniques à de nombreux amis.

  • Décès d’Alfred Sandret (Photo 37)

    Déces, survenu le 5 mars 1999, d’Alfred Sandret (Photo
    1937).

    Il y a environ 10 ans, il
    avait organisé des réunions de sa Promotion, dont
    il nous avait fait des compte-rendus, photos à l’appui.

    Le Comité
    Directeur adresse à son épouse et à
    ses en fants ses sincères condoléances.

     

  • Décès de Pierre Pigeon

    Pierre PIGEON, un ancien « photo
    33 » fut un pionnier du tirage couleur « industriel et publicitaire » et
    un ardent protagoniste de Vaugirard tout au long de sa
    carrière. Il nous est donc paru être la moindre
    des choses que de lui rendre un (modeste) hommage par ces quelques
    lignes ayant pour base quelques informations transmises par son
    épouse à qui nous présentons nos
    condoléances:

    Pierre PIGEON, né en 1915 est entré à
    Vaugirard en 1931 et a débuté la « photographie
    industrielle » chez CHEVOJON -laboratoire professionnel parisien alors
    très important et ce jusque dans les années 1985-
    après un service militaire en 35-36.
    Bien entendu, la seconde guerre mondiale lui a pris une grande partie
    des débuts de sa vie d’adulte, mobilisé dans
    l’aviation en Tunisie.
    A son retour à Paris, il s’installe rue Pajol, puis, de 1953
    à 1964, boulevard Haussmann.
    Technicien dans l’âme, il suivit dès 1953 les
    cours de l’École de Vevey pour étudier le
    procédé couleur AGFA.
    Face à un fort développement dû
    à une réputation de grande qualité,
    son laboratoire devenant exigu, il déménage dans
    le 18ème, rue Championnet, une adresse qui deviendra celle
    « DU » laboratoire AGFACOLOR de référence pour les
    professionnels exigeants ! Il y oeuvra jusqu’à sa retraite
    en 1985, interrompue par une grave opération du coeur en 87.
    Mais, un autre ancien, Jacky LARCADE, « photo 55 », a tenu à
    apporter son témoignage dont voici quelques extraits:

    « Fin juin 55, après avoir suivi les cours de Monsieur
    CUISINIER et une semaine de stage chez TELCOLOR (à
    l’époque un stage hors de l’école
    était un exploit), je cherchais un premier emploi. Plusieurs
    possibilités: Lucien LORELLE, BARRANGER, entre autres. Une
    petite annonce dans le bulletin de l’AEVLL proposait un emploi de
    laborantin dans le labo récemment créé
    par Pierre PIGEON, pour succéder à Philippe
    BERNARD (photo 54) sur le procédé AGFACOLOR.
    A cette époque nous avons connu tous les
    problèmes inhérents aux instabilités
    du procédé: voiles cyan, bascules,
    émulsions papier fort différentes les unes des
    autres, les couleurs qui passaient très vite à la
    lumière du jour etc… Mais, au plus fort des soucis, je
    n’ai jamais vu Monsieur PIGEON en colère. A la fin de ce
    premier mois, je reçus mon premier salaire: 15.000.- francs
    (anciens, bien sûr). Mobilisé pour
    l’Algérie, je cédais mon poste à
    Jacques AGNES (photo 54)… qui quelques années plus tard
    créa son propre labo, concurrent.
    Point important et sympathique, un exemple à suivre: Pierre
    PIGEON a toujours privilégié les anciens de
    Vaugirard dans son recrutement.
    Ensuite, chaque année, nous avions coutume de
    déjeuner une fois ensemble et je retrouvais toujours
    Monsieur PIGEON avec un égal plaisir. Un homme
    réservé mais chaleureux, ne retenant que le
    meilleur de toute chose.
    Ces dernières années, il se « gavait »
    littéralement d’expositions, visites de Musées
    etc.
    Nous devions déjeuner ensemble… j’étais bien
    seul à table. »

    Rien à ajouter si ce n’est confirmer l’extraordinaire
    bonhomie et charisme de Pierre PIGEON qui contrastaient en quelque
    sorte avec son souci de perfectionnisme et sa forte passion de la
    technologie… Je l’ai connu à l’époque ou pour
    les agrandissements sur papier couleur, on tirait des bouts d’essai
    développés en cuvettes et c’était
    toujours un bon moment de le croiser dans les salons ou
    réunions professionnels.

  • Mémoire de Léon Bouzerand

    En
    consultant le site internet de l’aevll j’ai trouvé dans la
    liste des anciens élèves le nom de mon
    père Léon Bouzerand qui fut
    élève de l’Ecole rue de Vaugirard au
    début des années 1930.

    Mon père qui
    était né en 1907 est mort à Cahors en
    1972. Il avait un studio et un magasin de photographies. Il a
    laissé plus de 100 000 clichés qui sont chez son
    successeur, Jean-Louis Nespoulous, photographe à Cahors.

    Deux livres ont
    été édités autour des
    photographies de Léon Bouzerand, l’un sur le
    thème de l’automobile dans les années 50 60,
    l’autre sur le thème du rugby dans les mêmes
    années.

    D’autres titres sont
    prévus. La Ville de Cahors envisage de créer un
    lieu de mémoire, peut être au Musée de
    la ville, où certaines de ces archives pourraient
    être exposées et consultées.