Voir, lire & entendre

Cannes & Documentaires

Thierry Frémaux nous a proposé, dans Lumière ! L'aventure commence, un long-métrage dans lequel il assemble et commente une riche sélection des vues des deux frères et de leurs opérateurs : « Nous sommes parvenus à faire un long-métrage de tous ces petits courts. C’est un film des frères Lumière, ce qui me permet de dire que c’est génial.» 

Archéologie des images en mouvements

Monsieur Frémaux a cent fois raison de renvoyer au mot génie les deux frères qui, non contents d’avoir fait aboutir l’universalité d’une technique caméra/projecteur, ont mis en place, au travers de ces vues documentaires, l’esthétique visuelle propre aux images en mouvements : entrée, sortie de champ, profondeur, choix du point de vue perspectif, autant de paramètres qui permettent la représentation du réel, sa mise en dramatisation.

Je n’hésite pas à reprendre une partie de sa critique à Flavien Poncet, pour Le Blog du cinéma, qui sait décrire son émotion esthétique à la vision du film :« Bordé par la musique d’intérieur et en même temps élégiaque de Camille Saint-Saëns, contemporain des Lumière, le programme respecte l’esthétique originelle des plans, numérisés certes mais rendus à une prime jeunesse qui n’a rien d’artificiel. Respectant le bord arrondi des fenêtres de projection du Cinématographe, révélant les fabuleuses profondeurs de champ des vues iconiques (L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, L’Arroseur arrosé) et surtout, témoignant sur pièce de la saisissante sensibilité plastique des cadres 1.33 respectés, ce catalogue de vues réveille d’outre-tombe un monde évanoui et célèbre l’origine d’une certaine optique du monde. Plusieurs éléments réverbèrent la qualité de la restauration. Le reflet irisé des robes opalines sur la tôle du train à vapeur et la chorégraphie secrète des feuilles d’arbres sous le souffle d’un vent d’été sont autant de détails magnifiés, au détour d’une vue Lumière, qui révèlent la lame de fond esthétique de leur œuvre. »

On parle de vues à propos de ces bouts de pellicule impressionnée, mais cette appellation est d’époque ; de nos jours il serait plus immédiatement compréhensible de dire qu’elles sont en vérité des plans. Dans cette archéologie des images en mouvement, le montage – et, à la suite, une syntaxe et un langage – n’était pas encore inventé. Le montage   de la disparition à vue de Méliès, ni le montage-langage  celui  que d’autres, à commencer par W.G. Griffith et son raccord invisible, allaient expérimenter et codifier.

Mais ces vues racontent l’histoire vivante de la fin du dix-neuvième siècle en Europe, comme ailleurs dans le monde. Comme toute œuvre documentaire, elle témoigne de la réalité en la représentant et il n’est pas vain de constater que les hommes et les femmes dans des actions, des gestuelles, y soient plus souvent présents que des paysages ou que des natures mortes.

La toujours vaine opposition « fiction contre documentaire »

Thierry Frémaux sait que pour filmer le réel, toute mise en cadre est un acte qui relève de la subjectivité de celui qui pose le pied et choisit donc un point de vue. Ainsi, tout documentariste est un réalisateur – créateur de sa fiction face à ce réel qu’il représente en sélectionnant dans un viseur de partielles coupes du monde visible. Il y a toujours un rapport fond/forme, même pour le plan unique ou plan-séquence qu’est une vue. Ainsi se plaît-il à noter des styles dans ses vues :

 « On a tendance à penser que les Lumière étaient uniquement des documentaristes et que la fiction a commencé avec Georges Méliès. C’est faux : les premiers sont proches de Roberto Rossellini, Abbas Kiarostami et Robert Bresson alors que le second évoque davantage Federico Fellini. Mais tous ont scénarisé leurs films. » On le découvre notamment avec un classique comme L’Arroseur arrosé, mais aussi avec celui où une petite fille nourrit un chat taquin que l’opérateur replace un peu brusquement dans le champ.

Je ne peux que me rallier au   commentaire de Monsieur Frémaux et en même temps,   puisqu’il est   le responsable en dernier ressort de la sélection officielle au Festival international de Cannes, me poser la question suivante : alors que de plus en plus de documentaires sont destinés à l’exploitation en salle, pourquoi voit-on aussi peu de films documentaires en compétition et guère davantage dans les sélections parallèles ?

