• Samuel Bollendorff (Photo 1994) lauréat de la bourse SAIF

    Samuel Bollendorff (Photo 1994) lauréat de la bourse SAIF

    Dans le cadre de son action culturelle, la Saif soutient la création contemporaine avec ses Bourses destinées à encourager le travail d’un auteur émergeant ou établi, dans différentes disciplines.

    En hommage à Benoît Schaeffer, photojournaliste qui nous a quittés en 2020, la SAIF organise une bourse dédiée à l’édition photographique. Cette bourse vise à encourager et mettre en valeur le travail d’un photographe professionnel de presse et/ou documentaire qui nécessite un appui pour la création d’un ouvrage monographique imprimé. Cette bourse est ouverte aux candidats français ou étrangers résidant en France et présentant un projet de publication en association avec une maison d’édition. La bourse dotée de 10000 euros par la SAIF est remise au gagnant de cette troisième édition, Samuel Bollendorff (Photo, 1994), enseignant à l’ENS Louis-Lumière, pour son projet de monographie sur l’ensemble de son travail aux éditions Textuel.

    Découvrir le travail de Samuel Bollendorf sur son site professionnel (cliquer sur ce lien)

    JURY
    Pierre Ciot, Photographe et administrateur de La SAIF Laetitia Guillemin, Iconographe indépendante et enseignante à Gobelins Paris Delphine Lelu, Images Evidence José Nicolas, Lauréat 2024 de la Bourse SAIF – Benoît Schaeffer pour l’édition photographique Charlotte Vannier & Didier Bizet, Editions Revelatoer Lorenzo Virgili, Save Reporter Ericka Weidmann, Fondatrice et directrice de 9Lives Magazine

  • Frédéric Stucin (Photo 2002) en résidence du festival Planches Contact

    Du célèbre Cancan, qui sera bientôt inscrit à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel, aux cabarets militant pour les droits des LGBTQIA+, en passant par la scène drag contemporaine, le cabaret est resté, depuis le XIXe siècle, un espace de liberté, de subversion et de créativité profondément ancré dans la culture française. Lieu de spectacle, de transgression et de convivialité, il continue d’incarner un théâtre des possibles.

    C’est cet univers que Frédéric Stucin a exploré en Normandie. Plutôt que de capter l’intensité du spectacle sur scène, il préfère révéler ce qui précède ou suit la performance. Les artistes posent hors cadre, dans les coulisses ou les interstices du quotidien, éclairés au flash, dans une atmosphère flottante, presque irréelle.

     

    Quelques questions posées à Frédéric Stucin :

    Comment est venue l’idée de ce projet ?

     Je travaille sur le Cabaret à Paris depuis bientôt trois ans (Madame Arthur, Michou, la Barbichette…). J’ai eu envie d’aller voir ce qu’il se passait sur un autre territoire, sachant que l’on peut trouver presque 200 cabarets en France,

    Quels furent les enjeux de création autour de votre projet ?

     J’ai essayé de montrer toute la diversité du Cabaret (le traditionnel, le Cancan, les transformistes, les créatures) et de présenter les lieux eux-mêmes. L’exposition a été pensé avec le Directeur Artistique du festival Lionel Charrier et nous avons voulu présenter de grandes images.

    Peut-on y lire des traces votre passage à l’École ?

     Je ne sais pas si on peut lire des traces de mon passage à l’ENSLL. Peut-être dans le fait que je travaille à la chambre numérique, ce qui n’est pas une mince affaire technique. 

  • Julie Balagué (Photo 2010) est exposée au festival Photo Days 2025

    Julie BALAGUÉ exposera son travail Anatomie de l’invisible à la Chapelle Saint-Louis de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière du 3 au 30 novembre.

     

     

    Découvrir le travail de Julie Balagué sur son site professionnel

     

    En savoir plus sur les Photo Days 2025


    Julie Balagué, née en 1986 et diplômée de l’École nationale Supérieure Louis-Lumière, allie une carrière dans la presse nationale (Le Monde, L’Obs, etc.) à des projets photographiques personnels. Féministe engagée, elle explore la féminité et la maternité à travers des séries comme Moi(s) et Mater. Sa pratique s’émancipe du genre documentaire, notamment avec sa découverte des zones pavillonnaires Levitt, qui inspire sa série Pursuit of happiness présentée aux Rencontres d’Arles. En 2017, soutenue par la Commande des Regards du Grand Paris elle réalise Utopie/Maladrerie intégrant la sculpture à sa pratique photographique.

