• Euzhan Palcy (Ciné 84) à l’honneur à Cannes

    Le Festival de Cannes rendra hommage, le 14 mai, à Euzhan Palcy dans le cadre de « Cannes Classics » en présentant son premier film « Rue Cases Nègres » qui rec?u lors de sa sortie « le Ce?sar du meilleur premier film », le Prix Louis Leduc et plus de 17 prix internationaux, dont le Lion d’Argent et le Prix d’Interpre?tation Fe?minine a? la Mostra de Venise.

    Le MOMA de New-York lui consacre la première rétrospective complète de sa carrière : « The Euzhan Palcy Restrospective » à partir du 18 mai.

  • Exposition  »Maternité Delafontaine 1963-2011 : 100 000 naissances ! « 

    Une nouvelle maternité ouvrira cet été au centre hospitalier de Saint-Denis et l’ancien bâtiment sera démoli. L’hôpital Delafontaine veut rappeler que cette maternité a vu naître plus de 100 000 bébés.

    En souvenir de ces naissances et en hommage au personnel, aux médecins et aux sages-femmes qui ont accompagnés ces heureux événements durant près de cinquante ans, et avec le soutien de l’Ecole et de ses étudiants, une exposition de portraits photographiques de personnes nées dans cette maternité est organisée au centre hospitalier.

  • Le caractère fétiche du son

    Il existe un caractère fétiche du son : voilà la proposition que cette étude cherche à vérifier. Il est alors indispensable de s’interroger sur les notions de fétiche et de caractère fétiche, de bien les définir et les circonscrire afin d’obtenir une définition composite (empruntant à l’anthropologie, à l’économie, à la psychanalyse…) pertinente et adaptée.

    Un tel caractère fétiche se loge en fait dans différentes notions, qui semblent faire autorité chez les facteurs de son, comme par exemple la fidélité (d’une scène sonore) ou la transparence (d’un dispositif). C’est sous l’impulsion du caractère fétiche que l’événement sonore se disloque, au profit d’un son démembré, idéalisé, devenant prétexte et support à un régime de légitimation et d’autorité portant lui-même tout un ensemble de fétiches.

    On note également l’aspect fétiche de notions comme celle d’écoute naturelle et de réalisme sonore. Intégrant à l’étude les questions relatives à la représentation, à la restitution et à l’interprétation, on peut alors dire que la volonté réaliste, présente partout, franchit une étape dans les pratiques du son, en ce qu’elle passe d’une volonté de représentation réaliste, à un fantasme de restitution du réel.

    Une des composantes du caractère fétiche se trouve là, dans ce paradoxe de croire en la possibilité d’une pratique purement restitutive, de vouloir en être part active ( d’être ainsi, l’auteur de cette restitution) tout en étant transparent (donc impersonnel).

    C’est ainsi que se révèle le caractère fétiche du son : source des dogmes et des fantasmes, pieuvre au mille ramifications entravant toute tentative de pratiques alternatives ou presque, la seule voie de dégagement semblant être celle de l’expérimentation et de l’adaptation au contenu sonore, affirmant le caractère authentique de l’événement sonore : son ici et maintenant. Le caractère fétiche, seulement partiellement démasqué, montre alors dans sa fuite ce qui semble être le dernier fétiche : le praticien du son lui même, et son oreille en particulier.

  • « La Ballade de l’Impossible – Norwegian Wood » réalisé par Tran Anh Hung (Ciné 87)

    Synopsis : Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.

  • Carte blanche à la Bise au Chat de Franck Isabel (Ciné 2002)

    Jeudi, 12 mai 2011 à 19h à la Péniche Cinéma, carte blanche à la société de production de Franck Isabel (Ciné, promo. 2002) La Bise au Chat

  • Le collectif Argos a 10 ans à l’espace Confluences

    Le Collectif ARGOS qui comprend plusieurs Anciens, fête ses 10 ans.

    Réunis autour d’une me?me démarche documentaire, ses onze membres dialoguent avec l’œuvre photographique de Jacques Windenberger, membre d’honneur du collectif et documentaliste des mutations de la société française depuis 50 ans.

    L’exposition, Dix ans du monde avec Argos – Dialogue avec Jacques – confronte les points de vu et les générations dans un va et vient entre le nouveau projet du collectif et le regard de Jacques sur les 10 années de production d’Argos.