Deux Palmes d’Or pour des films documentaires

En 70 ans de festival, seuls deux documentaires ont glané l’Or et tous deux, chacun à sa manière, ont influencé les films de fiction.

Avec Le Monde du silence en 1956, le commandant Cousteau et Louis Malle ont capté des images qui fascinent toujours. De ces images jailliront dix ans plus tard un James Bond dans Opération Tonnerre. Pensons aussi au film de Wes Anderson sur La Vie aquatique ou au récent biopic sur la vie du Commandant lui-même dans L’Odyssée de Jérôme Salle. Et pourtant, de nos jours, à l’instar de Gérard Mordillat, on peut s’ériger contre ce documentaire où l’on voit le mal que faisait et continue de faire l’homme en dynamitant les fonds marins ou en capturant des requins !

C’est en 2004 que, sous la présidence de Quentin Tarantino pour Fahrenheit 9/11, Michael Moore obtient la Palme d’Or. C’est, selon moi, un film de type journaliste dénonciateur, un film politique anti-Bush, du Cash Investigation avant la lettre. Mais il est difficile de parler, à propos de celui qui l’a réalisé, d’un subjectivisme de création. Cette année-là, il y avait également en compétition le film enquête Mondovino et beaucoup de films de fiction majeurs…

 

Cannes 2016 fut une bonne année pour l’exposition du documentaire

En 2016, Ils ont été dix-sept à être projetés dans toutes les sélections, dont Risk de Laura Poitras (réalisatrice de Citizenfour, Oscar 2015 du meilleur documentaire), ou Les Vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz, tous deux en compétition à la Quinzaine des réalisateurs. Mais aucun en compétition officielle. Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier a été présenté avec légitimité dans Cannes Classic.

En 2016, le marché du film a reçu 600 inscriptions de professionnels du documentaire accueillis dans le nouveau Doc Corner. Outre les 250 films du catalogue de la vidéothèque, 125 documentaires récents furent visionnés.

Un grand débat s’est tenu sur le documentaire. Il a mis à l’honneur des réalisateurs de talent, dont l’italien Gianfranco Rosi. Son Fuocoammare, pour lequel il a passé un an sur l’île italienne de Lampedusa, avec ses habitants et ses migrants, avait gagné l’Ours d’Or de la Berlinale 2016. C’était le premier documentaire à recevoir cette récompense au festival de Berlin, et il a aussitôt été acheté dans 55 pays du monde entier. Son précédent film Sacro Gra avait reçu le Lion d’Or à Venise trois ans auparavant. Fuocoammare est sorti en France en octobre dernier.

La cuvée 2017 du Documentaire à Cannes

Nous pouvons simplement constater qu’aucun documentaire ne sera en compétition. Seront donc présentés hors compétition, Visages, villages de la réalisatrice française Agnès Varda et du plasticien JR, tandis que Raymond Depardon montrera en séance spéciale son documentaire 12 jours sur l’internement d’office, Claude Lanzmann Napalm sur la Corée du Nord et Al Gore son nouveau film sur le climat, An Inconvenient Sequel.

Cannes ne leur servira ainsi que de vitrine, mais seront-ils aussi valorisés que si l’un d’entre eux revenait avec une distinction, un prix à médiatiser sur les affiches et les réseaux, et capable alors d’attirer les spectateurs des salles ?

Je vous laisse juge !

Dominique Bloch     


Amor, une production à l’arrache....

Amor de Raphaël Rebibo, un film à l’arrache

 

Quatre long-métrage en tant que Auteur Réalisateur Producteur, Raphael Rebibo est un réalisateur franco-israélien qui dès son premier film impose un cinéma qui questionne le spectateur et qui de ce fait aura toujours peiné à réunir les moyens financiers pour accomplir les projets de ses beaux scénarios.

 

Nous avons pu le rencontrer chez lui à Paris dans les locaux de la société Magora Production qu’il codirige avec Martine Fitoussi. Leur société a coproduit avec Transfax film, Marek Rosenbaum, en Israël son 4ième film Amor en 2016.

 

Une production à l’arrache, elle aussi car à 3 points près ce film ne peut encore bénéficier de l’agrément au CNC ; ce qui a pour conséquence de retarder un engagement de distributeur et une exploitation France.

 

Des scénarios qui confrontent personnages comme spectateurs à des dilemmes !