    Lauréate de la bourse Radioscopie de la France en 2022 pour son travail sur le harcèlement scolaire, l’artiste développe une approche où l’image s’associe à l’écrit et au son, questionnant l’objectivité photographique. Ses recherches récentes se concentrent sur les matières et les formes photographiques, donnant du volume à ses images et engageant le spectateur dans une exploration des limites de la représentation photographique.

  • Antoine Le Roux (Photo, 2014) expose aux Photaumnales

    A l’occasion des Photaumnales, Festival de Photographie en Hauts-de-France, qui se déroule du 20 septembre au 31 décembre 2025, Antoine Le Roux diplômé du Master Photographie en 2014 présente son projet « Traversées » à Beauvais, Parc de la Gare, Avenue de la République.

    Découvrir le site des Photaumnales

    Découvrir le travail d'Antoine Leroux sur son site


    Antoine Le Roux a répondu à quelques questions au sujet de cette exposition.

    Comment est venue l’idée du projet « Traversée » ?

    L’idée de ce projet est de l’histoire très ancienne, elle est notamment liée à la recherche que j’ai mené pendant mon mémoire de Master à Louis-Lumière. La question principale est celle du contrôle de la fabrique des représentations : qui décide de dire quoi sur qui ?

    Quels furent les enjeux de création autour de votre projet ?

    L’enjeu principal qui découle de la question que je pose concerne le point de vue. Dans le cas des aires d’accueil des Gens du voyage, qu’est-ce que je photographie et comment je le photographie? Car avec les communautés des Gens du voyage, on est face à une espèce de poncif, presque un « genre » photographique. Comment sortir de cette iconographie stéréotypée ?

    Comment avez-vous pensé l’exposition ?

    Pour l’exposition, j’ai tiré une série de la matière rassemblée dans le cadre d’une commande passée par la FNASAT-Gens du voyage et financée par le Ministère de la Culture. Cette série consiste en un ensemble de 12 rochers, de ceux que l’on trouve aux abords immédiats des aires d’accueil, et ces rochers seront présentés en grand format en extérieur. Mon but est de créer un trouble, qui s’installe d’abord par le fait d’être confronté à un objet aux proportions massives, qui s’installe par le fait d’avoir son champ de vision bloqué. Les questions que l’on se pose viennent ensuite.

    Présentation d’Antoine Le Roux : 

    Depuis plusieurs années, Antoine LE ROUX utilise la photographie pour questionner son rapport au territoire en explorant les espaces habités par les personnes Roms, Manouches, Gitanes et Voyageurs en France. En 2020, il entreprend de documenter les portions de ville où les aires d’accueil sont aménagées, en traquant dans le paysage les signes qui font souvent d’elles de véritables enclaves. Sa démarche tient dans une question simple : comment est-ce possible qu’en tant qu’usager de la ville il n’ait jamais la possibilité de traverser ces espaces ?

    Tenter de répondre à cela par la photographie revient à interroger le pouvoir des représentations, en particulier visuelles. Par ce qu’elles montrent, mais aussi par ce qu’elles ne montrent pas, les images dissèquent, scrutent, et paradoxalement rendent visibles ce qui ne l’est pas. Entre la clarté de l’approche documentaire et la capacité de faire sens par la collection, Traversées s’offre comme un défi à l’imaginaire. Car prendre en photo des objets toujours de la même manière est simple. On applique un procédé et on le répète. Mais ce qui intéresse l’artiste, c’est ce qui se glisse en creux et qui vient mettre en tension notre point de vue. Ces rochers, qui semblent avoir toujours appartenu au paysage où ils se trouvent, nous sont très familiers.
    Mais leur présence ne signale-t-elle pas quelque chose de plus précis ?

