• Stabilité et fiabilité de réponse d’appareils photographiques numériques

    L’objet de ce travail de fin d’études est d’étudier la stabilité de réponse d’appareils photographiques numériques en terme de restitution de valeurs numériques de codage.

    Pour cela, nous avons cherché à déterminer comment exprimer une différence couleur à partir de valeurs numériques provenant du fichier image. Ensuite, nous avons mis en place un protocole de prise de vue et de traitement d’images dans le but de mesurer la répétabilité de réponse de la caméra. Nous avons donc quantifié la répétabilité d’une population de quinze boîtiers Nikon D70 ainsi que celle de boîtiers de marques différentes tels le Canon 350D , l’Olympus E1, le Fuji S2 et S3, le Minolta 5D.

    Nous avons pu étudier l’influence de l’exposition, de la température, du bruit sur la restitution des images. Afin de compléter les résultats obtenus par rapport à la répétabilité de prise de vue, nous avons enfin étudié la reproductibilité sur un seul boîtier du protocole de prise de vue suivant les indications de la norme ISO 5725.

    Cette étude avait pour finalité de déterminer la possibilité d’utiliser l’appareil photographique numérique comme instrument de mesure, comme luminancemètre.

  • Diffusion audio multi-formats à la télévision

    Ce mémoire traite des problématiques rencontrées dans les installations broadcast de diffusion télévisuelle, dans le cadre du passage au multi-format audio. Ce travail repose sur une étude globale de l’environnement de la régie finale d’une chaine de télévision généraliste.

    Dans un premier temps, j’ai choisi d’étudier séparément les principes de fonctionnement de certains procédés fondamentaux présents dans les régies contemporaines dans le but de rendre compte des problématiques générales et particulières qui entourent le sujet. Parmi elles, beaucoup sont liées à la gestion du format de multiplexage audio Dolby E. C’est pourquoi j’ai décidé d’exposer ces principes de fonctionnement ainsi que les exigences d’exploitation de ce format dès le début de ce mémoire. Mais le simple fait de soulever les problèmes fait apparaître des solutions. Ainsi, dans une deuxième partie, ce mémoire tente d’exposer un processus de refonte des installations audio d’une régie finale actuelle.

    Ce travail permet d’exposer des solutions techniques concrètes, et de décrire le processus de leur mise en oeuvre.

  • La macro en plan large

    Ce mémoire a pour but de présenter une innovation technique pour la prise de vue au cinéma. Il s’agit d’un dispositif optique qui permet d’obtenir une image ayant très peu de profondeur de champ, donnant ce qu’on pourrait appeler un effet de “macro à l’échelle humaine”. Qu’est-ce que la profondeur de champ et la macrophotographie? Pourquoi avoir développé un tel outil? Quel en est le fonctionnement? Qu’apporte-t-il d’un point de vue esthétique? Telles sont les questions auquelles nous tenterons de répondre dans notre exposé, de façon technique, mais en ayant également le souci de le rendre accessible aux non-spécialistes.

    La miniaturisation du capteur élécronique dans les caméras vidéos et les appareils photos numériques a une conséquence directe et inévitable sur le rendu de l’image: celle-ci sera carctérisée par une très grande profondeur de champ. Le succès de ces technologies nous a dès lors habitué à une image nette en tous points, souvent qualifiée de “plate” ou “froide”.

    Alors que tout au long de l’histoire du cinéma de grands metteurs en scène, comme Orson Welles, ont cherché avec leurs opérateurs à augmenter par tous les moyens la profondeur de champ pour des raisons de mise en scène, on constate aujourd’hui à cause de cette banalisation des images vidéo, une tendance inverse, un désir de mettre en valeur le flou dans l’image. De plus, l’oeil des spectateurs est de plus en plus averti. Là où, il y a cinquante ans, il aurait vu une erreur technique, celui-ci est aujourd’hui prêt à accepter le flou comme volonté artistique. Ainsi, on peut remarquer qu’au cinéma, dans le clip et la publicité, la faible profondeur de champ est presque devenue un gage de qualité et de maîtrise. Le meilleur exemple de cette vogue, est le court métrage présenté au festival Némo Invisible cities de Julio Soto (USA/2002). Ce film utilisant des prises de vues réelles retouchées numériquement est un travail sur l’image purement visuel combinant différents effets mais dont l’axe pricipal est une tentative de recréer artificiellement une image avec très peu de profondeur de champ par l’ajout de flou numérique.

