• Appel à projets cross-media de Power to the Pixel en partenariat avec ARTE

    Présents à Cannes, ARTE et Power to the Pixel lancent un appel à projets cross-media. Poursuivant sa stratégie d’innovation dans le secteur transmedia fiction et documentaire et dans le cadre de la relation de long terme avec Power to the Pixel à Londres, ARTE remettra pour la deuxième année consécutive le prix ARTE PIXEL PITCH (d’un montant de £6000) lors du PIXEL MARKET qui se tiendra les 12 et 13 octobre 2011 à Londres.

    Le Pixel Market présentera 25 producteurs de projets cross-media aux plus importants investisseurs internationaux, aux membres de la Commission, à des entreprises de technologie et de portails en ligne ainsi qu’à des entreprises spécialisées dans les médias.

    Les projets peuvent contenir à la fois des formats de film, de télévision, du web, du téléphone, du contenu interactif, du format papier, des événements en direct et du jeu. Ils doivent être adressés à Power to the Pixel () avant le 29 juillet à 18 heures. Le producteur doit avoir une solide expérience dans le cinéma, l’audiovisuel, les médias interactifs ou dans d’autres industries créatives pertinentes.

    Sur les 25 dossiers retenus, seuls 8 seront en lice pour le prix ARTE PIXEL PITCH.
    Les producteurs sélectionnés défendront leurs projets lors d’une table ronde, devant jury international composé de décideurs internationaux, de cadres exécutifs et financiers travaillant dans le cinéma, l’audiovisuel, la publication, le web, la publicité, le jeu vidéo, les arts et les médias interactifs.

    Réunissant quelques-uns des professionnels des médias et des spécialistes du numérique, le format dynamique et collaboratif du Forum annuel de Power to the Pixel a favorisé la formation d’une active communauté internationale du film et des médias et permis de financer des formats cross-media innovants.

    Sociétés présentes Pixel Market 2010 :
    Artangel | ARTE | Arts Alliance | BBC | | BBH | BFI | Campfire | Channel 4 | CNC | ContentFilm | Creative Scotland | DFI | Disney | Endemol | Faber Novel | Macmillan | MSN | NFB Canada | Nordisk Film & TV Fond |Ogilvy Group | Orange| Ridley Scott Associates | Salt | Shine | Sony Computer Entertainment | Submarine | Telefilm Canada | TF1 | United Talent Agency | YouTube

  • La représentation des hallucinations au cinéma

    Le cinéma et l’hallucination relèvent tous deux d’un principe de translation de notre perception, dans un ensemble où les automatismes de l’expérience commune, ses éléments et ses rapports sont bouleversés.

    Un film est d’ailleurs souvent conçu par le désir d’un auteur de créer un monde autre, dont les lois établies en toute conscience, nous font vivre ses virtualités avec autant d’intensité que l’épreuve du présent. Cinéma et hallucination se recouvrent donc sur ce dernier point, même si les fondations de cette dernière relèvent de prime abord de la pathologie. Ils procèdent en tout cas à une remise en cause des étant donnés cognitifs auxquels nous sommes soumis.

    La réalisation d’un film suppose toujours une réflexion sur les images produites et leur agencement. Aussi mince soit-elle, cette réflexion s’organise également autour de la tension que le corpus d’images produites entretient avec le réel. S’aventurer dans la représentation des hallucinations consiste alors à reconduire cette réflexion sur le plan de la diégèse du film, puisqu’elles altèrent à leur tour la croyance aveugle du spectateur au récit.

    Le film d’hallucination ouvre donc un espace critique des images, dans lequel le réel, la diégèse et les séquences d’hallucinations commettent des exactions les uns vis-à-vis des autres. En forçant un peu l’analyse, on pourrait constater que la majorité des oeuvres artistiques : cinématographiques ou littéraires, abordant le thème de l’hallucination, possèdent une dimension contestataire voire politique plus ou moins explicite.

    Pour ne pas s’engouffrer dans des spéculations malheureuses sur l’écart entre la représentation cinématographique de l’hallucination et sa nature effective, ce mémoire débutera par une synthèse non exhaustive des aspects médicaux de l’hallucination.

    Il s’agira d’abord de répertorier les principaux types d’hallucinations, de les classer d’une part selon leur spécificité, puis d’une autre selon leurs effets sur le malade. L’accent sera mis pour des raisons évidentes sur le rapport biaisé qu’entretient l’halluciné avec l’espace et le temps, ainsi que sur les conséquences sur la préhension du sujet délirant des relations et évènements sociaux.