  • Julien Che (Photo 2017) sort un livre aux éditions Corridor Éléphant

    La montagne est à l’origine de la pratique artistique de Julien Che. Des cimes imposantes aux vallées paisibles qui les séparent, sa fascination pour cet environnement s’est forgée dans les Alpes françaises et à leurs frontières, inspirant le corpus de photos présenté dans ce livre.

    Photographiés sur une durée de 4 ans, ces clichés nous emmènent dans un voyage qui n’est pas seulement l’ascension et la descente de ces sommets majestueux, mais les intenses cycles de transformations qu’ils traversent.

    Intitulée Loin des hommes, la série témoigne d’un milieu libéré de toute présence humaine.
    En regardant les montagnes non pas à travers le prisme des prouesses des hommes — des sommets à conquérir ou comme un terrain de jeu pour réaliser des exploits — mais en les reconnaissant comme le véritable sujet de l’image. Les grandes structures servent de scène aux métamorphoses qui mettent en lumière les mouvements graduels mais inévitables de la nature ; un lieu où l’homme n’est pas tout-puissant, où la terre elle-même maîtrise le récit.

    En suivant le photographe dans son cheminement de l’hiver au printemps, de l’été à l’automne, nous passons d’un paysage vide de toute couleur vers un autre, peint avec des teintes qui évoluent au fil des saisons. À travers ses photos, nous devenons également témoins d’un spectacle qui change à chaque heure de la journée. De l’aube au crépuscule, le soleil apporte cette lumière unique sur les reliefs en traçant sa route dans le ciel, se levant, pesant, et projetant ses longues ombres avant de s’éclipser derrière les crêtes, modifiant inlassablement les visages de ces monuments millénaires.

    Au cœur de l’approche photographique de Julien Che se trouve le désir d’un autre rapport au temps. À contre-courant du monde moderne de la gratification instantanée et de la rapidité technologique, sa pratique est ancrée dans un processus plus lent et plus réfléchi. Travaillant en argentique moyen format, il adopte une méthode qui exige de la patience, ce qui lui permet de cultiver une relation plus profonde et plus sensible avec son environnement. Cette intimité avec le paysage amène ses photos au-delà de la documentation traditionnelle, offrant une interprétation artistique du monde qu’il capture. Ces images mettent en valeur la beauté picturale des reliefs, qui évoquent souvent la texture délicate d’un dessin au crayon ou les doux lavis d’une aquarelle. À travers son objectif, les montagnes deviennent une toile où le monde naturel peint son propre portrait.

    Découvrir le travail de Julien Che sur son site professionnel (cliquer sur ce lien)

    Commander l'ouvrage sur le site de l'éditeur (cliquer sur ce lien)


    Questions à Julien Che : Peut-on lire des traces votre passage à l’École dans cet ouvrage ?
    Les photos ont été prises avec un Bonica 6×7 que j’ai pu acquérir lorsque d’un stage chez Diamantino, en première année de Louis-Lumière. Quand je repense à mon parcours de photographe, je me rends compte que ce sont tous ces petits détails, ces rencontres, qui n’ont pas l’air de grand chose au début mais qui, à la fin, se révèlent des éléments majeurs et décisifs de ma pratique.
    La photo argentique est aujourd’hui au cœur de ma pratique personnelle. C’est quelque chose que je pratiquais dès que j’ai commencé la photo, et que j’ai pu développer et approfondir énormément lors de mes années à l’école. L’accès libre au labo, les conseils de toutes les personnes compétentes (étudiants comme enseignants) avec qui on pouvait échanger, m’a permis d’acquérir une confiance dans ce médium et d’explorer ma pratique photo à travers la lente temporalité de l’argentique.

  • Jean-Robert Dantou (Photo2003) soutien sa thèse et expose

    Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse en recherche-création intitulée À balles réelles – photographie documentaire et ethnographie réflexive qui se déroulera le mardi 11 juin 2024 à 14h à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, 14, rue Bonaparte 75006 Paris.

