• 30 janvier, 14h30 – Conférence du Conservatoire des techniques Cinémathèque française : Naissance du Technicolor par Céline Ruivo et Jean-Pierre Verscheure

    La Technicolor Motion Picture Corporation est fondée en 1915 à Boston par les ingénieurs Herbert Thomas Kalmus, Daniel Frost Comstock et W. Burton Westcott. En 1925, Kalmus prend la tête de la compagnie et en devient le président jusqu’en 1961. Le procédé Technicolor a subi quatre évolutions majeures au cours de son existence : il y a eu trois systèmes bichromes ainsi que le système trichrome, généralement désigné comme le procédé n° 4. Le Pirate noir avec Douglas Fairbanks, qui est issu du procédé n° 2, sort en 1926 et appartient aux rares longs métrages entièrement tournés en bichrome, tout comme Les Vikings en 1928, réalisé avec le procédé n° 3 incluant la technologie de l’imbibition. Le trichrome, le « Glorious Technicolor », a été utilisé pour la première fois en 1932 dans le court métrage Flowers and Trees de Walt Disney et récompensé aux Oscars. Le premier long métrage en prise de vue réelle trichrome fut le film Becky Sharp de Rouben Mamoulian, exploité en 1935.

    Céline Ruivo est directrice des collections films de la Cinémathèque française depuis 2011 et a travaillé dans le service de restauration des laboratoires Éclair. Elle poursuit une thèse d’histoire du cinéma consacrée au Technicolor trichrome à l’Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle sous la direction de François Thomas. Elle a publié plusieurs articles dans Sight and Sound, Moving Image et 1895.

    Jean-Pierre Verscheure, spécialiste du son et du Technicolor, restaurateur de films, est professeur à l’INSAS de Bruxelles, membre du conseil scientifique du Conservatoire des techniques et de plusieurs associations internationales.

  • 30 janvier, 19 h – Cinémathèque française – Cinéma des premiers temps. Hommage à Olivier Auboin-Vermorel

    Les toutes premières années de « l’écriture du mouvement », à l’extrême fin du XIXe siècle, sont les plus émouvantes de cet art alors balbutiant. La Cinémathèque française montre dans cette programmation de précieux incunables – certains sortent à peine de restauration – et rend hommage à la mémoire du grand collectionneur Olivier Auboin-Vermorel, décédé le 14 octobre 2014, qui a eu la générosité de confier ses films à notre institution.

    Toute l’industrie du cinéma se met en place entre 1894 et 1900 : éditeurs, fabricants d’appareils, usines de pellicule, laboratoires, exploitants forains et sédentaires, vendeurs, premiers studios… Certains des premiers « cinématographistes » deviennent des virtuoses de cet art hybride : Georges Méliès bien sûr. Le fils du grand photographe Nadar, Paul, réalise de beaux films, mais avec une caméra rustique. D’autres tentent de faire oublier les images grises en les colorisant – Edison propose dès 1894 des films du kinétoscope peints à la main, comme A Bar Room Scene. Les vues du Phono-Cinéma-Théâtre, présentées à l’Exposition de 1900, sont sonorisées synchroniquement avec un phonographe à cylindre. Certains sont cependant muets : il s’agit de « pantomimes » accompagnées par une musique jouée dans la salle.

    Entre autres merveilles, les films à perforations Lumière délicatement peints à la main que vous allez voir, d’une immense rareté, proviennent d’un forain nommé Crebassa, qui tournait dans le Sud de la France à la fin des années 1890. Est-il également l’auteur de ces bandes ? Ce n’est pas sûr, car il les projetait avec un projecteur Parnaland : il ne possédait donc pas, apparemment, de Cinématographe Lumière. Ce sont des films inédits, « hors catalogue » dont certains, magnifiques, ont été tournés directement sur les champs de foire.

    Merci à Olivier Auboin-Vermorel d’avoir préservé pour la postérité ces merveilles artistiques et technologiques.