    Des hypothèses sur l’éventualité, la viabilité et les moyens d’une représentation cinématographique de ces hallucinations clôtureront ce premier chapitre. L’hallucination, l’illusion ou le délire sont des terrains de confrontation entre la psychanalyse et la philosophie. Cette dernière reproche d’abord à la psychanalyse d’ancrer les points de rupture d’un être uniquement sur des concepts abstraits et privés : l’enfance, la mère, la libido, etc, sans tenir compte de l’environnement géographique et social du sujet. « Le fou délire le monde entier » comme le dit Gilles Deleuze.

    Le second reproche adressé à la psychanalyse est qu’elle considère l’hallucination comme une dérive par rapport à une perception normée des choses, présupposé qui n’a de cesse été attaqué par la philosophie. Le statut des hallucinations, sous l’aune de quelques texte philosophiques fera l’objet de la seconde partie de ce mémoire, en le soumettant aux types d’œuvres cinématographiques qu’il serait susceptible d’engendrer.

    Je poursuivrai alors sur la troisième partie qui sera entièrement structurée par l’analyse de quelques films. Leur choix sera guidé par leur pertinence face au traitement de l’hallucination, pertinence évaluée selon la justification de ces séquences au sein de la narration, puis selon la qualité du « glissement » entre les visions conscientes du personnages et les visions hallucinées.

    Au delà de la description et de l’analyse obligatoires des modes de découpage et des partis pris photographiques, je m’évertuerai à démontrer en quoi ces films se dégagent des préjugés et des référents psychanalytiques de l’hallucination, pour en tirer une représentation personnelle purement cinématographique.

    Ce chapitre montrera les codes et schémas communs des thèmes favorisant l’occurrence de séquence d’hallucination, tels que les stupéfiants, le sacré, la création artistique, l’enquête policière. La quatrième partie sera plus technique. J’y exposerai la façon dont s’opère le renversement de quelques techniques de prise de vues, par rapport à leur utilisation normale à des fins « irréalisantes », en m’appuyant sur des exemples.

    Je mettrai à jour les degrés d’abstraction générés par ces techniques, leur potentiel hallucinatoire, ainsi que les méthodes possibles pour les inscrire au sein d’images « conscientes », c’est-à-dire plus réalistes. Je les expérimenterai de mon côté par un travail photographique en 24×36 qui sera inclus dans le mémoire, et qu’il faudra considérer comme une amorce à la partie pratique proprement dite.

  • Intervention dans le paysage photographique. Analyse d’une pratique singulière

    A l’intersection entre Land Art et photographie du paysage, l’acte d’intervention dans le paysage photographié réuni un ensemble complexe de pratiques personnelles. Mais au delà des spécificités individuelles, l’acte d’intervention pose globalement un certain nombre de questions et marque une rupture avec les approches contemplatives traditionnelles.

    Du point de vue du spectateur de l’image, le rapport avec le paysage est bouleversé, l’image incite à la reconstruction de l’instant qui l’a vu naître et dont elle a gardé l’empreinte. Mais en dehors de cette valeur indicielle, l’intervention est aussi un moyen puissant d’intervention sur la forme photographique. Il permet au photographe d’inventer de nouveaux paysages, et de radicaliser la rupture avec les représentations classiques jugées insatisfaisantes. Car comme l’exprime la pensée culturaliste du paysage, l’émotion artistique n’est possible qu’à travers la proposition de nouvelles formes de paysage.

    Quant à la représentation du paysage, elle a lieu sur un nouveau mode, à travers l’expérience corporelle est sensorielle de l’artiste. Mais ce qui est représenté n’est pas seulement un paysage dont l’auteur nous rend sensible la réalité cachée, il s’agit aussi de mettre en scène une relation avec ce paysage, et plus globalement avec l’élément naturel.

  • Filmer le déplacement

    Ce mémoire s’attache à étudier les différents visages du déplacement à l’écran. En effet, le déplacement traverse le cinéma de part en part, et plus particulièrement encore le cinéma américain, son expression la plus poussée étant bien sûr le road-movie.

    En effet, même si le genre road-movie, puisqu’il s’agit bien de lui, n’est pas le sujet central de ce mémoire, il est intéressant de voir comment il arrive à la toute fin d’un processus de digestion par le cinéma des différents mythes fondateurs de la nation américaine, et notamment du mythe de la frontière. Le road-movie apparaît ainsi, dans un contexte politique et culturel particulier, celui de la toute fin des années 1960 aux États-Unis. Il ne se présente pas alors comme un genre mais plutôt comme un symptôme de la crise de la représentation que connaît le cinéma à ce moment là.