    Cette soutenance s'appuie sur une exposition résultant d'une recherche–création menée pendant cinq années dans la ville de Tonnerre dans le cadre d'une thèse de doctorat SACRe (École normale supérieure – PSL – ENSBA) réalisée à l'ED540 et au Centre Maurice Halbwachs (CNRS-EHESS-ENS-INRAE) sous la direction de Florence Weber (ENS), Philippe Askenazy (CNRS) et Christian Joschke (ENSBA). Des photographies et des textes y décrivent les transformations contemporaines d'un territoire rural. La scénographie s'organise autour de trois questions scientifiques : Comment expliquer que des personnes en situation de précarité soient déplacées dans une ville dont elles ignoraient jusqu'alors l'existence ? Comment, face à d'importantes difficultés économiques et sociales, certains habitants arrivent à tenir alors que d'autres meurent ou disparaissent ? À quelles conditions, enfin, la photographie documentaire pourrait-elle prétendre constituer un outil scientifique ?

    Le jury de la thèse est composé de : 

    Nicolas Renahy (Directeur de recherche, INRAE) 

    Rapporteur

    Arno Gisinger (Maître de conférences, Université Paris 8) 

    Rapporteur

    Corinne Gaudart (Directrice de recherche, CNAM) 

    Examinatrice

    Nathalie Delbard (Professeure des universités, Univ. de Lille)

    Examinatrice 

    Florence WEBER (Professeure des universités, ENS) 

    Directrice de thèse

    Philippe Askenazy (Directeur de recherche, ENS) 

    Co-directeur de thèse 

    Christian Joschke (Maître de conférences, ENSBA) 

    Co-directeur de thèse

    La soutenance sera suivie d'un pot, auquel vous êtes chaleureusement invitées. Afin de faciliter son organisation, je vous serais reconnaissant de me confirmer votre présence par retour de mail (jean-robert.dantou@ens.fr)

    En vous souhaitant une bonne journée et en m'excusant par avance pour les éventuels doublons,

    Bien cordialement,

    Jean-Robert Dantou

     


    Résumé de la thèse : 

    Tonnerre est un bourg rural d'environ 4500 habitants situé dans le département de l'Yonne, à environ deux heures de train de Paris. La ville passe en une vingtaine d'années, entre les années 1990 et 2010, du statut de ville industrielle à celui de ville désindustrialisée, avec pour conséquence un décrochage économique, démographique et social : 1500 emplois industriels sont supprimés, la commune perd le quart de sa population entre 2000 et 2020, le nombre de logements vacants double, de même que le nombre de personnes bénéficiant de l'Allocation Adulte Handicapé. Pour faire face au vide laissé par les départs, les bailleurs locaux, privés ou publics, mettent en œuvre des dynamiques de remplissage visant à trouver des locataires, même venant de loin. Ces dynamiques endogènes rencontrent des dynamiques de relégation, en partie extérieures au territoire : des hôpitaux psychiatriques, des communes, des prisons, des CHRS, cherchent des places pour des personnes en situation de précarité. À partir d'un corpus de plusieurs milliers de photographies documentaires et d'une cinquantaine d'entretiens menés auprès de professionnels et de personnes déplacées, cette thèse vise à décrire, depuis un point d'arrivée, les trajectoires résidentielles et les logiques institutionnelles de différentes filières d'arrivée, afin de comprendre ce que cela fait à des personnes précarisées d'être déplacées dans une ville dont elles ignoraient jusqu'alors l'existence.

    Partant de cette question sociologique depuis la photographie documentaire, l'enquête ethnographique menée dans la ville de Tonnerre entre 2017 et 2022 ouvre des perspectives épistémologiques : à quelles conditions la photographie documentaire pourrait-elle prétendre constituer un outil scientifique ? La recherche, expérimentale et inductive, revêt alors un objectif double : les matériaux produits sur le terrain servent à la fois à comprendre les déplacements de personnes précarisées depuis un territoire vers un autre, et en même temps à comprendre la photographie documentaire elle-même. La thèse, composée à la fois d'un écrit théorique et d'une exposition, propose d'une part une analyse sur la dimension spatiale des inégalités sociales et d'autre part un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques pour outiller la photographie documentaire et plaider pour qu'elle devienne une discipline à part entière dans le champ des sciences sociales. 

