• Choix des primaires d’acquisition pour l’optimisation de l’enregistrement de données colorées objectives.

    Le but de cette étude est l’optimisation des primaires afin d’améliorer l’acquisition des couleurs par un numériseur. Le lien est établi entre le choix des primaires (au travers de la sélection des filtres) et l’acquisition de données numériques de codage.

    Le choix de ces filtres influe non seulement sur les valeurs numériques enregistrées mais également sur la discrimination de certains domaines colorés. Nous avons travaillé avec le Jumboscan® de Lumiere Technology™ qui permet de modifier les filtres du boîtier. Afin de déterminer le cadre de travail et les conditions d’exploitations optimales pour acquérir des données numériques de codage, nous avons analysé les différentes sources d’éclairage à notre disposition ainsi que leurs conséquences sur la numérisation.

    La caractérisation du boîtier ainsi que l’influence des différents
    éléments du système (en particulier le capteur et son processeur de traitement du signal) sont indispensables à notre recherche. Nous avons abordé cette étude en sélectionnant un panel étendu de couleurs parmi différentes chartes de référence. La prise en compte de l’incertitude liée à l’utilisation de plusieurs instruments de mesure est également étudiée.

    L’application de cette étude est une simulation créée afin d’anticiper la réaction du système avec différentes primaires d’acquisition.

  • Soirée images fixes – images animées

    Dans le cadre de ses 20 ans, Tendance Floue dont Gilles Coulon (Photo 88) fait parti, organise une soirée « images fixes – images animées au Forum des images.

    Vous pourrez découvrir ou re-découvrir leurs réalisations mais également des photofilms de Magnum in Motion, Hans Lucas, Narrative, Lemonde.fr et bien d’autres surprises et invités !

    Les places sont à réserver gratuitement sur : https://spreadsheets.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEhid3RJYVlyWHkzYlMwTUVNaU9URFE6MQ

    Meyer exposera sa série « Dans le cinéma, l’enfant spectateur » et signera l’ouvrage éponyme, co-édité avec l’Alhambra cinemarseille.

  • L’apport du découpage IDS dans la compréhension des aspects qualitatifs de la perception auditive et du contrôle de la boucle audio-phonatoire

    Il est établit que nous nous servons tous plus d’une main que de l’autre dans les tâches demandant de la précision. Peu d’entre nous dérogent à cette règle. Cette préférence, appelée latéralité, ne se réduit pas aux mains, mais s’applique également aux pieds ainsi qu’aux yeux (nous avons tous un oeil directeur et un oeil suiveur). Qu’en est-il de la latéralité auditive ? Nous savons que chaque partie latérale de notre corps est commandée par l’hémisphère cérébral du côté opposé. La latéralité observée peut-elle s’expliquer par la spécialisation hémisphérique ? Et si pour une majorité de droitiers, le langage est traité par le cerveau gauche, peut-on parler d’une oreille directrice droite, comme le sous-entend l’ORL défunt Alfred Tomatis ? Nous avons tenté, dans ce mémoire, d’établir un état des lieux partiel des connaissances actuelles dans ce domaine tout en appréhendant, à notre niveau, les tests de perception sur la latéralité auditive sous l’angle particulier du contrôle de la boucle audio-phonatoire. Nous utilisons pour cela un nouvel outil : l’intégrateur de densité spectrale (ou IDS) étendu et numérique proposé par Laurent Millot sur la base des travaux d’Émile Leipp. Grâce à cet appareil permettant l’analyse du timbre de la voix, nous espérons en mesurer les modifications selon l’utilisation préférentielle de l’oreille droite ou de l’oreille gauche dans le contrôle de la phonation. Plus généralement, nous espérons, par ce biais, ajouter quelques pierres à la compréhension de la perception auditive à laquelle l’ingénieur du son est, de près ou de loin, confronté quotidiennement.

    Téléchargement de la couverture :
    http://www.ens-louis-lumiere.fr/fileadmin/recherche/Senecaut-son2008-mem-couv.pdf

  • Corps, lumière et cadre. Filmer le corps nu à la fin des années 1990

    Pourquoi le corps humain suscite-t-il aujourd’hui tant d’intérêt? Pourquoi les
    magazines, le cinéma, la télévision et la publicité sont-ils saturés d’images de corps nus ou pratiquement nus?

    Est-ce parce que, comme certains intellectuels l’affirment, le corps tel que nous le concevons a cessé d’exister? Ou encore se pourrait-il que le corps soit simplement “ à la mode ”?
    L’homme est animé par une pulsion scopique forte qui le pousse à regarder, à
    regarder l’autre, son corps, le corps nu de l’autre.

    “ C’est peu de dire que nous désirons voir. Désir et voir sont identiques. Le désir est indestructible et inassouvissable ”. (1)

    Cependant, de nombreux tabous entourent ce regard d’un individu vers un autre, la nature de ce regard, et notamment depuis l’apparition des religions monothéistes.

