• La brocante est annulée

    Nous sommes désolés de vous informer que nous sommes dans l’obligation d’annuler la Brocante vide-grenier autour du cinéma, de la photo et du son qui devait avoir lieu à Saint Maur des fossés le samedi 15 octobre 2011, pour des raisons indépendantes de notre volonté.

    Toute l’équipe AEVLL ayant beaucoup travaillé pour préparer cet évènement est actuellement en recherche d’un autre lieu pour créer un évènement du même type vers le printemps. Si vous avez des idées nous sommes preneurs mais attention chat échaudé craint…
    Bien à vous tous.

    Gilles FLOURENS (Cine 71)

    Président

  • Le mouvement de caméra virtuelle. Ou comment demander l’impossible

    Traverser une fenêtre, arrêter le temps pour tranquillement tourner autour des personnages, faire passer la caméra dans un trou de souris, etc…, l’idée est tentante, mais comment faire avec les lourdes et massives caméras de cinéma ?

    Les effets visuels (VFX, trucages de postproduction), en développant l’animation en trois dimensions de synthèse numérique, proposèrent une solution à travers l’utilisation dérivée d’un outil central de la 3D : la caméra virtuelle. La caméra virtuelle simule dans le logiciel d’animation 3D une caméra réelle pour capturer les objets 3D en images 2D selon un point de vue et une focale définis. Cependant celle-ci, de part sa nature virtuelle, possède des caractéristiques spécifiques qui la différencient d’une caméra traditionnelle.

    Elle n’a pas de corps, pas de masse, pas de présence matérielle, elle est en fait caractérisée par une absence de limitations physiques. L’utilisation de celle-ci durant un mouvement de caméra rend alors possible quantité d’actions irréalisables en tournage réel. Cependant ne doit-on pas s’interroger sur les conséquences d’une revendication visuelle de la virtualité de la caméra ?

    Le mouvement de caméra virtuelle ne peut être simplement considéré comme un mouvement d’appareil, c’est aussi un trucage numérique, dans une de ses plus subtiles modalités. Cette dualité de nature a des incidences particulières qui font du mouvement de caméra virtuelle un élément à part entière du dispositif cinématographique. Il se démarque donc lorsqu’il brise les lois de la physique (lorsqu’il traverse la matière, atteint des vitesses ou des accélérations faramineuses, etc…). Souvent utilisé aujourd’hui dans le cinéma-spectacle à gros budgets, il participe d’une économie de la surenchère de l’effet, où les trucages foisonnent.

    Mais la grande majorité de ces mouvements ne montrent pas leur virtualité, le but étant de se fondre dans la masse des mouvements de caméra traditionnelle, pour devenir indiscernable et, le plus souvent, permettre une insertion la plus fine possible des effets visuels qu’ils servent à placer dans l’image. Car afficher le trucage dans le mouvement même de la caméra pose des questions sur la nature même de l’image cinématographique. Son ontologie, chère à André Bazin ou Roland Barthes, souffre d’une remise en cause du procédé de reproduction mécanisée. Les trucages attaquent l’objectivité de l’appareil photographique, en altérant son lien indiciel avec le profilmique.

    Cependant, la qualité du photoréalisme atteinte aujourd’hui par les effets visuels, les progrès de texturing, et également l’utilisation de plus en plus fréquente de méthodes de captation non photographique dans la conception des trucages, impliquent que même s’ils font glisser la photographie vers un statut plus graphique, les VFX conservent quelque chose d’indiciel même dans la synthèse. Surtout, leur emploi étant toujours motivé par des nécessités narratives, le spectateur les intègre sans difficulté au pacte de fiction et, sans pour autant faire abstraction du caractère truqué de l’image, l’accepte consciemment pour les besoins de la diégèse.

    Il n’en est pas tout à fait de même pour le mouvement de caméra virtuelle, car son utilisation relève rarement d’une nécessité de cohérence de l’univers diégétique, mais plutôt d’un effet de mise en scène. Il ouvre alors la porte à toute une conception alternative des effets visuels, non plus en termes de trucages, mais plutôt d’esthétique d’image pouvant entrer dans une stylistique visuelle.

    Ne pourrait-on entrevoir alors les possibilités d’un cinéma à la nature variable, où l’image n’est plus soit photographique soit graphique, mais peut choisir sa place sur un axe entre les deux, en fonction des volontés esthétiques ?