    Notons bien que cette tendance actuelle, ne doit pas être prise pour autre chose que ce qu’elle est : comme toute les modes, elle est purement formelle, “formaliste” même, donc d’une certaine façon, superficielle, motivée seulement par un désir de changement, de renouveler le style visuel des anciennes générations, désir abstrait né de contingences purement techniques. Bref, “on est bien que là où on est pas”. D’où l’idée d’aller encore plus loin. Quitte à subir la mode du flou, autant explorer jusqu’au bout de ce qui est techniquement possible, ce domaine qui s’ouvre à nous. Les limites qu’il a fallu contourner étaient celles imposées par l’ouverture maximum des objectifs de prise de vue. En effet, nous verrons que l’augmentation de la pupille d’entrée de l’objectif par le moyen d’un dispositif optique spécial permet de réaliser sans aucune retouche numérique, l’image obtenue dans des films comme Invisible cities.

    Il nous a paru important de structurer ce mémoire comme un va et vient entre technique et esthétique, car son propos repose au fond sur un concept unique et simple, une recherche expérimentale technico-estétique sur un type nouveau d’image “la macro à échelle humaine”.

    Ainsi, dans un première partie, nous donnerons l’explication classique de la profondeur de champ qui repose sur des notions d’optiques simples. Dans la suite de ce chapitre, est exposé d’une façon différente et plus intuitive le phénomène de la profondeur de champ. C’est, en quelque sorte le coeur même de ce mémoire, car c’est ici qu’est exposé le concept “philosophique” qui soutend cette recherche: c’est la notion “d’hyperphotographie”, qui n’est qu’un autre nom pour “macro à l’échelle humaine”.

    Dans la seconde partie, nous étudierons comment a évolué l’appréhension de la profondeur de champ par les cinéastes. A travers trois exemples emblématiques: Citizen Kane (1941), Barry Lyndon (1975) et Elephant (2003), nous décrirons une brève histoire du cinéma en nous interrogeant sur la direction que peut prendre l’image aujourd’hui.

    Dans la partie trois sera exposé le principe du dispositif optique proposé. Elle contiendra en outre une description précise du premier prototype, utilisé pour la première fois en 2005 à l’ENS Louis Lumière.

    Dans la quatrième partie, nous proposerons notre vision de ce que cet outil pourrait être apte à exprimer. Bien que nouvelle, l’esthétique de la “macro à échelle humaine” puise ses sources dans des domaines aussi divers que la photographie du début du XXe siècle, le cinéma scientifique et l’animation traditionnelle.

    Enfin, dans la cinquième et dernière partie est présenté un court-métrage réalisé spécialement dans le cadre de ce mémoire. Il en constitue la partie pratique et l’aboutissement des recherches techniques et esthétiques qui y sont menées.

  • Esthétique de la mort dans la photographie de mode

    La représentation de la mort provoque des sentiments violents chez le spectateur. Attraction et répulsion du regard où le dégoût se marie volontiers avec la fascination de ce qu’on pourrait oser appeler une certaine poésie de l’horreur. Il est un domaine où ce noyau dialectique atteint sans doute son paroxysme : la photographie de mode.

    L’étude d’une esthétique de la mort dans la photographie de mode passe en premier lieu par la prise de conscience de sa représentation immanente. Les héritages culturels et artistiques, la mode et la photographie sont autant de vecteurs de l’idée de mort à l’oeuvre dans le corps de l’image. Représenter la mort est un défi pour l’imaginaire. Aussi, l’étude phénoménologique met en évidence la richesse des images de la mort crées par l’imagination humaine au contact des représentations photographiques des quatre éléments.

