• Le flou du peintre ne peut être le flou du photographe

    Pauline Martin a réalisé cette étude qui est éditée par les Etudes Photographiques. Elle est à consulter sur son site.

    Le flou, aujourd’hui largement associé à la technique photographique, est cependant issu d’un lexique très spécialisé de la critique picturale. Au milieu du xixe siècle, alors que la photographie entre dans le débat artistique, le «flou» désigne avant tout une manière de peindre, qui favorise la transparence de l’œuvre, en dissimulant les touches du pinceau sur la toile. La critique photographique, qui se réapproprie discrètement le terme, en bouleverse le sens, impliquant désormais un défaut technique, un manque de netteté et une opacité auparavant ignorés. Vers 1850, on constate ainsi, dans les textes sur la photographie, une incertitude quant à la notion de flou, qui conserve ses résonances picturales tout en se chargeant de consonances nouvelles qui entrent en contradiction avec sa définition initiale.

  • Parcours initiatique dans un monde numérique

    Un parcours initiatique. Le point de départ de mon mémoire fut le constat inévitable que le numérique avait envahi le monde cinématographique. De manière inéluctable, j’allais devoir travailler avec, dans les années à venir, peut-être même n’aurais-je jamais la chance de tourner en pellicule. Or le numérique ne m’intéressait pas. J’ai donc décidé de forcer le destin et d’aller à sa rencontre.

    Je voulais comprendre son fonctionnement, observer les nouvelles méthodes de travail, analyser comment les opérateurs étaient en train de s’approprier ce nouveau matériel et tenter de trouver des envies d’images. J’ai beaucoup réfléchi à la présentation de ce mémoire. Au final, accepter la forme d’un parcours était ce qui me permettait de représenter au mieux ma démarche. Ce temps fut un cheminement. Je vais donc raconter mon mémoire à la première personne. Comme dans tout voyage, il y a eu un temps de préparation et d’observation. Les notions numériques nécessaires comme bagage sont reprises rapidement. Puis il y a un temps de réflexion avant le départ.

    J’ai essayé d’analyser l’effervescence dans laquelle se trouve la profession à partir de ce que l’on trouve sur internet, les discussions sur les forums. On peut trouver toutes sortes de documentation mais comment savoir si elles sont fiables ? Quelle est la part d’amateurisme qui se glisse au milieu de tout ça. Des nouveaux outils sortent en permanence alors que les précédents ne sont pas encore apprivoisés.

    Face à cette multitude d’informations, comment ne pas se perdre ? Comment trouver des repères ? Les associations de chefs opérateurs dans le monde s’interrogent, essaient de faire face en dialoguant, en faisant des essais comparatifs. Leurs démarches m’ont intéressée. J’en ai analysé quelques exemples. Remplie d’informations et de questionnements, je suis alors partie en voyage.

    Je suis allée à la rencontre des professionnels, soit à travers des stages, soit à travers des rencontres qui s’organisaient au fil des possibilités, des envies. J’ai essayé de recueillir des paroles de chefs opérateurs qui ont expérimenté la question numérique : Yves Angelo, Yves Cape, Eric Guichard, Denis Lenoir, Thierry Pouget, José Gérel, Julien Hirsch, Philippe Ros. Tous ont un point de vue, des méthodes de travail que j’ai essayé de retranscrire.

    La postproduction étant partie prenante du travail en numérique, je suis également allée à la rencontre des laboratoires numériques avec Frédéric Savoir chez Amazing Digital et Thierry Baumel chez Eclair. J’ai découvert le matériel et son utilisation, les avantages et les inconvénients de différentes configurations numériques. Au terme de ce parcours riche et véritablement instructif (qui est en fait sans fin), je me suis mise en situation.

    La préparation potentielle d’un film et la question des choix d’images. J’ai pour cela fait des essais avec une caméra que je ne connaissais pas et que j’avais envie de regarder de plus près : la RED ONE. Parce que tout le monde en parle, j’avais envie de voir quelles images en ressortaient.

  • L’exploration de l’univers médical par les photographes contemporains

    Cette recherche a voulu étudier la photographie en milieu médical. Nous n’aborderons pas dans ce travail l’utilisation de l’image photographique dans un but thérapeutique.

    Nous nous intéresserons plutôt aux regards que portent les photographes sur ce milieu. Cette présente étude se concentrera sur un corpus d’artistes contemporains. L’univers médical est un milieu qui fascine, il a été largement documenté et photographié par les journalistes et les photographes de presse.