  • Lumière Naturelle, entre réalisme et émotions.

    La lumière naturelle, source intarissable de nuances et d’effets variés, ne peut se séparer de son rapport au décor lorsque l’on tourne en extérieur. D’une certaine manière, le cinéma présente une analogie avec la peinture dans son utilisation symbolique du fond paysager.

    Il se place en effet en héritier d’une culture picturale qui a vu le paysage passer du statut de symbole au service d’un discours, à celui de sujet digne d’intérêt pour ses caractéristiques visuelles propres. Néanmoins, la différence dans le rapport au temps d’analyse entre le film et le tableau nécessite que le cinéma transmette cette valeur symbolique autrement. C’est ainsi qu’entre en jeu la lumière, puisque c’est elle qui fait basculer le paysage – décor dans ses propriétés signifiantes. L’étude des références picturales dont s’inspirent les films de Terrence Malick et l’utilisation que celui-ci fait de l’interaction entre la lumière et le décor, nous permettra de montrer à quel point ces deux éléments visuels, ainsi liés, participent au propos du film.

    Il sera alors question d’envisager les différentes méthodes du chef opérateur en fonction des situations de lumières variées que propose la nature. De la technique de prise de vue dépendra, non seulement, la question du réalisme de l’image, mais aussi la capacité de celle-ci à transmettre des émotions. L’opérateur fait alors face à des choix cruciaux dont dépendra la cohésion de l’image avec le discours du film. Si on exige, en effet, de l’aspect visuel d’un film d’être en adéquation avec une certaine vraisemblance du réel, on lui demandera surtout de ne pas perturber l’appréciation du récit. La question de la beauté de l’image entre alors de plein pied dans le débat, puisque, bien souvent, on reste méfiant, voire réticent face à la plastique parfaite.

    Toutefois, l’exemple de Malick vient encore prouver que l’on peut chercher à faire entrer la beauté de l’image en adéquation avec le propos sans pour autant paraître naïf ou manichéen. Reste alors au chef opérateur de savoir appliquer la stylisation juste qui permettra de sublimer le récit sans lui faire perdre de sa force.

  • La sensitométrie – Les sciences de l’image appliquées à la prise de vues cinematographique de Jean Louis FOURNIER

    Ce livre initialement publié en 2006 aux éditions Dujarric, juste avant leur disparition.

    De formation chimiste et ingénieur en électrochimie, Jean Louis FOURNIER travaille de 1969 à la fin des années 90 à KODAK France, notamment comme directeur technique et marketing des produits de la division cinéma et télévision. Aujourd’hui à la retraite, ce monsieur Kodak pas comme les autres est un habitué des écoles de cinéma, où il exerce en tant que intervenant et professeur.

    Ce livre, c’est la somme de toutes ces années d’enseignement alliée à la somme de toutes ces années d’expériences acquises au sein de la maison Kodak. Richement illustré de quantité de schémas, de graphiques, de photos, il regorge d’un trésor d’informations et s’adresse tout aussi bien aux opérateurs qu’aux étudiants de cinéma.

    Parce que le seul but d’un livre est d’être lu, et parce qu’il n’a pas écrit ce livre pour rien, depuis peu Jean Louis Fournier publie et diffuse l’ouvrage sous forme de reliure polycopié couleur. Son prix : 25 euros.

    Pour les curieux, voici l’adresse de son blog sur lequel il est possible en partie de consulter le contenu graphique de ses cours et de son livre.

  • Une spatialisation créative du second mouvement du quatuor La jeune fille et la Mort de Franz Schubert

    Mon projet de mémoire est la réalisation d’une mise en espace du second mouvement du quatuor à cordes La jeune fille et la Mort de Franz Schubert.

    Je souhaite diffuser sur neuf sources disposées sur deux cercles concentriques les voix instrumentales du quatuor, afin de donner une perspective à l’œuvre, y dessiner des reliefs, en d’autres termes en réaliser une interprétation créative pour en révéler l’essence. L’objet de ce travail est donc de suivre le cheminement de pensée qui m’a amenée à réaliser cette « sculpture sonore ».