    Programme :

    Kinetoscope Edison

    A Bar Room Scene

    États-Unis, 1894, DCP, 1 minute

    Programme forain, vues coloriées au pinceau, films réalisés avec un Cinématographe-type Lumière et avec de la pellicule 35 mm fabrication Lumière-Planchon à perforations rondes (un trou rond de chaque côté de l’image), réalisateurs inconnus

    France, 1897-1900, 35 mm

    [Bagarre autour d’un marchand de fleurs]

    [Vue comique militaire]

    [Scène de théâtre pour effets de sonorisation]

    [Manège devant le Cirque des Champs-Elysées, Paris]

    [Banquet de mariage, scène comique]

    [Cirque miniature]

    [Chapeau de Tabarin]

    Phono-cinéma-théâtre

    Ma Cousine

    France, 1900, DCP, 2 minutes

    L’Enfant prodigue

    France, 1900, DCP, 2 minutes

    Étienne-Jules Marey et Lucien Bull

    Gare Saint-Lazare

    France, 1899, 35 mm, 1 minute

    Paul Nadar

    [Danses slaves]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Danses russes]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    Les Deux gosses

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Paul Nadar pratiquant l’escrime]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Paul Nadar lisant l’écho de Paris à la terrasse d’un café]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Mademoiselle Zambelli de l’Opéra]

    France, 1898, 35 mm, 1 minute

    [Danse du papillon]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Scène de rêve]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Rue Royale]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    [Place de La Concorde]

    France, 1896, 35 mm, 1 minute

    Georges Méliès

    Automaboulisme et autorité

    France, 1899, 35 mm, 39 secondes

    Les Aventures de Robinson Crusoé

    France, 1902, 35 mm, 12 minutes

    Productions Théophile Pathé

    Egarée

    France, 35 mm, 1909, 7 minutes

    Les Ruines du Château hanté

    France, 35 mm, 1909, 5 minutes

  • Participez au bon fonctionnement de l’Ecole en lui versant votre Taxe d’apprentissage

    En janvier et février, les entreprises décident de l’affectation de la taxe d’apprentissage. C’est un impôt qu’elles ont la possibilité d’orienter vers l’école de leur choix.

    Cette taxe constitue 30% d’un budget qui connaît depuis quelques années une légère baisse, l’ENS Louis-Lumière prenant normalement sa part des mesures d’économies qui visent toutes les institutions publiques.

    Elle est donc d’autant fondamentale qu’elle est tournée à 100% vers la dimension professionnelle de notre pédagogie, tant sur le plan du fonctionnement (intervenants, prestations techniques, locations de matériels, consommables…) que de l’investissement (renouvellement et achat de matériel).

    Si vous en avez le souhait et la possibilité, n’hésitez pas à transmettre ce mail à des entreprises susceptibles de nous aider. Toutes les informations sont disponibles sur ce lien.

    Méhdi Aït-Kacimi, directeur communication et développement de l’Ecole, reste à votre disposition pour toute information et vous remercie chaleureusement.

    Méhdi Aït-Kacimi
    33 (0) 1 84 67 00 10
    Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
    La Cité du Cinéma
    20 rue Ampère – BP 12
    93 213 La Plaine Saint-Denis Cedex

  • jeudi 29 janvier, 18 h, Cinémathèque française, Jean-Pierre BEAUVIALA, inventions et engagements

    En 2012 et 2013, Jean-Pierre Beauviala (fondateur d’Aaton) a déposé sa collection de films à la Cinémathèque française. Ces films sont de précieux témoignages sur l’histoire des techniques cinématographiques.

    En 1965, le matériel de tournage existant ne répond pas à toutes les attentes de J.-P. Beauviala. Avec l’idée de réaliser un film sur l’urbanisme à Grenoble, il décide de concevoir lui-même de nouveaux dispositifs techniques. Afin de gagner en légèreté et en mobilité, il invente un procédé in caméra d’enregistrement simultané de l’image et du son (bande magnétique collée sur la manchette de la pellicule) : les prises de vues et de sons peuvent désormais être réalisées par une seule personne. J.-P. Beauviala teste le dispositif avec l’aide d’Hugues Vermeille, puis l’explique sur un tableau. Le Single System, intégré dans une caméra Éclair 16, est surtout conçu pour des reportages d’actualités. Pour les tournages utilisant du matériel de prise de vue et de son séparé, il asservit les moteurs de la caméra et du magnétophone à la régularité d’un quartz. Il inscrit ensuite un code, l’Aaton code, sur chaque support qui indique de façon récurrente l’heure précise, la date et la référence de la caméra du tournage en cours. Ce dispositif simplifie la synchronisation de l’image et du son en postproduction. Certains éléments du fonds Aaton montrent le travail de recherche qui a abouti à ce code.