Dès son premier film tourné en Suisse, (où il a habité et travaillé pendant de longues années comme photographe de plateau, producteur exécutif) La Bulle/ L’Arrestation 1975, Raphael Rebibo nous entraine dans un univers kafkaïen où son héros (Bernard le Coq) subit un arbitraire abscons : un jeune écrivain voit son premier manuscrit accepté par un éditeur. Au moment où il annonce la nouvelle à sa fiancée (Catherine Lachens), trois individus de la Police Secrète viennent l'arrêter...film qui a reçu une critique en Israël et aux Etats-Unis une critique dithyrambique.

 

En Israël en 1984 il tourne Edut Me'Ones (Forced Witness) où le scénario expose un cas de conscience cette fois-ci très réaliste : Ronit (Anat Atzmon), divorcée avec un enfant, est témoin du viol de sa voisine. C'est le seul témoignage que la police possède pour envoyer le violeur devant le tribunal. Gaby (Uri Gavriel) le frère du violeur, un homme bien sous tous rapports, vient faire pression pour  qu’elle renonce à son témoignage.

 

Dans Makom L'yad Hayam (A Place by the Sea) en 1989 pour son deuxième film en Israël, il aborde une simple et belle histoire d’amour – avec 53 000 entrées en première semaine, ce film est considéré comme le premier film culte contemporain du pays - mais une histoire d’amour où les protagonistes voient leurs passés respectifs revenir en boomerang : lui Gaby (Alon Aboutboul)  à peine sortie de prison pour un crime qu'il n'a pas commis se trouve traqué par un requin du milieu. Elle, Perla (Anat Zahor) est menacée dans sa vie par son ex-proxénète qui essaie de la récupérer.

 

Et c’est au tournant des années 2010 soit 20 ans plus tard que Raphael Rebibo écrit le scénario d’Amor, avec toujours ce même aiguillon : qu’aurais-je fait, que feriez- vous face à une telle situation ?

Depuis trois ans Lila une jeune femme est clouée au lit. Dans sa situation elle n’attend plus rien de la vie. Sa mère veut la sortir de la chambre d’hôpital où elle s’est recluse. Son père ne peut lui proposer que d’accepter le sort que le Tout Puissant lui inflige. Daniel, l’homme de sa vie revient dans cette petite ville perdue. Son frère ainé est inquiet  par ce retour et plus encore par sa présence mutique. Lorsque Daniel rejoindra Lila, que va-t-il s’échanger dans le silence de leurs fors intérieurs ?

 

Un film vibrant des émotions chaleureuses et douloureuses qui nous traversent tous au long de nos vies. Pas de pathos ni de psychologie explicative des comportements des personnages, pas de conflit israélo-palestinien. Un scénario qui pose avec pudeur le questionnement sur le libre arbitre, celui de chacun.

 

Amor une production à l’arrache pour ce film arrache cœur

 

Amor est un film produit à la force du désir et sans presqu’aucun soutien dès sa mise en production. C’est tout au long de sa préparation d’avant tournage, sur place, en 6 semaines qu’il a fallu jouer les équilibristes sans filet, 17 jours de tournage en tout et pour tout en mars pour éviter les fortes chaleurs des mois suivants. Un budget tellement serré que tout se devait d’être négocié et pensé avec rigueur, flexibilité et audace et cela concerne  tous les postes : les acteurs, l’équipe technique et les décors.

 

C’est alors que se sont conjugués la petite notoriété de Raphaël Rebibo acquise pour ses films précédents tournés en Israël et l’impact du scénario sur les comédiens pressentis comme sur les propriétaires des lieux de tournages primordiaux du film. Un tournage tient parfois du miracle.

 

Mais laissons le réalisateur nous conter quelques anecdotes de cette production à l’arrache :

 

DB : Vous n’aviez pas tourné de long-métrage depuis plus de 20 ans, est-ce que vous avez abordé le tournage avec des doutes ?

 

Raphaël Rebibo :

Je n’ai pas eu le temps de douter. J’étais impatient mais je ne voyais plus rien. Tourner en Israël, c’est de nos jours comme construire un bateau au milieu du désert. Une fois que j’ai pu réunir une équipe et des comédiens, j’ai lancé la chose et je n’ai plus pensé ! Et cela jusqu’à la fin du tournage, voir même à la fin du montage. J’ai fait ça en très peu de temps avec très peu de moyen.

