• La place de la photographie dans le livre narratif pour enfants âgés de 4 à 8 ans

    Le constat étonnant de la faible présence de la photographie dans le domaine du livre pour enfants et plus encore dans les narrations destinées aux enfants âgés de quatre à huit ans, a soulevé des interrogations qui sont à l’origine de ce mémoire.

    Avant de chercher à comprendre ce phénomène, il est indispensable d’étudier le domaine général du livre de jeunesse, dont il ressort une sorte de carence photographique qui touche essentiellement les livres narratifs. La photographie ayant tout de même trouvé certaines places notamment dans les ouvrages pour la première enfance tels que les imagiers et les abécédaires et en tant que genre documentaire. Bien que cette pratique ne soit pas répandue, elle n’est néanmoins pas récente et possède une certaine histoire qui remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Pourquoi donc ne s’est-elle pas développée et n’est restée au cours de l’histoire du livre pour enfants qu’une exception, alors que les expérimentations qui la composent sont véritablement intéressantes ?

    Différentes théories sur la perception de la photographie par les enfants expliquent en partie cette absence. Ces idées prônant le fait que l’image photographique ne serait et ne devrait pas être destinée aux enfants se sont incrustées dans l’état d’esprit général des acteurs de l’édition et de l’éducation. Mais ces opinions sont ambiguës, la complexité et le réalisme par exemple ne sont pas forcément à proscrire. Au contraire la photographie apporte une vision différente, qu’il est important de donner aux enfants afin de leur fournir un panel hétéroclite de styles visuels.

    Il devient alors essentiel de se questionner sur la manière d’inscrire aujourd’hui la photographie dans les livres narratifs. En regard de diverses tentatives, elle apparaît comme un médium extrêmement flexible, offrant de multiples esthétiques qui sont autant de réponses possibles à la curiosité des enfants.

  • Le cinéma accroché et les films plastiques

    Depuis une quinzaine d’années, des mouvements transversaux s’opèrent entre le cinéma et les installations de l’’art contemporain. De nombreux cinéastes sont tentés par l’expérience installatrice tandis que des artistes aguerris à l’installation s’essayent à présenter des œuvres filmiques dans des salles classiques.

    On assiste à l’avènement d’écritures nouvelles. En effet, le cinéma, en prenant la place du tableau accroché au mur du musée, induit une manière différente d’appréhender à la fois l’espace et le temps, en regard au dispositif traditionnel de projection. Le spectateur n’est plus contraint de rester assis dans un fauteuil, il est mobile et de nouvelles façons d’envisager à la fois l’espace de la projection et l’espace projeté lui sont proposées. Il s’opère par la même occasion une contradiction entre le flux temporel imposé par le cinéma et celui aléatoire de la déambulation du spectateur de musée.

    Le spectateur n’est plus tenu d’assister au film dans son intégralité. Les schémas narratifs du cinéma dominant sont déconstruits dans des œuvres mêlant les temporalités et les célérités variables. Les nouvelles manières de projeter engendrent de nouvelles figures stylistiques (flux, sample, boucles, nappes…), et suscitent de nouvelles sensations chez le spectateur.

  • Mise en oeuvre concrète des récentes normes ISO appliquées à la photographie numérique

    Depuis 1998, un bouquet de nouvelles normes ISO consacrées à la photographie numérique est disponible sur le marché. Cependant, la normalisation qui était un élément bien ancré dans les mœurs du temps de la photographie argentique, n’est pas du tout appliquée de nos jours dans le cadre des nouvelles technologies numériques.

    Cette étude vise à analyser l’échec actuel de la mise en place de ces nouvelles normes. Après une courte recherche sur la mise en place historique des normes dans le domaine de la photographie, nous nous pencherons sur le fonctionnement du système actuel d’élaboration, c’est-à-dire le fonctionnement du comité technique numéro 42 dédié au domaine de la photographie.