    Le point de départ est une approche historique et sa synthèse des actes de mise en espace de la musique. Quels artistes ont utilisé la dimension spatiale comme élément fondamental de leurs œuvres, et quelles démarches artistiques les ont poussés à exploiter l’espace? Ensuite, la conception de la sculpture sonore soulève des questions concernant le mode de diffusion utilisé, sa reproductibilité, la notation, l’interprétation, que nous développerons.

    Enfin, seront exposées les démarches employées pour effectuer la prise de son, la postproduction et la mise en place de l’installation, étapes qui nous mèneront à la réalisation de notre sculpture sonore.

  • Cours de photographie – fondamentaux, photographie argentique de René Bouillot (Photo 49)

    Après 160 années d’existence, la photographie a atteint un degré de perfection qui ne sera jamais dépassé : en somme l’occasion rêvée de proposer au lecteur un  » nouveau  » Cours de photographie – en quelque sorte  » définitif  » -, qui fait le point des fondamentaux de la photographie et du procédé argentique au moment de son apogée.
    Véritable  » bible  » des techniques de la photographie – parue pour la première fois il y a une trentaine d’années -, Cours de photographie fait peau neuve : nouveau format, nouvelle maquette, textes revus entièrement et abondamment augmentés, illustrations  » revisitées « . Cette sixième édition du célèbre livre de René Bouillot devient le premier titre d’un cours de photographie en trois volumes indépendants qui en comprend deux autres consacrés à la photographie numérique.
    Cours de photographie – Fondamentaux, photographie argentique, fidèle à sa réputation, fournit une somme d’informations complète sur ce que sont  » l’art et la technique de reproduire la forme des objets à l’aide de la lumière « . Il est à la fois le manuel de formation par excellence des photographes professionnels, et l’ouvrage de référence des amateurs avertis.

    Sommaire

    Les origines et les bases de la photographie. La lumière. L’appareil photographique. L’optique photographique. L’objectif (suite) et l’obturateur. Les principaux types d’appareils photographiques. Le procédé au gélatinobromure d’argent. Le laboratoire et son installation. L’éclairage artificiel. Préparation à la prise de vue. La détermination de l’exposition. La préparation des bains photographiques. Notions de sensitométrie. Les révélateurs. La pratique du développement des négatifs. Bains d’arrêt, fixage, lavage, séchage des négatifs. Opérations chimiques correctives sur les négatifs. Finition et classement des négatifs. Les papiers de tirage N&B et leur traitement. L’agrandissement. Lavage et séchage des épreuves ; les virages. La finition des épreuves. Les principes de la photographie en couleurs. Pratique de la prise de vue et du traitement des films couleur. Le tirage couleur sur papier. Annexes. Bibliographie. Index.

  • Trauma : la mémoire disloquée Étude du traumatisme du personnage de fiction dans quatre films contemporains

    Ce mémoire se propose d’analyser la construction du traumatisme du personnage de fiction à travers quatre films contemporains : Keane de Lodge Kerrigan, Memento de Christopher Nolan, Mulholland Drive de David Lynch et Spider, de David Cronenberg. Ces quatre films prennent pour thème la mort ou la disparition d’un être cher, et le déni de réalité qui en résulte.

    Dans ces récits, principalement traités en focalisation interne selon le terme de Gérard Genette, le personnage est en but à une fausse enquête, essayant de démêler les fils de son passé. L’identité des personnages est donc malmenée, et avec elle l’identification du spectateur qui finit par ne plus savoir ce qu’il doit croire.

    Les personnages principaux se révéleront doubles, en miroir avec les personnages secondaires, qu’un savant jeu de contraste à la fois du jeu de l’acteur, du montage et de la mise en scène contribuera à accentuer. Il en résulte un univers dans lequel le déni de réalité ramène les morts à la vie, et où les corps finissent par errer dans des espaces déserts, dont l’air empeste de la putréfaction ambiante, que l’on tente de couvrir tant bien que mal.

    Mais les pulsions meurtrières reviennent toujours plus fortes. Et pour que le déni puisse procéder ainsi, la mémoire se doit d’être effacée, les souvenirs oubliés, pour être remplacés par d’autres, plus faciles à accepter. Mais le traumatisme est là qui guette, prêt à resurgir, et c’est une entreprise de devoir le camoufler. C’est l’entreprise de la répétition, qui se transforme à l’échelle du film en figure de la boucle. Le temps s’inverse, des réalités multiples se font jour, et la vérité entre en crise. Ainsi émerge un personnage aux multiples facettes : le personnage du faussaire.