    Mots-clés : relégation, inégalités, territoire, déplacements, psychiatrie, précarité, méthode, ethnographie, photographie, réflexivité

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    Jean-Robert Dantou

    Photographe, Agence VU'

    Doctorant SACRe
    École normale supérieure

    Université PSL 
    ENS 45, rue d'Ulm, Paris 5e
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    [cliquer sur la photo pour l'agrandir]

  • Frédéric Stucin (Photo 2002) expose « Le Serment d’Opéra » au Carré Baudoin

    Le programme Le Serment d’Opéra introduit les arts lyriques et chorégraphiques dans le quotidien de l’hôpital. En partenariat avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, les 15-20 Hôpital national de la vision et le groupe hospitalier Sainte-Anne, l’Académie met en place des parcours de découverte de l’Opéra adaptés aux pathologies de chaque patient (visites, rencontres, diffusion de spectacles, etc.).

    Des ateliers de pratique artistique animés par des danseurs du Ballet de l’Opéra national de Paris ou par des musiciens sont organisés dans les établissements partenaires, permettant ainsi aux bénéficiaires de développer la relation à l’autre en créant des espaces de partage essentiels pour les patients et les soignants.

    Une exposition photographique a été inaugurée le 17 mai 2024 au Carré de Baudoin,  ayant pour but de sortir Le Serment d’Opéra des murs du Centre Hospitalier Sainte-Anne et de l’Opéra national de Paris.

    Les espaces d’exposition du Carré de Baudouin, susceptibles d’accueillir des pièces de grand format, permettent de concevoir une scénographie à échelle humaine rendant possible le dialogue corporel entre les oeuvres et le spectateur.

    Cette notion est au coeur de la proposition photographique de Frédéric Stucin qui cherche à retranscrire une double expérience : celle d’une rencontre singulière entre les patients du Centre Hospitalier Sainte-Anne et les danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris, soit deux types de manifestations corporelles à l’expressivité aussi puissante qu’inspirante.

    Frédéric Stucin est un photographe français né en 1977, diplômé de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière. Il vit et travaille à Paris. Spécialisé dans les portraits de personnalités ou d'anonymes, notamment pour la presse, il mène en parallèle un travail documentaire plus personnel, qui mêle portraits et paysages.

    Son travail sur les fêtes de village, Les Fêtes, est lauréat de la Grande Commande Photographique de la Bibliothèque nationale de France. Cette grande commande, intitulée Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire, fait actuellement l'objet d'une exposition rétrospective à la BnF.


    INFORMATIONS PRATIQUES

    Carré de Baudouin

    121 rue de Ménilmontant – 75020 Paris

    Du mardi au samedi de 11h à 18h, le jeudi de 11h à 20h30

    Entrée gratuite


    L’exposition prévue jusqu’au 21 septembre 2024 sera ponctuée d’événements comme :

    • Des performances dansées et des ateliers au milieu des oeuvres qui pourraient être pensés en collaboration avec des écoles de danse du quartier et des danseurs de Ballet de l’Opéra de Paris
    • Des cycles de visites guidées de l’exposition pour tous les publics
    • Des tables rondes autour de la psychiatrie et des neurosciences avec des professionnels invités
    • Des témoignages pour créer des moments d’échanges et de discussions
    • Un programme de projection de films de danse

    – cliquer sur la photo pour agrandir – 

    Crédit photo : Frédéric Stucin – 2023

    Article mis en ligne le 31 mai 2024 – FC

  • 12 anciens/nes Photo lauréats de la Grande Commande BNF

    Ils sont douze : douze photographes, anciens/nes élèves de Louis-Lumière de différentes promotions, retenus et récompensés par la grande commande photographique intitulée "Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire".

    Dans le cadre du plan gouvernemental de soutien à la filière presse, le ministère de la Culture avait confié à la Bibliothèque nationale de France la mise en œuvre de cette commande destinée aux photojournalistes, avec pour objectif d'encourager la création contemporaine.

    En plus de nombreuses opérations de valorisation menées dans toute la France depuis le printemps 2023, cette commande fait en ce moment l'objet d'une grande rétrospective à la BnF : "La France sous leurs yeux".

    Inaugurée le 19 mars sur le site François Miterrand, l'exposition est prévue pour durer jusqu'au 23 juin 2024 [infos pratiques en cliquant ici].

    Nous vous proposons de découvrir ici les profils des 12 lauréats "lumiériens", présentés dans l'ordre alphabétique. Les textes sont issus du site officiel de la Grande commande photojournalisme.