    Il est intéressant de noter comment le road-movie peut produire une si grande variété de manières de filmer l’action minimale de se déplacer. Ce mouvement si ténu, cette ligne droite, prend toute sa force à l’écran de par la place particulière qu’elle donne au spectateur : celle, organisée par la caméra, du point de vue par rapport auquel tout déplacement existe. Et ce point de vue s’incarne de mille manières à l’écran.

    Il peut être du voyage, ou bien, vite oublié sur le bas côté. Il peut s’attacher à un paysage qui devient plus qu’un simple décor et prend également en charge les états d’âme du personnage, la rythmique quasi musicale propre au voyage. Ou encore, le paysage peut aller jusqu’à disparaître totalement et laisser place à un déplacement imaginé naissant de l’immobilité apparente des personnages.

    Nous étudions plus particulièrement le cas du film Gerry (Gus Van Sant, 2001) parce qu’il pousse à son paroxysme l’épuisement du récit. On ne sait même plus pourquoi les personnages se déplacent. Perdus dans le désert, ils deviennent de simples pantins soumis à un paysage intelligent et un film qui les manipule.

    Et celui-ci, tout en s’inscrivant dans l’univers référencé du road-movie, en détruit un à un les codes. Il fait le ménage par le vide : plus de route, plus de voiture, plus d’Amérique. Le déplacement devient tout ce qui compte, tout ce qui reste.

  • Image, séquence texte: comment se raconter une histoire en photographie

    La ressemblance de la photographie avec le réel ne la condamne pas au caractère documentaire. Au contraire, elle peut en faire un support d’affabulation particulièrement efficace. Comment se raconte une histoire à l’intérieur de la photographie ?

    L’étude des photographies de Robert et Shana Parkeharrison montre comment l’auteur de la photographie peut narrer grâce à chaque détail de l’image qui appelle les références présentes dans un lexique imaginaire propre à chacun.

    Si l’autonomie de la photographie constitue un atout pour le récit, en particulier grâce à la polysémie qu’elle induit, elle implique que l’image ne se déroule que dans l’imaginaire du spectateur. Dès lors, comment aider la photographie à raconter ? Par la séquence : Les fictions photographiques de Duane Michals et Tracey Moffatt attestent du potentiel narratif et poétique de l’articulation de plusieurs images.

    Par la mention écrite : si le mariage de la photographie avec l’écriture s’est majoritairement exprimée à travers l’illustration et la légende, une combinaison équilibrée est possible. La principale richesse de la photographie pour la narration, son ambiguïté, ne se voit-elle pas alors mise à mal par ces deux types d’articulations ? S’il est vrai que le montage et l’écriture orientent la lecture, physiquement et en termes de signification, l’équivocité peut être maintenue grâce au contrepoint du texte et à l’ellipse temporelle et spatiale.

    Cette dernière induit l’idée de la faille dans laquelle l’imaginaire de l’autre s’infiltre, ce qui m’amène à placer au centre d’une troisième partie la figure du spectateur, jusqu’ici apparue en filigrane dans la question de la polysémie. En effet, le spectateur participe plus qu’il n’y paraît à la création de la fiction. Pour en juger, je réalise un livre d’histoires photographiques et mène une expérience qui consiste à demander à des spectateurs d’écrire l’histoire que mes récits photographiques leur suggèrent.

    L’analyse de l’utilisation par le spectateur des indices et béances trouvées dans la photographie apporte un éclairage final à la problématique : le spectateur se forge une image mentale de la même manière que le photographe a fabriqué son image : il provoque une apparition, faisant surgir ce qui existait déjà mais de manière latente.

  • Bourses de la Fondation Jean-Luc Lagardère

    Attribuées depuis 1990, les bourses de la Fondation Jean-Luc Lagardère soutiennent des jeunes professionnels de la culture et des médias de moins de 30 ans (moins de 35 ans pour les libraires et les scénaristes TV) dans la réalisation de leur projet.

    Les lauréats doivent présenter un projet original et innovant dans les catégories suivantes :
    Auteur de documentaire, Auteur de film d’animation, Créateur numérique, Écrivain, Journaliste de presse écrite, Libraire, Musicien, Photographe et Producteur cinéma.

