• Recyclage cinématographique: mode de remploi

    Le found footage, littéralement métrage trouvé, désigne à la fois un courant et une pratique cinématographique ayant pour point de départ la réutilisation de matériaux filmiques ou sonores préexistants. Par extension cette définition désigne le même procédé chez les artistes vidéastes, et ne se limite donc pas au support pellicule trouvé.

    Les courants engendrés par le found footage, bien que très différents, répondent à des questionnements communs sur la crise de la représentation et du trop plein d’images. Pourquoi filmer encore, puisque nous possédons déjà des milliers et des milliers d’images inexploitées ? Et à quel sort sont-elles vouées ? En effet nous pouvons voir cette démarche artistique comme résultante d’une saturation représentationnelle, se servant d’une banque de données intarissable constituée par la production, qu’elle soit d’ordre professionnel ou amateur, de plus d’un siècle d’images animées.

    Mais qui est donc l’auteur lorsqu’un film est fait de rushes empruntés ? Le montage se déclare-t-il ainsi la clef de voûte du geste créatif ? Parmi les très nombreuses formes que proposent le recyclage cinématographique, nous verrons tout d’abord, au cours de ces pages, comment Hollywood, remonté par le cinéma expérimental, devient un outil d’analyse critique. Puis nous nous interrogerons sur le remploi comme travail réflexif de la mémoire cinématographique.

    Enfin, nous tenterons d’appréhender le recyclage de l’archive dans ce qu’il sous-tend quant à son positionnement par rapport à l’Histoire.

  • Salles de projection, salles de cinéma d’Alain Besse (Son 79)

    Une salle de spectacle cinématographique, ou plus largement espace de projection (salle de cinéma, salle de conférence, salle des fêtes), se doit de présenter au public l’œuvre conçue et réalisée par son créateur, dans de parfaites conditions de confort et sans aucune altération ou modification. C’est pour atteindre cet objectif que sont réunis dans cet unique et indispensable guide de tous les concepteurs, installateurs et utilisateurs d’une salle de cinéma ou de projection, toutes les informations techniques et réglementations. Elles traitent notamment :
    – de la conception de la salle : le confort, l’implantation de l’écran, des fauteuils, de la cabine de projection, l’acoustique, etc. ;
    – de la projection des images, argentique ou électronique (et notamment numérique), la reproduction du son, etc. ;
    – des usages techniques de la salle : cabine de projection, pellicule et formats d’image, chemin du film, copies numériques, maintenance, etc.

    Les recommandations techniques de la CST et de précieux tableaux de synthèse et annexes concluent cet ouvrage de référence, véritable outil de travail et d’apprentissage, au seul service de l’oeuvre cinématographique et de son spectateur.

    Sommaire

    Confort. Historique. L’écran. La salle. Implantation de l’écran. Implantation des fauteuils. Installation de la cabine de projection. Projection numérique. Acoustique. Projection sur support film. Caractéristiques mécaniques. Caractéristiques photométriques. Caractéristiques optiques. Reproduction sonore optique analogique. Source sonore numérique. Reproduction sonore Chaîne B. Projection numérique. Image. Son. Eléments technologiques. Pellicule. Ecran. Luminosité. Copies magnétiques. Entretien des cabines… Tableaux récapitulatifs.

  • Le Flobule : un dispositif de sonification d’une captation physiologique sur le corps d’un musicien en jeu

    Ce mémoire se donne pour objectif la conception et la réalisation d’un dispositif sonore centré sur un musicien. Tandis qu’il joue de son instrument, ce musicien est l’objet d’une captation physiologique (captation du rythme cardiaque, et des réflexes psycho-galvaniques), qui alimentent une synthèse sonore informatique, diffusée en temps réel à son intention et à celle d’un public.

    L’idée est alors de produire une image sonore qui donnerait à entendre une interprétation personnelle du corps du musicien. En outre, le fait de donner à cette personne une représentation en temps réel de phénomènes de son corps induit nécessairement un effet de boucle, semblable au principe du biofeedback. Les problématiques soulevées par l’élaboration d’un tel dispositif entraînent l’auteur dans une série de questionnements. Dans un premier temps, la réflexion est abordée sous l’angle d’un état de l’art, autour de la question du corps du musicien, et de son rapport aux sons, ainsi qu’autour d’oeuvres utilisant une captation physiologique.