    Enfin, la transgression du tabou social de la mort, au travers de codes et de moyens esthétiques, permet de nous interroger sur ses limites. En nous offrant une fiction ludique, poétique et érotique de la mort, Izima Kaoru et Richard Avedon nous permettent sans doute de mieux l’apprivoiser. Cependant, les photographies de Benetton et des corps anorexiques des mannequins nous rappellent la dérive pernicieuse d’une certaine tendance de la mode.

    En effet, exploiter le corps social comme un simple objet de consommation, livré à la pulsion scopique, est-il moralement acceptable au sein du corpus publicitaire de la mode ?

  • L’éducation aux médias – Une législation européenne pour améliorer notre compréhension des médias ?

    La publication d’un rapport de l’UE sur les niveaux d’éducation aux médias au sein de l’Union européenne est prévue fin 2011. Nous saurons ainsi, pour la première fois, dans quelle mesure les citoyens européens font face au monde numérique en constante évolution des « tweets », de la VoD, des MP3 et des omniprésentes « apps ». Mais qu’en est-il des structures juridiques en Europe ? Quelles sont les mesures prises pour promouvoir activement l’éducation aux médias afin que nous ayons tous accès à cette évolution technologique et puissions en suivre le rythme ?

    L’Observatoire européen de l’audiovisuel, qui fait partie du Conseil de l’Europe à Strasbourg, se penche sur les aspects juridiques de l’éducation aux médias en Europe dans son dernier rapport.

  • Le clip musical

    Objet de polémique et de fascination lors de la révélation de son existence aux yeux du monde en 1980, le clip est aujourd’hui institutionnalisé. La question se pose donc naturellement de savoir quel a été le processus de transformation qui a fait passer le clip du statut de rejeton indigne de la télévision à celui d’étalon pulvériseur de scores d’audience sur les chaînes musicales.

    Comment celui qui hier était considéré comme une boursouflure de l’ego des artistes musiciens est-il entré dans les musées d’art moderne avec les honneurs ? Pour comprendre ce phénomène, ce mémoire propose une étude approfondie de la vie de celui que l’on nomme le clip. Ainsi, le premier acte de mettre en lumière les origines insoupçonnées du clip, ainsi que son essence profonde et sa physionomie. Le second acte, quant à lui, nous permettra de nous pencher sur les différents visages arborés par le clip au court de sa courte vie. Enfin, le troisième acte accueillera trois des plus déterminants moments de la vie du clip.

    Enfin, ce mémoire sera présenté sous la forme d’une pièce en trois actes. Car pour beaucoup d’observateurs, le clip n’aura été qu’une vaste comédie. Pourtant, à travers ces trois actes, je souhaite montrer qu’il mérite son titre d’Art à part entière au même titre que la peinture, la sculpture ou le cinéma.

  • Non lieu, évolution à travers la photographie de paysage contemporaine

    La transformation de nos territoires et ses multiples altérations ont toujours suscité l’intérêt des photographes. Leurs pratiques ont évoluées peu à peu vers des sujets auxquels nous prêtons rarement attention.

    Aujourd’hui, nous pouvons nous demander en quoi la photographie de paysage contemporaine participe-telle à mettre en évidence la notion de non-lieu et la fait-elle évoluer ? A travers les pratiques des précurseurs ainsi que les commandes, nous pouvons voir de quelle manière la représentation du non-lieu est une préoccupation réémergeante en photographie.