 

Mon scénario n’est pas issu d’un fait divers mais d’une question celle du film que je me suis posé à moi-même. Quand je l’ai eu terminé, je demandais à ceux à qui je le faisais lire «Si toi tu étais dans cette situation que ferais tu?»

 

Et cette question qui est vraiment à la base de ce film m’a beaucoup aidé pendant la production du film. En effet nous devions tourner pendant 5 jours entiers dans un hôpital. Ça coutait beaucoup trop par rapport à notre réalité de producteur. Nous n’avions prévu que des clopinettes. Alors j’ai proposé à la responsable de l’hôpital qu’elle lise le scénario avant que je lui fasse une contre-proposition. Elle a lu le scénario et a décidé de nous laisser le lieu sans argent. Vous voyez le sujet et son questionnement lui semblait une cause à soutenir comme une sorte d’engagement citoyen personnel !

 

Les comédiens ont eux aussi cru à la force de ce scénario, c’est eux pour la plupart qui ont convaincu leurs agents d’accepter les conditions minimales de leurs salaires pour avoir le rôle. D’ailleurs concernant le choix des acteurs j’ai dû pratiquer de façon différente des réalisateurs du pays. En Israël, le moment du casting perdure une année, les réalisateurs font pour ainsi dire passer des castings à tout le monde. Moi je n’agis pas de la sorte à la fois faute de temps mais aussi par choix personnel. Je vais voir ce que les acteurs font au théâtre ou je visionne les films où ils apparaissent. Je fais lire le scénario et je ressens si la personne accroche sans faux semblant.

 

Pour Amor l’actrice qui tient le rôle principal, Or Ilan, celui de Lila, était au prestigieux théâtre national « Habima » de Tel Aviv depuis cinq ans. C’est sa première expérience devant l’objectif d’une caméra. J’avais fait le tour d’autres actrices qui avaient une notoriété. Mais elle, elle s’est pour ainsi dire accrochée à moi ou moi à elle plus exactement : j’ai vu un signe dans la façon dont elle a lu le scénario, la façon dont elle l’a reçu. Je pouvais oser la mettre devant la caméra et je n’ai pas eu à m’en plaindre !

 

DB : Pour l’équipe technique en particulier le directeur de la photo, quelle fut votre démarche ?

 

RR : Comme ce film s’est fait sans argent j’ai dû essuyer le refus fort compréhensible du directeur de la photo le plus coté de nos jours en Israël. Il m’a dit « désolé je ne peux pas ! » Donc je n’avais pas le luxe de vraiment pouvoir choisir. J’ai cherché quelqu’un avec un certain bagage, une certaine expérience et capable d’accepter ma réalité de production. Donc mon choix fut un choix mêlant mon instinct et mon expérience.

 

En Israël même après vingt-ans, j’ai encore un petit nom. On se souvient de l’Arrestation (La Bulle). Pour Amor cela a été d’importance puisque les syndicats agissent à la façon américaine : un comédien  ou un technicien ne peut travailler en dessous du minimum syndical. Mais j’ai pu et je ne peux que les remercier, sur ma notoriété antérieure obtenir une dérogation pour travailler à 50% du tarif minimum syndical.

 

Un village aux habitants généreux !

 

RR. A part les 5 jours d’hôpital, j’ai pu tourner dans un même village toutes les autres scènes du film. Là encore les économies (déplacements chronophages en argent comme en temps) étaient au rendez-vous.

 

Dans ce village se trouvait un restaurant huppé servant un Brunch-Buffet à volonté de haute gastronomie végétarienne. La lecture du scénario a aussi agi sur la propriétaire ; très émue, elle nous a ouvert son cœur, sa maison et les portes dans le village jusqu’à nous offrir, je dis bien nous offrir chaque jour, à toute l’équipe le petit déjeuner à 4 heures du matin à la lisière de l’aube dans ce décorum magnifique. Pour l’équipe technique c’était comme si une production d’Hollywood leur offrait ce Luxe !

 

Car l’intendance du manger et du boire est d’importance lors des tournages en Israël. Je me rappelle de Jean Boffety qui signa la photo de Makom L'yad Hayam, Il n’avait pu que s’étonner de voir l’équipe manger et boire entre chaque plan. Et il avait raison, Là-bas on ne peut que faire avec ! Dès qu’on dit « cut » sur le plateau, tous vont se diriger vers le buffet qui se doit d’être toujours dressé et approvisionné. Et bien sûr il faut ramener comédiens et techniciens du buffet vers le plateau pour le prochain plan.