    C’est ensuite dans une démarche plus scientifique que le texte se situe, faisant le point sur les connaissances acquises pas l’auteur sur la perception auditive et musicale, sur les rapports du corps et du son, et sur la question du biofeedback. Enfin, le mémoire propose une réflexion autour du dispositif lui-même.

  • Lumix® Panasonic d’Arthur Azoulay (Photo 2008)

    Après avoir découvert les bases de la photo numérique, apprenez à réaliser de bonnes photos rapidement et simplement. Puis vous verrez comment aller plus loin en évitant les automatismes et en affrontant tout type de situation. La dernière partie vous permet de faire preuve d’une créativité sans limite et d’ainsi créer des livres albums, de retoucher et partager vos photos.

    Au sommaire :

    Les lumix : les points forts des Lumix, découvrir ce qui différencie un Lumix d’un autre ainsi que la gamme des lumix Compacts et Bridges, les autres types d’appareil photo Lumix et les Lumix stars (FX 66, TZ10, FT2 et FZ38)…
    De bonnes photos simplement et rapidement : une première prise en main de son lumix, à la découverte du mode intelligent Auto (iA), les modes scènes…
    Découvrir comment aller plus loin : utiliser les modes débrayables et les autres paramètres importants…
    Trucs et astuces pour réussir vos photos : six bonnes questions à se poser, règles simples de composition, les cas concrets…
    Partager vos photos : que faire sans ordinateur, profitez des possibilités d’Internet…

  • Le split screen. Usages de l’écran partagé, de son utilisation ponctuelle à sa radicalisation au sein du cinéma de fiction

    Le point de départ de ce mémoire est une constatation : une résurgence de l’effet split screen, en français écran divisé ou partagé, auquel je suis, en tant que spectatrice, particulièrement sensible. Aussi je suis amusée de repérer son usage fréquent à la télévision et dans certaines séquences de film.

    On peut même repérer sa récurrence formelle partout : les dispositifs de télésurveillance, les « mosaïques » des chaînes disponibles sur le câble, les multiples fenêtres d’Internet. Amusée oui, mais quelque peu agacée aussi, de constater la « visibilité » à outrance de ce procédé. Ne serait-on pas en train d’oublier les enjeux profondément cinématographiques du split screen ? Ce sont ces enjeux, dans le domaine du cinéma de fiction, que je me suis proposée d’étudier tout au long de ce mémoire. Une première étape de notre étude se veut être un panorama des usages du split screen, de sa naissance en même temps que le cinéma lui-même, jusque dans les années 2000.

    Evoluant en même temps que les techniques de montage, il est une alternative à celui-ci, répartissant dans l’espace les plans traditionnellement successifs dans le temps : il est donc très pratique pour exprimer la simultanéité d’actions, et une situation en particulier, assez courante au cinéma : la conversation téléphonique. Polyptyque, mosaïque, vitrail, et plus récemment bande dessinée et écran d’ordinateur : le split screen est aussi un puits de références plastiques. D’ailleurs de nombreux artistes, pas forcément au sein du cinéma narratif, ont exploité et exploitent ses possibilités esthétiques.

    Enfin, l’attitude du metteur en scène Brian De Palma par rapport à l’effet split screen, mérite que nous nous y arrêtions : il compose avec lui une réflexion à laquelle il invite le spectateur sur le rôle et le pouvoir des images. Nous nous attardons ensuite sur la radicalisation de ce procédé tentée récemment par quatre metteurs en scène. Time Code, Conversation(s) With Other Women, The Tracey Fragments, La Soledad, sont des films appartenant à des genres complètement différents.

    Quelle a été leur démarche par rapport au split screen ? Qu’apporte-t-il à leur film ? Comment cette radicalisation s’opère tout au long du film ? Et finalement, qu’est-ce qui différencie la vision d’une image de celle de plusieurs images sur l’écran ? Quelle est la valeur de la coupure de l’écran pour le spectateur ?