    Ce dépôt révèle aussi le parcours de l’inventeur au travers de ses centres d’intérêt et de son engagement. Lorsqu’en octobre 1971 le ministre de la défense annonce l’agrandissement du camp militaire du Larzac, Suzanne Rosenberg et J.-P. Beauviala se rendent sur place et réalisent un documentaire inédit sur l’ « Opération fermes ouvertes ». Cette initiative consistait à donner une visibilité des conditions de travail des paysans et de leur lutte contre l’extension du campement militaire.

    A la fin des années 1970, Jean-Luc Godard commande à J.-P. Beauviala la caméra 8-35 pour tourner des sortes de stock-shots. Avec William Lubtchansky, ils effectuent les essais de cette caméra qui devait réunir les avantages d’une caméra Super-8 (la taille, les automatismes) et la qualité d’image d’une caméra 35mm. Certains plans de Prénom Carmen ont été tournés avec le prototype qui aujourd’hui est conservé au Conservatoire des techniques de la Cinémathèque française.

    Programme complet du festival : http://www.cinematheque.fr

    Les ventes se feront sur place avant la projection, attention, prière de venir en avance !

  • 15 février 2015 – « Les dimanches de Varan » auront pour sujet « Qui filme ? » »

    Pourquoi et quand surgit dette question Qui filme ? à l’esprit du spectateur de documentaire ?

    Quelle connivence, érudition ou légitimité.. détient cette personne pour proposer sa vision subjective de la réalité ?

    15 février 2015 de 10h à 14h
    Participation aux frais : 5 euros café et croissant compris

    Ateliers Varan
    6 impasse Mont-Louis
    75011 Paris

    01 43 56 64 04
    www.ateliersvaran.com

  • Soirée parrainage promotions 2016 le 28 janvier 2015

    Le parrainage des étudiants des sections Photo, Cinéma et Son qui sortiront de l’ENS Louis-Lumière en juin 2016 se déroulera le mercredi 28 janvier prochain.

    Cette soirée, se terminera par une Galette des Rois

    A cette occasion, tous les Anciens et les Etudiants de l’Ecole seront les bienvenus, nous souhaitons notamment rassembler les parrains, marraines, filleules et filleuls des promotions précédentes.

    La soirée de parrainage des promotions 2016
    aura lieu le 28 janvier 2015

    Aux ATELIERS VARAN
    6 impasse Mont-Louis – 75011 PARIS
    Métro : Philippe Auguste

    19h30 – Ouverture du buffet
    20h15 – Parrainage des étudiants des promotions 2016
    22h – Buffet suivi de la galette des Rois

    Nous vous y attendons nombreux.

    Pour des raisons de logistique, confirmation indispensable – en précisant vos nom, prénom et adresse e-mail

    RSVP : confirmation de votre présence

    Vous recevrez par courrier électronique la confirmation de votre inscription.

  • 12 décembre 2014 – Pascal Martin, Maître de conférences enseignant l’optique à l’ENS Louis-Lumière a obtenu son « Habilitation à Diriger des Recherches »

    Les travaux présentés dans cette habilitation à diriger des recherches portent sur l’étude des passages du flou au net et du net au flou, qui caractérisent les limites antérieure et postérieure de la profondeur de champ d’une image. Ces transitions sont souvent abordées de façon trop dichotomique, alors qu’elles offrent un lieu où Technique et Esthétique sont étroitement mêlées. Les recherches s’appuyant sur de nombreuses expérimentations, notamment celles réalisées par des étudiants des spécialités photographie et cinéma de l’ENS Louis-Lumière, ont montré que cet espace nommé continuum « flounet » de profondeur devient un inducteur de sens.