 

Sur le tournage d’Amor, c’est Martine Fitoussi qui avec le peu d’hébreu qu’elle connait, arrivait à obtenir le silence (Sheket !), et à les faire revenir sur le plateau. Les israéliens ne connaissent pas la discipline. En France l’équipe à le respect du plateau et la rigueur du Action, en Israël pas vraiment, la non-hiérarchie, l’égalitarisme des kibboutz originel a laissé des traces, rappelons que Ben Gourion servait le soir à table dans la salle à manger les autres membres du kibboutz après sa journée de Premier Ministre terminée au Parlement !

 

 

 

Propos recueillis par Dominique Bloch

 


Conservatoire des Techniques - SPECTACLE DE LANTERNE MAGIQUE

Le Conservatoire des Techniques - Cinémathèque française présente un spectacle unique de lanterne magique :

LE FANTOME DE ROBINSON CRUSOÉ

Samedi 5 avril à 15h Salle Henri Langlois

La lanterne magique, apparue au XVIIe siècle, est une machine d'optique qui a permis pour la première fois de projeter sur un écran, dans une salle obscure, des images peintes, fixes ou animées, représentant des fantômes, des voyages, des portraits, des illusions et visions oniriques… La séance exceptionnelle proposée par la Cinémathèque française consiste à ressusciter cet art perdu. Robinson Crusoé nous contera son périple, on évoquera le diable, on s'amusera aussi, le tout aux sons de la harpe et des commentaires du «bonimenteur».

Ce spectacle, réalisé «à l'ancienne» grâce à une triple lanterne de projection de 1887 (un luxueux appareil fabriqué par les frères Riley à Bradford), est réalisé grâce aux collections de la Cinémathèque française et du Centre national de la cinématographie qui comprennent plus de 25000 plaques de verre de lanterne magique du XVIIIe siècle aux années 1900 – l'une des plus belles collections au monde.

Deux «lanternistes» sont aux commandes: Laurent Mannoni et Laure Parchomenko. 
Les projections sont accompagnées par le comédien Nathan Willcocks, la harpiste Liénor Mancip et par le bruiteur Zak Mahmoud.

Spectacle accessible à partir de 8 ans

Infos & réservations sur le site de la cinémathèque


Amor, le très beau film réalisé par Raphael Rebibo.

 Ce film aura-t-il un avenir ?

Apres avoir erre en Europe, Daniel revient chez lui, une petite ville perdue quelque part en Israel. Il revient retrouver Lila, la femme de sa vie. Lila est clouee au lit depuis plus de trois ans...Il va faire l’inimaginable par amour pour elle.

« Amor » est une histoire e?mouvante, sur un theme universel, d’une actualite brulante, loin des bruits de guerre israelo-arabe, ou l’amour est plus fort que tout....

Un film vibrant  des émotions joyeuses  et  douloureuses qui nous traversen tout au long de notre vie.Un scénario quii pose avec  pudeur.notre  questionnement sur notre libre arbitre. 

Longue existence à ce film qui cherche encore  distributeur !


Ciné-club de l’Ecole Louis-Lumière, séance du 3 janvier 2017

 

Le film Pola X de Leos Carax
France – 1999 – 35 mm – Couleur – Format : 1,66 – Durée : 2h14 – Projection en copie 35 mm
Tout se déroule harmonieusement pour Pierre, jeune écrivain à succès, fils de bonne famille vivant aux côtés d’une mère qu’il vénère. Il est fiancé à Lucie à laquelle il va bientôt se marier.
Un jour où il part, avec sa moto, annoncer leur mariage à Lucie, il rencontre Isabelle sur la route, femme mystérieuse à la beauté inquiétante. Elle déclenche chez Pierre une forte passion qui l’amènera à abandonner sa vie confortable pour vivre avec elle une vie clandestine et marginale.