  • Parution du Cahier de Louis Lumière n°8 : Un cinéma du subjectif.

    Cahier Louis-Lumière n°8 :

    Un cinéma du subjectif

    Actes du colloque organisé par l’École Supérieure d’AudioVisuel (ESAV) de l’Université de Toulouse II le Mirail et l’École nationale supérieure Louis-Lumière à l’Abbaye École de Sorèze (février 2011).

    Après avoir abordé la question de la subjectivité au cinéma dès son premier numéro (automne 2003), le Cahier Louis-Lumière y revient dans son numéro 8 à partir d’un colloque co-organisé par l’ ENS Louis-Lumière et le laboratoire LARA de l’Ecole supérieure de l’Audiovisuel de Toulouse, qui s’est tenu à l’ancienne abbaye de Sorèze du 9 au 11 février 2011

    Il s’agissait d’envisager quelques-unes des formes de l’expression directe de la subjectivité au cinéma ou, plus exactement, quelques-unes des manifestations du travail de la subjectivité au cinéma. Cette problématique conduisait nécessairement à questionner des démarches cinématographiques qui croisent des enjeux de vie et des enjeux de représentation, en opposition à la tradition auteuriste à la française comme à la ligne de démarcation établie entre pratiques professionnelles et pratiques amateuristes.

    Extrait du texte de présentation de Gérard Leblanc, Professeur des Universités à l’ENS Louis-Lumière, rédacteur en chef du Cahier 8.

  • La question de la source dans l’installation sonore. Utilisation de l’effet Larsen dans les installations sonores.

    Deux questions sont à la base de ce travail. La première, c’est : « d’où vient le son ? », c’est-à-dire : « quelle source va-t-on traiter dans une installation sonore ? » est-ce que c’est une bande ? un fichier informatique ? est-ce qu’un processus temps réel est mis en oeuvre ? si oui de quelle manière ? etc… Ce qui pose dans un deuxième temps la question suivante : « comment on reproduit le son ? », c’est-à-dire comment faire pour le projeter dans un espace ? de quelles manières mettre le spectateur à l’intérieur du dispositif sonore?

    Cette problématique de la source embrasse à la fois des considérations esthétiques, propres à chaque création, et des considérations d’ordre technique. Et notre propos est justement d’englober les deux : décrire le cheminement artistique à travers cette multitude de sources possibles, mais également décrire les moyens mis en oeuvre par rapport à ce qui est techniquement réalisable.

    Le concept de temps réel, en particulier, a renouvelé considérablement le champ des sources possibles. Il a établi une discrimination entre les sources liées à un support, et celle qui sont générées au fil de l’oeuvre, cad en temps réel. Une source enregistréesur un support induit une certaine fixité, ainsi qu’un temps d’exécution déterminé. Une source temps réel, par contre – qu’elle fasse appel de la synthèse, à un dispositif microphonique, ou encore bien autre chose – renvoie en quelques sorte à une infinité de possibilités sonores : ce n’est jamais la même chose. La problématique de la source aussi fait référence à la notion de matière (ici la matière sonore), à partir de laquelle on créé. Avec le temps réel, la source devient en quelque sorte plus fugitive. Elle est moins saisissable. La matière sonore, symbolisée par le support, se dilue. C’est une matière éthérée, en partie dématérialisé…

    La partie pratique constitue une installation sonore, expérimentant le larsen comme interface d’interaction. Par là, je souhaite pousser à l’extrême cette problématique de la source. Proposer une installation utilisant le larsen pur, c’est justement faire disparaître cette source : on est dans le « No-Input », c’est-à-dire « pas de source ». Le larsen est en général combattu, par les sonorisateurs par exemple, qui cherchent à le faire disparaître. A l’inverse, certains mouvements artistiques l’ont mis à profit dans leur création sonore, mais ce toujours de manière empirique, à cause du caractère très aléatoire du phénomène.

