• L’image intacte. La place du RAW dans les workflows Cinéma

    La décennie 2000 a été marquée par le développement des formats d’enregistrements numériques. Le cinéma jusqu’alors peu touché par ce phénomène se voit désormais envahit et influencé par les nombreuses possibilités qu’offrent les nouveaux formats vidéo. Parmi les nouvelles voies de production numérique, il en est une qui demeure floue sur plusieurs points. Le RAW.

    L’application de la prise de vue et du traitement en RAW au cinéma n’est pas sans conséquences sur les méthodes de travail et les chaînes de production. Le RAW présente de nombreux intérêts économiques, pratiques et qualitatifs mais demeure une technique encore expérimentale au cinéma, bien qu’elle soit devenue un standard dans la photographie professionnelle.

    Ce mémoire a pour but de dresser un portrait du RAW appliqué au cinéma. Pour cela, j’expliquerai en quoi consiste le travail en RAW et comment les chaînes de production ou workflows qu’il implique s’introduisent dans le paysage de la production, qu’elle soit numérique ou argentique. Nous tenterons de voir si cette façon de faire est cohérente d’un point de vue, pratique, artistique et économique afin de voir s’il pourrait présenter une alternative au 35mm à l’heure de l’immatériel.

    Ce mémoire se décompose en quatre parties. La première partie permet d’expliquer en quoi consiste d’un point de vue technique la prise de vue en numérique et la prise de vue en RAW.

    La seconde partie analyse comment se forme une image au cinéma, en numérique et en argentique et permet de voir quels sont les points communs entre ces deux techniques et quels rapports elles entretiennent avec le réel.

    La troisième partie, dresse un état des lieux des chaînes de productions cinématographiques et tente d’analyser comment la prise de vue et la post-production RAW s’introduit dans le paysage audiovisuel et à quel prix.

    Enfin, la dernière partie consiste à analyser un workflow en RAW, celui de la RED.

  • La lumière dans l’identité visuelle de l’auteur en photographie de mode

    Lumière et photographie de mode sont deux notions porteuses d’un imaginaire collectif fécond. On attribue à la lumière, un rôle à la fois technique mais aussi mystique, propre à susciter les émotions. Quant au photographe de mode, il sera tour à tour, vu comme un artisan faisant une utilisation virtuose de ce phénomène physique, et comme un véritable artiste demiurge manipulant une lumière « magique ».

    Au-delà d’un simple outil technique, la lumière semble être un véritable prolongement de son identité visuelle. Nous tenterons d’élucider cette question en analysant successivement la lumière en tant que phénomène physique et signifiant en photographie de mode, la lumière dans l’oeuvre de trois photographes de mode et la lu-mière comme composante du style du photographe. En tant que phénomène physique indispensable à l’existence de la photographie, la lumière se caractérise par sa qualité et sa quantité.

    Ces caractéristiques physiques, ainsi que la nature du sujet éclairé, vont déterminer les luminances de la scène. Celles-ci vont alors pouvoir être enregistrées ou plutôt interprétées par l’appareil photo. La photographie de mode, par la variété de ses objets photographiés et par sa dimension artistique, fait un usage maîtrisé et créatif de ce phénomène physique afin de véhiculer ses messages. La lumière incarne ici pleinement son rôle fonctionnel, esthétique mais aussi symbolique.

    A la fois fond et forme, elle permet aussi bien de montrer le vêtement, de sublimer le réel, de capter l’ « air du temps » que de susciter une émotion. Objet de toutes les attentions, elle est vite devenue une signature de l’identité visuelle des photographes de mode qui la manipulent. Emprunte d’une grande subjectivité, elle constitue dans une certaine mesure, le reflet visible de l’identité de celui qui l’utilise. Il est frappant de constater que les trois photographes étudiés dans ce mémoire font un usage radicalement différent de la lumière dans leur travail.

    Ainsi, le photographe de mode iranien Ali Mahdavi, exprime sa fascination pour l’univers glamour hollywoodien des années trente, en adaptant dans son travail les codes lumineux de cette époque, et en y ajoutant une dimension dramatique et ostentatoire. De son côté, Paolo Roversi privilégie une esthétique teintée de pictorialisme, faisant la large part au flou et aux surprises apportées par une lumière maîtrisée mais non totalement contrôlée. Enfin, Éric Traoré, expérimente continuellement autour de la lumière afin de révéler sa vision du beau et possède ainsi une identité visuelle en constante évolution.