    Une étude des différentes raisons qui rendent difficile l’application de ces nouvelles normes sera effectuée. En effet, le marché de la photographie ayant évolué, de nouveaux intervenants intègrent le monde de l’image sans pour autant toujours posséder de culture photographique. Mais l’organisation même de l’ISO qui reste une structure assez lourde, entraîne quelques dysfonctionnements. De plus, la technique numérique étant toute nouvelle, des notions inhabituelles sont à prendre en compte, notions qui sont beaucoup plus mathématiques et électroniques qu’auparavant et qui rendent difficile l’application de ces nouveaux standards.

    Enfin, le but de cette étude est de réaliser une mise en œuvre concrète de récentes normes ISO consacrées au numérique afin de vérifier, dans la pratique, les différentes causes exprimées dans le chapitre deux. L’intérêt étant de valider ou de détecter les éventuelles anomalies de façon expérimentale et d’étudier la pertinence des différents critères choisis par les experts pour caractériser telle ou telle notion.

  • Le montage dans le documentaire radiophonique : entre pragmatisme du réalisme et besoin d’imaginaire

    Ce travail a pour finalité de présenter le lien qui peut exister entre différentes manières de monter un documentaire radiophonique et l’effet de réalisme.

    Partant de l’étude de textes relatifs à l’écriture narrative du montage et suite à un questionnaire d’écoute effectué sur un panel d’auditeurs, nous essayons de montrer que suivant le type de montage dominant d’un documentaire (narratif, discursif ou de correspondances), c’est soit le réalisme de la narration, soit l’évasion dans l’imaginaire de l’auditeur qui prévaut.

    Il est aussi complété par des réflexions sur le travail de l’auteur d’un documentaire radiophonique (sa démarche créative, la place qu’il accorde à la réflexion de l’auditeur, le rôle de la musique, des émotions). Egalement joint à cet ouvrage, un disque comportant les extraits de documentaires radiophoniques ayant servi au questionnaire d’écoute.

  • Influence d’un encollage superficiel des papiers Beaux-Arts, sur la stabilité à la lumière des impressions à jet d’encre

    Les problématiques de conservation des épreuves photographiques à jet d’encre sont au coeur des recherches actuelles, des préoccupations des fabricants, mais aussi des utilisateurs, de plus en plus soucieux de la stabilité des images dans le temps.

    Elles regroupent autant les principes de cette technologie, que les composants des encres, les supports et les interactions entre ces deux derniers. La qualité du couchage du support est donc primordiale. Les papiers, de type aquarelle, ont intégré le marché des éditions d’art, et sont, de ce fait, de plus en plus développés et optimisés pour la technique du jet d’encre par un apprêt spécifique. L’utilisation de papiers Beaux-Arts, destinés à l’origine pour la gravure ou le dessin, permet d’élargir le champ des papiers potentiels, à condition de les préparer au mieux à l’utilisation des impressions à jet d’encre par l’apport d’un encollage superficiel.

    Dans ce contexte, nous avons orienté notre étude sur la stabilité des impressions à jet d’encre sur de tels papiers, encollés selon diverses formulations et méthodes : cela permet alors de dégager les systèmes les plus stables. Nous avons effectué une série d’encollages sur plusieurs papiers Beaux-Arts, que nous avons imprimés ensuite en jet d’encre, avec des encres à colorants et à pigments.

    Les tests de vieillissement accélérés à la lumière, effectués au CRCDG (Centre de recherche sur la Conservation des Documents Graphiques), se sont appuyés sur le protocole de la norme ISO 10977. Deux méthodes du suivi des dégradations ont cependant été menées : densitométrique, au status A, et colorimétrique, par le calcul des écarts de couleur CIELAB dans le temps.

    Les mesures ont permis de juger l’influence de la nature de l’encollage et de son interaction avec la matière colorée de l’encre. Les papiers pour impression à jet d’encre testés font preuves d’une grande qualité envers la définition des impressions comparativement aux papiers Beaux-Arts traditionnels encollés. Cependant, l’adjonction de certains encollages, et en particulier la gélatine, sur ces papiers, donne une plus grande stabilité aux encres à colorants : les impressions ont alors une résistance face à la lumière supérieure aux papiers pour impression à jet d’encre. Les encres à pigments de dernière génération ont, de leur côté, une remarquable qualité de conservation, que les encres à colorants n’atteignent pas encore.