    Ici, mon approche se situe toujours dans une démarche de création sonore, mais je souhaite dépasser l’approche empirique adoptée en général par les artistes. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est comprendre comment gérer ce phénomène. D’autre part, cette utilisation du larsen prolonge l’idée d’une dématérialisation de la source, ainsi que la problématique de l’espace sonore, évoquées plus haut.

  • Aller plus loin avec… le Nikon D7000 de Claude Tauleigne (Photo 94)

    Le Nikon D7000, avec ses 16 millions de pixels, son système autofocus à 39 capteurs, sa mesure matricielle couleur 3D et son système vidéo HD est résolument un boîtier pour photographes experts.

    Dans ce DVD, Claude Tauleigne vous aide, en 40 vidéos représentant 4 heures de formation, à aller plus loin avec votre appareil. Elles vous permettront de vous perfectionner, en supposant que vous maîtrisez déjà les bases de la photographie numérique et la manipulation de votre boîtier.

    Les DVD Bichromia 101 (One-O-One en anglais !) utilisent la technique du coaching direct : un photographe expert s’adresse directement à vous pour vous aider à maîtriser votre appareil. Les vidéos de formation sont facilement accessibles depuis une interface intuitive.

    DVD-ROM compatible PC et Mac.

    Configuration minimale : Windows XP ou supérieur, Mac OS 10.2 ou supérieur.
    Logiciels nécessaires à la lecture : Navigateur internet acceptant les contrôles ActiveX, Adobe FlashPlayer.
    Écran 1280×1024 pixels minimum.
    Windows est une marque déposée de Microsoft Corporation.
    Macintosh est une marque déposée d’Apple Inc.
    Adobe, Acrobat et Flash sont des marques déposées d’Adobe Systems Incorporated.

  • Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur 2012

    Un jury de professionnels de la photographie va se réunir à la fin du mois de novembre 2011 pour décider quels seront les douze photographes qui participeront au projet en 2012. Les jeunes photographes sélectionnés feront également partie de notre exposition en 2013 et pourront espérer gagner le grand prix de 3.000€ ! Comme vous le savez, les photographes passent une nuit dans un de nos hôtels, et chaque photographe se verra attribuer son hôtel et le mois par tirage au sort.

  • Gus Van Sant, un Monde Adolescent. Des visages en lumière

    Ce mémoire propose d’analyser d’un point de vue lumineux la Tétralogie de l’adolescence (Gerry, Elephant, Last Days et Paranoid Park) tournée par Gus Van Sant entre 2002 et 2007.

    L’adolescence, décrite pas le psychologue Erik H. Erikson, est une phase de transformations dominée par une quête de repères et d’identité. Gus Van Sant, accompagné de deux chefs opérateurs chercheurs, Harris Savides et Christopher Doyle, construit tout au long de la Tétralogie un dispositif filmique sensible et subjectif qui va permettre une mise en images des mutations que subissent les personnages.

    On assiste alors à une lente translation des axes de lumière qui éclairent les visages. On passe d’un éclairage large à la face, lié à une esthétique de l’Ange issue de la Renaissance Italienne et du maniérisme, à des axes plus latéraux, voire en contre-jour, inspirés d’une imagerie plus sombre.

    Les peintres Hollandais du XVIIe siècle et Le Caravage nous servirons alors de référents. Les personnages de la Tétralogie sont systématiquement confrontés à la mort. Gus Van Sant, comme Erikson, semble considérer que le passage à l’âge adulte est accompagné d’une prise de conscience du seul et unique cycle de vie dont nous disposons.

    Finalement, grandir, c’est devenir pragmatique et se résigner à vivre coupable. Une esthétique de clairsobscurs prend alors possession de la fin des films de la Tétralogie. Une partie pratique est jointe au mémoire. Il s’agit d’un court-métrage intitulé Regarde où tu marches, fiction de 7 minutes, tourné en 35mm en studio. Il narre l’histoire de Florent, qui, comme Alex dans Paranoid Park, rencontre les notions de mort et de culpabilité.

    La logique lumineuse de ce film est basée sur le glissement des axes de lumière sur les visages. Il semble accompagner les personnages adolescents vers la vie adulte.