    Toutefois, il serait faux de penser que ces photographes, tout comme les autres photographes de mode, puissent exprimer librement leur identité visuelle à travers la lumière. Entre pratique artistique et enjeux économiques, le traitement de la lumière par le photographe est le plus souvent soumis à des contraintes extérieures venant des agences de publicité, des rédactions de mode ou des clients eux-mêmes. Ces contraintes et la logique de concurrence qui en résulte, influent directement sur le style du photographe.

    On assistera alors à un nivellement des styles et des identités conduisant quelquefois à leur disparition. Aussi, la lumière ne saurait représenter fidèlement l’identité visuelle du photographe tant elle ne constitue qu’une partie de celle-ci et tant son usage est soumis à des contraintes pesant sur les choix du photographe.

  • La place du son chez la personne non-voyante Intérêt d’une éducation précoce à l’écoute

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    On s’accorde à dire qu’environ 80% de la perception du monde se fait par la vision. Pour compenser le manque d’informations résultant d’une déficience visuelle, une personne non-voyante va mettre à profit les sens qui lui restent pour accéder à une représentation mentale de l’espace environnant, et s’y déplacer de façon autonome. Cette compensation sensorielle résulte principalement d’une rééducation de la perception auditive et tactile.

    Le non-voyant va apprendre non pas à toucher et entendre, mais à palper et écouter. Nous verrons dans ce travail le rôle essentiel de l’audition dans l’élaboration de cette représentation, et étudierons comment éduquer au mieux l’oreille de l’enfant déficient visuel. Enfin, nous nous questionnerons sur l’accessibilité à l’émotion artistique en cas de cécité.

    En lien avec cela, nous présenterons un livre audio-tactile qui se propose en outil idéal pour éduquer l’écoute et le tact de l’enfant déficient visuel, tout en offrant à l’enfant l’imaginaire suscité habituellement par les illustrations visuelles dont il est privé.

  • Pentax K 10 D de Claude Tauleigne (Photo 94)

    Dix millions de pixels, traitement de l’image optimisé grâce au processeur temps réel « Prime », mesure de la lumière sur seize zones, système de réduction des vibrations et anti-poussière intégré, nouvelle gamme d’objectifs autofocus à motorisation supersonique, tropicalisation poussée contre les projections d’eau et les poussières le Pentax K10D rivalise avec les boîtiers professionnels du moment.

    Ce livre fait le point sur l’état de la technologie intégrée dans ce boîtier tant attendu par les amoureux de la marque. Abondamment illustré, il montre les résultats photographiques réels obtenus en explorant systématiquement toutes les options de l’appareil. Sans jamais se substituer au mode d’emploi, il explique en pratique et en détail comment mieux utiliser cet appareil en se basant sur des cas de prise de vue concrets. Il propose également au débutant des réglages personnalisés permettant d’obtenir rapidement des images de qualité professionnelle.

  • Images documentaires : au seuil de l’imaginaire. Propositions théoriques pour la pérennité du genre documentaire à la télévision

    Images documentaires : au seuil de l’imaginaire part du constat de l’interdépendance entre la création documentaire contemporaine et sa production, sinon sa diffusion, par les chaînes de télévision. De cet asservissement du genre aux chaînes, découle l’assimilation de la construction des films documentaires à celles des reportages d’actualité, diffusés massivement aux heures de grande écoute.

    Or, le monopole du traitement journalistique du réel par la télévision transforme progressivement les images du réel en preuves illusoires d’un discours, prétendument objectif et omniscient. Les reportages ne focalisent pas l’attention du spectateur sur les images, mais tendent au contraire à effacer leur existence, pour pouvoir procéder à des généralisations dans les représentations qu’ils proposent. La fonction des images dans ce type de film est de faire atteindre au discours un “seuil émotif” qui lui permette de fonctionner dans l’imaginaire du spectateur.