    Dans la Genèse, Adam et Eve sont chassés du Paradis après avoir mangé le fruit de la connaissance et s’être rendu compte qu’ils étaient nus. Là commence le tabou sur la nudité, celui sur la sexualité, celui du regard sur le Nu.

  • Hugo Verlinde (Ciné 92) expose à la galerie Charlot

    Ses installations voient les images s’affranchir des limitations de l’écran pour investir les formes et les matériaux de la sculpture (acier, verre, altuglas, résine). Dans cette rencontre inédite entre lumière et matière, Hugo Verlinde nous invite à une méditation sur l’espace. De lointain et normé, l’espace devient souple et vibrant, jaillissant,

    infiniment intime. infiniment intime.
    « Ses œuvres nous laissent entrevoir le mystère insondable de l’univers dans une explosion violente du cadre et des surfaces. »

  • Le cinéma, nécessité d’une représentation. Autonomie d’un filmé cinématographique.

    Par cette étude nous avons essayé de délimiter les rapports ambigus qui lient la représentation et son représenté ; L’image filmée dans sa connotation et sa dénotation.

    A travers cela nous nous sommes permis d’être en quête d’une image autonome, c’est à dire existant pour elle-même. Ainsi dans un premier temps nous avons cherché à analyser les différents moyens utilisés qui asservissent et instrumentalisent l’image, dans une intention idéologique.

    Nous nous sommes alors aperçu de l’importance de cette idéologie dans notre quotidien et sur nos idées reçues. Cela nous a permis de rechercher alors une autre façon, plus honnête, de faire des images, sans intentions manipulatrices ou divertissantes. C’est principalement dans le documentaire que nous avons trouvé des réponses, mais aussi dans les pratiques amateurs et quotidiennes du filmage. Paradoxalement, nous nous sommes aperçu que l’affection trop forte portée à une image, ne la rendait pas autonome, malgré l’autonomie rendue au réel et au représenté.

    Nous avons, néanmoins perçu que par l’acte de déstabilisation, nos perceptions se modifiaient et qu’il fallait persévérer dans cette voie. Ainsi dans une troisième partie nous avons étudié le phénomène de l’anachronisme et plus particulièrement celui du détournement. Par cette pratique de déstabilisation de nos idées reçues, nous avons peu à peu compris sa nécessité dans notre quête. Enfin, nous avons conclu ce mémoire à travers une élaboration pratique du détournement.

    Nous avons au final, parcouru un très vaste territoire, qui n’est qu’une goutte d’eau dans l’histoire de la perception de l’image au cinéma.

  • Etude de la conception et des paradigmes de la sonofication

    Ce mémoire constitue une approche détaillée de la sonification, discipline dont le développement s’est accru depuis une dizaine d’années. La sonification consiste à représenter des données avec du son.

    Elle constitue ainsi une nouvelle modalité informative. A travers une étude des paramètres du son et de la façon dont il sont perçus, est d’abord visée une meilleure connaissance de ce qui doit être fait lors de la création d’interfaces auditives. Une étude de la modalité auditive et des processus par lesquels les différents canaux sensoriels interagissent fournit ensuite une base quant à l’intégration du son dans des interfaces multimodales.

    Par la suite, un état de l’art essentiellement chronologique nous permet de comprendre l’évolution des apports du son dans différents domaines, tout en contextualisant les résultats des chapitres précédents. Enfin, une mise en application dans le domaine de la bioinformatique constituant la partie pratique est développée.

    Il s’agit d’aider un utilisateur à effectuer un docking de protéines, c’est-à-dire trouver un site de fixation entre deux protéines à l’aide du son.

  • Une approche des pratiques Pauvres de la photographie : de l’intime à une réalité objective