    Cependant, du fait de leurs natures et de leurs profils de pénétration, les encres à pigments sont déconseillés avec l’usage des encollages formulés et testés dans ce mémoire.

    Téléchargement des annexes

  • La prise de son animalière

    J’ai souhaité, à travers ce mémoire, esquissé le portrait d’un aspect de la prise de son, quoi que concernant beaucoup de passionnés, reste peu étudié, et peu connu.

  • Modélisation de l’acoustique non linéaire : application au haut-parleur

    La théorie de l’émission et de la propagation des signaux sonores repose essentiellement et depuis son origine sur le formalisme ondulatoire, dérivant d’une conception linéaire de l’Acoustique.

    Nous proposons dans ce mémoire d’étudier la pertinence de cette théorie, tant d’un point de vue théorique que d’un point de vue pratique. Après avoir rappelé les principes de base du paradigme ondulatoire, nous simulons informatiquement son application au cas du haut-parleur ba-é.

    Ensuite, nous discutons sa validité pratique au travers de plusieurs expériences de prise de son testant l’évolution de la balance spectrale en fonction du niveau de diffusion et de la distance à la source. En nous appuyant sur ces premières expérimentations, nous formulons des réserves concernant la théorie linéaire, réserves que nous tentons de valider au travers d’expériences et d’observations de phénomènes acoustiques mettant en difficulté cette théorie.

    En-fin, nous donnons des pistes pour une évolution de la théorie de l’émission et de la propagation des sons.

  • L’autoportrait parodique féminin

    Les études sur l’humour féminin ont émergé tardivement : à la fois parce que les pratiques d’écritures comiques ont été longtemps un territoire discursif réservé aux hommes mais aussi parce que les femmes dans leur grand projet d’émancipation sociale et artistique ont dû mener des combats prioritaires, qui de ce fait ont exclu dans un premier temps, non pas les productions humoristiques, mais la théorisation de cet humour. Aujourd’hui, les analyses ont permis de faire ressortir les thèmes abordés et les stratégies narratives adoptées par les auteures dans les productions humoristiques.

    Les auteures jouent notamment à détourner les stéréotypes dans le but de les questionner et de montrer en quoi ils peuvent être une atteinte à la constitution personnelle de l’individu. En examinant, comment le mouvement artistique féministe a pu procéder à la dénonciation des stéréotypes, nous énoncerons les limites et les dangers de certaines stratégies dites réactionnaires, qui en reposant sur le principe de l’inversion imposent d’autres modèles. L’étude proposera une définition de la parodie dont le but sera de montrer que ce registre peut être un moyen pertinent de questionner ludiquement les stéréotypes -et la codification sociale du corps de la femme- tout en évitant d’imposer une autre définition de la féminité.

    Après une brève introduction historique sur l’autoportrait féminin « masqué », la seconde partie de l’étude se focalisera sur les productions photographiques contemporaines afin de comprendre comment les artistes femmes mettent en place –d’un point de vue thématique, scénique et esthétique- la posture humoristique précédemment envisagée. Enfin, cette étude tentera de dégager les enjeux de l’autoreprésentation dans ce type de mises en scène, où l’artiste – à la fois auteur, narrateur et acteur – se présente à son spectateur en tant que personnage caricatural, dans le but de tourner en dérision les modèles parodiés et lui-même.

  • Recherche d’un algorithme d’appariement de couleur, dédié au logiciel de retouches numériques de DUBOI

    Le projet de ce mémoire consiste en la création d’un nouvel outil de traitements couleurs dans le logiciel de compositing de DUBOI, société spécialisée dans la postproduction numérique cinématographique. La demande du département « Recherche et Développement » pour l’enrichissement de leur logiciel ‘maison’, nommé Dutruc, et les souhaits des infographistes concernant son utilisation, sont à l’origine de cette réalisation.