L’invité
Eric Gautier, AFC

Diplômé de l’ENS Louis-Lumière en 1982, il est engagé par le directeur de la photographie Bruno Nuytten comme assistant opérateur sur La vie est un roman d’Alain Resnais. Il devient directeur de la photographie sur un long métrage avec Albert Souffre de Bruno Nuytten.
Il collabore dans les années 90 avec de nombreux représentants d’un jeune et nouveau cinéma français comme Arnaud Desplechin (Comment je me suis disputé (« ma vie sexuelle »)), ou Oliver Assayas (Irma Vep). Il travaille aussi avec de nombreux réalisateurs déjà reconnus comme Raoul Ruiz (Les Ames fortes), Alain Resnais (Coeurs, Les herbes folles) et Patrice Chéreau avec Ceux qui m’aiment prendront le train qui lui fait gagner le césar de la meilleure photographie en 1999.
Ses collaborations avec Amos Gitaï (Rabin, the Last Day) ou Walter Salles (Carnets de voyage) donnent à sa carrière une portée internationale ce qui en fait un des grands chefs opérateurs de ces dernières années.

La séance
Cinéma Le Grand Action
Mardi 3 janvier 2016 à 20h

5 rue des Ecoles 7505 Paris – Métro lignes 5 et 7 Jussieu / Ligne 10 Cardinal Lemoine
Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 7 € / Tarif -26 ans : 5,50 €
Cartes acceptées : Cartes UGC Illimité, Chèques Culture, Oeuvres Sociales du Cinéma, Tickart (Ile-de-France), TS30 le Ticket Spectacle.

Mardi 3 janvier 2017 à 20h
Cinéma Grand Action
5, rue des Ecoles
Paris 5e

(Entrée au tarif en vigueur dans le cinéma)


8, 10 et 11 décembre 2016 - Phuong-Mai Tran (Son 2005) et la chorale "Note et bien" chantent au profit d’associations

Phuong Mai Tran (Son 2005) s’est engagée aux côtés de la chorale "Note et bien" pour aider des association caritatives. Plusieurs fois par an, des concerts sont organisés dans ce but.

Après Carmen en 2010, Cavalleria Rusticana en 2011, Porgy and Bess en 2012, les chants à cappella d’Amérique du Sud en mars 2013, la Symphonie n°36 de Mozart et la Messa di Gloria de Puccini en décembre 2013, la Musique religieuse a cappella de Poulenc et Le Chant de la Terre de Mahler en avril 2014, la 7e symphonie de Beethoven, les mélodies élégiaques de Grieg ainsi que Finlandia & Maan virsi de Sibelius en juin 2014, Beethoven, Bartok en octobre 2014, le Requiem de Verdi en décembre 2014, l’Ouverture des Hébrides de Mendelsohn et la Symphonie n° 7 de Prokofiev en avril 2015, Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns en juin 2015 puis les oevres de Tallis, Vaugham Williams, Saint-Saëns et Duruflé en décembre 2015 puis l’Ouverture de Coriolan de Beethoven et la 3e Symphonie de Schumann, ne manquez pas en ce mois de de décembre 2016 la 39e Symphonie de Mozart et Les sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn :

Jeudi 8 avril - 20 h 45 
Église Notre-Dame-du-Liban 
17 rue d’Ulm - Paris 5e 
RER Luxembourg

Samedi 10 avril - 21 heures 
Église Saint-Denys du Saint-Sacrement 
68, rue de Turenne - Paris 3e 
M°-Saint-Sébastien-Froissart

Dimanche 11 avril - 16 heures 
Espace Jean Racine 
rue Ditte, en face de la gare 
Saint-Rémy-lès-Chevreuse 
Terminus RER B

Votre participation libre et généreuse sera reversée (à près de 90%) aux projets de : 
Jeudi : Coallia Financement d’un projet d’adduction d’eau au Sénégal. 
Samedi : Les Amis de Gianpaolo Soutenir et accompagner des parents pendant l’hospitalisation de leur enfant atteint d’une longue maladie (Hôpital d’Enfants Margency - Croix-Rouge française) 
Dimanche : Œuvres du Rotary-Club de Chevreuse et sa Vallée


Ciné-club de l’Ecole Louis-Lumière, séance du 6 décembre 2016

La projection sera suivie d’une rencontre avec le directeur de la photographie Gilles Henry (Ciné 83, occasion renouvelée pour le public d’échanger avec il à propos de son travail sur le film et sur bien d’autres projets auxquels il a participé.

Le film

Van Gogh de Maurice Pialat

France - 1991 - 35 mm - Couleur - Format : 1,66 - Durée : 2h38 - Projection en copie 35 mm

Après son internement à l’asile, Vincent Van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise et se fait soigner par le docteur Gachet, amateur d’art et protecteur des peintres.