    La photographie se reflètera elle-même tout au long de cette exposition pour questionner les proble?matiques sociales et environnementales de notre e?poque.

    Le 11 mai à 18h, la musique, aussi, deviendra un miroir du 8ème art avec MIIA. A l’occasion du vernissage, ce groupe de Musique Interactive Intuitive Artistique animera la soire?e. Compose? d’un batteur, d’un pianiste, d’un bassiste, d’un guitariste et d’un chanteur, il improvisera sur des photos, des textes et des sons recueillis par les journalistes du collectif.

    Espace Confluences

    190 Boulevard Charonne
    75020 Paris
    01 40 24 16 34

    Métro : Philippe Auguste

  • Distanciation dans la photographie d’actualité

    La rédaction de ce mémoire a été motivée par des interrogations sur de la représentation du réel dans la photographie d’actualité. Cette notion d’actualité est ici étudiée au sens large, car elle dépasse aujourd’hui le strict cadre de la photographie de presse.

    En effet une photographie basée sur la démarche documentaire émerge depuis une dizaine d’année et peut apparaître comme une alternative à la photographie de presse. Il convient d’étudier, en premier lieu, l’état de la photographie d’actualité aujourd’hui.

    Le photojournalisme et le photoreportage sont malades, c’est une idée très répandue dans le monde de la photographie depuis de nombreuses années. Pourtant le festival Visa pour l’image, n’a jamais eu autant de succès et certains photographes font l’objet d’un réel engouement du public. Le contraste est fort entre la multiplication des événements liés à la photographie et le désintérêt croissant de la presse pour le reportage en images.

    Pour analyser ce problème, il faut prendre en considération les évolutions des médias écrits et la photographie qui lui est associée, ces vingt dernières années. Les désillusions vis-à-vis de la photographie de presse et de la politique iconographique des journaux, poussent les photographes à reconsidérer leur façon d’aborder le monde et la photographie.

    Certains d’entre eux, voient en la démarche documentaire initiée par Walker Evans dans la première partie du vingtième siècle, la solution à leurs préoccupations éthiques et esthétiques. Le « style documentaire » apparaît ainsi comme une alternative à une photographie de presse en crise. Mais cette démarche ne serait-elle pas une remise en cause plus profonde de la photographie contemporaine ?

    En se démarquant des pratiques de la presse et en rejetant les milieux artistiques, la forme documentaire se situe dans un entre deux à l’équilibre précaire. Elle cherche à redéfinir la notion d’actualité et la façon de l’aborder. Elle questionne aussi les modes de diffusions de leurs travaux et la notion de public. On peut pourtant s’interroger sur la difficile adéquation entre les discours théoriques et leur réalisation pratique. Cette démarche, qui peut paraître dogmatique par son rejet des formes photographiques préexistantes, ne serait-elle pas victime de son succès ?

    En effet, en minimisant les aspects éthiques dans leurs travaux, certains photographes risquent de transformer la démarche en un maniérisme documentaire, mettant à mal l’utopie que semble aujourd’hui représenter la forme documentaire.

  • Evolution des microphones en prise de son direct vers la technologie numérique

    Depuis quelques années, un nouveau type de microphone émerge dans le milieu audio professionnel : le microphone numérique. Ce système de captation permet la conversion du signal audio analogique en numérique directement au sein du microphone.

    Ce mémoire de fin d’étude a pour buts de déterminer si un tel microphone peut être adapté à la prise de son direct au cinéma et de caractériser les avantages éventuels qu’il pourrait apporter. Cette recherche débute par une première partie théorique qui est constituée d’un bref historique des microphones utilisés sur les plateaux de cinéma, d’une synthèse du travail de l’ingénieur du son et de ses exigences quant au choix de son système de captation et enfin, d’une présentation des techniques numériques pour mieux comprendre le fonctionnement de ces nouveaux types de transducteurs.

    Après une présentation des microphones numériques existants, cette étude s’est concentrée sur un prototype Schoeps, le CMD 2u, qui semble a priori le mieux adapté au domaine qui nous intéresse du fait de sa petite taille et de son faible poids. Puisqu’il utilise les mêmes capsules que le microphone électrostatique CMC 6 (très utilisé en prise de son direct), il nous a semblé intéressant de comparer les deux systèmes, grâce aux mesures des caractéristiques de chacun d’eux, mais aussi en soumettant à un panel d’auditeurs, des tests perceptifs pour évaluer leurs différences potentielles.