    Afin d’aider les professionnels de l’image dans certains de leurs choix, des outils de médiation ont été élaborés. En s’appuyant sur l’échelle de Flouïcité, la conception et la fabrication du Flounetoscope permet dorénavant de connaître en amont de la prise de vues, qualitativement et quantitativement, le flou que donnera tel ou tel objectif. Il aide à choisir par exemple une optique ancienne pour « casser la netteté chirurgicale » reprochée à l’image numérique.

    Cependant, fabriquer des outils qui permettent d’anticiper les passages « flounet » nécessite de se positionner également du côté du récepteur afin de compléter le triptyque conception-perception- réception en s’intéressant à la façon dont ces transitions sont reçues et perçues.

    Ainsi, à partir de données recueillies au moyen d’un Eye Tracker sur un panel de spectateurs, deux études ont été réalisées pour caractériser les inférences cognitives opérées, en tenant compte que la mesure objective des points de fixation oculaire est une donnée importante, mais qui cependant ne dit rien sur la signification qui en a été faite. Pour singulariser les champs de l’expérience, les images proposées présentaient un flou de discontinuité axiale ce qui bouscule un peu les habitudes visuelles.

  • 19 – 25 janvier 12ème Semaine du Son

    La 12e Semaine du Son parrainée par le réalisateur Costa-Gavras  :

    La Semaine du Son sensibilise le public et tous les acteurs de la société à l’importance des sons et de la qualité de notre environnement sonore. Ses conférences, débats, ateliers, événements sonores, concerts, projections, actions pédagogiques, sont accessibles à tous gratuitement.

    Entrée libre sur inscription en ligne obligatoire, pour chaque journée

    La 12e édition de La Semaine du Son se tiendra du lundi 19 au dimanche 25 janvier 2015 à Paris et partout en France jusqu’au 8 février. Découvrez quelques-uns des événements marquants de cette édition à Paris :

    LE SON A LA TÉLÉVISION
    Lundi 19 janvier 13h à 17h – Siège de France Télévisions
    Progrès qualitatifs pour plus d’immersion et de services. France Télévisions vous invite à partager ses travaux de recherche et découvrir différents dispositifs sonores visant à améliorer l’expérience du téléspectateur ou de l’internaute – Programme et inscription en ligne

    SANTÉ AUDITIVE
    Lundi 19 janvier – 17h à 21h – Amphithéâtre Laroque à la DGS
    Sensibilisation des professionnels de santé aux risques auditifs et aux moyens de les prévenir – Programme et inscription en ligne

    RELATION IMAGE ET SON
    Mardi 20 janvier – 17h à 19h et soirée – Espace Pierre Cardin
    Les niveaux sonores au cinéma – en partenariat avec la CST
    A 20h, projection d’un long métrage de Costa-Gavras, en présence du réalisateur – Programme et inscription en ligne

    FORMATION AUX MÉTIERS DU SON
    Mercredi 21 janvier – 13h30 à 17h30 – Atrium de l’UPMC, campus de Jussieu
    2e Forum des formations supérieures aux métiers du sonProgramme en ligne

    EXPRESSION MUSICALE
    Jeudi 22 janvier – 10h à 13h – Auditorium de la SACEM
    Entrer en musique par l’orchestre. Pourquoi jouer ? Quelles attentes sociétales et artistiques ? – Programme et inscription en ligne

    ENREGISTREMENT ET REPRODUCTION SONORE
    Vendredi 23 janvier – en partenariat avec et à Radio France
    15h – 18h au Grand auditorium de Radio France : qu’attend-on des nouvelles salles de concert ? – Programme et réservation en ligne


    A 20h, concert (tarif préférentiel sur radiofrance.com)

    ACOUSTIQUE ET ENVIRONNEMENT SONORE
    Samedi 24 janvier – au Collège des Bernardins
    Matinée jeune public (8 à 16 ans)
    14h à 17h45 L’Appel du silence – conférence suivie de deux tables rondes 
    18h « Je me souviens de demain….  » Concert au Conservatoire municipal du 5e arrondissement – Programme et réservation en ligne

    Le programme détaillé de toutes les manifestations organisées dans le cadre de la 12e Semaine du Son peut être consulté sur le site à partir de la carte de France ou bien de l’agenda ; il est aussi téléchargeable en PDF dans cette même rubrique.