    Au cours des dernières décennies, les avancées techniques dans le domaine de la photographie ont été considérables et ce, dans un but de perfectionnement des appareils, de fiabilité des prises de vue et de diversification des offres matérielles. Les supports n’ont cessé d’accroître leurs qualités y compris désormais dans le rôle qui leur est assigné: le stockage. Emergeant à la fin à la fin des années 1970, un mouvement artistique prend position à contre-courant d’une course globale à l’innovation. Baptisé Foto Povera, en référence au courant Arte povera, il présente des spécificités qui soulignent son unicité dans le paysage photographique contemporain. Attachés à l’utilisation de procédés de prise de vue plutôt primitifs, les artistes du mouvement des Pratiques Pauvres de la photographie développent leur propre esthétique. Présent aux différents stades de la prise de vue comme à sa post production, la pratique pauvre interroge sur le sens de nos images et ne saurait se complaire dans la qualification trop rapide d’ « oeil neuf ». Il s’agit de penser les images autrement, d’agir sur leur conception ou leur conditionnement. Les auteurs qui animent cette réflexion interrogent le concept d’image photographique et le rapport qu’entretient le spectateur avec celle-ci. Des éléments communs rassemblent des procédés très diversifiés comme l’attachement aux imperfections du système de prise de vue ou les démarches à l’encontre d’une déshumanisation du médium. Sujet à controverses, la Foto Povera a jalonné, sous de multiples formes, le paysage photographique international et s’inscrit désormais comme une contestation des dogmes de la photo cadrée. Illustré par des artistes tels que Bernard Plossu, Jeff Guess ou Corinne Mercadier, le mouvement des Pratiques Pauvres est considéré comme un terrain d’expérimentations techniques et comme une manière affranchie d’obtenir des images hors du commun. Conscient que la Foto Povera est proche de l’individu et de son quotidien il est apparu comme un médium particulier pour aborder le rapport à l’intime. En effet, les Pratiques Pauvres de la photographie semblent, par un rapport pictural particulier et une spécificité de procédés, séduire ceux qui ont besoin de représenter et de partager leur intimité. De nombreux exemples jalonnent l’histoire de la photographie contemporaine. Ainsi, André Kertész, à 87 ans, pratiqua la nature morte au Polaroid SX-70 chez lui avec des figurines en verre sur le simple rebord de sa fenêtre. Evocation de sa femme récemment décédée, cette série très personnelle représente les enjeux d’une recherche introspective. L’appareil photographique devient, dans ce cas, le prolongement de l’esprit par la constitution physique d’images mentales. Les images produites doivent toutefois éviter un l'écueil de se complaire des effets séduisants produits par les procédés pauvres. Il s’agirait dans ce cas d’une interprétation du réel proche du réalisme subjectif. Les Pratiques Pauvres de la photographie sont au carrefour de ces deux notions impliquant une distinction complexe et peu arbitraire. Ce choix agira sur l’intérêt porté à ce mouvement dans le futur, il en va de sa pérennité. Au delà de l’instantanéité, de nombreuses démarches construites s’appuient sur des enjeux techniques alternatifs et prennent place dans des problématiques contemporaines.

  • Cohérence de la gestion de la couleur en post production numérique cinéma

    Ce mémoire a pour objet la gestion de la couleur dans la post production numérique cinéma. Nous nous appliquerons à comprendre quels sont les moyens utilisés actuellement, ou à mettre en place, pour contrôler la restitution des couleurs par les différents dispositifs de cette chaîne.

    Pour cela, nous envisagerons la spécificité du workflow cinéma, et des problématiques qu’il soulève : diversité de ses sources et de ses destinations, multiplication des acteurs travaillant sur le rendu de l’image, traitement en parallèle de ces tâches. La cohérence visuelle assurée par les chimistes de la chaîne argentique est à retrouver dans l’environnement numérique.

    Il semble important de percevoir les mêmes sensations visuelles quelque soit le matériel qui restitue l’image. Ce qui nous confronte à sa navigation entre divers espaces colorés, mais également entre différents univers de gradation des valeurs : le transcodage de l’image est le facteur essentiel de la gestion de la couleur numérique. Nous nous intéresserons aux préconisations que l’International Color Consortium avait proposé à la photographie numérique pour résoudre cette problématique, et à la manière de les appliquer aux spécificités du cinéma, notamment le traitement groupé des images en plans et non par unités individuelles.

    La mise en œuvre de cette proposition se place à deux niveaux : les différents matériels captant ou restituant l’image, ainsi que le langage décrivant celle-ci et les transformations à lui appliquer. Nous verrons d’une part, que l’ensemble des équipements de la chaîne numérique (moniteurs, projecteur, caméras, scanner,imageurs) ont besoin d’être calibrés, c’est-à-dire de fournir un résultat prévisible selon le modèle, mais aussi caractérisés, afin que leur réponse soit référencée dans un espace d’encodage englobant tout ceux des autres matériels. De cette manière l’image qu’ils fournissent peut être envisagée à tout moment selon des repères universels, et non selon le propre langage du matériel.

    D’autre part, l’image étant décrite sous forme de code informatique, il semble nécessaire que celui-ci soit mis en forme par un langage commun. Cela induit un choix collectif d’un format d’échange de fichier image et de description des transformations colorées. Nous plaiderons donc pour une industrie ouverte et des applications informatiques open source, permettant l’échange et le suivi d’information images par des metadatas.

  • Ciné-Club de l’Ecole Louis Lumière, séance du 5 mai 2011

    La prochaine séance de leur ciné-club, les étudiants de Louis-Lumière vous proposent la projection du film Trouble every day de Claire Denis. Celle-ci sera l’occasion d’une rencontre avec Agnès Godard, directrice de la photographie.

    Jeudi, 5 mai – 20h
    Le Grand Action
    5, rue des Ecoles
    75005 Paris