    Son évolution amène chez les contemporains à trois formes paysagères différentes : la première atteste l’émancipation d’une altération des paysages actuels chez les américains (Peter Goin et Edward Burtynsky) et chez les européens (Sophie Ristelhueber, Walter Nierdermayr et Brigitte Bauer). La deuxième illustre les propos de Marc Augé et fait état d’un paysage quotidien et fonctionnel, partie intégrante du travail de certains photographes contemporains (Dominique Auerbacher, Edith Roux, Walter Nierdermayr, Nicolas Faure). Pour finir, la troisième forme reste celle de l’espace intermédiaire ou du Tiers paysage. Les photographes (Thibaut Cuisset, Michel
    Séméniako et Thierry Girard) tentent d’esthétiser ces nouveaux espaces sauvages que forment nos friches, nos déserts, nos terrains vagues et délaissés.

    L’esthétique accordée au non-lieu le fait accéder au statut de paysage. Sa représentation positionne le spectateur dans l’expérience première de ce qu’il n’avait jamais envisagé comme beau. Le banal, le quotidien devient une forme digne d’intérêt. Pour en juger, j’ai donc réalisé une série de photographies de non-lieux situés en bordure de voies de communication : ronds-points, nationales, échangeurs et autoroutes.

    L’aspect inaccessible de cet espace de transit m’a fasciné pour son paysagisme très contrôlé et la vue qu’il n’offre plus au voyageur pressé mais à celui qui le traverse, et ensuite au spectateur de l’image.

  • Développement d’un logiciel de montage son radiophonique sur PDA

    Le but de ce mémoire est de montrer quelles sont les étapes à franchir pour concevoir un dispositif de montage audio destiné à une cible professionnelle particulière. L’issue de cette réflexion est la réalisation d’un logiciel de montage son sur PDA destiné aux Journalistes Reporter Radio : Le logiciel MANGOO.

    Le mémoire s’organise en deux parties : La première partie décrit le milieu du journalisme et les outils utilisés par la profession. Au travers d’une enquête et d’une étude de marché, nous établissons le cahier des charges du projet. La deuxième partie du projet est une description détaillée des étapes de création du logiciel ; notamment le choix du langage de programmation et la constitution de l’arborescence du programme.

  • Documentaire et grand reportage

    Nous assistons ces dernières années à la convergence d’une multitude d’évolutions technologiques, prémisses d’un changement global du mode d’information dans notre société, ainsi que des modes de communication entre individus.

    Parmi celles-ci, citons l’arrivée de la vidéo haute définition (que l’on appellera HD), le visionnage de plus en plus fréquent de l’audiovisuel sur les écrans d’ordinateurs, les vidéo projecteurs et le home cinéma, la vidéo numérique grand public, le mariage de la téléphonie et de l’audiovisuel, couplé à l’explosion du réseau Internet et surtout à la puissance de l’hypertexte qui révolutionne l’archivage et la recherche des informations…

    L’évolution technologique à laquelle nous allons nous attacher ici est l’image. Si la vidéo HD a fait son apparition il y a quelques années déjà, l’émergence aujourd’hui d’un nouveau format de prise de vue, le HDV, accompagné de nouvelles caméras, semble amorcer une généralisation de ce type d’images, pour le professionnelle comme le spectateur.

  • Benoit Rambourg (Ciné 2004) à l’image de deux films de Stéphane Demoustier

    Benoit Rambourg (Ciné 2004) à l’image de deux films de Stéphane Demoustier
    Projections le mardi 28 juin et le samedi 9 juillet 2011

    Le mardi 28 juin à 20h au Gaumont Opéra Capucines – 2 boulevard des Capucines – 75009 Paris – Métro Opéra

    BAD GONES – 13 minutes

    1er assistant caméra : Yoann de Montgrand

    2nd assistant caméra : Guillaume Chamerat

    Chef électricien : Sabrina Perinet

    Electricien : Lounis Khaldi, Nicolas Berteyac

    Etalonnage : Eric Moulin (Arane)

    projeté avec FILLE MODELE, 16 minutes, un film de Cécile Ducrocq.

    Le Samedi 9 juillet à 19h15 au MK2 Bibliothèque

    DES NOEUDS DANS LA TETE – 22 min

    Assistant caméra : Ronan Boudier

    Electricien : Guillaume Foresti (Cinéma 2004)