    Enfin, notre recherche se termine par l’appréciation de l’utilisation d’un tel microphone dans une situation réelle avec ses fonctionnalités propres, et tente d’apporter des propositions d’optimisation.

  • Application des sytèmes de Lindemayer à la synthèse sonore

    Le sujet de ce mémoire est d’ordre poétique. En effet, il ne s’agit pas, ici, de prouver quoi que ce soit ou de mener des expérimentations avec une démarche d’ordre scientifique, d’aboutir à quelque chose d’utile
    matériellement. Non, l’objet de ce mémoire est autre car il s’agit de produire du son avec des algorithmes qui ont pour fonction de représenter des arbres ou des plantes : les systèmes de Lindenmayer (ou L-systems). Pour le nouveau venu, la rencontre de ces deux univers apparemment éloignés peut paraître surprenante, ou belle dans l’idée, de par son apparente absurdité. L’artiste avisé ou le spécialiste du numérique sera, lui, en terrain connu. Car il sait les possibilités du puissant langage qui génère ces « arbres de vie », et la fascination qu’il exerce sur les artistes tous domaines confondus. L’idée d’interpréter par les sons cette grammaire générative que constituent les L-systems n’est pas nouvelle, néanmoins, il faudra être rigoureux et réunir les connaissances artistiques et techniques nécessaires pour pouvoir comprendre le travail qui est à réaliser. C’est pourquoi dans un premier temps, on cherchera à contextualiser ce travail dans l’univers artistique du présent, puis de comprendre le sens des L-systems tout en cherchant le moyen de les transposer dans l’univers sonore au moyen de procédés de synthèse. Enfin, dans une troisième partie, on présentera ce qui est l’aboutissement de ces recherches et réflexions : une installation dont on tentera de décrire le fonctionnement technique. Ce travail se veut comme une réflexion sur les rapports qu’entretiennent l’art et la science, le visuel et le sonore, le sensible et le calcul.

  • L’acteur et le cadre : deux directions en une

    Essayer d’éclaircir l’interaction du jeu de l’acteur avec le cadre n’est pas chose facile. Il faut se placer dans le triangle du réalisateur-cadreur-acteur. La direction d’acteur au cinéma passe nécessairement par une mise en image.

    Cette image, matérialisé par le cadre est également imbriquée dans ce qu’on appèle plus largement la mise en scène. De quel travail parle-t-on donc ? Celui du réalisateur qui dirige le cadre et l’acteur pour aboutir à une mise en scène ? Celui du cadreur, qui plus que simple exécutant, propose des points de vue, et essaie d’enrichir chaque cadre ? Ou celui de l’acteur qui va être le « visage » du film et qui mets son corps et ses émotions à la disposition du réalisateur et à l’oeil du cadreur ?

    Il est difficile d’expliquer le processus de création d’une manière générale. Car chaque cas est un cas particulier, il existe autant de méthodes que d’équipes de tournage. Chaque film est une nouvelle rencontre et crée ainsi une nouvelle manière de travailler. Cette multiplicité des situations rend la généralisation difficile. Oscillant donc entre des généralités plus ou moins établies et des cas très spécifiques, j’ai essayé d’aborder la direction d’acteur et le cadre dans leurs interdépendances.

    Puisqu’il existe entre le cadre et l’acteur un relais permanent, j’ai d’abord dû déconstruire pour mieux pouvoir analyser paramètre par paramètre les imbrications. Il ne m’a pas été facile d’étudier la direction ou le jeu d’acteur. Il existe en effet tout un vocabulaire établi par des générations de théoriciens sur la mise en scène et des mots techniques et esthétiques pour exprimer la nature des cadrages. Par contre, le jeu de l’acteur, plus humain et plus complexe, infiniment plus varié, n’a jamais bénéficié d’un vocabulaire qualifiable et objectif.

    Les mots pour désigner le travail d’un acteur consistent essentiellement en des adjectifs affectifs. Malgré toutes ces difficultés, j’ai pourtant voulu aborder ce sujet. Car il me semble que le mémoire dans une école comme Louis Lumière, devrait se faire autour des questions qui passionnent le mémorant, et qui lui seront utiles pour sa vie professionnelle future. Ce travail n’est peut-être pas une révélation. Mais il m’a permis, notamment grâce à une partie pratique enrichissante de cristalliser des idées sur une relation qui est pour moi fondamentale : l’acteur et le cadre.