    Nous analyserons différents documentaires et reportages sur ce sujet, en nous efforçant de comprendre les choix et les différentes approches. Ce travail permettra de saisir les différentes positions occupées par le photographe dans cet univers, et d’analyser les interactions qui peuvent exister entre le triptyque photographe / soignant / soigné. Nous poursuivrons cette étude en étudiant les approches qui, malgré leur parenté avec le monde du reportage et du documentaire, veulent voir le milieu médical sous un angle esthétique. Qu’il s’agisse de l’hôpital au sens architectural, ou du corps chirurgical, ces photographes s’intéressent à tous les éléments qui composent ce champ d’activités. Nous enrichirons cette partie en abordant des travaux sur la chirurgie esthétique et ses analogies avec le médium photographique.

    La fin de ce mémoire sera consacrée à l’étude d’artistes plasticiens qui semblent jouer avec le milieu médical, en le détournant. Qu’il s’agisse de reprendre les codes de l’hôpital comme Romain Slocombe ou de modifier son corps par la chirurgie à la façon d’Orlan, tous entretiennent un rapport particulier avec la médecine. Leurs problématiques seront multiples, mais nous retrouverons deux principales thématiques : le corps et l’érotisme.

    Ce cheminement nous poussera à étudier dans leur ensemble les différentes représentations que fournissent les photographes contemporains du milieu médical. Entre mise à nu d’un système social et problématique personnelle, chacun à sa façon apportera sa propre vision.

  • L’organisation en postproduction sonore cinématographique. Etude d’une organisation en postproduction sonore par la modélisation

    Dans un film, les diverses composantes de la bande sonore ne proviennent pas d’un micro magique qui aurait été placé au beau milieu de l’action ! Ambiances, effets, musiques, voix peuvent être ajoutés et retravaillés à posteriori et créer ainsi cette illusion. Pour cela, des professionnels mettent en œuvre des méthodes de travail en collaboration pouvant être complexes.

    Selon les époques et les continents, mais aussi selon les budgets, les besoins du film ou les personnalités des réalisateurs, ces méthodes peuvent énormément varier. L’enjeu de ce mémoire est de tenter, à partir des démarches issues de la théorie systémique et de son application directe, la modélisation, de définir les fonctionnements des organisations, les savoir-faire et les méthodes mis en jeu dans le processus de postproduction sonore au cinéma.

    L’étude pratique portera sur un long métrage de fiction, Pieds nus sur les limaces, pour lequel les différents processus mis en jeu dans la conception de la bande son seront modélisés.

  • Multi formats numériques : Vers une optimisation sensitométrique

    Avec l’avènement de la captation digitale, les tournages effectuant des prises de vues avec plusieurs caméras différentes posent la question de l’homogénéisation de l’image. Alors que le terme format désigne une somme précise et fini d’éléments en argentique, un support et un ratio d’image, cela devient très approximatif dans le cas du numérique. Il indique autant la captation, le traitement électronique, l’enregistrement et une postproduction associée.

    Comment catégoriser une captation numérique et nous permettre de les comparer pour ensuite les associer au sein d’un film homogène ? Les outils relatifs à la sensitométrie peuvent nous permettre, en limitant le champ de l’image à des données de contraste et de dynamique, d’optimiser l’exposition d’une caméra afin de favoriser son assimilation à une autre. Comment développer les méthodes et les procédures d’essais nous le permettant ? Quels éléments prendre en compte ?

    En considérant la captation numérique, de la production à la postproduction, comme un seul et même processus, nous partirons des données propres de luminance du sujet pour connaître les densités obtenues sur l’écran de projection.

  • Photoshop Element 9 de Jean-Pierre Maffre (Photo 85)

    Photoshop Elements 9 présente de nouvelles fonctions qui vous permettront de réaliser de superbes effets photographiques. Dans cette formation, Jean Pierre Maffre vous montre tout d’abord comment organiser et classer vos photos. Vous apprendrez ensuite comment révéler le meilleur de vos photos à l’aide d’options de retouches à la fois simples et performantes. Vous aborderez aussi, les fonctions Photomerges telles que les panoramiques, le format raw, et tout ce qui concerne la couleur. Enfin vous saurez créer des présentations et partager vos catalogues de photos en ligne.

    L’orientation professionnelle donnée par Jean Pierre Maffre à ce Tutorom, vous fera profiter des méthodes de travail utilisées par les retoucheurs d’images. Les performances du logiciel Photoshop Éléments 9 que vous allez découvrir répondront pleinement aux exigences des amateurs et surprendront les professionnels….