    A travers cette analyse, le traumatisme du personnage formera ainsi peut-être cette image-cristal chère à Gilles Deleuze, définissant ce que l’on pourrait appeler un cinéma de la modernité. Il ne reste dès lors qu’à ouvrir les yeux, et scruter ces images qui ne cessent de se dérouler devant nous.

  • Présences du cinéaste dans le cinéma documentaire engagé

    Le cinéma documentaire engagé, souvent assimilé à tort aux films « militants ennuyeux », ne désigne pas un genre cinématographique d’un point de vue formel, mais plutôt la démarche active d’un cinéaste et de son éventuelle équipe, dans la vie comme dans un processus de création artistique.

    À travers des films d’Agnès Varda, Avi Mograbi, Chris Marker et bien d’autres, j’ai étudié la façon dont certains cinéastes mettent en scène leur engagement individuel au sein d’un milieu qu’ils filment.

    En étant lui-même engagé et en révélant son point de vue et l’évolution de ce point de vue, le cinéaste parvient à révéler d’autres personnages, à travers les relations qui se créent entre eux et lui. Sa présence à l’image ou au son ne s’apparente pas à de l’égocentrisme, mais révèle au contraire la recherche d’une plus grande égalité avec les individus rencontrés, et un appel au spectateur à reconsidérer sa place et son point de vue personnel sur le réel qui l’entoure.

    Il peut faire appel au cours du tournage à la créativité des personnages eux-mêmes, ainsi qu’user au montage et en post-production de moyens cinématographiques et techniques élaborés qui lui permettent d’exprimer sa propre subjectivité. La construction des films s’établit sur un schéma plus émotif que dramatique, et leur contexte de production et de diffusion est souvent parallèle au circuit classique.

    Ces œuvres permettent alors une remise en cause du cinéma-spectacle dominant tout en cherchant à toucher chaque spectateur individuellement, et l’inciter finalement à l’action.

  • Plasticité du son : une histoire du son dans les arts

    Ce mémoire retrace l’histoire du son dans les arts, de l’avènement des premiers appareils d’enregistrement du son vers la fin du dix-neuvième siècle, jusqu’au développement de l’art sonore.

    Il commence par une étude de la poésie phonétique, suivie de réflexions sur l’incorporation progressive de sons du quotidien au sein du contexte musical. Il aborde ensuite des questions diverses, comme l’invention des premiers instruments de musique électronique, les théories de l’avant-garde russe sur le son au cinéma et l’utilisation créative du son optique.

    Mais la partie principale de ce mémoire concerne plus spécialement les apports du compositeur John Cage à la musique et aux arts plastiques. Sa méthode compositionnelle, sa philosophie et les implications de son travail sont considérées en détail.

    Les chapitres suivants se concentrent sur le développement de la poésie sonore, la naissance des happenings, des environnements et de Fluxus vers la fin des années cinquante, la musique et les installations de La Monte Young, les films et la sculpture de Bruce Nauman, les compositions d’Alvin Lucier et finalement l’avènement de l’art sonore.

  • Capter la lumière : photographies d’Henri Gaud (Photo 78)

    Ce livre est le catalogue de l’exposition organisée par le Centre international du Vitrail du 3 octobre 2008 au 31 août 2009. Cette exposition a été présentée en avant-première à Liverpool, capitale européenne de la culture 2008, du 7 juin au 27 août 2008, à la Metropolitan Cathedral of Christ the King.

    Capter, « rassembler » la lumière avec le verre, la rendre visible comme matériau capable d’un pouvoir de transformation, lui donner forme en la modulant, c’est l’objectif que se sont fixé 19 femmes artistes-verriers de 10 pays du monde (Australie, Allemagne, Irlande, Islande, Japon, Canada, Nouvelle Zélande, Autriche, États-Unis et Grande-Bretagne), réunies dans l’exposition « Gathering Light – Capter la lumière“.

    Sous la direction de J.-F. Lagier
    Textes: Suzanne Beeh-Lustenberger
    Edition Centre international du Vitrail