Entre les relations conflictuelles qu’il entretient avec son frère Théo et sa santé mentale vacillante, Vincent continue son oeuvre.

Il devient l’amant de Marguerite, la fille du docteur Gachet, mais celle-ci comprend vite qu’il ne l’aime pas, que seul son art le fait vivre...

L’invité

Gilles Henry, AFC

Diplômé de l’École Louis-Lumière en 1983, il commence par travailler en tant qu’assistant opérateur sur une trentaine de longs métrages, dont Police et Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat. C’est sur Van Gogh, en 1991, qu’il exerce pour la première fois le métier de directeur de la photographie, à la suite d’un bouleversement d’équipe.

Il a depuis travaillé avec de nombreux réalisateurs tels que Philippe Harel (La femme défendue, Extension du domaine de la lutte), Pierre Salvadori (Hors de prix, Dans la cour), Alexandre Arcady (24 jours), ou encore Laurent Tirard (Molière).

Mardi 6 décembre 2016 à 19h30 
Cinéma Grand Action 
5, rue des Ecoles 
Paris 5e 
(Entrée au tarif en vigueur dans le cinéma


GTC Histoire d’un laboratoire cinématographique

L’histoire des industries techniques, et particulièrement celle des laboratoires cinématographiques, est un domaine peu connu des historiens du cinéma. Cette carence est due notamment à la difficulté de documenter les recherches.

Si une grande partie des archives techniques et administratives des laboratoires cinématographiques ont été dispersées, détruites, ou sont difficilement accessibles, les archives provenant de la direction du laboratoire GTC ont été déposées à la Fondation Seydoux-Pathé par Gildas Golvet, ancien directeur général du laboratoire. Elles constituent une source de documentation précieuse et couvrent une période qui va de la création du laboratoire en 1947 jusqu’au début des années 1980.

Cette étude ne se limite pas aux seuls aspects techniques et économiques de l’activité du laboratoire GTC, mais s’efforce de l’inscrire dons l’évolution de la production cinématographique en France durant ces soixante dernières années.

* François Ede est réalisateur, directeur de la photographie et restaurateur de films.

Voir en ligne : http://www.fondation-jeromeseydoux-...


Fleur de rage ou le Roman de mai par Jacques Mondoloni (Son 1963)

Réalisateur de court-métrages, sonorisateur d’une "Idole des jeunes" à la fin des années 60, Jacques Mondoloni (Son 1963) devient écrivain-auteur dramatique au début des années 80.

Il publie des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre. Il touche à tous les genres : la science-fiction, le roman noir, le théâtre et le cinéma adapté à la littérature.

Son dernier roman Fleur de rage ou le Roman de mai se déroule en mai 68 ...

C’était le temps des oeuf au plat, de l’Idole et de Salut les copains, de l’hégémonie culturelle de Maritie et Gilbert Carpentier, des tournées et podiums venant agrémenter joliment les vacances au bord de la mer ou briser la monotonie des campagnes... C’était le temps où les pavés commençaient aussi à fleurir. Le vieux Charles et l’image d’Épinal de la société apaisée de la fin des années soixante allaient se prendre bientôt la lutte des classes en pleine gueule. C’était un temps où l’auteur, jeune sonorisateur enragé, prolo canal historique, s’en donnait à coeur joie entre l’Odéon et le fin fond de la France, entre pétards et fins de soirées... Pour notre bonheur. Ce roman de Jacques Mondoloni, aux accents autobiographiques, est un feu d’artifice et un formidable remède contre la bienséance et le politiquement correct. À consommer sans modération.

http://www.editions-harmattan.fr/in...

Voir en ligne : http://www.librairie-gallimard.com/...


Antoine Schneck (Ciné 88) participe à l’exposition "L’atelier ouvert" à la Galerie Berthet-Aittouarès (75)

Antoine Schneck(’Ciné 88) participe à l’exposition L’atelier ouvert ou Quand un photographe pousse la porte d’un artiste qui présente une quarantaine de photographies originales de 1937 à nos jours. 
En 2016, Antoine Schneck ressuscite Courbet chez Ronan Barrot.

Du 3 au 27 novembre 2016 
Ouvert du Mardi au Samedi 
11:00 – 13:00 / 14:30 – 19:00 
Galerie Berthet-Aittouarès 
14, rue de Seine 
75006 Paris

Site d’Antoine Schneck 
Site de la Galerie Berthet-Aittouarès