  • Sébastien Buchmann (Ciné 94) a photographié « La guerre est déclarée » de Valérie Donzelli

    Réunie ce matin au Centre national du Cinéma et de l’image animée (CNC), la Commission chargée de la sélection du film représentant la France pour l’attribution de l’Oscar du meilleur film étranger lors de la prochaine cérémonie des Oscars (2012) a choisi « La guerre est déclarée » réalisé par Valérie Donzelli.

    Cette commission est composée de 7 membres : deux membres de droit, le Président de l’Avance sur recettes (Paul Otchakovsky – Laurens) et le Délégué général du Festival de Cannes (Thierry Frémaux) ainsi que 5 personnalités qualifiées désignées par le Ministre de la culture et de la communication
    Alain Terzian (Président de l’Académie des César)
    Jeanne Moreau (actrice)
    Bertrand Blier (réalisateur)
    Luc Jacquet (réalisateur)
    Philippe Pollet-Villard (réalisateur)

    Le film a été tourné avec le Canon 5D mark II.

  • Restitution du grain de tirages barytés du film 135 Kodak Tri-X sur des impressions jet d’encre pigmentaire d’images numériques en fonction de couples révélateur film / niveau d’exposition

    Répondant à la demande de photographes professionnels ayant une longue pratique argentique noir et blanc et désirant retrouver le grain argentique sur leurs impressions jet d’encre, cette recherche a pour objet de proposer un processus d’analyse numérique du grain d’un tirage baryté du film Kodak Tri-X 400 de format 135 et de restitution de ce grain sur une impression jet d’encre pigmentaire. Ce grain est caractérisé à différents niveaux d’exposition (ISO640, IE80 et IE1600) couplés à différents révélateurs films (Kodak D76, Kodak Xtol, BKA Acufine).

    La technique de restitution du grain employée est soumise à l’aval d’un test psychophysique d’analyse comparative visuelle entre des images similaires sur tirages barytés et sur impressions jet d’encre.

  • Leica MP de Claude Tauleigne (Photo 94)

    Le dernier boîtier Leica M, qui reprend le nom « MP » d’une version limitée (produite à moins de 500 exemplaires) et destinée aux photographes de presse, du célèbre Leica M3, vient épauler le très sophistiqué Leica M7 en incarnant la version traditionnelle du boîtier télémétrique « made in Germany ».

    Symbole du retour aux sources de l’appareil mécanique, le Leica MP (comme Mécanique et Précision) intègre néanmoins toutes les dernières technologies optiques et électroniques développées par Leica.

    Cet ouvrage, qui ne se substitue pas au mode d’emploi, décrit ce nouveau classique sous ses aspects pratiques, technologiques et historiques. Il est avant tout destiné aux utilisateurs inconditionnels et à ceux que le seul nom « Leica » fait rêver.

  • Serge Viallet (Ciné 73) nous parle de « Mystères d’Archives »

    Près de 1000 heures d’archives, soit 90 millions d’images fouillées pour découvrir les petits et les grands mystères du siècle passé. La collection dirigée par Serge Viallet, dont la deuxième saison est en cours de diffusion sur ARTE, est produite depuis 5 ans dans les locaux de l’Ina. Rencontre avec un passionné.

    Interview réalisée en juin 2011 à Bry-sur-Marne.
    Equipe Ina : Marc Seferchian, Jean-Jacques Faure, Franck Podguszer. © Ina 2011

    Bio express

    Après des études de cinéma à l’Ecole Nationale Louis Lumière, Serge Viallet a réalisé des courts-métrages de fiction, puis des films documentaires et des reportages. Son film sur le sac de Nankin (2006) a reçu en 2008 le History & Biography Documentary Golden Award du Festival TV de Shangaï.

    La collection

    « Mystères d’archives » est une collection de 30 films de 26 minutes conçue pour découvrir et redécouvrir des images connues ou inédites qui témoignent de notre histoire. Le document audiovisuel devient une pièce à conviction qu’il nous appartient d’interroger, de faire parler. L’image est scrutée, disséquée, et souvent, « Mystères d’archives » emmène notre regard loin de ce que l’opérateur avait vu ou prévu. Chaque épisode est construit comme une enquête. Certains portent sur des sujets légers, amusants d’autres sur des événements graves, sérieux. Les 10 derniers épisodes sont en cours de réalisation.

    Production : Ina/Arte/YLE (Finlande)
    Prix FOCAL 2009 « Meilleur usage des archives » (Londres)
    Prix FIAT 2009 « Meilleur usage des archives » (Beijing)