    Il convient donc, afin d’assurer un avenir à la diffusion télévisée de documentaires qui ne se confondent pas avec leurs cousins journalistiques, de consolider des bases propres au genre. Le pendant de cette consolidation est, pour le spectateur de retrouver une place active dans sa réception des images, pour l’auteur de défendre un point de vue, et pour le réel de ne pas être fictionnalisé, déréalisé, autrement dit de ne pas disparaître au profit des clichés. Quelques cas de figures éclairent, par leur structure exemplaire, l’attitude à adopter afin de garder le genre documentaire ouvert à un dialogue avec le spectateur.

    Pour Chris MARKER dans Sans soleil, il s’agit de souligner la béance entre le présent de narration, et des images au passé. Robert KRAMER, dans Berlin 10/90, explore des nappes temporelles multiples qui, en se croisant et en se fragmentant, fournissent du présent une image flottante, ouverte à une évolution certaine. C’est un découpage de l’espace qui guide, de son côté, Frederick WISEMAN dans sa description des institutions. J’irai, quant à moi, vers une fragmentation de l’image en construisant ma partie pratique sur le principe du splitscreen.

    Toutes ces tentatives ont en commun de créer l’écart : un vide constructif puisqu’il devient le lieu, symbolique ou réel, dans lequel le spectateur va projeter des images issues de son imaginaire, venues compléter les images réelles. L’espace de la représentation n’est plus, dès lors, celui du cliché, mais celui de la confrontation de l’imaginaire du spectateur avec l’image du réel.

    C’est au réalisateur, en affirmant son point de vue, de créer un sujet apte à emmener l’imaginaire du spectateur dans un voyage qui lui fasse découvrir une nouvelle facette du réel : exhiber les coutures qui donnent au réel son caractère monstrueux, ne pas systématiser la structure rythmique de ces découpes, permettra à l’auteur de maintenir l’attention du spectateur, en modifiant sans cesse l’écart entre le monde réel et les images. A ce stade, l’ambition de genre documentaire devient de reconstruire un lien entre l’homme et son milieu, par la recréation permanente de communautés protéiformes entre spectateurs et personnages.

    C’est le partage des sensations et le mélange des projections qui les réunira : l’image doit donc retrouver une place de choix dans le documentaire, sans quoi la frontière entre l’écran et le spectateur restera dressée.

  • Pratique du réflex numérique de René Bouillot (Photo 49)

    Tous les livres techniques qui tendent à banaliser la pratique de la photographie ne se valent pas, mais certains font référence dans leur domaine. Cette troisième édition du livre de René Bouillot intitulé « La pratique du reflex numérique » va marquer son époque car c’est un des ouvrages les plus complets et les plus pertinents qu’il nous ait été permis de découvrir ces derniers mois.

    Fort d’une expérience légendaire en photo comme en rédaction, René Bouillot livre ici une édition très complète, qui a le mérite d’aborder tous les aspects de la pratique photographique avec un reflex numérique et qui satisfera toutes celles et ceux qui sont à la recherche d’un ouvrage qui sait traiter de tous les sujets avec pertinence.

    « La pratique du reflex numérique » est un ouvrage généraliste, et ceux qui cherchent à creuser un sujet particulier devront être prudents car ce n’est pas le but de ce livre que de s’intéresser en profondeur à un des domaines de la photographie. Par contre voici un ouvrage qui permet au lecteur de prendre connaissance d’une foule d’informations afin de découvrir ou de redécouvrir les grands sujets qui font l’essentiel des discussions en matière de photographie de nos jours.

    Au sommaire de cet ouvrage, trois parties distinctes : la première est abondamment illustrée et traite de tous les aspects relatifs à la prise de vue dans toutes les situations, la deuxième partie aborde le fonctionnement du reflex numérique, en détail, sous toutes les coutures. La troisième partie s’intéresse elle à l’environnement indispensable en matière de photo numérique aujourd’hui, les objectifs, les accessoires, les logiciels, le traitement d’images.