    Le problème que rencontrent les infographistes de DUBOI concerne le temps passé à corriger les couleurs des nombreuses images cinématographiques provenant de sources différentes, et à homogénéiser le mélange coloré issu de leurs combinaisons. L’objectif est alors de développer un programme informatique permettant l’appariement rapide et efficace des couleurs au sein des images hybrides.

    Ma recherche théorique est menée suivant trois axes : le contexte du travail dans la chaîne graphique de DUBOI ; la vision de la couleur et la colorimétrie ; le paramétrage du traitement à réaliser, s’appuyant sur les deux axes précédents. Deux approches pratiques sont établies.

    La première consiste à réaliser une compression de l’espace couleurs d’une image donnée dans celui d’une autre image, afin d’harmoniser l’assemblage de ces deux images. Mais, les moyens techniques et pratiques que sollicite ce projet ambitieux nous amènent à nous réorienter vers un deuxième axe de recherche.

    Nous choisissons alors de réaliser un traitement simplifié qui nous permet de substituer certaines couleurs uniquement, en associant au préalable une couleur source à une couleur destination quelconque désirée. Ce traitement nommé Color substitution est présent dans l’outil « RGB » de Dutruc, mais a besoin d’être amélioré et finalisé. De nombreux problèmes intervenus, liés aux calculs de conversions des différents modèles de couleurs et aux difficultés de la programmation, ont en effet freiné sa réalisation.

    Pour finir, dans le cadre d’une utilisation possible, ce traitement a besoin d’être validé par l’équipe de production.

    Téléchargement de la seconde partie

  • Linux embarqué: conception et réalisation d’un enregistreur audionumérique sur disque dur

    Résumé partie A :

    L’objectif de ce mémoire est de démontrer la pertinence de l’utilisation de Linux embarqué pour la conception de machines audionumériques. Afin d’illustrer nos propos, nous avons travaillé à la réalisation d’un enregistreur numérique à disque durs.

    Ce document décrit donc, étape par étape, la mise en oeuvre d’une simulation de l’enregistreur sur une station de développement aménagée à partir d’une distribution classique de Linux : Fedora core 3. La première partie pose les définitions permettant de faciliter la compréhension de l’ensemble.

    Puis, elle propose ensuite une méthode générale pour la création d’un système embarqué à partir du système d’exploitation Linux. La deuxième partie s’intéresse tout particulièrement au développement de l’interface utilisateur. Elle propose une réflexion sur ce que doit être une interface utilisateur, et notamment tout ce qui concerne la visualisation des niveaux.

    L’étude réunit et analyse tous les critères d’ergonomie, d’efficacité et de précision nécessaires au confort de l’ingénieur du son, dans le cas d’un enregistrement numérique.

    Résumé partie B :

    La création d’ une machine audio-numérique oblige le plus souvent les constructeurs à forger des circuits intégrés spécialement conçus par leurs bureaux d’études. Des composants comme les FPGAs (Field-Programmable Gate Array) permettent le prototypage des circuits intégrés qui seront utilisés dans un enregistreur audio-numérique ou un compresseur dynamique.

    Ces techniques de développement sont très lourdes et coûtent chères (temps de développement, licences, matériel…). La méthode du système d’exploitation embarqué consiste à programmer des ordinateurs et à les dédier à la réalisation de quelques tâches. Il est alors possible de faire en grande partie abstraction du matériel : c’ est le logiciel qui fait la machine et non plus ses composants électroniques. Ces systèmes, très fermés, sont largement

    implantés dans le monde de l’industrie. Linux est sûrement le système d’ exploitation préféré des intégrateurs : licence GPL (gratuité), grande stabilité, disponibilité du code source… Une forte communauté de développeurs permet d’améliorer jour après jour de nombreux logiciels dédiés à l’ univers du son. Quelques uns de ces logiciels (Ecasound, Jack, LcdProc, Meterbridge…) permettent, grâce à leur grande ouverture, d’être mis en commun pour réaliser un petit ensemble homogène et stable possédant les même fonctions qu’ un enregistreur numérique sur disque dur.

    Cet ensemble informatique peut ensuite être intégré dans un système informatique réduit et miniaturisé pour être emporté partout…