    NB : en cliquant sur une photo, vous accéderez à une présentation détaillée du projet. En cliquant sur le nom du/de la photographe, vous accéderez à son site professionnel.

    Illustration : " À bout de souffle" © Jean-Michel André / Grande commande photojournalisme


    Julie Balagué (Photo 2010)

    Elle s’intéresse aux jeunes victimes de cyber-harcèlement au cours des années 2021-2022 afin de comprendre les mécanismes et les conséquences de ce phénomène que la crise sanitaire a exacerbé. Ses images, qui se fondent sur de longs entretiens préparatoires avec les personnes qu’elle photographie, deviennent donc indissociables de l’écrit ou du son. Sa pratique, bien que proche du documentaire, questionne l’objectivité supposée de la photographie, ainsi que sa capacité à documenter le réel. Julie Balagué concentre ses recherches sur les matières et les formes photographiques (sculpture, découpage, pliage…) : ses images prennent du volume, engagent le corps du spectateur et explorent les limites de la représentation photographique. Découvrir Cette société d'enfants sur le site de la grande commande


    Samuel Bollendorff (Photo 1994)

    En Lorraine, la crise sociale liée à la fin de la sidérurgie a laissé un territoire exsangue, dont les travailleurs n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers le Luxembourg voisin. Cette série propose une immersion dans cette région afin de dresser les contours d’une typologie des travailleurs frontaliers. « Ils ont beau traverser les mêmes territoires, emprunter les mêmes routes aux frontières abolies de l’Europe, deux populations se croisent qui n’ont pas les mêmes horizons. Les accomplis de la consommation, avec fortunes et dettes, ne croisent plus ceux qui survivent dans la précarité d’une diagonale désespérément vide. Dès lors, le travail n’existe plus sous forme de ciment social. Les petits-enfants des mineurs de fond sont devenus comptables de fonds – nouveaux ouvriers pris au piège d’une chaîne de l’industrie de la finance aux opérations répétitives sur tableau Excel. La survie économique et l’accomplissement individuel ont balayé les luttes collectives. Le burn out a remplacé la silicose. » Découvrir Frontaliers : des mineurs de fond aux comptables de fonds sur le site de la grande commande


    Gilles Coulon (Photo 1988)

    À travers trois bars et cafés de Sète, Monétay-sur-Loire et Forbach, Gilles Coulon fait le portrait en creux de la société française par le prisme de ces lieux de socialisation qui furent durablement fermés pendant la crise sanitaire. Découvrir Retour à l’anormal sur le site de la grande commande


    Jean-Robert Dantou (Photo 2003)

    Ce projet, qui s’appuie sur l’histoire des habitants de Tonnerre, dans l’Yonne, une petite ville désindustrialisée fortement affectée par les effets de la crise sanitaire, vise à décrire la vie quotidienne de personnes précarisées qui ont réussi à développer des stratégies pour tenir. Découvrir Tenir sur le site de la grande commande


    Hélène David (Photo 1994)

    Selon la mythologie basque, toute l’énergie qui féconde le monde surgit des profondeurs de la terre. Aujourd’hui, de l'océan Atlantique jusqu’aux cimes des Pyrénées, le sol basque constitue toujours un lieu de porosités entre les êtres, les éléments et les ancêtres. Découvrir Autochtones, secrètes connivences avec le sol sur le site de la grande commande


    Jérômine Derigny (Photo 1992)

    Dans la tour d’une cité d’Ivry-sur-Seine, Ramatoulaye répète un opéra en allemand pour une représentation prochaine sur la scène de l’Opéra-Comique. Grâce à un programme récent et unique en France qui sélectionne une partie de ses effectifs dans les quartiers populaires d’Île-de-France, cent vingt élèves âgés de 8 à 25 ans suivent une formation musicale à l’Opéra-Comique tout en poursuivant leurs études dans des établissements publics partenaires. Ils grandissent sur scène et deviennent des citoyens éclairés. Contre un repli identitaire grandissant dans l’Hexagone, ce projet photographique vise à montrer comment l’art peut contribuer à l’égalité des chances. Découvrir Grandir en chœur sur le site de la grande commande