  • Du roman-photo à la suite photographique

    Souvent considéré comme un genre mineur, le roman-photo a pourtant marqué plus de trente ans de presse féminine française et italienne dès le milieu des années 40. Aujourd’hui, son esthétique très particulière et ses récits mélodramatiques en font un genre tombé en désuétude. Depuis 1980, quelques auteurs s’interrogent de façon approfondie sur les capacités narratives du genre et ses possibles améliorations.

    Au début des années 90, Jan Baetens, professeur et critique spécialisé dans les rapports texte-image, réunit sous un seul terme les productions les plus récentes : le Nouveau roman-photo. Il se présente, au travers de nombreuses expérimentations, comme l’héritier direct du roman-photo traditionnel, avec comme point d’origine Chausse-trappes, d’Edward Lachman et Elieba Levine paru en 1981. Le corpus d’étude, regroupant des ouvrages parus jusqu’en 2006, vise à mettre en avant les importantes mutations qu’a dû subir le genre d’origine pour satisfaire à des exigences plus contemporaines, aussi bien esthétiques que narratives.

    Tout en revendiquant directement une filiation avec le roman-photo traditionnel dans l’ensemble de leurs productions, les auteurs ont dû se détacher d’un système de codes très prégnants, caractéristiques d’un genre populaire omniprésent. C’est par une réflexion sur ses origines ainsi que sur les matériaux qui le constituent que l’on peut être plus à même de comprendre les difficultés de renouveau du genre.

    Les différences existantes entre l’ancienne et la nouvelle production sont telles que certains auteurs choisiront finalement de totalement abandonner le terme roman-photo au profit de celui de suite photographique. Ils s’affranchissent ainsi définitivement de leur parenté, encore lourdement connotée, et ouvrent les possibilités exploratoires.

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  • L’ENSLL au Salon de la Photo le 6 octobre 2011

    Rolan Ménégon (Photo 78) enseignant, illustrera la pédagogie de l’Ecole autour du thème de la mise en scène en photographie.

    Louis Boulet (Photo 2013) présentera le travail qui lui a permis d’obtenir le 1er prix étudiant des SWPA. Reconnus internationalement, les SWPA récompensent chaque année des photographes professionnels et amateurs.

    Louis avait été pré-selectionné avec les étudiants de 10 autres écoles (France, Etats-Unis, Grande Bretagne, Australie, Argentine, Bangladesh, Finlande, Afrique du Sud) lors d’un concours qui a mobilisé plus de 200 écoles de photographie autour de « Voyeurisme et Surveillance ». Pour la finale, les candidats ont dû proposer une série d’image sur le thème « Actions speak louder than words » à l’aide du Sony Alpha 55 qui leur a été offert.

    Son trophée lui a été remis le 27 avril à Londres lors d’une soirée de gala en présence de nombreuses personnalités internationales du monde de la photo.

    Méhdi Aït-Kacimi, directeur du développement et de la communication, sera également présent pour répondre à vos questions.

  • Un prototype de casque de moto à restitution d’environnement sonore

    La sécurité routière est un sujet sensible, particulièrement à moto. Les conséquences des accidents se révélant souvent tragiques, il convient de tout faire pour l’améliorer tant que possible.

    Ce mémoire aborde le problème de l’appréhension de l’environnement sonore à travers un casque de moto, et pointe du doigt ses faiblesses. On y trouvera une revue des connaissances établies sur la perception naturelle, et un ensemble de tests tendant à démontrer que le casque de moto peut perturber considérablement cette dernière.

    Enfin, on proposera la conception d’un objet technique visant à améliorer la précision de la localisation, en réponse à l’interrogation suivante : et si le casque de moto pouvait être envisagé comme une source de danger pour le motard ?

  • 1er octobre 2011 – L’ENSLL participe à une table ronde dans le cadre du Festival du cinéma lycéen à Paris

    Le samedi 1er octobre 2011 de 9h à 13h
    Au Centre Louis Lumière
    46 rue Louis Lumière
    75020 Paris

    métro : Porte de Bagnolet

    Dans le cadre d’une table ronde consacrée aux écoles de cinéma organisée par le Festival du cinéma lycéen à Paris, l’ENSLL présente ses concours, ses cursus et ses débouchés.

    Contact et intervention : Méhdi Aït-Kacimi (), dir comm et dévt