    Bien plus qu’une aide financière, ces bourses sont un véritable tremplin pour la suite de leur carrière.

  • Compétition de films organisée par l’Assemblée des Régions d’Europe

    L’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) invite les jeunes Européens âgés de 18 à 30 ans à montrer l’étendue de leurs talents créatifs en participant à sa première compétition de films.

    Armés de leurs caméras, les participants devront réaliser un court-métrage ou une animation de 3 minutes maximum illustrant de quelle manière les jeunes font évoluer la société à travers l’Europe. Ils ont carte blanche pour les sujets, une seule règle : être créatif !

    L’auteur du meilleur film sera amplement récompensé : en plus de voir son film publié sur le site et la chaîne Youtube de l’ARE, il ou elle sera également invité(e) à participer aux Écoles d’été 2011 de l’ARE, durant lesquelles une sélection de films sera projetée. Par ailleurs, le gagnant aura l’opportunité de couvrir l’événement aux côtés de l’équipe Presse et Communication de l’ARE et se verra remettre un certificat attestant de son implication dans des activités médiatiques dans un contexte international.

    La date limite des inscriptions est le 31 mai 2011, et la date de soumission des films est fixée au 30 juin 2011.

  • Une bulle de savon dans un champ de coton. Comment la technologie du steadicam transforme la manière de cadrer et apporte au cinéma un nouvel élément d’écriture filmique

    Le grand public a sûrement eu l’occasion de l’entr’apercevoir dans les émissions de variéré. Les professionnels du cinéma doivent en savoir un peu plus. Il le connaissent de vue ou de réputation. Avec les spécialistes de l’image, les choses deviennent plus claires : « C’est un stabilisateur d’image ».

    Entouré d’une certaine magie, en tout cas d’une totale incompréhension, l’instrument est surtout mythifié et rejeté sur les tournages. Il est surtout très mal connu et soulève bien des discussions quant à son utilisation dans le monde du cinéma (français qui plus est).

    Il transporte avec lui son lot de déclarations communes et d’idées toutes faites, il est vu, d’un côté, comme un instrument déifié qui va tout remplacer, tout faire seul comme par magie et surtout l’impossible, et bien sûr sans perdre de temps et d’argent.

    De l’autre, il passe pour un appareil diabolique qu’on ne peut contrôler, une machine flottante asservie à un homme à trois bras venu d’une autre planète, dans son armure… à moins que ce ne soit elle qui nous asservisse.

  • La balance des Blancs : réglages et effets de la balance des blancs des appareils photo numériques

    La balance des blancs est un réglage des appareils photographiques numériques qui permet de préserver la neutralité du rendu de couleur en dépit des variations de la chromaticité des sources.

    Cette étude tente d’expliquer le principe de fonctionnement et l’intérêt de ce réglage. Elle met en place des protocoles et des dispositifs de tests qui permettent d’évaluer la réponse spectrale des boîtiers reflex numériques en fonction de la balance des blancs, et dans un second temps, ses effets sur la neutralité des images produites, ainsi que leur rendu de couleur.

  • La transmission HF appliquée à la prise de son cinématographique

    Les systèmes de prise de son HF sont arrivés il y a une vingtaine d’années sur les plateaux de tournages cinéma par l’utilisation des micros-cravate. Cependant, ils ne se sont pas encore généralisés pour la prise de son principale à la perche.

    La question de savoir si cette généralisation de la prise de son HF sur les plateaux de tournage de cinéma pourrait se faire sans compromis sur la qualité des signaux (de type voix principalement) est à la base de ce travail. Pour cela, nous présentons par comparaison avec une transmission filaire, les paramètres et les modifications du signal audio transmis par la technique des hautes fréquences.

    En effet les paramètres propres des signaux (équilibre spectral, dynamique, qualité des transitoires) subissent des modifications auxquelles viennent s’ajouter des altérations telles que la distorsion et le bruit de fond. La corrélation entre ces altérations et leur caractère audible détermine le principal objectif de ce mémoire.

    Cette étude sur la transmission est complétée par une caractérisation de la prise de son aux micros-cravate, appoints devenus quasiment incontournables sur les plateaux de tournage.

    Au vu des résultats des analyses et des tests perceptifs nous pourrons peut-être imaginer que la prise de son HF pourrait finalement remplacer la prise de son filaire traditionnelle sans limites de qualité, pour la prise de son cinéma et plus particulièrement pour la voix.