    Bertrand Desprez (Photo 1988)

    Le temps du deuil, rituel intime et familial, tend aujourd’hui à disparaître. À travers le quotidien d’hommes et de femmes au service de ce moment si particulier des existences, Bertrand Desprez interroge les pratiques funéraires après que la pandémie en a bouleversé un temps les contours. Découvrir La vie et au-delà sur le site de la grande commande


    France Keyser (Photo 1992)

    Ce projet prolonge la recherche documentaire commencée en 2010 par France Keyser sur les musulmans de France. La photographe y explore le quotidien des citoyens de confession musulmane au service de leurs compatriotes. Ces fonctionnaires français, impliqués spirituellement en dehors de leur travail, œuvrent au cœur de la République au nom de l’intérêt général. Ces photographies montrent des citoyens engagés dans leurs quartiers, villes et villages, et une France qui change de visage. Découvrir Au service de la République. Des musulmans citoyens ordinaires sur le site de la grande commande


     Olivier Monge (Photo 1998)

    La crise sanitaire et les épisodes de confinement successifs ont confronté nos sociétés à une dépendance grandissante aux outils numériques. Olivier Monge documente les grands data centers en France pour donner à voir les nouvelles matrices de nos vies modernes. Découvrir Data Center sur le site de la grande commande


     Marion Poussier (Photo 2003)

    Ce projet s’intéresse aux femmes qui, par le biais de groupes de parole, de stages d’autodéfense féministe, de pratiques collectives de réappropriation de l’espace public, investissent le champ de la parole et du corps comme moyen d’émancipation et comme espace de transformation sociale. Découvrir Parler sur le site de la grande commande


    Frédéric Stucin (Photo 2002)

    En France, les bals, foires, carnavals, férias, ducasses et autres manifestations traditionnelles et locales ne s’étaient jamais aussi bien portés que dans les années 2010, avant que la pandémie de Covid n’y porte un coup d’arrêt. Documentant la renaissance de ces événements au cours de l’année 2022, ce reportage retranscrit l’identité locale à travers des portraits de participants et des images des lieux de fête qui se déploient dans un style où le soin apporté aux lumières fait basculer modèles et décors vers le théâtre, la peinture et le cinéma. Découvrir Le réveil des fêtes de village sur le site de la grande commande


    Franck Tomps (Photo 1997)

    Mayotte peut être considérée comme un laboratoire d’observation de la genèse de nos pandémies à venir. En trente ans, la forêt mahoraise a diminué de moitié, faisant l’objet de pressions anthropiques grandissantes alors qu’elle joue un rôle de régulation fondamental. Comment préserver l’intégrité des écosystèmes et prévenir la transmission des maladies de la faune sauvage à l’homme quand on sait, selon une étude de l’Insee de 2020, que la population pourrait doubler sur l’île à l’horizon 2050 ? Découvrir Mayotte, le monde sauvage pour rempart sur le site de la grande commande

     


    Ressources vidéos

  • Jacques Faujour expose à Créteil

    Jacques Faujour (Photo 1971) expose en ce moment et jusqu'au 24 juin 2024 à l'espace culturel Cathédrale de Créteil, 2 rue Pasteur Vallery-Radot.

    Bernadette Boustany, conservateur en chef du Patrimoine, a préparé cette exposition intitulée "Passeur d'histoires" dans le cadre des activités de l'association "Chemin des Arts en Val de Marne".

    Métro: ligne 8-Créteil Université

    Bus: Créteil Université TVM – Montaigut 181, 281 – Saint Simon 172, 281

    Consulter le site de Jacques Faujour

    Consulter le site de son frère peintre Jean-Claude Faujour

    En savoir plus sur Chemin des Arts en Val de Marne 

  • Disparition de Didier de Faÿs (Photo 1980)

    Didier de Faÿs, notamment directeur de la publication Photographie.com et fondateur de la Bourse du Talent, est décédé à l'âge de 67 ans. Il était également un ancien élève de l'école Louis-Lumière, promo 1980 (section Photo).

    Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.

    Lire l'hommage rendu par l'Union des Photographes Professionnels (UPP)

    Lire l'hommage rendu par les Rencontres de la photographie d'Arles